AF&C : Que de la bouche !

2 Commentaires

L’HUMEUR D’A. Héliot

Encore une fois, l’on pince Greg Germain la main dans le sac… de mensonges et d’approximations. Ce coup-ci, c’est dans La Provence d’aujourd’hui 30 juillet que ce monsieur répand sa mégalomanie galopante en une avalanche de chiffres tous plus extrapolés les uns que les autres. Un culot monstrueux dont il aurait effectivement tort de se déprendre, sachant pertinemment que pas un de ses interlocuteurs n’osera mettre sa parole en doute.

Chaque année, la tradition veut que le président d’AF&C dresse le “bilan” de l’édition qui se termine. Et comme à l’accoutumée, il se livre donc à une arithmétique vertigineuse -certes sous conditionnel- cascade de chiffres toujours plus mirobolants, censés prouver “l’excellence” de son magistère.

Hélas, comment croire ses chiffres de fréquentation du Off, lorsque l’on sait que cette information n’est absolument pas vérifiée auprès des principaux intéressés, à savoir les salles de spectacle ! Comment Greg Germain fait-il pour annoncer ces résultats parfaitement fantaisistes (ce monsieur “estime” une augmentaion de 100 000 spectateurs) sans qu’aucune enquête n’ait été réalisée auprès des salles, et sans qu’aucun bilan comptable n’ait été tiré dans les théâtres eux-mêmes ? Et pour cause : 1) le Off n’est pas encore terminé, 2) les comptabilités dans la plupart des salles ne sont pas encore purgées. C’est le cas notamment dans deux gros théâtres d’Avignon, qui viennent tout juste de fermer et n’ont pas encore eu le temps d’analyser leurs comptes. Et encore moins de les communiquer, aucune demande en ce sens ne leur ayant jamais été faite, pas plus cette année que les précédentes…

Autre scandale, celui des cartes Off. Là, effectivement, le chiffre de M. Germain devrait être réputé fiable (quoique, la compta de cette association étant tout sauf transparente…), puisque il intéresse au tout premier chef l’association AF&C, seule bénéficiaire de cette manne considérable. Rappelons que les compagnies, qui supportent seules l’effort de la ristourne concédée aux détenteurs de la carte, ne touchent pas un kopeck en retour de cette opération de com, destinée à remplir copieusement les caisses de l’association ! Mais le scandale réside bien dans cette appropriation autoritaire d’une recette réalisée sur le dos des artistes, dont la destination est plus que jamais au bénéfice exclusif d’AF&C.

Autre mensonge : Monsieur Germain certifie péremptoirement -et sans que le journaliste de La Provence ne le contredise*- que toutes les salles louent leurs créneaux : Faux ! Le plus gros théâtre du Off avec sa jauge de 288 places, le Chêne Noir, pratique exclusivement le partage de recettes, et ce depuis toujours. Un partage des risques, pure coréalisation, sans aucun plancher de recettes, à l’inverse de ce que d’autres salles font, n’hésitant pas à parler à tort de coréalisation. Et ce théâtre (36 000 spectateurs en 2010 à lui seul) n’est pas le seul à Avignon à faire ainsi.

Mais arrêtons là : la liste des mensonges de monsieur Germain** et de son “directoire” est bien trop longue. Ce qui est remarquable, en revanche, c’est que la presse locale jamais n’ose lui opposer un quelconque contredit, prenant ses assertions pour argent comptant…

Un mystère de plus dans cette gestion surréaliste d’AF&C, qui visiblement, n’a de comptes -de vrais- à rendre à personne, et n’en fait qu’à sa tête, au mépris des artistes, des compagnies et du public qui la font vivre.

Armand Héliot

* Joël Rumello : Comment le rédacteur-en-chef adjoint de La Provence peut-il laisser dire cela (à propos des coréalisations) à Greg Germain, sans aucun contredit en encadré, alors qu’il sait pertinemment que ce qu’affirme monsieur Germain est faux ? (Il connaît parfaitement la pratique habituelle du Chêne Noir, Gérard Gelas le lui ayant réaffirmée la veille, sans compter L’Adresse, par exemple, salle autogérée en mutuelle où tout est équitablement partagé entre les compagnies : les salles, le matériel, les techniciens, la com comme les recettes)… Joël Rumello a sa manière à lui de pratiquer le “journalisme”, fort peu déontologique.

** Toujours à ce sujet : Dans ce même papier de La Provence, Greg Germain affirme que lui seul fait réellement de la co-réalisation. Non seulement c’est faux, comme nous l’avons démontré, mais qui plus est, encore heureux que le directeur de la Chapelle du Verbe incarné ne sous-loue pas ses créneaux ! En effet, cette salle lui est gracieusement prêtée à l’année (et donc fermée 11 mois sur 12) par la Ville d’Avignon et sa mairesse. Manquerait plus qu’il la reloue !

AVIGNON OFF 2011 : Un Pagagnini affûté et virtuose

1 Commentaire

VU : Pagagnini / Ara Malikian & Yllana / Chêne Noir / 22h.

C’est un genre, le théâtre musical, que nous ne prisons pas spécialement, mais qui produit parfois de petites perles. Ce Pagagnini en est une. Véritable concerto délirant à la gloire de la grande musique -mais pas que- ce musical enlevé par un quatuor virtuose est d’une efficacité redoutable.

Autour d’Ara Malikian, soliste hors-pair, le quatuor espagnol Yllana, sert une leçon de musique brillamment relevée. Qui plus est, ces quatre là ont l’art achevé de la comédie, ce qui ne gâte en rien leur talent de musiciens hors-catégorie.

Ce Pagagnini, qui tourne à juste titre dans le monde entier, est une mécanique impressionnante de virtuosité et de drôlerie. Reposant sur une construction rigoureuse, abondé par une mise en scène sans faille, ce musical fait montre d’un sens aigu du jeu d’acteurs, évoquant le meilleur du cinéma burlesque de la grande époque.

En queue-de-pie et instruments au vent, les musiciens livrent un ballet étourdissant de trouvailles en tout genre, avec l’art consommé de l’adresse au public, et sans négliger un instant ce qui est au coeur de leur travail, la grande musique qu’ils servent de très belle manière. Recommandé.

Sophie Héliot

OFF 2011 : 5e édition des Coups de Coeur du Club de la Presse

8 Commentaires

le Club de la presse d’Avignon a sélectionné pour la 5e année consécutive ses nominés “coups de coeur” pour ce Off de pâle facture, duquel rien n’émerge vraiment, à l’exception des metteurs et compagnies que nous connaissions déjà (Cf notre sélection actualisée au 14 juillet) et dont nous avons largement commenté le travail.

Donc, sur les critères suivants : 1. Une pièce jouée pour la première fois au Festival Off, 2. Deux acteurs au moins sur scène, 3. Une compagnie professionnelle, 4. Hors théâtre enfants et hors théâtre strictement musical ou de danse… le Club avignonnais a retenu (sur 200 présélectionnés) une dizaine de ces premiers Off, dont 4 que nous avions retenus nous-mêmes : Grammaire des mammifères (très bon), Horovitz mis en pièces (pas vu mais bon buzz), Médée (conseillé), On ne paie pas ! (recommandé)…

Le reste de leur sélection (qui en fait 11 d’ailleurs, et non pas 10 comme annoncé, si nous savons compter !) : Au royaume des borgnes, Cendres sur les mains, D’Artagnan, hors la loi, Le Chant du dire-dire (que nous ne conseillons pas), Les sauveurs, Un café, l’addition ! (franchement déconseillé) … étant a-priori plutôt en opposition avec une certaine idée du théâtre que nous défendons, nous n’avons pas vraiment d’avis sur la question…

Trois d’entre eux seront récompensés au final par le label du Club de la Presse. Rendez-vous le 26 juillet pour découvrir les lauréats de cette morne édition du Off 2011.

Sophie Héliot

Photo : Grammaire des mammifères, donné à La Manufacture

LIEUX du FESTIVAL : La Carrière Boulbon

Commentaires Fermés

Inaugurée avec le magnifique Mahabhârata de Peter Brooks dans les années 80, la Carrière Boulbon, avec son site magnifique de Théâtre antique, est devenu depuis un des lieux emblématiques du Festival, avec la Cour et le Cloître des Carmes. Sorte de Cour d’Honneur bis, minérale et sauvage, la Carrière Boulbon accueillait en ouverture de ce 65e Festival d’Avignon le beau Suicidé de Patrick Pineau (photos de la première). Cf notre article.

Pour Philippe Avron

Commentaires Fermés

On y va : A la maison Jean Vilar, ce mardi 19 juillet à 17 h., un hommage au grand comédien Philippe Avron, disparu l’an passé en plein festival, alors qu’il jouait au Théâtre des Halles. Une évocation de l’artiste Avron, que lui feront ses amis, notamment Alain Timar, qui fut le dernier à le recevoir à Avignon… Et son public, qu’il adorait, et qui le lui rendait bien.

Une vidéo pour le retrouver :
http://www.dailymotion.com/embed/video/x4k0ff
Philippe Avron par comeandsee

OFF 2011 : Hand-Stories (extrait vidéo)

Commentaires Fermés

On va voir : ce marionnettiste de Hong-Kong qui nous propose ce Hand Stories (Chêne Noir) étonnant et virtuose…

FESTIVAL D’AVIGNON : Une Gonzo Conférence à vous dégoûter du Rock

2 Commentaires

ON A VU au 65e Festival d’Avignon : Gonzo Conférence / Fanny de Chaillé / gymnase Saint-Joseph / 21 h.

Très mauvais numéro que cette Gonzo Conférence, “performance” branchouille qui se veut “poésie contemporaine” mais ne s’en donne pas les moyens. Un hommage au Rock qui n’a rien de rock justement, sous ses faux airs second degré et trash.

Dommage, puisque le texte de Fanny de Chaillé est plutôt bien roulé. Mais la mise en oeuvre, avec cette mauvaise “performeuse” (rien à voir avec une Angélica Liddell) qui se tortille sur scène -après être arrivée à poil sur le plateau pour ensuite se revêtir, on se demande bien pourquoi…- est laborieuse, vide de sens et terriblement ennuyeuse.

En réalité invitée personnelle de Boris Charmatz, cette nouvelle “coqueluche” de la parisianitude post-moderne a tout de la Neuillyssoise qui se la joue Art contemporain (mais on ne nous la fait pas : qu’elle aille donc voir Charles Pennequin ou Anne-James Chaton), produisant de mauvais objets -ni théâtre, ni performance- au goût du jour, simples mix de l’un et de l’autre, mal digérés et fortement dispensables.

Un coup de couteau dans l’eau que cette Gonzo Conférence complètement aux oiseaux, prétentieuse et vaine, qui dessert totalement son sujet qui lui, mériterait beaucoup mieux que ce ratage inepte.

Marc Roudier

AVIGNON 2011 : Le ballet indécent des politiques, une farce tragi-comique

3 Commentaires

LE BILLET DU JOUR

Avignon en quelques jours est devenu le spot favori des politiques. Comme toujours, ceux-ci se font un devoir de visiter leurs (futures) ouailles, afin de leur porter la bonne parole du vent frais de la Culture… Ah ! La Culture ! Voilà un bon sujet, mon cher, prompt à faire rêver les masses, et se réconcilier l’élite pensante de France…

Les Politiques adorent le Festival, car en bon comédiens qu’ils sont, ils comprennent que se joue-là dans ce théâtre gigantesque, tous les enjeux symboliques de la représentation, qu’ils transfèrent à leur propre univers étriqué.

Quelle scène ! Quel théâtre ! Quelle tribune pour ces prétendants à un trône fantasmé… Quel lieu propice à la tragédie qui s’annonce, une tragédie à la Shakespeare, farce énorme où l’on se trahit gaiement, l’on s’assassine en riant, où l’on baise sans compter, le bon peuple culturel comme ses ennemis en infamie, et où l’on finit par se baiser entre amis, dans l’outrance et la démesure… Bouffonnerie, tartufferie, Hamletterie…

Pauvres petits politiciens, qui, s’ils viennent ici avec leur carnet de chèque et des promesses que le mistral aura tôt fait d’emporter, repartiront bien vite vers d’autres scènes, certes plus petites, moins brillantes, oubliant aussitôt leurs discours enflammés, leurs déclarations énamourées à une Culture dont ils aimeraient bien qu’elle les serve, plutôt que de la servir, et qu’au fond ils méprisent profondément…

Une Culture qui le leur rend bien, elle qui par eux-mêmes se fait baiser depuis des décennies, dans l’indifférence générale…

Fin de représentation.

Eléonor Zastavia

LE KRONOPE FAIT SON CINEMA : Le Monde de Juliette, un film de Pascal Fodor en avant-première pour le Off d’Avignon

Commentaires Fermés

Pour la première fois au Off d’Avignon, le Théâtre fait son Cinéma ! Conçu tout d’abord comme un spectacle de théâtre, puis travaillé sur une base d’improvisation par 4 comédiens du Théâtre du KRONOPE (Guy SIMON, Laura MARTINEAU, Jérôme SIMON, Martine BAUDRY), ce texte a finalement trouvé sa forme dans un long métrage de 85 minutes, réalisé par Pascal FODOR, qui est aussi le compositeur habituel des musiques de la troupe.

Ce film sera donnné en avant-première et en exclusivité pour le Off d’Avignon à la Fabrik Théâtre, du 25 au 31 juillet 2011 à 18H45 en présence des comédiens.

Une formule “cinéma +” est actuellement envisagée, incluant l’intervention des divers participants. Ce, afin d’apporter un éclairage singulier sur cette forme nouvelle pour la troupe, et sa part d’innovation dans ce genre très partulier qu’est le théâtre filmé.

LE MONDE DE JULIETTE écrit et réalisé par Pascal FODOR, assisté de Vivien SIMON, avec : Guy SIMON, Laura MARTINEAU, Jérôme SIMON, Martine BAUDRY en avant-première du 25 au 31 juillet 2011 18H45 à la Fabrik’ Théâtre.

FESTIVAL D’AVIGNON 2011 : Autoportrait d’Angélica Liddell

Commentaires Fermés

Festival d’Avignon dernière : Notre Angélica préférée, fille de pute devant l’éternel, donne ce soir 13 juillet à 17 h. la dernière de son magnifique Maldito sea el hombre que confia en el hombre à la Salle de Montfavet. Courez-y si vous le pouvez, c’est absolument superbe !

Et comme elle est une artiste complète, consultez le site de ses photographies, d’où est tiré l’autoportrait que nous publions ici : http://solamentefotoss.blogspot.com/

DANS LE VIF : Interview de Jean-Pascal Girou du JT du Off…

2 Commentaires


Le JT du Off, site animé par Jean-Pascal Girou, est une web tv du Off d’Avignon, parfaitement indépendante et collaborative… Focus.

http://www.jtduoff.net/

LA VIE DU FESTIVAL : Voir Avignon et mourir…

1 Commentaire

(Note à l’usage des imbéciles et des inattentifs)

Festivaliers, amis de la Culture et du Théâtre, touristes, piétons occasionnels, êtres vivants qui circulez dans les rues d’Avignon, attention !

Pour rompre avec cette impression, peut-être due à ses «remparts», Avignon n’est pas une ville où la sécurité règne à chaque coin de rue. Non. La hauteur desdits remparts en atteste. Et pour revenir sur ce mot, ville, et pour tous les habitants de grandes cités comme pour les plus petits constituants de hameaux, oui, Avignon est une ville. Toute l’année, et pas seulement pendant le festival. Alors attention !

Tout d’abord, quoique quelques rues le laissent à penser et quoique l’absence parfois totale de trottoir semble le certifier, Avignon n’est pas une ville piétonne et encore moins piétonnière. Et finalement, ce n’est pas la campagne. D’ailleurs qui se risquerait à marcher de jour comme de nuit sur une route de campagne en tournant le dos aux véhicules ?

Hier encore, une festivalière le nez au vent a été accrochée par une voiture devant mes yeux. Plus de peur que de mal. Tant mieux pour elle… ainsi que pour la chauffarde aigrie par l’âge (et probablement agoraphobe) qui conduisait et a manqué de peu entrainer deux ou trois autres promeneurs en pensant éviter l’esclandre à toute allure.

S’il vous plait, n’oubliez pas qu’à Paris ou à Lyon comme à Bordeaux ou à Marseille, vous ne marcheriez jamais au milieu de la rue, jamais vous ne feriez confiance aux chauffeurs, leur tournant le dos comme si, bien sûr, « chacun devait rester maître de son véhicule » et se soucier de son prochain.

Soyez prudents, soyez attentifs, un imbécile vous guette peut-être au tournant.

Franck Glatigny

FESTIVAL D’AVIGNON : Première de Oncle Gourdin

Commentaires Fermés

ON VA VOIR au Festival d’Avignon : Cet Oncle Gourdin de Sophie Perrez et Xavier Boussiron dont on nous dit le plus grand bien… La première est ce soir à 22 h. au gymnase du Lycée Mistral.

DIDIER-GEORGES GABILY en lectures et images au 23 Place des Carmes

Commentaires Fermés

.On y va : Un cycle de lectures autour de Didier-Georges Gabily, initié par Muriel Vernet, au 23 place des Carmes. 2 lectures par jour (11h et 18h) du 9 au 23 juillet, et une expo des photographies du photographe de théâtre Guy Delahaye, portraits des créations de DG Gabily…

Samedi 9 se tenait le vernissage des images de Guy Delahaye (photos), dans ce lieu atypique et superbe, au coeur du festival… Avec le propriétaire des lieux, Jean-François Matignon, metteur en scène et directeur de la Compagnie Fraction, qui a longtemps travaillé dans cette vieille maison avignonnaise du coeur de ville, et Muriel Vernet, qui organise ces lectures…

renseignements : 06 76 43 58 07

LA LIGNE de GIULIETTA #2 : Redis le me

Commentaires Fermés

RETRO. Un bel hommage aux répertoires de Bourvil et Fernandel. Les 15 comédiens/chanteurs/danseurs/musiciens nous plongent dans une vivante et chaleureuse ambiance années ’60… ;)

“Redis le me” d’après Bourvil et Fernandel / Comédie Framboise / Théâtre de l’Oulle / 12h10

Une nouvelle rubrique pour le moins… flashante. Tout au long du festival, suivez l’avis tranché de Giulietta Romeo et sa chronique des spectacles au fil du rasoir (et du stylo) : en une seule ligne bien métrée, le compte-rendu lapidaire d’un spectacle, en bien ou en mal. Une autre façon d’envisager la critique, sans gras et sans concession. Et un RDV bientôt Culte à ne pas rater… ça va chauffer !

Entrées Précédentes

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 53 followers