le billet du jour

BILAN DU OFF 2011 : HELAS PAS DE MIRACLES !

Un bilan plutôt mitigé pour cette édition 2011, morne et sans surprise. Hélas, il semble bien qu’il n’y ait pas eu de miracles, ni dans les salles, ni dans la rue…

Une fréquentation en berne, quoiqu’en dise de manière surréaliste Greg Germain, beaucoup de salles ayant perdu environ 10% de leur taux de remplissage par rapport à l’an passé. Les soi-disant 100 000 visiteurs en plus du président d’AF&C, chiffre estimé plus qu’à la louche mais au bulldozer, ne sont dans la réalité qu’une vue de l’esprit ou un pieux souhait.

Nous ne reviendrons pas sur les raisons qui font que ce Off est de plus en plus boudé par un public informé du théâtre, exigeant, et qui désespère de la médiocrité des propositions… Nous en avons déjà largement évoqué les causes, et malheureusement rien n’a changé en 2011 : les mêmes causes produisant les mêmes effets…

Côté spectacles, donc pas de miracles : le niveau moyen des propositions est vraiment au plus bas : spectacles rejoués depuis 10 ans sans ciller, et sans en changer un millimètre, comédies vulgaires en abondance, solos indigents, sont malheureusement de plus en plus la « marque » du Off d’Avignon.

Pour notre part, et en guise de mise au point à l’adresse des mauvaises langues (ou des mauvais coucheurs), nos six chroniqueurs spectacles, de sensibilité et de ligne esthétique différentes, ont vu, après une présélection serrée mais ouverte, plus de 120 propositions, en ont chroniqué 80, pour en retenir au final 42 qu’ils ont réellement appréciées. Autant dire que ce n’est pas Bysance !

Hélas, trois fois hélas, le manque d’imagination de ces compagnies qui ne se servent du Off que comme d’un marché, au détriment de la recherche et de la créativité, est à mettre en cause au premier chef. La paresse intellectuelle des uns et des autres, les programmateurs comme le public, achevant de nous conforter dans cette mauvaise impression qu’il ne se passe, désormais, plus grand chose d’excitant dans le Off.

Certes, quelques très bons spectacles ont relevé ce sentiment d’abandon généralisé du théâtre, au profit des mauvais marchands de soupe : nous les avons chroniqués avec enthousiasme, et ils figurent en bonne place dans notre « Top des Spectacles ». Citons, pour mémoire, les excellents Urgent Crier, Seconde surprise de l’amour, Rhinocéros, Si Siang Ki, Forever Young, Pansori Brecht, The Keyman, Premier amour ou La Fête… qu’il fallait voir absolument. Sans oublier certains tout aussi bons, La Mastication des morts, Grammaire des mammifères, Le Songe d’une nuit d’été, On ne paie pas !… et quelques autres encore qui font notre sélection définitive.

Mais de réelle découverte, ce petit miracle tant attendu, hélas point. Dommage, car le Off devrait être ce territoire fabuleux de défrichage du théâtre de demain, un lieu ouvert aux découvertes et aux surprises. Il le fut, jadis, et nous regrettons tous ce qu’il est devenu… Espérons le retrouver ainsi bientôt, fort, puissant et beau, et débarrassé de tout ce qui le salit.

Souhaitons donc que l’édition 2012 compense la déception vécue dans celle-ci, un Off 2011 un peu raté, qui ne restera pas dans les mémoires.

Longue vie au Off ! Et à l’année prochaine…

Sophie Héliot, ce 31 juillet 2011

Photo : le superbe Au moins j’aurai laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne, création pour le 65e Festival d’Avignon.

AF&C : UNE CHARTE POUR LE OFF ? MON OEIL !

LE BILLET d’A. Héliot

Poudre aux yeux et foutage de gueule. Y a pas à dire, AF&C s’y entend pour mener le chaland en bateau ! Un culot monstrueux et une mauvaise foi totale qui, s’ils impressionnent les naïves compagnies qui font le Off pour la première fois, ne trompent pas les vieux briscards, publics ou artistes du Off aguerris, échaudés par la gestion calamiteuse de ce Off depuis quelques années, et qui ne ressemble plus qu’à une très mauvaise foire au bénéfice de quelques profiteurs, loueurs de salles et « producteurs » réunis en confrérie d’AF&C.

Une Charte du Off donc, véritable Mireille du Off d’Avignon depuis toutes ces années de fonctionnement sous la bannière AF&C, déjà inscrite dans les carnets d’Alfa, la précédente association « organisatrice », et jamais réalisée. Mais que l’on continue d’agiter comme un hochet au nez des compagnies et du public, hier 28 juillet encore une fois, sans concrétisation aucune.

Et pour cause. Car, quel intérêt les patrons d’AF&C auraient-ils à l’existence d’une charte « morale », alors qu’ils sont les premiers responsables de la déliquescence morale de ce festival, et du virage pris, voulu par eux, vers un marché dans ce qu’il a de plus capitalistique et de plus vulgaire ? Le fric, le fric, le fric…

Et le pouvoir. Plutôt qu’hypocritement prôner une moralisation du Off à l’usage exclusif des autres, AF&C ferait mieux de commencer par faire le ménage dans ses propres rangs. En tout premier lieu cet exécrable Bernard Le Corff, patron repus et vaniteux du Collège de la Salle, qu’il sous-loue à prix d’or aux compagnies, 59 créneaux vendus cette année ! Et dont la vacuité intellectuelle et l’inculture n’ont d’égale que la vénalité qu’il affiche dans la presse sans complexe.

Une Charte du Off, oui, mais sous la forme d’un grand coup de balai à ces marchands du temple sans scrupules, qui dirigent AF&C à seule fin de leurs intérêts bien compris. Commençons par là déjà, et ensuite nous pourrons reparler d’une quelconque moralisation du Off.

Armand Héliot ce 29 juillet

Photo : la fine équipe des administrateurs d’AF&C…

DERNIERE SELECTION DES SPECTACLES DU OFF, en ce 29 juillet

A deux jours de la clôture du Off d’Avignon, voici la liste définitive de ce que nous avons retenu du Off 2011, actualisée au 29 juillet :

Au Théâtre des Halles (Attention ! terminent ce 29) : Rhinocéros (Alain Timar) un excellent Ionesco en Coréen surtitré : surprenant !, La Mastication des morts (La Vaste entreprise) sur un texte puissant, un travail intéressant, Pansori Brecht (Pansori project) fort et déroutant, Discours de la servitude volontaire (Cie avec vue sur la mer), avec l’excellent François Clavier, Que d’espoir ! (Du jour au lendemain), Vernissage (Le Tamanoir)…

A La Manufacture : Alaska Forever (Cie artefact) très bon, La Fête (collectif De Quark), forme courte réjouissante, Grammaire des mammifères (Locus Solus) excellent, Un homme debout (Jean-Marc Mahy), autobiographique et émouvant, La dernière berceuse (Louis Arene), plutôt enlevé…

Au Théâtre du Chêne Noir (Attention ! clôturent aujourd’hui 29) : Si Siang Ki (Gérard Gelas) un beau Gelas très visuel, très Opéra, Hand Stories (Théâtre Vidy-Lausanne) remarquable, Eclats de vie (Jacques Weber) du bon Weber, Pagagnini (Yllana/Ara Malikian), théâtre musical d’excellente facture…

A La Condition des Soies : The Keyman (Scarecrow Dance Cie) superbe…

A la Caserne des Pompiers : Valses en trois temps (C. & F. Ben Aïm), élégant…

A La Luna : Les Lois de la gravité (Jean Teulé), classique mais efficace, Nosferatu (Musicarteatro), ciné-concert déjanté et esthétique, La Fille du Général (La Troupe du Levant) …

Au Théâtre des Carmes/André Benedetto : Urgent Crier (Philippe Caubère) du bon Caubère, Sarvil (Les Carboni) comédie foraine à la Marseillaise , et Lear et son fou (J.C. Drouot), belle prestation…

Au Grenier à Sel : On ne paie pas ! On ne paie pas ! (Icare), un Dario Fo enlevé et réjouissant…

Aux Hivernales : Keep in-out (Gaetano Battezzato), Cyclus (Cie Elyamni)…

Au Théâtre de l’Oulle : la Pitié dangereuse (Cie carinae) belle restitution du texte de Zweig, Flamenco y puro (Luis de la Carrasca) le nouveau spectacle de la Cie, très Flamenco…

Au Théâtre du Bourg-neuf : Horowitz (mis) en pièces (les Aléas)…

Villeneuve en Scène : La seconde surprise de l’amour (Cie Tandaim), un Marivaux réactualisé de belle manière, en clin d’oeil à Sophie Calle, Les demeurées (Begat Theater) fort et intimiste…

On n’aura pas raté : Forever young (Jean François Matignon / La Manutention), couillu et engagé, Songe d’une nuit d’été (Kronope / Fabrik Théâtre) très Commedia, une belle performance d’acteurs, Premier Amour (Alain Macé / 3 soleils) excellent, A tout va (Choses dites / 23 Place des Carmes) Un cycle de lectures autour des textes de Gabily…

Et aussi : Faust (Cartoon Sardines / Collège de la Salle) Quand Cartoon sardines s’y met, ça cartonne !, Médée (Diana Dobreva / Petit Louvre) bel objet esthétique, Antonio Negro, pour les amateurs de Flamenco, de vrai, un superbe guitariste de la grande tradition, dont on vous avez déjà parlé l’an passé (La Parenthèse) Sortir de sa mère (Pierre Notte – Les Déchargeurs / Les 3 Soleils), Belle du Seigneur (Présence Pasteur), Electre (Présence Pasteur) Eloge de l’oisiveté (Doms), Métallos (l’Entrepôt)…

Plus que deux jours… Bonne et festive fin de festival !

Sophie Héliot, ce 29 juillet 2011

Photo : FOREVER YOUNG / Jean-François Matignon / Cie Fraction / La Manutention du 12 au 22 juillet

Ce 26 juillet : Clôture du 65e Festival d’Avignon

Clôture de ce 65e Festival d’Avignon ce soir 26 juillet, que nous irons fêter avec Romeo Castellucci à l’Opéra-théâtre, pour la dernière de son Sul concetto di volto nel figlio di Dio

Une édition 2011 plutôt réussie dans l’ensemble, et quelques spectacles inoubliables qui nous laisseront un excellent souvenir de ce 65e Festival. Ces quelques éclats dans la nuit magique d’Avignon, qui auront marqué de manière indélébile le public qui aura eu la chance de partager ces très grands moments de théâtre, expériences magnifiques et inédites, comme nous aimerions qu’elles soient plus fréquentes et plus nombreuses :

Vincent Macaigne et son sidérant Au moins j’aurai laissé un beau cadavre, Angélica Liddell toujours superbe, et son émouvant Maldito sea el hombre que confia en el hombre, les excellents Sophie Perez et Xavier Boussiron, avec leur Oncle Gourdin déjanté, mais aussi avec leurs deux petites formes données pour la 25e heure : Faire Mettre et Ecarte la gardine, tu verras le proscénium… le très bon Suicidé de Patrick Pineau dans le cadre sublime de la Carrière Boulbon, l’affûté Tino Sehgal et son extraordinaire et très zen happening This Situation

Et aussi Cyril Teste, William Forsythe, Xavier Le Roy, Wajdi Mouawad, Anne Teresa de Keersmaeker… Voici ce que nous retiendrons de ce très bon cru 2011. Une cuvée délicieuse, dont nous nous souviendrons durablement.

Vive le Festival d’Avignon, qu’il demeure ainsi, riche de découvertes multiples, fort de ce goût de l’innovation et habité de cet esprit de partage avec un public qui le lui rend bien.

Eléonor Zastavia, ce 26 juillet

Photo : Au moins j’aurai laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne (DR)

AVIGNON OFF 2011 : Le goût amer de la défaite…

Nous voici arrivé à la 3e semaine de ce Off, presque une fin déjà. Qu’en conserverons-nous pour souvenir ? Une certaine impression de défaite… Voilà résumé en un seul terme toute la « saveur » de ce Off 2011. Le mot est fort certes, mais juste : défaite du théâtre, d’abord, puisque désormais ce Off appartient à 90 % à la retape la plus vulgaire qui soit, et aux mauvais spectacles…

Défaite du public, également, puisque celui-ci boude ostensiblement les salles. Et défaite des professionnels : programmateurs et journalistes, qui repartent vite fait de ce Off 2011, sans jamais n’avoir connu le moindre frisson…

Et puis, le jeu de mots est trop tentant, nous parlerons également de dé-fête… Dans ce sens que la fête festivalière qui caractérisait jusqu’alors ce Off d’Avignon, qui célèbre (!) cette année ses 44 ans, cette joie palpable qui animait la rue et la nuit d’Avignon au mois de juillet, n’est plus vraiment là non plus. Défaite encore, et désertion de ce public lassé d’un niveau plus que médiocre côté spectacles, et d’un accueil plus que limite des « organisateurs » de ce Off, l’association AF&C qui ne fait rien pour en améliorer et l’image et la qualité.

Exécrable Off 2011, qui ne donne rien à voir que sa propre misère, artistique, intellectuelle, théâtrale… et un appétit outré pour les jeux de pouvoir et de fric.

Défaite absolue, oui. Pas de découvertes réelles, très peu de bons spectacles tout court… Où est le Théâtre dans tout cela ? En réalité, le Off, une si belle idée à sa naissance, est devenu, « grâce » aux petits calculs d’AF&C, une foire mercantiliste qui vire au cauchemar…

Il suffit de se balader rue de la République pour constater combien le pire du Off s’est accaparé la voie publique, avec les parades racoleuses et misérables de ces salles lamentables, que sont le Paris ou le Palace qui phagocytent ce Off avec leurs spectacles indignes, avec un état d’esprit qui n’a plus rien à voir avec l’énergie première de ce Festival…

La faute aux vraies bonnes compagnies, qui désertent Avignon (mais on les comprend), aux loueurs de salles, qui accumulent les richesses sans complexes, et surtout à l’association AF&C, en la personne de son président et de ses sbires, qui ne veut pas faire le tri, et cautionne donc, de fait, cette énorme et désolante farce qui ne fait plus rire personne.

Une défaite absolue dont l’équipe dirigeante d’AF&C doit rendre compte, l’indigence artistique et les intérêts de pouvoir et d’argent les caractérisant plus que jamais. Mais cela, seuls les artistes peuvent en décider vraiment, en reprenant leur destin en mains… S’ils le veulent.

Armand Héliot ce 24 juillet

Photo : Greg Germain, président de l’association AF&C

OFF 2011 : Notre sélection des spectacles Off, actualisée au 22 juillet…

On attaque la dernière semaine du Off, et jusqu’à présent du moins, rien n’est venu vraiment bouleverser nos chroniqueurs, nulle véritable découverte, même si certains spectacles sont excellents. Un Off mitigé donc, dont la qualité moyenne et la trop grande abondance, qui confine à l’absurde, ne font rien pour enthousiasmer le spectateur lambda, déjà fort morose cette année, si l’on s’en réfère à une rue sans entrain, désertée fort tôt nuitamment…

Voici donc notre nouvelle sélection, réactualisée, toujours non exhaustive et ouverte bien sûr, ce que nous vous conseillons vraiment dans cette édition 2011. Mise à jour au 22 juillet :

Au Théâtre des Halles : Rhinocéros (Alain Timar) un excellent Ionesco en Coréen surtitré : surprenant !, La Mastication des morts (La Vaste entreprise) sur un texte puissant, un travail intéressant, Pansori Brecht (Pansori project) fort et déroutant, Discours de la servitude volontaire (Cie avec vue sur la mer), avec l’excellent François Clavier, Ruines vrai refuge (Théâtre Hongrois de Cluj), Que d’espoir ! (Du jour au lendemain) et peut-être le Don Juan que nous n’avons pas encore vu…

A La Manufacture : Alaska Forever (Cie artefact) très bon, La Fête (collectif De Quark), forme courte réjouissante, Grammaire des mammifères (Locus Solus) excellent, Drive In (Appel d’Air) une expérience en drive-in chorégraphique à tenter, Un homme debout (Jean-Marc Mahy), autobiographique et émouvant…

Au Théâtre du Chêne Noir : Si Siang Ki (Gérard Gelas) un beau Gelas très visuel, très Opéra, Hand Stories (Théâtre Vidy-Lausanne) remarquable, Eclats de vie (Jacques Weber) du bon Weber…

A La Condition des Soies : The Keyman (Scarecrow Dance Cie) superbe, Valses en trois temps (C. & F. Ben Aïm), élégant…

Aux Hivernales : Keep in-out (Gaetano Battezzato), Cyclus (Cie Elyamni)…

A La Luna : Les Lois de la gravité (jean Teulé), classique mais efficace, Nosferatu (Musicarteatro), ciné-concert déjanté et esthétique…

Au Théâtre des Carmes/André Benedetto : Urgent Crier (Philippe Caubère) du bon Caubère, Sarvil (Les Carboni) comédie foraine à la Marseillaise , et Lear et son fou (J.C. Drouot), belle prestation…

Au Grenier à Sel : On ne paie pas ! On ne paie pas ! (Icare), un Dario Fo enlevé et réjouissant…

A la Caserne des Pompiers : La Cantatrice chauve (Solentiname)…

Au Théâtre de l’Oulle : la Pitié dangereuse (Cie carinae) belle restitution du texte de Zweig, Flamenco y puro (Luis de la Carrasca) le nouveau spectacle de la Cie, très Flamenco…

Au Théâtre du Bourg-neuf : Maman revient pauvre orphelin (Stephane Valensi), Horowitz (mis) en pièces (Les Aléas)…

Villeneuve en Scène : La seconde surprise de l’amour (Cie Tandaim), un Marivaux réactualisé de belle manière, en clin d’oeil à Sophie Calle, Les demeurées (Begat Theater) fort et intimiste…

On ne rate pas : Forever young (Jean François Matignon / La Manutention), couillu et engagé, Songe d’une nuit d’été (Kronope / Fabrik Théâtre) très Commedia, une belle performance d’acteurs, Premier Amour (Alain Macé - 3 soleils) excellent, A tout va (Choses dites / 23 Place des Carmes) Un cycle de lectures autour des textes de Gabily…

Et aussi, sans doute : Faust (Cartoon Sardines / Collège de la Salle) Quand Cartoon sardines s’y met, ça cartonne !, Médée (Diana Dobreva / Petit Louvre) bel objet esthétique, La Résistible ascension d’Arturo Ui (Cie Umbral / Présence Pasteur), Antonio Negro, pour les amateurs de Flamenco, de vrai, un superbe guitariste de la grande tradition, dont on vous avez déjà parlé l’an passé (La Parenthèse) Sortir de sa mère (Pierre Notte - Les Déchargeurs / Les 3 Soleils), Belle du Seigneur (Présence Pasteur), Eloge de l’oisiveté (Doms), Coalition (Doms), Notre politique de l’amour (Girasole), Résister c’est exister (François Bourcier / Collège de la salle), Electre (Présence Pasteur)…

Bonne fin de festival !

Sophie Héliot ce 22 juillet 2011

Photo : Grammaire des mammifères à La Manufacture

LA VIE DU OFF : Une édition 2011 plutôt paradoxale…

En effet, rien ne semble réellement marcher comme d’habitude dans ce Off 2011 : depuis la météo capricieuse jusqu’à la fréquentation des salles, cette édition est décidément très bizarre.

En premier lieu, ces spectacles dont aucun ne se détache vraiment. Certes, le buzz a peu le temps de prendre, considérant les séjours de plus en plus brefs des festivaliers. Mais de l’avis de tous les professionnels, diffuseurs, tourneurs, journalistes… aucune véritable découverte ne vient marquer ce Off plutôt morne, dont la qualité est plutôt moyenne. Très peu de ces réels coups de coeur indiscutables et unanimes, travaux inédits de compagnies dont ce serait le premier Off, et qui viendraient enrichir un quelconque palmarès des découvertes.

Certes, de très bons spectacles abondent cette édition, et le bruit du Off les a relayés : On citera, pour mémoire, ce Keyman à la Condition des Soies, le Rhinocéros d’Alain Timar (mais il a été créé en 2010), le Si Siang Ki de Gérard Gelas, la Grammaire des mammifères, sans doute (puisque nous n’avons pas encore pu le voir), qui se joue à La Manufacture, tout comme La Fête, excellente petite forme que nous avons appréciée, le Médée de Diana Dobreva au Petit Louvre (même si un peu esthétisant), Le Forever Young couillu de Jean-François Matignon à La Manutention ou encore La Mastication des morts au Théâtre des Halles, Alaska Forever à La Manufacture, Urgent crier (Caubère) au Théâtre des Carmes, le Songe d’une nuit d’été à La Fabrik Théâtre…

Mais ce sont là pour la plupart des valeurs sûres, ou au moins des travaux que l’on suit et dont les metteurs en scène nous sont connus. Mais de véritables découvertes, cette petite perle inconnue encore que l’on aime à repérer chaque année dans ce fatras de spectacles médiocres et d’inutilités, point encore ! Espérons que nos chroniqueurs, qui arpentent ce Off l’oeil aiguisé et l’oreille à l’écoute, finissent par y parvenir…

Pour ce qui est de la fréquentation des salles, même impression mitigée : certaines marchent très fort, et ce ne sont pas forcément les meilleures, ni les programmes les plus représentatifs. D’autres rament sévère alors que le buzz sur leurs spectacles est excellent. On le voit, ce Off 2011 est décidément très paradoxal.

Et même la rue, de l’avis de tous, est assez morne. Certes la rue des Teinturiers le soir est envahie de badauds et d’artistes, mais plutôt moins que les autres années. Ces badauds, justement, qui squattent les trottoirs de la rue de la Ré, mais ne mettront jamais les pieds dans une salle de théâtre.

Ainsi va ce Off 2011, sans grand enthousiasme, sans l’esprit de la fête qui caractérisait les éditions précédentes… Peut-être la crise est-elle passée par là, peut-être aussi le public est-il lassé de cette foire illisible et de ces mauvais spectacles qui phagocytent chaque année un peu plus ce Off d’Avignon… Tout comme les compagnies dont le travail de recherche n’est plus adapté à ce Off commercial, et qui du coup le boudent sans complexe. Un constat que partagent tous les professionnels et les festivaliers avisés, regrettant cette débauche mercantiliste d’où le Théâtre est bien trop souvent absent.

Sophie Héliot ce 20 juillet.

Photo : Collectif De Quark : La Fête à La Manufacture

AVIGNON 2011 : LE BALLET INDECENT DES POLITIQUES, une farce tragi-comique

Avignon en quelques jours est devenu le spot favori des politiques. Comme toujours, ceux-ci se font un devoir de visiter leurs (futures) ouailles, afin de leur porter la bonne parole du vent frais de la Culture… Ah ! La Culture ! Voilà un bon sujet, mon cher, prompt à faire rêver les masses, et se réconcilier l’élite pensante de France…

Les Politiques adorent le Festival, car en bon comédiens qu’ils sont, ils comprennent que se joue-là dans ce théâtre gigantesque, tous les enjeux symboliques de la représentation, qu’ils transfèrent à leur propre univers étriqué.

Quelle scène ! Quel théâtre ! Quelle tribune pour ces prétendants à un trône fantasmé… Quel lieu propice à la tragédie qui s’annonce, une tragédie à la Shakespeare, farce énorme où l’on se trahit gaiement, l’on s’assassine en riant, où l’on baise sans compter, le bon peuple culturel comme ses ennemis en infamie, et où l’on finit par se baiser entre amis, dans l’outrance et la démesure… Bouffonnerie, tartufferie, Hamletterie…

Pauvres petits politiciens, qui, s’ils viennent ici avec leur carnet de chèque et des promesses que le mistral aura tôt fait d’emporter, repartiront bien vite vers d’autres scènes, certes plus petites, moins brillantes, oubliant aussitôt leurs discours enflammés, leurs déclarations énamourées à une Culture dont ils aimeraient bien qu’elle les serve, plutôt que de la servir, et qu’au fond ils méprisent profondément…

Une Culture qui le leur rend bien, elle qui par eux-même se fait baiser depuis des décennies, dans l’indifférence générale…

Fin de représentation.

Eléonor Zastavia ce 17 juillet.

OFF 2011 : COMME CHAQUE ANNEE, ARNAQUES, PREVARICATION ET PETITES MAGOUILLES SONT AU RENDEZ-VOUS…

L’HUMEUR du 15 juillet de a. héliot 

AF&C a déjà attribué ses « Prix du Off » aux compagnies… On se demande bien comment, en huit jours à peine, ont-ils eu le temps de visionner la cinquantaine de spectacles qui s’étaient inscrits -naïvement- au « concours » de cette vaste fumisterie !

L’an passé déjà, les prix du Off furent attribués -comme par hasard- exclusivement aux spectacles, soit promus par les productions des membres du bureau d’AF&C, soit à ceux passant dans les salles appartenant aux membres de ce même bureau… Un enfumage typique de Greg Germain et de ses sbires aux commandes d’une association qu’ils ont raptée aux artistes et compagnies fondatrices du Off, à commencer par le regretté André Benedetto…. Mais on vous en reparle en détails.

Et puisqu’on parle d’éthique, soi-disant le dada du président auto-proclamé du Off, quand Messieurs Germain, Le Corff et consorts prendront t-il la décision d’exclure définitivement du programme d’AF&C, comme les statuts de l’association le prévoient en ce cas flagrant de manquement moral, ces marchands du temple qui arnaquent le spectateur en lui facturant l’appel résa au prix d’un numéro surtaxé (un 08 qui vous coûte 1,35 euros l’appel + 0,34 centimes la minute supplémentaire) ?

Je demande pour ma part l’exclusion définitive et sans appel de ces tauliers sans scrupules : à commencer par les Chevaliers du Fiel, mauvais humoristes et propriétaires de deux des trois salles les plus putassières du Off : Le Paris et Le Capitole, que le florilège de « spectacles » beaufs et avilissants, par eux-mêmes « programmés », devrait déjà suffire à virer, et dont le misérable talent d’entrepreneurs du spectacle, si lucratif qu’il soit, n’arrivera jamais à les sauver de l’indigence artistique absolue qui est la marque de leur pratique d’amuseurs publics…

D’autant que les mêmes, déjà l’an dernier, ont bénéficié pour leur installation au Paris d’une scandaleuse subvention (70 000 euros tout de même !) attribuée généreusement sur le dos du contribuable local par Marie-José Roig, leur amie et visiblement fan inconditionnelle. Une forfaiture (il s’agit de deniers publics pour une entreprise privée) que M. Germain n’a jamais daigné dénoncer, comme il se doit…

Mais il est vrai que la mairesse est également une de ses groupies, et qu’elle lui offre libéralement, et depuis trop longtemps, la gratuité de sa salle de « la Chapelle du Verbe incarné » à l’année, qui appartient de fait à la ville et ne sert strictement à personne 11 mois sur 12…

Bref, cette année comme les précédentes, AF&C, « organisateurs » du soi-disant « plus grand théâtre du monde » (tu parles !) continuent, sur le dos des compagnies et du public, ce qu’ils ont entrepris de réaliser depuis le début de la mandature Germain : l’anéantissement pur et simple du Off sous l’ordure de la logique mercantiliste la plus abjecte…

Il faudra bien un jour qu’ils rendent des comptes : cette liquidation pure et simple du théâtre, du vrai, au nom des intérêts de quelques uns a assez duré.

A. Héliot. ce 15 juillet.

LE BILLET DE SOPHIE
Un petit tour de cette édition 2011 qui démarre mollement…

Voici presque une semaine que ce Off a commencé, et se profilent déjà quelques tendances. La rue, par exemple, est plutôt calme, impression générale que tout le public n’est pas encore au rendez-vous. Les salles ne sont pas vraiment pleines non plus, et même les spectacles qui devraient cartonner (style Caubère, Weber…) ne le font pas. Bon, espérons que cela soit simplement un démarrage en douceur, et que les théâtres retrouvent leur public dans les prochains jours…

Pour ce qui est du buzz de ces spectacles dont l’accumulation frise le trop-plein, l’impression, pour l’instant, est que rien ne se détache vraiment de façon aveuglante. Certes, de très bons bruits courent sur le Rhinocéros (excellent) de Timar, sur cette Grammaire des Mammifères qui se joue à La Manufacture, sur ce Demeurées à Villeneuve en Scène, sur également le beau Si Siang Ki de Gelas, ou encore le Caubère (Urgent Crier) enlevé du Théâtre des Carmes. Mais bon, ce n’est pas encore l’hystérie !

La vie du Off, pour sa part, continue d’être ce qu’elle est chaque année : mauvaise humeur des spectateurs fort mal accueillis au Village du Off, grincements de dents des professionnels pour les mêmes raisons d’un accueil limite de la part d’AF&C ainsi que de nombreuses tracasseries, sans compter de multiples récriminations de la part de compagnies, qui se plaignent de leurs loueurs de salles… Rien que de très ordinaire, hélas, sous la mandature de M. Germain…

Et puis il y a ce scandale des standards de réservation, qu’a soulevé hier 12 juillet notre confrère Armand… Comment ces gens du Capitole, mais aussi du Paris ou du Funambule peuvent-ils être aussi vénaux pour arnaquer le spectateur à l’aide d’un numéro surtaxé ? Un petit jeu qui va leur rapporter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur le dos du public !

Bref, le Off vire de plus en plus à la foire commerciale, irrégulée, absolument pas arbitrée par ceux dont ce serait pourtant le rôle et qui laissent faire, sans vergogne.

Souhaitons qu’un jour les compagnies (les vraies), les artistes (les vrais) et le public reprennent ce Off en mains, ce festival qui leur appartient, et le ramènent à un destin plus conforme à l’idée qui a présidé à sa naissance, en 1967.

Bonne continuation à tous !

Sophie Héliot  ce 13 juillet

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7 JUILLET. OFF 2011 : Le Off, le ministre et ses courtisans…

(L’HUMEUR de a.héliot)

Frédéric Mitterrand était jeudi à Avignon où il s’est fait copieusement conspué par le public du Festival et les professionnels… Mais il a l’habitude. Auparavant, il avait visité au pas de course le chapiteau du Off où le président d’AF&C l’attendait de pied ferme pour lui demander des thunes…

Greg Germain, qui selon Mitterrand est « un type formidable » (l’art rhétorique du ministre est sans limite !), voudrait des subventions… Et pour quoi faire au juste ? Le magot amassé par la vente des cartes Off, les contributions (chères) des compagnies et des théâtres au programme, les à-côtés ne lui suffisent donc plus ? Pourquoi faudrait-il que le spectateur verse deux fois son écot (en tant que public, puis sur ses impôts) ?

Et pour quelle vision artistique ? Pour quel service public ? Au nom de quelle contribution au patrimoine culturel du pays ? Pour un Off, confisqué par la confrérie de loueurs de salles d’AF&C, et qui n’est plus ou presque que le réceptacle accommodant des productions du théâtre privé… Et souvent le plus mauvais, qui plus est !

Il rêve le Greg. Quant au Mitterrand, ce qu’il a promis ou pas à notre fringant président ne l’engage guère, vu qu’il sait pertinemment qu’il ne sera plus jamais ministre de la Culture d’ici quelques mois. Comme disait son oncle, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

Le soi-disant futur directeur du Festival, Olivier Py, « proposé » par le ministre mais loin d’être encore officiellement nommé, ferait d’ailleurs mieux lui aussi de se méfier, même si, comme son pote Mitterrand le dit perfidement, « Il était candidat depuis longtemps » !

Bref, comme chaque année dans le Off, petites manoeuvres et grands appétits sont à l’oeuvre. Et le Théâtre, dans tout ça ? Cela, chers lecteurs, n’intéresse plus vraiment grand monde, dans ce médiocre landerneau dont les intérêts et le goût de pouvoir ont depuis longtemps chassé l’amour de l’art… Et ça va finir par se savoir.

A. Héliot

OFF, C’EST PARTI !

Aujourd’hui 8 juillet ouvre donc ce Off 2011, avec plus de 1150 spectacles au compteur dont un peu plus de 700 spectacles de théâtre. Que dire devant le constat de cette démultiplication affolée ? Le fameux slogan d’AF&C, association « organisatrice » du Off, « Le plus grand théâtre du monde », même s’il est faux factuellement (Edinburgh est bien plus important en qualité et en nombre de spectacles), à ce rythme surréaliste finira peut-être par se confirmer… d’ici quelques années.

Cela dit, le nombre ne fait pas la qualité, encore moins le bonheur du festivalier… Comment, dans cette jungle outrageusement extrapolée retrouver son chemin, comment sélectionner ses spectacles dans cette armada de propositions ? D’autant que les organisateurs et leur président, ne font rien pour en améliorer la lisibilité, laissant le show-biz et les mauvaises boites de prod envahir l’espace festivalier de leurs vulgaires productions qui n’ont rien à voir avec le théâtre, one-man shows débiles ou « comédies » racoleuses de boulevard parisien uniquement à destination des beaufs de province à casquette et bermudas…

Certes, l’intérêt de cette confrérie de loueurs de salles (je parle d’AF&C) est bien dans cette multiplication des pains, avec lesquels ils escomptent bien faire un peu plus encore de beurre chaque année…

Nous savons tous que l’Art, le Théâtre, dans ce Off d’Avignon, sont malheureusement une denrée rare, tant le marché et le lucre l’ont emporté sur toute autre considération…

lebruitduoff.com s’est justement créé l’an passé sur ce constat-là. Notre existence se justifie avec cette évidence qu’il faut, dans cet illisible déluge qui submerge tout, nous noie tous, baliser un tant soit peu cette folie festivalière… Quitte à débroussailler sans état d’âme, tailler sec dans ce millier de propositions, afin de retrouver un peu de ce qui faisait le Off à ses débuts : une certaine idée du Théâtre…

Nous le dirons autrement : une certaine idée de la Beauté.

Bon Festival 2011 à tous !

Eléonor Zastavia  ce 8 juillet 2011

ON OUVRE !!!

Bienvenue ! Le Bruit du Off rouvre ses portes ce 1er juillet 2011 pour découvrir avec vous le 65e Festival d’Avignon et son Off. Une nouvelle aventure pour nous donc, et, pour vous, chers lecteurs, le monde suspendu le temps d’une fête à nulle autre pareille, ce Festival d’Avignon si extraordinaire, si magique, un monde réenchanté dans lequel chacun va vivre une expérience unique et peut-être universelle, pour l’amour du Théâtre.

C’est la seconde saison pour le Bruit du Off. Une deuxième année qui, nous l’espérons, confortera le travail accompli l’an passé, avec vous, festivaliers ou compagnies, artistes ou spectateurs. Merci à tous pour nous avoir suivis aussi nombreux et fidèlement en 2010. Vous étiez plus de 2000 lecteurs uniques par jour en juillet dernier, et nous subodorons que serez encore plus nombreux pour cette édition 2011.

Comme vous le constaterez, nous avons étoffé notre équipe de collaborateurs, afin de mieux couvrir les spectacles de ce festival, mais aussi ses coulisses et ses marges. Nous nous efforcerons de répondre davantage à vos attentes, toujours dans le respect des artistes et des spectateurs. Un credo qui nous est cher, comme nous paraît essentiel notre attachement viscéral à notre indépendance et à notre liberté de dire.

Cette édition 2011 s’annonce passionnante à tout point de vue. Les quelque 1143 spectacles du Off auxquels s’ajoute la quarantaine de spectacles du Festival valident la nécessité d’un média critique quotidien, indépendant et affûté.  Ce foisonnement incroyable, cette offre pléthorique justifient notre travail de défrichage et de découverte, au plus près de la rue festivalière, au plus proche des artistes.

Le Bruit du Off, fidèle à sa ligne, essaiera de vous accompagner tout au long de ce mois de juillet du mieux qu’il le peut, attentif et curieux, critique sans concession ni facilités, mais avec le parti-pris qui est le nôtre : défendre une certaine idée du Théâtre, un théâtre de qualité, exigeant, un théâtre qui s’interroge, nous interroge, ouvert sur les grandes questions qui agitent notre monde contemporain… Quelles que soient sa forme et son esthétique, nous rendrons-compte de ce théâtre-là, avec pour seule injonction qu’il nous bouleverse et nous bouscule. Un théâtre de corps et d’esprit auquel, peut-être, nous demandons l’impossible. Mais un Théâtre que nous aimons, passionnément.

Nous sommes sûrs que vous partagez avec nous cette exigence. Merci encore de nous lire aussi fidèlement.

Bienvenue donc, et bon festival 2011 ! Qu’il vous soit superbe et riche d’une expérience incomparable.

E.Z.ce 1er juillet 2011

Comments
6 Responses to “le billet du jour”
  1. Cie l'Echappée dit :

    Bon, étrange bruit du off qui ne parle que du IN, et s’étonne que quelque chose soit perdu dans le off, et n’est pas capable le 29 juillet d’exprimer un point de vue sur la pièce de R Castellucci,
    étrange,
    Allez voir Moqueuses 14h30 au théâtre Golovine, une danse qui communique et envoûte, toujours précieuse, sensible, équivoque et naturelle, un délice.
    Ou chaque jour, à la recherche d’une perle de danse, les programmateurs ont été très nombreux.
    Au travail bruitduoff.
    Bon courage pour la fin…

    • Vous devez vraiment survoler ou lire en diagonale ! La magnifique pièce de Castelluci est critiquée, non pas une mais deux fois sur Lebruitduoff depuis 3 jours maintenant ! Et elle fait même partie de notre Top des spectacles…
      Lisez jusqu’au bout…

      Et l’on ne parle pas, loin de là, que du « In » : plus de 120 spectacles vus dans le Off, 80 chroniqués et 40 retenus ! Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ?

      Encore une fois, soyez un peu plus curieux, fouillez et mettez vos lunettes ! Quant au travail, rassurez-vous, il est fait et bien fait… A commencer par un tri rigoureux au préalable.

      Quant aux programmateurs, nous ce n’est pas notre référence. Votre petit business ne nous intéresse pas et tant mieux pour vous si vous arrivez à placer votre marchandise au meilleur compte…

      Bonne fin de festival néanmoins,
      cordialement

  2. TAJAN dit :

    L’orée du monde : pour nous, bien précieux spectacle trouvé par hasard dans l’huitre du Off. À voir++++
    Bravo, bis, nous avons aimé le thème : ON ; le courage : IN ; le jeu : TOP.
    Merci de défendre ainsi nos droits d’être âgé, en vie, à vue, dans le beau monde du vers libre. Liberté, oui… Pour nous qui redoutons l’état de dépendance, ce dernier mot de Raymonde devient clef.

  3. Mamie Théâtreuse dit :

    Au moins il n’y a pas que la langue de bois qui a droit au chapitre sur le Festival d’Avignon qu’il soit IN ou OFF d’ailleurs ! Il faut bien dire que les commentaires lus sur « le bruit du off » traduisent une réalité qui n’est pas celle des médias que je lis ou que j’écoute.
    Merci à vous de défendre une certaine idée du théâtre tant pour les comédiens que pour nous spectateurs.

  4. siffritt Eliane dit :

    Bravo pour vos commentaires.
    Continuez

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