« RUY BLAS », « LE TEMPS QUI RÊVE » : MOUTON NOIR UN JOUR, MOUTON NOIR TOUJOURS

LEBRUITDUOFF.COM – 12 juillet 2017

Le temps qui rêve, jusqu’au 30 juillet à 14h15. Relâches les 12, 19 et 26 – Théâtre des 2 galeries / Ruy Blas, jusqu’au 30 juillet à 20h35. Relâches les 12, 19 et 26. – Théâtre des corps saints.

Découvert en 2014, dans une adaptation façon «Folie des grandeurs » d’une œuvre majeure de Victor Hugo, « Ruy Blas », la compagnie des Moutons Noirs n’a depuis eu de cesse de nous surprendre. Une fois de plus dans trois pièces d’Anton Tchekhov « Des Amours » dont je vous parlai en 2015.

Grande fût ma tristesse lorsque leur nom ne figura pas dans le programme du Off 2016. Des stickers (leur marque de fabrique) visibles dans les rues d’Avignon montraient un Mouton Noir endormi… Présage d’un réveil créatif pour cette nouvelle édition ? Effectivement, c’est avec un immense plaisir que les Moutons Noirs nous reviennent, toujours plus inventifs et étonnants…

Cette année, ils nous proposent une création originale de et avec Axel Dhrey, « Le temps qui rêve ». Pièce dans laquelle six comédiens se partagent l’affiche de cette ode à la vie… Certains comme Roland Bruit (le Roi dans Ruy Blas), mais également de nouveaux artistes, sont venus partager cette aventure.

Nous découvrons Gabriel et partageons avec lui un voyage onirique à travers 12 histoires, 12 rêveries, 12 moments hors de toute réalité… Une quête du temps qui reste et qui s’égrainant, nous fait prendre conscience des cadeaux que la vie nous offre, de toutes ces choses que l’on voudrait et que l’on espère vivre encore…
« Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer…
»
reprennent-ils à l’unisson comme le chantait Serge Reggiani seul face à la fatalité.
Leur performance est touchante, bluffante, subjuguante, admirable !

Les tableaux s’enchaînent et nous sommes happés par tant de justesse et de délicatesse. Chacun d’entre nous pourra, c’est certain, se retrouver dans ce voyage onirique. Voyage que Gabriel nous fait partager, vivre, revivre.
La scénographie est tout simplement sublime. Rarement , j’ai eu la chance de découvrir autant d’originalité sur une même scène. Les rires se mêlent aux larmes, aux tremblements que nous ne contrôlons face à cette prouesse. Douce, tendre, drôle, piquante, orchestrée par une bande-son époustouflante, une fois de plus la compagnie des Moutons Noirs frappe fort avec cette nouvelle pièce, et comme à son habitude nous transperce par tant de talent et de folie.
« Et si nous étions faits de la même matière que les rêves ? »
Pour le savoir, laissez-vous transporter…

Emilie Murzilli-Touat

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