Le buzz du Festival

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LE BUZZ DU FESTIVAL : Le fil quotidien du IN et du OFF, ses dessous de cartes, ses coups fourrés… Bref, la rumeur d’un festival !  Suivez-en le buzz au jour le jour : en une ligne, tout  CE QU’IL FAUT SAVOIR du festival, de sa vie souterraine, de ses pros et du « marché », de ses spectacles et de ce que le public en pense, de ce que nos lecteurs nous en disent …

-3 spectacles dont on nous dit beaucoup de bien, mais que nous n’avons pas encore vus : Noir et Humide au Transversal, avec une excellente comédienne paraît-il, La dernière Bande avec le sublime Denis Lavant aux Halles et Déglutis… au Balcon avec Andréa Bescond…  

à ce sujet d’ailleurs, sachez que pour la 2e année consécutive LE GRAND PRIX GUILLAUME BERTRAND -qui honore chaque année la pire des daubes du OFF (toutes catégories confondues)- est ouvert : chers lecteurs et spectateurs du OFF, envoyez-nous vos votes à : lebruitduoff@yahoo.fr, mention PRIX GUILLAUME BERTRAND 2019. Le, la ou les récipiendaires seront connus et publiés le 27 juillet prochain. Merci à vous !

Pas beaucoup d’humour… et surtout pas très pro, ce Guillaume Bertrand, « agent » de spectacles et patron de l’agence « Coupe-filerelations médias » (la bien nommée : avec lui on est tranquille)… Comme relations médias, il est plutôt fortiche le monsieur : ne cessant de débiner la presse qui ne lui est pas confortable -et notamment nous- ce grand agent de relations publiques & presse casse en privé tous les médias qui ne lui conviennent pas, nonobstant tout de même qu’il met ainsi en porte à faux ses « poulains » (cela dit, ce ne sont pas des perles non plus…). C’est dommage, nous qui l’avions honoré l’an passé en donnant son nom à notre grand prix des pires daubes du Off, le Grand Prix Guillaume Bertrand… On est déçus 😉

-On est le Week End du 14 juillet, traditionnellement LE pic de fréquentation du OFF... Et bien, cette année, c’est tout le contraire, ou presque : les grandes salles ont vu chuter leurs résas, et nous mêmes -dont la fréquentation du journal suit fort logiquement celle du OFF- aussi… Mystère… Encore un coup du dérèglement climatique ? 😉

-Vous savez quoi ? Le Bruit du Off est très heureux, chaque année, -et malgré notre réputation de « méchants »-  de rendre heureux les gens : les spectateurs d’abord, qui nous écrivent pour leur avoir présenté certains spectacles qu’ils n’auraient peut-être pas cochés dans leur cahier de festivalier. Et bien sûr les compagnies –  les artistes – dont on voit plein d’étoiles dans les yeux lorsque l’on parle en bien de leurs spectacles, ou qu’on les cite dans nos « tops ». Sachez, chers artistes, nous aimons partager avec nos lecteurs nos coups de coeur, sans filtre. Et vous nous rendez heureux en retour par votre émotion… Merci à vous.

Et quoiqu’en disent les principaux intéressés (les salles et compagnies, toujours promptes à gonfler leurs chiffres), le OFF est plutôt mollasson cette année. Il a du mal à démarrer vraiment, à 3 jours du 14 juillet, traditionnellement le pic de fréquentation : les rues sont agréables à circuler (à l’exception de la rue de la Ré insupportablement arpentée par les « PSG » (le Peuple des Suceurs de Glace) qui viennent là admirer les très médiocres prestations des musiciens de rue, jongleurs, et autres adeptes d’Aurillac), et surtout les salles (à l’exception des « grands » théâtres du OFF)  sont au mieux à moitié vides -et encore, on ne lésine pas sur le remplissage par voie d’1 place achetée, 1 place offerte… Bref, c’est mou !

L’argent du Off : encore une « enquête » pointue et sourcée du grand quotidien d’Avignon (et des bistrots vauclusiens) ce matin dans « La Provence » : le budget d’une « petite » compagnie du OFF (entendez une troupe amateur) à 5000 euros leur participation au Festival ! Ils sont forts ces gamins… Suit le détail chiffré du budget, où hormis le fait qu’il ne payent pas leur créneau (en « co-ré » dans une obscure salle de moins de 50 places), ni l’hébergement (!), surtout, ce que ne dit pas l’excellent quotidien d’investigation, n’apparaît nulle part les salaires des comédiens et des techniciens… Bref, c’est sûr qu’à ces conditions-là, amateurs, on peut faire son Off à moins de 5000 euros ! Sauf que la réalité des vraies compagnies professionnelles est plus réaliste : à 100 balles par fauteuil le prix de location d’un « créneau », et en rajoutant les salaires (ce à quoi ils sont tenus et par la loi et par la « Charte AF&C », rappelons-le), l’hébergement prohibitif… on atteint vite 30 000 euros a minima pour une compagnie professionnelle… Mais ça, notre grand quotidien d’Avignon (et des bistrots vauclusiens) n’en souffle mot.

Le public du OFF se raréfie, c’est une évidence, mais plus grave, il se paupérise. C’est une réalité : -15 à 20 % de fréquentation en moins en 2018 par rapport à 2017, selon l’aveu des théâtres eux-mêmes. Il se paupérise en pouvoir d’achat, ce qui se traduit immédiatement par des séjours de bien plus courte durée qu’il y a une dizaine d’années, mais il s’appauvrit également intellectuellement. La preuve en est la sociologie de la fréquentation des salles : passons sur l’engouement d’un certain public pour les « boîtes à rire » vulgaires de la rue de la Raie et avoisinantes. Celles-là,  les Palace, Paris, Capitole…on les connaît. Elles ont le public qu’elles méritent. Et qui leur ressemble. Elles distillent les pires spectacles, le plus insupportable et infâme du « théâtre » des boulevards depuis des lustres, donnant une image affligeante du OFF aux visiteurs débarquant de la gare centrale… Mais plus inquiétant, sont ces pseudo-théâtres qui se la jouent « théâtre » justement, sous un vernis « culture », avec des propositions démago et faciles qui cherchent à attraper leur public comme des mouches fascinées par leur affichage « d’auteurs » reconnus du grand public -les classiques comme les « contemporains » ringards à la Lars Noren, Lagarce ou Visniec sur-joués (et par n’importe qui) – dans des simulacres de re-créations qui n’en sont pas. Ceux-là sont peut-être pires que les premiers cités, car encore plus toxiques pour le théâtre de création : ces Roi René, Collège de La Salle, Espace Alya, Théâtre Notre Dame, Alibi, Alysée, Théâtre du Chapeau d’ébène… on en passe et des « meilleurs ». Ceux-là sont les vrais putassiers du OFF, instillant leur venin au sein de cette population culturellement paupérisée, ces »Gilets jaunes » en puissance, ces petits profs fascinés par le texte mais qui n’oseront jamais aller dans le IN ou les grandes salles, ces suceurs de glace de Châteaurenard qui s’imaginent se « cultiver » en fréquentant ces salles où la création a abdiqué, où les plus mauvaises « compagnies » se produisent, où la retape et la contrefaçon intellectuelle et artistique sont la règle.. Pauvre OFF qui se suicide année après année un peu plus.

-Vous avez sans doute remarqué que pour l’instant, on a peu  ou pas de « Je fuis » dans notre rubrique éponyme : c’est qu’en réalité, nous prenons soin de nos premières pré-sélections et allons vérifier en priorité nos premières impressions analysées dans nos 90 pré-sélections de notre dossier  « Demandez le programme«  ou de nos 50 recommandations de notre « 50/50« . Dont nous sommes assez fiers, pour tout dire, car à ce 9 juillet, nous ne nous sommes guère plantés, visiblement… En revanche, nous avons découvert nombre de petites perles que nous n’avions pas pressenties au prime abord, et qui sont absolument inratables : elles sont dans notre onglet « Le spectacle du jour« , comme par exemple, Une Goutte d’eau dans un nuage, au Transversal, Vendetta au Golovine, INGING au Théâtre de l’Oulle, pour ne citer qu’eux… Vive le OFF et ses découvertes !

-Et puis, puisqu’on parle météo, un petit conseil : dans la PQR, fiez-vous plutôt aux prédictions du Vaucluse-Matin qu’à celles loufoques du grand quotidien d’Avignon et des bistrots vauclusiens, La Provence : celui-ci donnait ce matin « un temps lourd et chaud » (sans avis d’orages donc), alors que son confrère annonçait bien pluies et orages sur Avignon aujourd’hui. Et c’est assez fréquent. On ne sait pas où La Provence pêche ses infos météo, mais va falloir réviser vos sources, les gars !

Il pleut ce 9 juillet… C’est super, ça rafraîchit ! Mais on en connaît qui doivent faire la gueule dans le OFF,  tous ces « théâtres » qui squattent l’espace public avec leur billetterie et leur file d’attente à même la rue (Mais que fait la mairie ?) comme le détestable Théâtre Notre Dame ou encore ceux de la Rue des Teinturiers… Et oui, les gens, le OFF est lui aussi soumis aux aléas du climat ! Va falloir recoller vos affiches, les gars ! Et dans le IN, aller se taper l’insupportable Rambert dans la Cour pendant près de 4h (!) sous le déluge ou dans l’humidité au mieux,  a des chances de parachever le flop historique programmé par Olivier Py… 

-Dire que France 5 a osé diffuser en direct la captation de ce désastreux « Architecture » dans la Cour samedi dernier… Pas pire contre-publicité, qui a dû en décourager plus d’un à aller s’asseoir sur les gradins du Palais… La chaîne, qui s’y était engagée, s’en mord encore les doigts…

Une lectrice assidue nous recommande Je vole et le reste je le dirai aux ombres de la compagnie fouic  au Théâtre des Gémeaux à 10h: « C’est époustouflant, tant niveau mise en scène que jeu des comédiens, et histoire … celle de Richard Durn, tueur du conseil municipal de Nanterre« …. On essaiera d’aller vérifier…

-Hier 8 juillet, 2e jour sans toilette au 11-Gilgamesh (très pratique en cas d’urgence) ! aujourd’hui 9 juillet, l’une d’entre elles a été réparée, enfin… Mais il ne faudra pas avoir de gastro inopinée 😉

-D’ailleurs à ce sujet,visionnez notre interview fort instructive du président d’AF&C, Pierre Beffeyte, notamment quand il évoque la jauge totale du OFF qui serait de 3 millions de places disponibles, alors que selon ses propres dires en 2018, seuls 1 million de billets ont été vendus… Ce qui est l’aveu clair d’un OFF qui rame : si nous savons compter, c’est seulement 33% des places payantes dispo qui partent… Certes les théâtres remplissent un peu avec des invits, mais bon. Les chiffres sont éloquents !

-Démarrage laborieux pour ce OFF 19, déjà essoufflé avant d’avoir vraiment décollé… A l’exception de quelques dizaines de spectacles qui cartonnent et des grands théâtres du OFF (Manu, Halles, Chêne…) qui font le quasi plein, beaucoup de fauteuils vides au 9 juillet… Habituellement, ça démarre vraiment dès le 3e ou 4e jour… On verra.

– Et pour en finir avec cette chose sans nom, il suffit de savoir qu’à l’origine Py avait prévu de mettre « Architecture » à la Fabrica. Mais un désistement du spectacle initialement prévu dans la cour a catapulté ce pauvre  Rambert dans la Cour sous les sunlights. Que n’aurait-il du s’abstenir : se faire démolir unanimement et par la presse et par le public est difficile à assumer, à Avignon en particulier. Et que dire des comédiens qu’il a embarqués dans cette galère : ils doivent être ravis de « l’aubaine » ! 😉

Architecture dans le IN est tellement mauvais et imbuvable que chaque soir la Cour se vide d’un tiers de ses spectateurs en cours de route… Un échec cuisant pour Olivier Py qui a programmé ce truc imbitable… On adore les titres de la presse, comme celui cinglant du Figaro.fr : « Une Architecture de carton-pâte« …

Un scoop : l’association AF&C, qui est présumée orchestrer ce foutoir magistral qu’est le OFF, renonce à sa « Charte du OFF »,  que de toutes façons, personne, mais personne ne respecte : censée règlementer les « bonnes conduites » des compagnies du OFF, créée par le regretté 😉 Greg Germain, ce truc improbable, impossible à contrôler, n’a jamais fonctionné – une « Arlésienne » comme le dit joliment Pierre Beffeyte. Chacun fait comme il veut, affiche à la sauvage, ne paye ni ne déclare ses comédiens, ne respecte aucune consigne de sécurité (voir le 11-Gilgamesh l’an passé), prend ses spectateurs pour des citrons et les compagnies pour des porte-monnaie… Bref, c’est le foutoir total.  Du coup, AF&C renonce… Vous en saurez plus en visionnant l’interview ici de son président Pierre Beffeyte…

Bon déjà ça commence mal pour le IN : comme on s’y attendait « Architecture » de Pascal Rambert, malgré ses vedettes (mal) reliftées et over-médiatisées (on se demande bien pourquoi, pas grâce à leur « talent » en tout cas), est un pensum indigeste et insupportable de faux lyrisme et de pédantisme théâââââtral. Mais c’est ce qu’aime Olivier Py, hélas, et du coup il l’inflige à ses spectateurs sans férir. Même « La Provence », le grand quotidien d’Avignon et des bistrots vauclusiens, trouve ça mauvais, c’est tout dire !

C’est parti ! Le OFF ouvre ce 5 juillet avec près de 1600 spectacles ! Pas que des perles hélas. Du coup, on vous a conconcté une pré-sélection de 90 spectacles, « Demandez le programme » + un 50/50 qui répertorie nos 50 recommandations : les spectacles à ne pas rater !

Pas de très bons retours d’ « Architecture », le spectacle IN de Pascal Rambert dans la Cour d’Honneur… On vous en reparle…

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