AF&C : Compagnies, pour la défense du Off, adhérez avant ce soir !

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C’est aujourd’hui 31 juillet la date limite d’adhésion à AF&C ! Compagnies et artistes, de votre implication dans AF&C en tant qu’adhérent, dépendent les changements indispensables que le Off et tout son public attendent de vous !

Un petit pouvoir qui peut tout bouleverser : à commencer par balayer la mauvaise équipe dirigeante d’AF&C, prévaricatrice et inutile… Des dates du Off qui ne vous conviennent pas (est évoqué un Off 2012 qui terminerait le 4 août ! une aberration) ? Une “organisation” que vous jugez, comme nous, défectueuse, uniquement au service de son président et de ses lieutenants ? Une politique de location de salles scandaleuse ? Une communication qui ne sert ni les artistes ni les compagnies, ni les spectacles ? un accueil déplorable ? Une qualité des spectacles en berne, due à la trop grande prolifération de spectacles racoleurs et vulgaires ?…

Tout ceci et plus encore est donc entre vos mains. Amis des compagnies, impliquez-vous, adhérez à AF&C avant ce soir et allez voter !

Bonjour à tous,
Pour 2011-2012, nous vous rappelons que les demandes d’adhésion à l’association Avignon Festival & Compagnies – Le OFF seront clôturées le dimanche 31 juillet 2011, à la fin du festival.
Si vous souhaitez adhérer, merci de nous retourner rapidement le bulletin de demande d’adhésion complété (en document-joint) accompagné du chèque d’adhésion (d’un montant de 70 € pour les théâtres et de 30 € pour les compagnies) aux bureaux d’AF&C : 64, rue Thiers – Bâtiment A 84 000 Avignon AVANT le dimanche 31 juillet 2011.

Sophie Héliot, ce 31 juillet

AF&C : Que de la bouche !

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L’HUMEUR D’A. Héliot

Encore une fois, l’on pince Greg Germain la main dans le sac… de mensonges et d’approximations. Ce coup-ci, c’est dans La Provence d’aujourd’hui 30 juillet que ce monsieur répand sa mégalomanie galopante en une avalanche de chiffres tous plus extrapolés les uns que les autres. Un culot monstrueux dont il aurait effectivement tort de se déprendre, sachant pertinemment que pas un de ses interlocuteurs n’osera mettre sa parole en doute.

Chaque année, la tradition veut que le président d’AF&C dresse le “bilan” de l’édition qui se termine. Et comme à l’accoutumée, il se livre donc à une arithmétique vertigineuse -certes sous conditionnel- cascade de chiffres toujours plus mirobolants, censés prouver “l’excellence” de son magistère.

Hélas, comment croire ses chiffres de fréquentation du Off, lorsque l’on sait que cette information n’est absolument pas vérifiée auprès des principaux intéressés, à savoir les salles de spectacle ! Comment Greg Germain fait-il pour annoncer ces résultats parfaitement fantaisistes (ce monsieur “estime” une augmentaion de 100 000 spectateurs) sans qu’aucune enquête n’ait été réalisée auprès des salles, et sans qu’aucun bilan comptable n’ait été tiré dans les théâtres eux-mêmes ? Et pour cause : 1) le Off n’est pas encore terminé, 2) les comptabilités dans la plupart des salles ne sont pas encore purgées. C’est le cas notamment dans deux gros théâtres d’Avignon, qui viennent tout juste de fermer et n’ont pas encore eu le temps d’analyser leurs comptes. Et encore moins de les communiquer, aucune demande en ce sens ne leur ayant jamais été faite, pas plus cette année que les précédentes…

Autre scandale, celui des cartes Off. Là, effectivement, le chiffre de M. Germain devrait être réputé fiable (quoique, la compta de cette association étant tout sauf transparente…), puisque il intéresse au tout premier chef l’association AF&C, seule bénéficiaire de cette manne considérable. Rappelons que les compagnies, qui supportent seules l’effort de la ristourne concédée aux détenteurs de la carte, ne touchent pas un kopeck en retour de cette opération de com, destinée à remplir copieusement les caisses de l’association ! Mais le scandale réside bien dans cette appropriation autoritaire d’une recette réalisée sur le dos des artistes, dont la destination est plus que jamais au bénéfice exclusif d’AF&C.

Autre mensonge : Monsieur Germain certifie péremptoirement -et sans que le journaliste de La Provence ne le contredise*- que toutes les salles louent leurs créneaux : Faux ! Le plus gros théâtre du Off avec sa jauge de 288 places, le Chêne Noir, pratique exclusivement le partage de recettes, et ce depuis toujours. Un partage des risques, pure coréalisation, sans aucun plancher de recettes, à l’inverse de ce que d’autres salles font, n’hésitant pas à parler à tort de coréalisation. Et ce théâtre (36 000 spectateurs en 2010 à lui seul) n’est pas le seul à Avignon à faire ainsi.

Mais arrêtons là : la liste des mensonges de monsieur Germain** et de son “directoire” est bien trop longue. Ce qui est remarquable, en revanche, c’est que la presse locale jamais n’ose lui opposer un quelconque contredit, prenant ses assertions pour argent comptant…

Un mystère de plus dans cette gestion surréaliste d’AF&C, qui visiblement, n’a de comptes -de vrais- à rendre à personne, et n’en fait qu’à sa tête, au mépris des artistes, des compagnies et du public qui la font vivre.

Armand Héliot

* Joël Rumello : Comment le rédacteur-en-chef adjoint de La Provence peut-il laisser dire cela (à propos des coréalisations) à Greg Germain, sans aucun contredit en encadré, alors qu’il sait pertinemment que ce qu’affirme monsieur Germain est faux ? (Il connaît parfaitement la pratique habituelle du Chêne Noir, Gérard Gelas le lui ayant réaffirmée la veille, sans compter L’Adresse, par exemple, salle autogérée en mutuelle où tout est équitablement partagé entre les compagnies : les salles, le matériel, les techniciens, la com comme les recettes)… Joël Rumello a sa manière à lui de pratiquer le “journalisme”, fort peu déontologique.

** Toujours à ce sujet : Dans ce même papier de La Provence, Greg Germain affirme que lui seul fait réellement de la co-réalisation. Non seulement c’est faux, comme nous l’avons démontré, mais qui plus est, encore heureux que le directeur de la Chapelle du Verbe incarné ne sous-loue pas ses créneaux ! En effet, cette salle lui est gracieusement prêtée à l’année (et donc fermée 11 mois sur 12) par la Ville d’Avignon et sa mairesse. Manquerait plus qu’il la reloue !

AVIGNON OFF 2011 : AF&C, ou le combat perdu des dates du festival

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Nous avons décidé de publier avec son accord ce point de vue de Frédéric Muhl Valentin, metteur en scène des Carboni (actuellement au Théâtre des Carmes avec leur “Sarvil”), qui vient de nous parvenir :

AF&C a perdu un combat mené depuis des années, le combat des dates du festival.

Un off est toujours une manifestation en marge d’un événement officiel. Le Off d’Avignon a toujours existé en parallèle du Festival d’Avignon et sensiblement sur les même dates. Il a extraordinairement grossi, devenant par la même plus important, en nombre de spectacles et en retombés économiques.

Greg Germain et Bernard Le Corff ont vu le coup à jouer en décalant les dates du festival, malheureusement des centaines de compagnies ont perdu du public la dernière semaine. AF&C a ignoré l’alerte. A coup de centaines de milliers d’euros monsieur Le Corff veut faire croire que le festival off est le plus grand festival du monde. Mais ce 26 juillet France Inter et France Info annoncent la fin du festival. Pire, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat en charge du Commerce et du Tourisme à côté de Marie-Josée Roig, annonce lui aussi la fin du festival.

Nous pensions que Greg Germain avait mieux cadré les esprits de ses amis politiques. Nous avions pensé que Greg Germain manipulait tout cela dans des officines médiatiques. Eh bien non, Greg Germain n’est que le général en déroute d’un journal qui a du mal à fédérer ce qui pourrait être le plus grand festival du monde.

Frédéric Muhl Valentin
Metteur en scène des Carboni.
Ancien vice président des cies d’AF&C.

AF&C : Une Charte pour le Off ? Mon oeil !

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LE BILLET d’A. Héliot

Poudre aux yeux et foutage de gueule. Y a pas à dire, AF&C s’y entend pour mener le chaland en bateau ! Un culot monstrueux et une mauvaise foi totale qui, s’ils impressionnent les naïves compagnies qui font le Off pour la première fois, ne trompent pas les vieux briscards, publics ou artistes du Off aguerris, échaudés par la gestion calamiteuse de ce Off depuis quelques années, qui ne ressemble plus qu’à une très mauvaise foire au bénéfice de quelques profiteurs, loueurs de salles et “producteurs” réunis en confrérie d’AF&C.

Une Charte du Off donc, véritable Mireille du Off d’Avignon depuis toutes ces années de fonctionnement sous la bannière AF&C, déjà inscrite dans les carnets d’Alfa, la précédente association “organisatrice”, et jamais réalisée. Mais que l’on continue d’agiter comme un hochet au nez des compagnies et du public, hier 28 juillet encore une fois, sans concrétisation aucune.

Et pour cause. Car, quel intérêt les patrons d’AF&C auraient-ils à l’existence d’une charte “morale”, alors qu’ils sont les premiers responsables de la déliquescence de ce festival, et du virage pris, voulu par eux, vers un marché dans ce qu’il a de plus capitalistique et de plus vulgaire ? Le fric, le fric, le fric…

Et le pouvoir. Plutôt qu’hypocritement prôner une moralisation du Off à l’usage exclusif des autres, AF&C ferait mieux de commencer par faire le ménage dans ses propres rangs. En tout premier lieu cet exécrable Bernard Le Corff, patron repus et vaniteux du Collège de la Salle, qu’il sous-loue à prix d’or aux compagnies, 64 créneaux vendus cette année ! Et dont la vacuité intellectuelle et l’inculture n’ont d’égale que la vénalité qu’il affiche dans la presse sans complexe.

Une Charte du Off, oui, mais sous la forme d’un grand coup de balai à ces marchands du temple sans scrupules, qui dirigent AF&C à seule fin de leurs intérêts bien compris. Commençons par là déjà, et ensuite nous pourrons reparler d’une nécessaire moralisation du Off.

Armand Héliot ce 29 juillet

Photo : la fine équipe des administrateurs d’AF&C…

AVIGNON OFF 2011 : Le goût amer de la défaite…

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L’HUMEUR d’A. Héliot

Nous voici arrivés à la 3e semaine de ce Off, presque une fin déjà. Qu’en conserverons-nous pour souvenir ? Une certaine impression de défaite… Voilà résumée en un seul terme toute la “saveur” de ce Off 2011. Le mot est fort certes, mais juste : défaite du Théâtre, d’abord, puisque désormais ce Off appartient à 90 % (comme le dit tout autant que nous Willem, hier dans La Provence) à la retape la plus vulgaire qu’il soit et aux mauvais spectacles…

Défaite du public, également, puisque celui-ci boude ostensiblement les salles. Et défaite des professionnels : programmateurs et journalistes, qui repartent vite fait de ce Off 2011, sans jamais n’avoir connu le moindre frisson…

Et puis, le jeu de mots est trop tentant, nous parlerons également de dé-fête… En ce sens que la fête festivalière qui caractérisait jusqu’alors ce Off d’Avignon, qui célèbre (!) cette année ses 44 ans, cette joie palpable qui animait la rue et la nuit d’Avignon au mois de juillet, n’est plus vraiment là non plus. Défaite encore, et désertion de ce public lassé d’un niveau plus que médiocre côté spectacles, et d’un accueil plus que limite des “organisateurs” de ce Off, l’association AF&C qui ne fait rien pour en améliorer et l’image et la qualité.

Exécrable Off 2011, qui ne donne plus rien à voir que sa propre misère, artistique, intellectuelle, morale, théâtrale… et un appétit outré pour les jeux de pouvoir et de fric.

Défaite absolue, oui. Pas ou peu de découvertes réelles, très peu de très bons spectacles tout court, à l’exception des 5 ou 6 (sur 1143 !) dont nous vous avons parlé… Où est le Théâtre dans tout cela, où est l’Art ? En réalité, le Off, une si belle idée à sa naissance, est devenu, “grâce” aux petits calculs d’AF&C, une foire mercantiliste qui vire au cauchemar…

Il suffit de se balader rue de la République pour constater combien le pire du Off s’est accaparé la voie publique, avec les parades racoleuses et misérables de ces salles lamentables, que sont le Paris ou le Palace (entre autres), qui phagocytent ce Off avec leurs spectacles indignes, et avec un état d’esprit qui n’a plus rien à voir avec l’énergie première de ce Festival…

La faute aux vraies bonnes compagnies, qui désertent Avignon (mais on les comprend), aux loueurs de salles, qui accumulent les richesses sans complexes, et surtout à l’association AF&C, en la personne de son président et de ses sbires, qui ne veut pas faire le tri, et cautionne donc, de fait, cette énorme et désolante farce qui ne fait plus rire personne.

Une défaite absolue dont l’équipe dirigeante d’AF&C doit rendre compte, l’indigence artistique et les intérêts de pouvoir et d’argent les caractérisant plus que jamais. Mais cela, seuls les artistes peuvent en décider vraiment, en reprenant leur destin en mains… S’ils le veulent.

Armand Héliot

AVIGNON OFF 2011 : L’arnaque copieuse du soi-disant Prix AF&C aux compagnies : décryptage

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L’HUMEUR d’a. héliot.

Pauvres compagnies ! Et pauvre Théâtre ! Ce Off, depuis qu’il fut phagocyté par Greg Germain et ses amis de la confrérie des loueurs de salles, n’est plus qu’une arnaque monumentale… Enfumage généralisé, abus de pouvoir, prévarications en tous genres et conflits d’intérêt flagrants et sans complexe animent les orientations de l’association AF&C…

Ainsi, le “Prix AF&C” du Fonds de soutien aux compagnies, attribué ce 14 juillet dernier. Comme l’an passé, allons voir un peu en détails les “heureux lauréats” de cette noble initiative… financée sur le dos du public qui abonde ce sommet de cynisme, à travers l’achat de la fameuse “carte Off” (Y compris et surtout dans les mauvais multiplex du Off, genre Le Paris, dont Greg Germain se félicite qu’ils lui fournissent, par l’intermédiaire de l’achat de la carte Off, une grosse part des recettes d’AF&C. Sans commentaire…).

Comment ça marche ? Il faut savoir que chaque année, un “appel d’offre” singulièrement peu public, est lancé auprès des compagnies susceptibles d’y concourir par l’association organisatrice AF&C. Evidemment, le peu des compagnies dans le secret, s’empressent de soumettre un dossier à cet aréopage “d’experts” qui constituent le jury du-dit prix, parmi lesquels, hormis quelques identités “de paille” servant à cautionner la forfaiture, rien de moins que les membres du bureau de l’association :

Dans l’ordre, Greg Germain (président d’AF&C et patron de la Chapelle du Verbe incarné), Danielle Vantaggioli (Vice-présidente, proprio immobilière et directrice des deux théâtres Le Chien qui fume et Le Petit chien), Isabelle Decroix (Trésorière et lauréate l’an passé avec sa boite de production “ID production” de l’un des 11 prix attribués en 2010), Bernard Le Corff (Secrétaire d’AF&C et directeur du Collège de la Salle), Raymond Yanna (Trésorier-adjointd’AF&C et directeur de l’Espace Alya) …

Passons donc sur leurs goûts de chiottes, pas étonnants lorsque l’on considère la programmation de leurs propres “théâtres”… Ce qui est plus intéressant, c’est à qui vont ces prix, et où ces spectacles se produisent…

Cette année, donc, les heureux lauréats comptent parmi leurs membres, tiens, surprise ! :

“Dancing Color Box”, qui se joue Collège de la Salle, “Enquête sur Hamlet” qui se joue au Petit Chien (Théâtre Le Chien qui Fume), “Vénus” donné à la Chapelle du Verbe Incarné, “Le Porteur d’Histoire”, production Mises en capsules, des copains d’Isabelle Decroix, (Théâtre des Béliers), “Mystère Pessoa, Mort d’un Hétéronyme” du Collectif Hinc&Hunc au Théâtre du Rempart, dont le servile, opportuniste et détestable directeur Sylvain Cano-Clémente, qui s’est démené comme un fou pour se répandre dans la presse régionale sur les scènes conventionnées d’Avignon, est en mal de reconnaissance et vise certainement une place au Collège permanent des théâtres d’AF&C…

Et aussi deux (!) productions de L’Entrepôt (!!) inconnues, données par des compagnies dont on a jamais entendu parler…

Soit sur 10 prix du “fonds de Soutien AF&C”, la moitié au moins qui le sont par pur intérêt, direct ou indirect, des membres dirigeants d’AF&C… Et encore, on ne connaît pas tous les dessous… ;)

Bref, comme l’an passé, il s’agit-là de purs arrangements entre amis, qui, une fois de plus, décrédibilisent complètement le Off, spolient les compagnies, et ne servent que les intérêts bien compris d’AF&C, de leurs dirigeants et de leurs amis…

Une pratique limite délictueuse qu’il va bien falloir un jour faire éclater au plein jour, pour peu que les artistes et la presse s’en préoccupent vraiment, tant cette affaire pue purement et simplement.

A. Héliot.

Avignon Off 2011 : Comme chaque année, arnaques, prévarications et petites magouilles sont au rendez-vous…

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L’HUMEUR de a. héliot

AF&C a déjà attribué ses “Prix du Off” aux compagnies… On se demande bien comment, en huit jours à peine, ont-ils eu le temps de visionner la cinquantaine de spectacles qui s’étaient inscrits -naïvement- au “concours” de cette vaste fumisterie !

L’an passé déjà, les prix du Off furent attribués -comme par hasard- exclusivement aux spectacles, soit promus par les productions des membres du bureau d’AF&C, soit à ceux passant dans les salles appartenant aux membres de ce même bureau… Un enfumage typique de Greg Germain et de ses sbires aux commandes d’une association qu’ils ont raptée aux artistes et compagnies fondatrices du Off, à commencer par le regretté André Benedetto…. Mais on vous en reparle en détails.

Et puisqu’on parle d’éthique, soi-disant le dada du président auto-proclamé du Off, quand Messieurs Germain, Le Corff et consorts prendront t-il la décision d’exclure définitivement du programme d’AF&C, comme les statuts de l’association le prévoient en ce cas flagrant de manquement moral, ces marchands du temple qui arnaquent le spectateur en lui facturant l’appel résa au prix d’un numéro surtaxé (un 08 qui vous coûte 1,35 euros l’appel + 0,34 centimes la minute supplémentaire) ?

Je demande pour ma part l’exclusion définitive et sans appel de ces tauliers sans scrupules : à commencer par les Chevaliers du Fiel, mauvais humoristes et propriétaires de deux des trois salles les plus putassières du Off : Le Paris et Le Capitole, que le florilège de “spectacles” beaufs et avilissants, par eux-mêmes “programmés”, devrait déjà suffire à virer, et dont le misérable talent d’entrepreneurs de spectacles, si lucratif qu’il soit, n’arrivera jamais à les sauver de l’indigence artistique absolue qui est la marque de leur pratique d’amuseurs publics…

D’autant que les mêmes, déjà l’an dernier, ont bénéficié pour leur installation au Paris d’une scandaleuse subvention (70 000 euros tout de même !) attribuée généreusement sur le dos du contribuable local par Marie-José Roig, leur amie et visiblement fan inconditionnelle. Une forfaiture (il s’agit de deniers publics pour une entreprise privée) que M. Germain n’a jamais daigné dénoncer, comme il se doit…

Mais il est vrai que la mairesse est également une de ses groupies, et qu’elle lui offre libéralement, et depuis trop longtemps, la gratuité de sa salle de “la Chapelle du Verbe incarné” à l’année, qui appartient de fait à la ville et ne sert strictement à personne 11 mois sur 12…

Bref, cette année comme les précédentes, AF&C, “organisateurs” du soi-disant “plus grand théâtre du monde” (tu parles !) continuent, sur le dos des compagnies et du public, ce qu’ils ont entrepris de réaliser depuis le début de la mandature Germain : l’anéantissement pur et simple du Off sous l’ordure de la logique mercantiliste la plus abjecte…

Il faudra bien un jour qu’ils rendent des comptes : cette liquidation pure et simple du théâtre, du vrai, au nom des intérêts de quelques uns a assez duré.

A. Héliot.

OFF 2011 : Le Off, le ministre et ses courtisans…

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L’HUMEUR de a.héliot

Frédéric Mitterrand était jeudi à Avignon où il s’est fait copieusement conspué par le public du Festival et les professionnels… Mais il a l’habitude. Auparavant, il avait visité au pas de course le chapiteau du Off où le président d’AF&C l’attendait de pied ferme pour lui demander des thunes…

Greg Germain, qui selon Mitterrand est “un type formidable” (l’art rhétorique du ministre est sans limite !), voudrait des subventions… Et pour quoi faire au juste ? Le magot amassé par la vente des cartes Off, les contributions (chères) des compagnies et des théâtres au programme, les petits à-côtés… ne lui suffisent donc plus ? Pourquoi faudrait-il que le spectateur verse deux fois son écot (en tant que public, puis sur ses impôts) ?

Et pour quelle vision artistique ? Pour quel service public ? Au nom de quelle contribution au patrimoine culturel du pays ? Pour un Off, confisqué par la confrérie de loueurs de salles d’AF&C, et qui n’est plus ou presque que le réceptacle accommodant des productions du théâtre privé… Et souvent le plus mauvais, qui plus est !

Il rêve le Greg. Quant au Mitterrand, ce qu’il a promis ou pas à notre fringant président ne l’engage guère, vu qu’il sait pertinemment qu’il ne sera plus jamais ministre de la Culture d’ici quelques mois. Comme disait son oncle, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

Le soi-disant futur directeur du Festival, Olivier Py, “proposé” par le ministre mais loin d’être encore officiellement nommé, ferait d’ailleurs mieux lui aussi de se méfier, même si, comme son pote Mitterrand le dit perfidement, “Il était candidat depuis longtemps” !

Bref, comme chaque année dans le Off, petites manoeuvres et grands appétits sont à l’oeuvre. Et le Théâtre, dans tout ça ? Cela, chers lecteurs, n’intéresse plus vraiment grand monde, dans ce médiocre landerneau dont les intérêts et le goût de pouvoir ont depuis longtemps chassé l’amour de l’art… Et ça va finir par se savoir.

A. Héliot

AVIGNON OFF 2011. Le chiffre du jour : 25%, ou la compta selon Greg Germain, roi autoproclamé de la statistique

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L’HUMEUR d’a.héliot :
Suivez au jour le jour et sans langue de bois, dans cette édition 2011, les billets d’Armand Héliot, un classique du bruitduoff.com…

Greg Germain, notre désormais expert-statisticien et président d’AF&C, se livre ce jeudi 7 juillet dans les colonnes d’un quotidien local, dans lesquelles, coutumier du fait, il n’hésite pas à asséner péremptoirement de nouveaux chiffres relatifs à la “bonne marche” du Off, sans appel, puisque sortis de saint-Greg-Bouche-d’Or (En réalité complètement fantaisistes, invérifiés, en un mot faux, dans la veine de ceux dont il nous régale depuis quelques années et que personne n’ose lui contester)…

Cette fois, c’est soi-disant 25 % de la production théâtrale annuelle française (rien que ça !) qui serait selon lui, achetée par les diffuseurs lors de chaque édition du Off d’Avignon ! (au plus c’est gros, au mieux ça passe…).

Mais d’où tient-il cette statistique-là, qu’il donne comme incontestable avec le culot qu’on lui connaît ? Sur quelle base sérieuse repose son assertion comptable ?

Il faudrait peut-être que la presse locale cesse de relayer inconditionnellement la bonne parole du prêcheur officiel du Off, et notamment sa comptabilité délirante qui ne s’appuie sur rien : aucune base scientifique, aucune méthode éprouvée, aucune expertise sérieuse… Mais bon, la presse locale, le Greg il la connaît bien, et sait qu’il peut compter sur elle… les yeux fermés… ;)

Armand Héliot

OFF : Quand Greg Germain fait de la comptabilité…

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Comme chaque année, l’été arrivant, l’association AF&C en la personne de son incontournable président fait dans l’auto-satisfaction et le tartinage de chiffres. Quel ravissement semble t-il pour ces « désintéressés » animateurs que de pouvoir étaler devant la presse coite devant tant de munificence, la litanie de chiffres affriolants destinés à épater une poignée d’élus UMP, amis du président, et prouver au bon peuple ébahi des intermittents et autres professionnels, combien le Off d’Avignon est une belle et grande chose, magistralement dirigée par M. Germain et ses collègues loueurs de salles.

Ce qui pour ces braves gens constitue un nouveau record dont ils se pourlèchent les babines -pensez ! 1143 spectacles présents cette année !- nous apparaît plutôt comme le signe criant d’une incommensurable faillite artistique. Car en quoi en effet cette accumulation surréaliste de (mauvais) spectacles que l’on empile les uns sur les autres dans un programme indigeste et illisible peut-elle constituer une « bonne nouvelle » ? Où est la création, l’art, bref le Théâtre dans cette suite arithmétique surtout symptomatique du bon sens des affaires de ses thuriféraires ? Qui ont effectivement de quoi se réjouir, le bureau de cette association étant pour la majorité composé de « directeurs » de salles, que l’on remplit consciencieusement jusqu’à la gorge de « créneaux » juteux…

Les Le Corff et autres champions du multiplex savent de quoi je parle. Quant à Greg Germain,il ne pourra que se féliciter d’une exposition médiatique plutôt exceptionnelle, lui qui n’a jamais connu que les seconds rôles de séries télé tartes et autres figurations dans d’obscures comédies « à la Française »…

Bref, le Off fait son Off, comme à l’accoutumée. Accumulant les « bons » chiffres (souvent extrapolés) comme autant de friandises à jeter en pâture à son public de fans sous le charme, s’inventant des « échanges culturels » (La Chine cette année) comme s’il jouait désormais dans la cour des grands festivals, et allant jusqu’à faire montre d’une magnanimité ô combien chrétienne en se payant le culot d’un invité d’honneur en la personne de l’ancien patron honni du Off ! Un Alain Léonard si souvent détesté, que messieurs Germain et Le Corff dans leur grande mansuétude invitent désormais à enterrer la hâche de guerre et partager un calumet bien mérité….

Enorme farce que ce Off boursouflé qui n’a plus à offrir désormais, à de rares très rares exceptions près, que de mauvais spectacles vite montés, vite bouclés, vite enfournés dans les créneaux vendus à prix d’or par ces loueurs de salles, les mêmes qui se rengorgent de cette comptabilité hallucinante.

Angelina Vivaldi

Le Off se tiendra du 8 au 31 juillet prochains. Certaines scènes locales ont décidé de se démarquer de ces dates (les Halles, Chêne Noir, Balcon). Enfin, le Festival d’Avignon se déroule du 6 au 26 juillet.

AFC, petite “Conférence de presse” entre amis

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Encore une fois, AF&C avait bien fait les choses : à la Maison Jean Vilar, nous n’étions guère plus qu’une quarantaine à assister ce matin 29 juillet, à la conférence de presse en forme de bilan du festival Off. Et pour cause : le “président” n’ayant convié que ceux dont il était à peu près sûr, affidés à sa cause, plus ou moins intéressés à la bonne marche du Off selon la recette éprouvée d’AF&C… Parmi eux, le “bureau” au complet de ces purs bénévoles absolument dévoués à la seule cause du théâtre : Bernard le Corff (et ses 59 spectacles programmés), Isabelle Decroix (trésorière du Off et heureuse bénéficiaire d’un prix 2010 du Off, attribué à tout juste onze compagnies), les Vantaggioli, (vice-présidente pour Madame, ex-trésorière, et propriétaires tous deux du Chien qui fume et du Petit Chien, également hôtes de deux spectacles “primés” par le Off), Raymond Yana (directeur de la société de captation vidéo commanditée par AFC)… Bref tout un petit monde acquis à la grandeur du Off.

Il est vrai que, d’emblée et par anticipation, la petitesse de la salle voûtée, qui compte à peine plus d’une trentaine de places assises, était effectivement peu propice à un grand raout. Non, ici, visiblement, la confidentialité prime : d’ailleurs, n’est-on pas entre amis ? Quelques heureux élus, comme les lauréats des prix du off ou de celui du public de l’Adami, servant de caution à l’auto-satisfaction du “directoire” du Off, qui avait quelque communication importante à partager, entre convaincus. Effectivement, selon nos sources, quasiment aucun des acteurs véritables du Off, théâtres, compagnies, n’avait été invité formellement à ce simulacre de conférence de presse, surtout pas les structures d’Avignon, le Chêne Noir, par exemple, scène historique et à l’origine du Off avec Benedetto, n’ayant été informé de ces réjouissances que par la bande. Il est vrai qu’un Gélas et son “mauvais esprit” et sa grande gueule peuvent difficilement complaire à cette direction auto-proclamée du Off.

Quant à la presse, si nous étions plus de huit, c’est que nous avons mal compté. Il est vrai que cette dernière n’est guère en odeur de sainteté chez AF&C, depuis que certains de ses représentants se sont permis quelques réserves quant à la politique actuelle de l’association, de ses orientations pour le moins contestables. C’est donc entre amis que le président, content de lui, s’est livré, une heure durant, à un “bilan” qui n’a de bilan que le titre, ponctué de chiffres fantaisistes, sûr de son immunité. Les chiffres, parlons-en : selon Greg Germain, 37 183 cartes du Off auraient été vendues en 2010, auxquelles il conviendrait de rajouter les “6000″ distribuées par les lieux mêmes. Ce qui lui permet, un peu hâtivement, d’extrapoler 1 200 000 entrées payantes ! On jugera de la justesse et du réalisme de ses “calculs”. Selon lui, toujours, cela signifie une progression de 5% par rapport à 2009, sous-entendu tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… On se demandera simplement comment fait-il pour calculer un pourcentage de progression fiable sur une base chiffrée extrapolée (comme il le reconnaît lui-même) ? Passons et continuons.

Suivait une litanie de chiffres tous plus invérifiables les uns que les autres, et nous arrivions au discours moralisateur du président sur les accréditations professionnelles, selon lui portées à 3005 exactement cette année. A ce sujet, donc, et avec la verve vertueuse qui le caractérise, Greg Germain faisait observer à sa salle sous le charme la grandeur d’âme qui dicte leur attribution, paraît-il rigoureuse (tellement que quelques grands pros de notre connaissance se sont vu refuser la leur) et l’ampleur de sa générosité à l’endroit de ces indispensables invités, souvent suspectés de “profiter” de la très grande magnanimité du Off. La Classe, quoi, s’agissant de journalistes qui essaient de faire leur boulot, de producteurs et de diffuseurs qui sont tout de même là pour acheter des spectacles…

Après s’être étendu sur la “réussite” que constitue le “Village” du Off, à “l’atmosphère unique et bon enfant” (je cite), dont cependant le Magic Mirror a déserté les lieux le 27, date de clôture du “In” (pour simple raison technique, selon le régisseur général), Greg Germain continuait son numéro de séduction, drapé dans la dignité d’homme de bien qui lui sied si bien. Ainsi, nous “apprenions” les “bons” chiffres de fréquentation du site d’AF&C : 3 millions de clics en provenance de 105 pays… Alors, là, estoqués, nous n’avions qu’à baisser l’échine, devant une telle abondance de bonnes nouvelles… 3 millions de clics depuis le 1er juillet, c’est tout de même plus que Libération.fr toute l’année ! mais passons encore… Le reste étant à l’avenant, et devant l’absence généralisée de contradiction d’un public forcément acquis, Greg Germain s’enhardissait : voilà que nous en arrivions à “l’audience internationale” et les partenariats. Du grand Art ! Ainsi, d’un annoncé partenariat avec “Fringe” (Edinbourg) d’ores et déjà “signé” selon son président, quelques minutes plus tard contredit par son propre chargé du développement, qui parle lui d’une signature “peut-être pour la fin de l’année”…

Ou bien encore, dans le registre tout le monde s’arrache nos compétences : Okinawa, le Off de Pekin, en bref l’ambition d’AF&C de fédérer tous les grands “Off” du monde entier autour de son expertise ! On croît rêver. Le tout ponctué librement de considérations oiseuses sur la presse nationale, “qui ne joue pas le jeu” (il faut dire qu’en se répandant sur Libé comme il le fait dans la PQR, ça ne facilite pas les choses), sur la “France des Grands Larges”, belle expression destinée à rappeler à son auditoire qu’il accorde beaucoup d’interviews à France-Antilles Martinique, qui le lui rend bien, sur le travail considérable et “bénévole” des membres du bureau d’AF&C, empreint d’une “spontanéité” et d’un désintéressement que tout le monde s’accorde à reconnaître… pour finir par nous entretenir de l’abération qui réside dans le fait que l’Etat n’aide pas son association (d’ailleurs, il rencontre le Ministre à ce sujet).

Bref, un panégyrique à la gloire de Greg Germain, digne successeur du fondateur du Off, qui dépense son énergie sans compter au profit de tous, au bénéfice des artistes et des compagnies… un exercice d’auto-satisfaction et de suffisance dans le droit fil de ce à quoi le président du Off, qui “ne dirige ni ne décide rien” nous a malheureusement habitués depuis toujours.

Eléonor Zastavia ce 29 juillet

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