AF&C : Compagnies, pour la défense du Off, adhérez avant ce soir !

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C’est aujourd’hui 31 juillet la date limite d’adhésion à AF&C ! Compagnies et artistes, de votre implication dans AF&C en tant qu’adhérent, dépendent les changements indispensables que le Off et tout son public attendent de vous !

Un petit pouvoir qui peut tout bouleverser : à commencer par balayer la mauvaise équipe dirigeante d’AF&C, prévaricatrice et inutile… Des dates du Off qui ne vous conviennent pas (est évoqué un Off 2012 qui terminerait le 4 août ! une aberration) ? Une “organisation” que vous jugez, comme nous, défectueuse, uniquement au service de son président et de ses lieutenants ? Une politique de location de salles scandaleuse ? Une communication qui ne sert ni les artistes ni les compagnies, ni les spectacles ? un accueil déplorable ? Une qualité des spectacles en berne, due à la trop grande prolifération de spectacles racoleurs et vulgaires ?…

Tout ceci et plus encore est donc entre vos mains. Amis des compagnies, impliquez-vous, adhérez à AF&C avant ce soir et allez voter !

Bonjour à tous,
Pour 2011-2012, nous vous rappelons que les demandes d’adhésion à l’association Avignon Festival & Compagnies – Le OFF seront clôturées le dimanche 31 juillet 2011, à la fin du festival.
Si vous souhaitez adhérer, merci de nous retourner rapidement le bulletin de demande d’adhésion complété (en document-joint) accompagné du chèque d’adhésion (d’un montant de 70 € pour les théâtres et de 30 € pour les compagnies) aux bureaux d’AF&C : 64, rue Thiers – Bâtiment A 84 000 Avignon AVANT le dimanche 31 juillet 2011.

Sophie Héliot, ce 31 juillet

AF&C : Que de la bouche !

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L’HUMEUR D’A. Héliot

Encore une fois, l’on pince Greg Germain la main dans le sac… de mensonges et d’approximations. Ce coup-ci, c’est dans La Provence d’aujourd’hui 30 juillet que ce monsieur répand sa mégalomanie galopante en une avalanche de chiffres tous plus extrapolés les uns que les autres. Un culot monstrueux dont il aurait effectivement tort de se déprendre, sachant pertinemment que pas un de ses interlocuteurs n’osera mettre sa parole en doute.

Chaque année, la tradition veut que le président d’AF&C dresse le “bilan” de l’édition qui se termine. Et comme à l’accoutumée, il se livre donc à une arithmétique vertigineuse -certes sous conditionnel- cascade de chiffres toujours plus mirobolants, censés prouver “l’excellence” de son magistère.

Hélas, comment croire ses chiffres de fréquentation du Off, lorsque l’on sait que cette information n’est absolument pas vérifiée auprès des principaux intéressés, à savoir les salles de spectacle ! Comment Greg Germain fait-il pour annoncer ces résultats parfaitement fantaisistes (ce monsieur “estime” une augmentaion de 100 000 spectateurs) sans qu’aucune enquête n’ait été réalisée auprès des salles, et sans qu’aucun bilan comptable n’ait été tiré dans les théâtres eux-mêmes ? Et pour cause : 1) le Off n’est pas encore terminé, 2) les comptabilités dans la plupart des salles ne sont pas encore purgées. C’est le cas notamment dans deux gros théâtres d’Avignon, qui viennent tout juste de fermer et n’ont pas encore eu le temps d’analyser leurs comptes. Et encore moins de les communiquer, aucune demande en ce sens ne leur ayant jamais été faite, pas plus cette année que les précédentes…

Autre scandale, celui des cartes Off. Là, effectivement, le chiffre de M. Germain devrait être réputé fiable (quoique, la compta de cette association étant tout sauf transparente…), puisque il intéresse au tout premier chef l’association AF&C, seule bénéficiaire de cette manne considérable. Rappelons que les compagnies, qui supportent seules l’effort de la ristourne concédée aux détenteurs de la carte, ne touchent pas un kopeck en retour de cette opération de com, destinée à remplir copieusement les caisses de l’association ! Mais le scandale réside bien dans cette appropriation autoritaire d’une recette réalisée sur le dos des artistes, dont la destination est plus que jamais au bénéfice exclusif d’AF&C.

Autre mensonge : Monsieur Germain certifie péremptoirement -et sans que le journaliste de La Provence ne le contredise*- que toutes les salles louent leurs créneaux : Faux ! Le plus gros théâtre du Off avec sa jauge de 288 places, le Chêne Noir, pratique exclusivement le partage de recettes, et ce depuis toujours. Un partage des risques, pure coréalisation, sans aucun plancher de recettes, à l’inverse de ce que d’autres salles font, n’hésitant pas à parler à tort de coréalisation. Et ce théâtre (36 000 spectateurs en 2010 à lui seul) n’est pas le seul à Avignon à faire ainsi.

Mais arrêtons là : la liste des mensonges de monsieur Germain** et de son “directoire” est bien trop longue. Ce qui est remarquable, en revanche, c’est que la presse locale jamais n’ose lui opposer un quelconque contredit, prenant ses assertions pour argent comptant…

Un mystère de plus dans cette gestion surréaliste d’AF&C, qui visiblement, n’a de comptes -de vrais- à rendre à personne, et n’en fait qu’à sa tête, au mépris des artistes, des compagnies et du public qui la font vivre.

Armand Héliot

* Joël Rumello : Comment le rédacteur-en-chef adjoint de La Provence peut-il laisser dire cela (à propos des coréalisations) à Greg Germain, sans aucun contredit en encadré, alors qu’il sait pertinemment que ce qu’affirme monsieur Germain est faux ? (Il connaît parfaitement la pratique habituelle du Chêne Noir, Gérard Gelas le lui ayant réaffirmée la veille, sans compter L’Adresse, par exemple, salle autogérée en mutuelle où tout est équitablement partagé entre les compagnies : les salles, le matériel, les techniciens, la com comme les recettes)… Joël Rumello a sa manière à lui de pratiquer le “journalisme”, fort peu déontologique.

** Toujours à ce sujet : Dans ce même papier de La Provence, Greg Germain affirme que lui seul fait réellement de la co-réalisation. Non seulement c’est faux, comme nous l’avons démontré, mais qui plus est, encore heureux que le directeur de la Chapelle du Verbe incarné ne sous-loue pas ses créneaux ! En effet, cette salle lui est gracieusement prêtée à l’année (et donc fermée 11 mois sur 12) par la Ville d’Avignon et sa mairesse. Manquerait plus qu’il la reloue !

AVIGNON OFF 2011 : AF&C, ou le combat perdu des dates du festival

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Nous avons décidé de publier avec son accord ce point de vue de Frédéric Muhl Valentin, metteur en scène des Carboni (actuellement au Théâtre des Carmes avec leur “Sarvil”), qui vient de nous parvenir :

AF&C a perdu un combat mené depuis des années, le combat des dates du festival.

Un off est toujours une manifestation en marge d’un événement officiel. Le Off d’Avignon a toujours existé en parallèle du Festival d’Avignon et sensiblement sur les même dates. Il a extraordinairement grossi, devenant par la même plus important, en nombre de spectacles et en retombés économiques.

Greg Germain et Bernard Le Corff ont vu le coup à jouer en décalant les dates du festival, malheureusement des centaines de compagnies ont perdu du public la dernière semaine. AF&C a ignoré l’alerte. A coup de centaines de milliers d’euros monsieur Le Corff veut faire croire que le festival off est le plus grand festival du monde. Mais ce 26 juillet France Inter et France Info annoncent la fin du festival. Pire, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat en charge du Commerce et du Tourisme à côté de Marie-Josée Roig, annonce lui aussi la fin du festival.

Nous pensions que Greg Germain avait mieux cadré les esprits de ses amis politiques. Nous avions pensé que Greg Germain manipulait tout cela dans des officines médiatiques. Eh bien non, Greg Germain n’est que le général en déroute d’un journal qui a du mal à fédérer ce qui pourrait être le plus grand festival du monde.

Frédéric Muhl Valentin
Metteur en scène des Carboni.
Ancien vice président des cies d’AF&C.

AF&C : Une Charte pour le Off ? Mon oeil !

1 Commentaire

LE BILLET d’A. Héliot

Poudre aux yeux et foutage de gueule. Y a pas à dire, AF&C s’y entend pour mener le chaland en bateau ! Un culot monstrueux et une mauvaise foi totale qui, s’ils impressionnent les naïves compagnies qui font le Off pour la première fois, ne trompent pas les vieux briscards, publics ou artistes du Off aguerris, échaudés par la gestion calamiteuse de ce Off depuis quelques années, qui ne ressemble plus qu’à une très mauvaise foire au bénéfice de quelques profiteurs, loueurs de salles et “producteurs” réunis en confrérie d’AF&C.

Une Charte du Off donc, véritable Mireille du Off d’Avignon depuis toutes ces années de fonctionnement sous la bannière AF&C, déjà inscrite dans les carnets d’Alfa, la précédente association “organisatrice”, et jamais réalisée. Mais que l’on continue d’agiter comme un hochet au nez des compagnies et du public, hier 28 juillet encore une fois, sans concrétisation aucune.

Et pour cause. Car, quel intérêt les patrons d’AF&C auraient-ils à l’existence d’une charte “morale”, alors qu’ils sont les premiers responsables de la déliquescence de ce festival, et du virage pris, voulu par eux, vers un marché dans ce qu’il a de plus capitalistique et de plus vulgaire ? Le fric, le fric, le fric…

Et le pouvoir. Plutôt qu’hypocritement prôner une moralisation du Off à l’usage exclusif des autres, AF&C ferait mieux de commencer par faire le ménage dans ses propres rangs. En tout premier lieu cet exécrable Bernard Le Corff, patron repus et vaniteux du Collège de la Salle, qu’il sous-loue à prix d’or aux compagnies, 64 créneaux vendus cette année ! Et dont la vacuité intellectuelle et l’inculture n’ont d’égale que la vénalité qu’il affiche dans la presse sans complexe.

Une Charte du Off, oui, mais sous la forme d’un grand coup de balai à ces marchands du temple sans scrupules, qui dirigent AF&C à seule fin de leurs intérêts bien compris. Commençons par là déjà, et ensuite nous pourrons reparler d’une nécessaire moralisation du Off.

Armand Héliot ce 29 juillet

Photo : la fine équipe des administrateurs d’AF&C…

AVIGNON OFF 2011 : L’arnaque copieuse du soi-disant Prix AF&C aux compagnies : décryptage

4 Commentaires

L’HUMEUR d’a. héliot.

Pauvres compagnies ! Et pauvre Théâtre ! Ce Off, depuis qu’il fut phagocyté par Greg Germain et ses amis de la confrérie des loueurs de salles, n’est plus qu’une arnaque monumentale… Enfumage généralisé, abus de pouvoir, prévarications en tous genres et conflits d’intérêt flagrants et sans complexe animent les orientations de l’association AF&C…

Ainsi, le “Prix AF&C” du Fonds de soutien aux compagnies, attribué ce 14 juillet dernier. Comme l’an passé, allons voir un peu en détails les “heureux lauréats” de cette noble initiative… financée sur le dos du public qui abonde ce sommet de cynisme, à travers l’achat de la fameuse “carte Off” (Y compris et surtout dans les mauvais multiplex du Off, genre Le Paris, dont Greg Germain se félicite qu’ils lui fournissent, par l’intermédiaire de l’achat de la carte Off, une grosse part des recettes d’AF&C. Sans commentaire…).

Comment ça marche ? Il faut savoir que chaque année, un “appel d’offre” singulièrement peu public, est lancé auprès des compagnies susceptibles d’y concourir par l’association organisatrice AF&C. Evidemment, le peu des compagnies dans le secret, s’empressent de soumettre un dossier à cet aréopage “d’experts” qui constituent le jury du-dit prix, parmi lesquels, hormis quelques identités “de paille” servant à cautionner la forfaiture, rien de moins que les membres du bureau de l’association :

Dans l’ordre, Greg Germain (président d’AF&C et patron de la Chapelle du Verbe incarné), Danielle Vantaggioli (Vice-présidente, proprio immobilière et directrice des deux théâtres Le Chien qui fume et Le Petit chien), Isabelle Decroix (Trésorière et lauréate l’an passé avec sa boite de production “ID production” de l’un des 11 prix attribués en 2010), Bernard Le Corff (Secrétaire d’AF&C et directeur du Collège de la Salle), Raymond Yanna (Trésorier-adjointd’AF&C et directeur de l’Espace Alya) …

Passons donc sur leurs goûts de chiottes, pas étonnants lorsque l’on considère la programmation de leurs propres “théâtres”… Ce qui est plus intéressant, c’est à qui vont ces prix, et où ces spectacles se produisent…

Cette année, donc, les heureux lauréats comptent parmi leurs membres, tiens, surprise ! :

“Dancing Color Box”, qui se joue Collège de la Salle, “Enquête sur Hamlet” qui se joue au Petit Chien (Théâtre Le Chien qui Fume), “Vénus” donné à la Chapelle du Verbe Incarné, “Le Porteur d’Histoire”, production Mises en capsules, des copains d’Isabelle Decroix, (Théâtre des Béliers), “Mystère Pessoa, Mort d’un Hétéronyme” du Collectif Hinc&Hunc au Théâtre du Rempart, dont le servile, opportuniste et détestable directeur Sylvain Cano-Clémente, qui s’est démené comme un fou pour se répandre dans la presse régionale sur les scènes conventionnées d’Avignon, est en mal de reconnaissance et vise certainement une place au Collège permanent des théâtres d’AF&C…

Et aussi deux (!) productions de L’Entrepôt (!!) inconnues, données par des compagnies dont on a jamais entendu parler…

Soit sur 10 prix du “fonds de Soutien AF&C”, la moitié au moins qui le sont par pur intérêt, direct ou indirect, des membres dirigeants d’AF&C… Et encore, on ne connaît pas tous les dessous… ;)

Bref, comme l’an passé, il s’agit-là de purs arrangements entre amis, qui, une fois de plus, décrédibilisent complètement le Off, spolient les compagnies, et ne servent que les intérêts bien compris d’AF&C, de leurs dirigeants et de leurs amis…

Une pratique limite délictueuse qu’il va bien falloir un jour faire éclater au plein jour, pour peu que les artistes et la presse s’en préoccupent vraiment, tant cette affaire pue purement et simplement.

A. Héliot.

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