Le buzz du Festival

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LE BUZZ DU FESTIVAL : Le fil quotidien du IN et du OFF, ses dessous de cartes, ses coups fourrés… Bref, la rumeur d’un festival !  Suivez-en le buzz au jour le jour : en une ligne, tout  CE QU’IL FAUT SAVOIR du festival, de sa vie souterraine, de ses pros et du « marché », de ses spectacles et de ce que le public en pense, de ce que nos lecteurs nous en disent …

Prolongez toute l’année le goût des Festivals d’Avignon, IN et OFF, en cliquant chaque jour sur notre quotidien théâtral LE BRUITDUOFF TRIBUNE ! Toute l’actu du spectacle vivant de Paris à Bruxelles ou Lausanne, sans oublier les Régions et leurs métropoles… Rejoignez nos 65 000 lecteurs mensuels sur un quotidien 100% « BDO compatible », qui traite l’info et la critique théâtrales sans tabou ni trompettes !

Morts de rire : ce matin 2 août, alors que toute notre équipe s’apprête à partir en vacances (fort méritées), voilà que nous recevons par courriel une « mise en demeure » émanant d’un « cabinet d’avocats » soi-disant spécialisé dans le Droit culturel (entre parenthèses ledit cabinet fait de la pub sur internet, à l’encontre des principes déontologiques de la profession et de la loi qui interdit à tout avocat de faire de la publicité sur ses activités : Or, publier librement sur le net un site faisant la retape de leurs « services » juridiques tombe sous le coup de la loi). Cette mise en demeure provient d’un certain « Guillaume Bertrand » (ou avec T, comme les dupondt ?), manifestement mécontent de ce qu’on écrit sur son « agence » théâtrale, et sur le fait que nous ayons créé un Grand Prix qui porte le même nom que le sien pour désigner les pires daubes du OFF : 1) nous faisons alors remarquer à ce monsieur qu’hélas pour lui, des Guillaume Bertrand, il y en a des chiées en France, au moins une dizaine d’occurences par département… Il eut mieux pour lui qu’il s’appelât Houdinière ou Martinez, par exemple, plutôt que ce patronyme passe-partout de Bertrand, pour exercer son métier d’agent théâtral : il aurait eu plus de chances de se distinguer. 2) ce n’est pas de notre faute si son agence « Coupe-file » diffuse les pires merdes qui soient. Et ça, comme nous le faisions remarquer à ses « avocats », c’est de notre droit le plus strict de le penser et de le publier. C’est notre job, et c’est même une mission de salubrité publique que de le dire. 3) Enfin, ce cabinet très informé nous menace de poursuites si nous ne retirons pas les papiers soi-disant concernant son « client » : à quoi nous répondons que bien sûr il n’en est pas question, mais que de surcroît, nous nous réservons la possibilité de les attaquer, eux et leur « client » pour entrave à la liberté de la presse. A bon entendeur.

Allez, cette fois le OFF est fini et bien fini. En ce 28 juillet, sous un ciel maussade, chacun s’apprête à boucler ses valises, et demain le ballet incessant des camions des compagnies animera encore quelques heures la ville rendue à elle-même, à sa douce quiétude habituelle de ville de province, belle endormie sous l’azur éolien… De ce festival nous resteront quelques beaux morceaux de théâtre, s’agissant du OFF, et du IN un goût amer d’immense gâchis, de fête avortée et d’avenir compromis… Ainsi va la vie… Merci chers lecteurs de nous suivre aussi fidèlement depuis 2010, et à l’année prochaine, pour de nouvelles aventures !

A propos de subventions publiques : M. Beffeyte le patron d’AF&C se vantait il y a quelques jours (c’est une tradition quand on est président d’AF&C que de se vanter pour un oui ou pour un non…) dans la toujours très informée et pas du tout lèche-cul PQR locale de ce que de plus en plus de troupes subventionnées se payent un créneau dans le OFF d’Avignon. M. Beffeyte ne réfléchit guère, comme ses prédecesseurs, et voit midi à sa porte : en réalité, il s’agit en fait d’un pur scandale, (qui frise le détournement de fonds publics) que des collectivités publiques avec notre argent public subventionnent des compagnies pour engraisser et les loueurs de salles privées (qui constituent 95% du OFF) et autres thénardiers du festival : hébergeurs, restos et on en passe. Ne vaudrait-il mieux pas que ces financeurs publics, peu avares du bien des collectivités puisque ce n’est pas le leur (mais le nôtre oui), achètent directement des spectacles aux dites troupes plutôt que d’alimenter encore un peu plus cette machine capitalistique qu’est le OFF, au profit d’une poignée de profiteurs privés ? 

-Dans un autre ordre d’idée, mais tout aussi imbuvable : on vous a déjà relaté le comportement douteux du patron de LaScierie, nous avons même été les premiers à le faire, avec Sceneweb. Le grand quotidien très informé « La Provence » a repris l’info 2 jours plus tard, histoire de paraître au courant de ce qui se trame dans le OFF, mais bon… Ce qu’il faut retenir, c’est que LaScierie appartient à un épicier (!), bio certes, mais un épicier quand même et qui se comporte comme tel. Lui, il est là pour faire du pognon –labellisé « équitable », point barre : rien à foutre que les compagnies à qui il loue fort cher ses créneaux voient passer à longueur de journée les bagnoles des clients de son épicerie minable. Rien à foutre qu’il n’y ait aucune billetterie digne de ce nom, rien à branler que les compagnies n’aient même pas un technicien digne de ce nom à leur disposition alors qu’elles louent quasi 20 000 euros TTC leur créneau dans ce lieu extra-muros où personne ne vient. Un épicier, on vous l’a dit. Et de la pire espèce, sans vergogne et dont on ne sait par quel miracle (ou influence ???) -en fait, si, on sait- les élus se sont entichés. Comment AF&C laisse t-il faire ainsi ce pauvre type, tout influent et labellisé « équitable » (mdr) qu’il soit ?

-A FUIR (et à vomir) : Allez, on vous a réservé quelques petites perles concernant le comportement absolument hallucinant – et même tombant sous le couperet de la Loi- de certaines salles du OFF, que personne n’ignore et surtout pas AF&C et son président… Pour exemple, ce « Vu en direct » par un de nos collaborateurs hier soir 26 juillet vers 23h au Théâtre Notre Dame : son « patron », l’insupportable Paul Silve (déjà bien connu pour ses comportements déplacés avec les comédiennes des compagnies qu’il reçoit, entre autres attitudes douteuses à l’égard de ses employés, de ses voisins, de son public et du reste du monde), donc ce Paul Silve qui a pété un plomb devant ses spectateurs en jetant à terre le conducteur d’un scooter sur sa machine – un petit jeune certes provoc mais qui ne mérite pas de se retrouver sur un fauteuil toute sa vie pour sa petite incivilité- parce qu’il avait eu le « toupet » de passer bruyamment dans « sa » rue (rue du domaine public,  faut-il le préciser et qu’il squatte d’ailleurs illégalement sans que la mairie s’en émeuve). Résultat : non content de jeter à terre ledit petit Beur (oui, parce que M. Silve visiblement n’aime guère cette « typologie »-là), il s’apprêtait à le rouer de coups à terre avec une chaise devant le public médusé, avant que n’intervienne une voisine -et certainement pas un de ses technos, sa fille ou sa femme qui ont bien trop peur de lui. Voisine qu’il a copieusement insultée, elle aussi ! Inutile de dire que notre collaborateur est prêt à témoigner en sa faveur si le jeune en question porte plainte. Qu’il le sache.

Drôles de pratiques au Théâtre Actuel. D’une fidèle lectrice : « Nous sortons de ce formidable et pédagogique « les filles aux mains jaunes» au Théâtre Actuel… Comme  j’aime être au premier rang, je m’installe derrière la barrière à 11.30 (pour le spectacle à 12.05). Cette discipline est pourtant mise à mal lorsque je découvre que certains spectateurs s’installeront avant moi dans la salle du fait d’avoir consommé au bar du théâtre…. Drôle de pratique je trouve ! 16 euros la place et une demie heure d’attente, c’est déjà pas mal. Pourquoi le fait de boire un verre rend-il le spectateur prioritaire ? Un panneau sibyllin prétend expliquer cette pratique, selon un des contrôleurs peu courtois lorsque nous sommes plusieurs à faire remarquer cette forme de discrimination… Ainsi va la vie à Avignon où tout est bon pour faire du pognon ….Heureusement la jolie pièce a effacé l’incident là où l’on parle d’égalité… »

La Scierie, lieu de non-droit pour les compagnies du OFF ? « La Scierie » accueille depuis deux ans des compagnies du OFF. Ce lieu, situé extra-muros, à côté du commissariat St Lazarre, visiblement ne se conduit pas comme il le faudrait avec les compagnies qu’il reçoit. C’est d’autant plus inadmissible que l’association « Le Quai » bénéficie du label « économie sociale et solidaire » ! liresur notre home-page le communiqué groupé des compagnies hébergées par ce lieu OFF.

-Et d’ailleurs, l’an prochain , pour notre 11e saison (déjà !), nous ouvrirons une nouvelle rubrique spéciale PROS : « PROGRAMMEZ-LES ! »…
Rendez-vous en 2020 !

-Piqure de rappel :  C’est quoi exactement le « J’Y VAIS / JE FUIS » ?  Bien sûr ceux qui nous lisent depuis 2010 le savent…  Le « J’YVAIS / JE FUIS » est LA rubrique phare du OFF d’Avignon, pour plusieurs raisons (mais pas forcément les bonnes, comme on le lira plus loin) : rapide, succinte, percutante, cette rubrique permet aux « Offeurs » pressés -et aux professionnels et compagnies, très friands du truc (surtout les progammateurs, on fait office de défricheurs !) – d’un seul coup d’oeil d’un seul, de se faire une idée de ce qu’on recommande ou pas. La forme est lapidaire, expéditive, certes, mais efficace ! (et  nous renvoyons la plupart du temps aux articles de fond). En tout cas très consultée, pour des raisons très contemporaines d’accès rapide à l’information, de facilité de consultation sur le net, et à l’usage des trop pressés ou trop  fainéants qui n’ont pas envie de « s’emmerder » à lire vraiment une critique argumentée… Mais le « J’Y VAIS / JE FUIS » surtout, fait partie de notre dispositif éditorial qui se décline en trois séquences : la classique critique de théâtre, les interviews quotidiennes d’artistes et de metteurs en scène, et cette fameuse rubrique que vous consultez  fébrilement chaque jour. 3 manières de chroniquer les spectacles... Dans le « J’YVAIS / JE FUIS » , vous trouverez les avis lapidaires de nos choniqueurs qui résument en un « tweet » leur première impression, généralement suivie ou accompagnée d’un papier ou d’une interview. C’est court, facile à lire et ça résume parfaitement l’impression première du chroniqueur. Mais vous y lirez également  l’évocation de spectacles que nous ne prendons pas la peine de chroniquer par une critique de fond,  car trop mauvais ou inutiles : ce sont nos « JE FUIS ».  En réalité, le BDO voit chaque année près de 300 spectacles, ce qui fait de notre journal le premier en termes de critique théâtrale comme de fréquentation (bien loin devant Scèneweb, Télérama, Libé ou La Terrasse)., soit près de 500 000 lecteurs uniques chaque mois de juillet ! Nous en choniquons sous une des 3 formes précitées près de 250 par festival. Les autres, ceux qu’on a vus mais dont on ne parle pas, c’est par empathie pour une jeune compagnie qui ne mérite pas d’être « cassée » publiquement, ou tout simplement parce que nous pensons qu’il est inutile de perdre son temps à écrire -ne serait-ce que 140 signes-  sur un spectacle médiocre, sans intérêt, mais pas vraiment mauvais, qui ne mérite pas non plus l’opprobe. Voilà le pourquoi et le mode d’emploi de votre rubrique préférée, chers lecteurs fidèles du Bruit du Off !

-ça sent la fin… On va pas se mentir, le OFF c’est fini, ou quasi. En ce lundi 22, les rues sont enfin circulables, les terrasses des bistrots accessibles… On respire ! Demain 23 le IN boucle et cela marquera la vraie fin du OFF. Déjà les programmateurs et autres professionnels sont partis, les salles se vident, quoiqu’elles ne furent jamais vraiment remplies à l’exception de quelques spectacles et d’une poignée de théâtres… Dans ces conditions, pour les compagnies, poireauter jusqu’au 28 va être un vrai chemin de croix. Comme chaque année, forcément : tant qu’AF&C ne comprendra pas qu’il est inutile (et coûteux pour les compagnies) de jouer les prolongations après que le IN fut achevé, il en ira toujours ainsi…

-L’argent du OFF (suite) : Pour en revenir aux comptes de l’association AF&C, qui ne nous les a jamais fournis, malgré nos multiples demandes : Bien sûr que nous les connaissons, il a fallu passer par nos relations pro et amicales pour les obtenir -y compris parmi leur conseil d’administration-  et c’est 1) parfaitement anormal et 2) parfaitement immoral : n’en déplaise à Mr Beyfette, président d’AF&C, qui nous rétorque que ses comptes sont publics, c’est faux : il soutient qu’ils sont publics car accessibles aux seuls adhérents d’AF&C (compagnies, théâtres), ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Cela n’a rien de « public » puisqu’il faut être adhérent pour y accéder. Or, c’est illégal, cher président : AF&C est subventionné -vous vous en êtes assez vanté dernièrement- et vous avez donc OBLIGATION légale de publier vos comptes. Accessibles à tous, tous les citoyens, et pas seulement à une faction d’initiés, « compagnons » et « adhérents » de ce qui s’apparente plus à une société secrète qu’à une association de droit public…

Un truc qu’on se savait pas -et pour cause, vous lirez plus loin- et qu’on a appris en cette édition 2019- c’est qu’AF&C VEND ses accréditations  ! Oui, vous avez bien lu : VEND !!! Du jamais-vu ! Soi-disant pour « abonder » on ne sait quel fonds obscur à destination des compagnies… Surréaliste ! Dans quel festival au monde a t-on vu une telle pratique ? Nulle part, et pour fréquenter d’autres festivals bien plus prestigieux que le OFF d’avignon, on peut vous en parler… Ce truc est juste dingue : filer 25 euros à AF&C, qui croule déjà sous des centaines de milliers d’euros de bénéfice, juste pour pouvoir s’accréditer en tant que professionnel (il semblerait que les accrés presse échappent à ce racket… Nous on ne sait pas, on a toujours refusé de cautionner leur système d’accrés presse)  !!! 1- évidemment, c’est illégal. 2- comme nous ne cessons de le répéter depuis 10 ans, AF&C n’a AUCUNE LEGITIMITE à attribuer quelque « accréditation » qui soit : Presse, professionnels etc. : ils n’organisent rien, ne sont producteurs de rien : ce n’est pas à eux de décider qui est « habilité » à fréquenter professionnellement ou chroniquer les spectacles du Off, mais bien aux compagnies elles-mêmes (au pire aux théâtres, quand ils sont en « co-ré »). Point. Jamais le BDO ne s’est « plié » à cette injonction, pas plus que nos confrères de grands quotidiens français et étrangers : les uns et les autres n’en avons nul besoin pour exercer notre métier de critiques. Ce truc, c’est juste une aberration. Doublée -et là les bras nous en tombent – d’un nouveau racket d’AF&C, qui décidément ne recule devant rien pour engranger encore et encore plus de fric… pour en faire quoi ? On vous le re-demande…

Il semblerait que certains artistes et compagnies n’ont pas vraiment compris ce qu’était la presse et en quoi un vrai journal, libre et indépendant,  se distingue d’un prospectus publicitaire : à preuve certains d’entre-eux (on ne va pas les citer, on n’est pas méchants) qui nous demandent, qui de rectifier un papier, qui de changer une vidéo qui ne leur convient pas ou une image pour lui substituer la leur,  « officielle » disent-ils (!). On les emmerde, pour le dire gentiment : un journal n’est pas un organe de propagande à leur service ni une officine de communication. Ceux-là, s’ils veulent « maîtriser » leur communication, qu’ils ne sollicitent pas les journalistes et leurs supports, qu’ils aillent plutôt se payer une pub sur « La Terrasse », et ils auront ce qu’ils voudront : ils pourront même écrire leur propre papier… Désolés, on ne fait pas le même métier ! 

-Nous on aime bien les Belges, on peut pas nous le reprocher : notre siège est à Bruxelles et depuis novembre 2018, on publie le premier City de Bruxelles,  notre hebdo Culture & Lifestyle LE BRUIT DE BRUXELLES... Mais il faut pas pousser mémé dans les orties : quand on lit la promo de « l’Episcène », soi-disant, dans notre PQR toujours bien informée, « 2e théâtre belge à Avignon » (c’est un peu vite oublier La Manufacture), les bras nous en tombent (il est vrai qu’avec La Provence ou Vaucluse-Matin, il ne faut s’étonner de rien, pas même de leurs approximations non-sourcées) : L’Episcène est juste le relais,  liégeois visiblement, du pire « théâtre » belge (non, pas tout à fait,  il y a pire encore, ceux qui passent au Palace, Paris et Rouge-Gorge..), subventionné par lesdits liégeois pour promouvoir des produits certes 100% belges, certes, mais d’une médiocrité artistique dont même le Roi des Belges aurait à rougir.. Qu’on en juge : « Curé le jour, athée la nuit », « Loverbooké », « Presque célèbre »… On en passe et des meilleurs… En plus, ce misérable « théâtre », se targue d’être « permanent » à Avignon : pur bluff, ces gens-là, à Avignon en hiver, on ne les connaît pas… Mais visiblement le bluff marche, ne serait-ce qu’avec la PQR locale, toujours crédule et lénifiante,  qui leur fait une grosse promo dans ses « précieuses » colonnes… Je fuis !

Autant on déteste la programmation du Festival 2019 d’Oliver Py, une erreur, pire un monument d’ennui, rétrograde et anachronique, (d’ailleurs ce n’est pas vraiment lui qui programme (mais il cautionne) , c’est sa « chargée de programmation », qui a la culture d’une huître du Bassin de Thau, Agnès Troly (un Troll ?) : qu’il la vire, enfin !), autant on apprécie le metteur en scène Py (sauf quand il se laisse aller à ses frous-frous) qui est capable du meilleur (comme du pire, hélas). En l’occurrence, son « Macbeth Philosophe » est excellent. Et en plus, ce qu’on aime chez Py, c’est qu’avec son travail avec les détenus, il leur redonne fierté et goût de la vie… Et ça, c’est remarquable.  Le meilleur, ce Macbeth Philosophe était à voir jusqu’au 19 juillet, et franchement c’était un très beau moment de théâtre plein de grâce...

-L’argent du OFF (bis) – Ou plutôt sa fréquentation supposée : Lu ce matin dans La Provence, le grand quotidien d’Avignon et des bistrots vauclusiens, un chiffre : 680 000 (de mémoire) qui serait le chiffre de la fréquentation touristique et festivalière d’Avignon en juillet… D’où La Provence tient-elle son chiffre ? (qu’elle n’a évidemment pas vérifié, mission impossible, à sa décharge) :  d‘une obscure société privée qui compterait le trafic des portables durant la nuit (!).. On croit rêver ! Avec de telles méthodes infaillibles, la technique scientifique gagne à tous les étages… Plus sérieusement, l’estimation la plus constante serait d’environ 750 000 visiteurs (festivaliers compris) chaque mois de juillet.Cc’est un chiffre de 2016, et il en vaut d’autres. Ce qui plus sûr, c’est le nombre de billets vendus : dans le OFF 1 million environ en 2018, dans le IN environ 150 000. D’où l’on peut estimer à la louche une fréquentation IN et OFF confondus d’environ 300 000  à 350 000 spectateurs. L’autre chiffre, c’est le nombre de « cartes Off » vendues en 2018 : 60 000 selon AF&C… Ces derniers chiffres sont les seuls un peu fiables, loin des élucubrations numériques d’une start-up obscure qui a trouvé -elle-aussi- un bon « créneau » à exploiter  : la crédulité de ses clients comme celle de la PQR locale !

-L’argent du OFF : on le répète chaque année depuis 10 ans, cette fameuse « Carte du OFF » éditée par AF&C est une pure arnaque montée sur le dos des compagnies : ce sont elles qui consentent aux ristournes, alors qu’AF&C a empoché quasi 1 million d’euros en 2018 avec la vente de ces « sésame » foutage de gueule… Et pour en faire quoi ? mystère (malgré nos demandes réitérées, impossible d’avoir accés à leurs comptes) … En tout cas, il faut ajouter ce pactole à celui du « Programme » imprimé, cette bible qui rapporte tout de même plus de 500 000 euros à AF&C, alors que nous estimons son coût de revient à 2 fois moins. Du coup, AF&C a les poches bien garnies, on est contents pour eux, mais pour en faire quoi exactement ? 

– Sinon, en termes artistiques, et au contraire du IN, déplorable cette année, cette cuvée OFF 2019 est plutôt réussie, avec de belles découvertes et un beau panel de très bons spectacles… De quoi réconcilier le public avec ce OFF qui a beaucoup déçu ces dernières éditions !

-Allez, plus qu’une grosse semaine à souffrir ! une dernière semaine de OFF (quoique dès la fin du IN, c’est vidé !), et une poignée de jours pour le Festival d’Avignon… Pour le OFF, ce qui est sûr, c’est qu’en termes de fréquentation ce n’était pas la meilleure année : il reste un gros week-end chargé en badauds et « offeurs » de dernière minute, mais l’essentiel est bouclé déjà… Après le 23, c’est la débandade générale ! Publics comme professionnels désertent Avignon. Restent quelques égarés pour goûter aux dernières miettes des compagnies qui sont encore là. Mais plein de théâtres (et les meilleurs) ferment avant comme La Manufacture (le 25) ou le 11-Gilgamesh. Et ils ont bien raison : pourquoi AF&C s’obstine ainsi à ne pas accorder les dates du OFF avec celles du IN ? Mystère, sinon pour faire plaisir aux loueurs de créneaux (qui auraient ainsi plus de mal à justifier le prix exhorbitant de leurs créneaux s’ils faisaient à peine plus de deux semaines) …

De l’avis d’une lectrice (qui n’est pas forcément le nôtre)  « Rimbaud was a Rolling Stone » : Je fuis …en Abyssinie. Mettre mes semelles de vent et partir fuir m’échapper, non en Abyssinie mais tout simplement de cette salle des Hauts Plateaux. Pauvre poète ….. Tu es maudit, tu es pathétique ridicule…. Pourquoi t’avoir déguisé en pastiche d’Higelin avec ces cuissardes rouges aux couleurs de la révolte. C’est moi qui suis révoltée. Et puis il y a le guitariste sosie de Cédric Villani et sa mathématique de l’instrument …et enfin ce monsieur haut-de-forme trompette vêtu et armé pour une parade de cirque.  Elle n’était pas synonyme de ….renommée cette trompette plutôt de tromperie !! Quel dommage l’idée était pourtant bonne originale et attirante. Un piètre résultat et qui plus est où la musique engloutit tout et tellement mal « balancée ». Au final resteront quelques belles images de la vidéo… Pourquoi donc un tel spectacle dans le bruit du off si ce n’est qu’il en fait »…. On va vérifier, tout de même !

-A une semaine de la fin du IN, un premier bilan : comme l’on s’y attendait, une 73e édition plutôt sage et étale, très classique et tournée vers un théâtre à l’ancienne… Certes, quelques bons spectacles (comme Le Présent qui déborde/Notre Odyssée II, l’Orestie, £¥€$…) et même de très bons (Sous d’autres cieux, Pelleas et Melissandre, Multiple-s..) émaillent cette édition, parmi des ratages mémorables (Architecture, Oskara…) mais rien de sublime, de vraiment exceptionnel… Attendons la dernière semaine pour peut être avoir quelques bonnes surprises…

-3 spectacles dont on nous dit beaucoup de bien, mais que nous n’avons pas encore vus : Noir et Humide au Transversal, avec une excellente comédienne paraît-il, La dernière Bande avec le sublime Denis Lavant aux Halles et Déglutis… au Balcon avec Andréa Bescond…  

à ce sujet d’ailleurs, sachez que pour la 2e année consécutive LE GRAND PRIX GUILLAUME BERTRAND -qui honore chaque année la pire des daubes du OFF (toutes catégories confondues)- est ouvert : chers lecteurs et spectateurs du OFF, envoyez-nous vos votes à : lebruitduoff@yahoo.fr, mention PRIX GUILLAUME BERTRAND 2019. Le, la ou les récipiendaires seront connus et publiés le 27 juillet prochain. Merci à vous !

Pas beaucoup d’humour… et surtout pas très pro, ce Guillaume Bertrand, « agent » de spectacles et patron de l’agence « Coupe-filerelations médias » (la bien nommée : avec lui on est tranquille)… Comme relations médias, il est plutôt fortiche le monsieur : ne cessant de débiner la presse qui ne lui est pas confortable -et notamment nous- ce grand agent de relations publiques & presse casse en privé tous les médias qui ne lui conviennent pas, nonobstant tout de même qu’il met ainsi en porte à faux ses « poulains » (cela dit, ce ne sont pas des perles non plus…). C’est dommage, nous qui l’avions honoré l’an passé en donnant son nom à notre grand prix des pires daubes du Off, le Grand Prix Guillaume Bertrand… On est déçus 😉

-On est le Week End du 14 juillet, traditionnellement LE pic de fréquentation du OFF... Et bien, cette année, c’est tout le contraire, ou presque : les grandes salles ont vu chuter leurs résas, et nous mêmes -dont la fréquentation du journal suit fort logiquement celle du OFF- aussi… Mystère… Encore un coup du dérèglement climatique ? 😉

-Vous savez quoi ? Le Bruit du Off est très heureux, chaque année, -et malgré notre réputation de « méchants »-  de rendre heureux les gens : les spectateurs d’abord, qui nous écrivent pour leur avoir présenté certains spectacles qu’ils n’auraient peut-être pas cochés dans leur cahier de festivalier. Et bien sûr les compagnies –  les artistes – dont on voit plein d’étoiles dans les yeux lorsque l’on parle en bien de leurs spectacles, ou qu’on les cite dans nos « tops ». Sachez, chers artistes, nous aimons partager avec nos lecteurs nos coups de coeur, sans filtre. Et vous nous rendez heureux en retour par votre émotion… Merci à vous.

Et quoiqu’en disent les principaux intéressés (les salles et compagnies, toujours promptes à gonfler leurs chiffres), le OFF est plutôt mollasson cette année. Il a du mal à démarrer vraiment, à 3 jours du 14 juillet, traditionnellement le pic de fréquentation : les rues sont agréables à circuler (à l’exception de la rue de la Ré insupportablement arpentée par les « PSG » (le Peuple des Suceurs de Glace) qui viennent là admirer les très médiocres prestations des musiciens de rue, jongleurs, et autres adeptes d’Aurillac), et surtout les salles (à l’exception des « grands » théâtres du OFF)  sont au mieux à moitié vides -et encore, on ne lésine pas sur le remplissage par voie d’1 place achetée, 1 place offerte… Bref, c’est mou !

L’argent du Off : encore une « enquête » pointue et sourcée du grand quotidien d’Avignon (et des bistrots vauclusiens) ce matin dans « La Provence » : le budget d’une « petite » compagnie du OFF (entendez une troupe amateur) à 5000 euros leur participation au Festival ! Ils sont forts ces gamins… Suit le détail chiffré du budget, où hormis le fait qu’il ne payent pas leur créneau (en « co-ré » dans une obscure salle de moins de 50 places), ni l’hébergement (!), surtout, ce que ne dit pas l’excellent quotidien d’investigation, n’apparaît nulle part les salaires des comédiens et des techniciens… Bref, c’est sûr qu’à ces conditions-là, amateurs, on peut faire son Off à moins de 5000 euros ! Sauf que la réalité des vraies compagnies professionnelles est plus réaliste : à 100 balles par fauteuil le prix de location d’un « créneau », et en rajoutant les salaires (ce à quoi ils sont tenus et par la loi et par la « Charte AF&C », rappelons-le), l’hébergement prohibitif… on atteint vite 30 000 euros a minima pour une compagnie professionnelle… Mais ça, notre grand quotidien d’Avignon (et des bistrots vauclusiens) n’en souffle mot.

Le public du OFF se raréfie, c’est une évidence, mais plus grave, il se paupérise. C’est une réalité : -15 à 20 % de fréquentation en moins en 2018 par rapport à 2017, selon l’aveu des théâtres eux-mêmes. Il se paupérise en pouvoir d’achat, ce qui se traduit immédiatement par des séjours de bien plus courte durée qu’il y a une dizaine d’années, mais il s’appauvrit également intellectuellement. La preuve en est la sociologie de la fréquentation des salles : passons sur l’engouement d’un certain public pour les « boîtes à rire » vulgaires de la rue de la Raie et avoisinantes. Celles-là,  les Palace, Paris, Capitole…on les connaît. Elles ont le public qu’elles méritent. Et qui leur ressemble. Elles distillent les pires spectacles, le plus insupportable et infâme du « théâtre » des boulevards depuis des lustres, donnant une image affligeante du OFF aux visiteurs débarquant de la gare centrale… Mais plus inquiétant, sont ces pseudo-théâtres qui se la jouent « théâtre » justement, sous un vernis « culture », avec des propositions démago et faciles qui cherchent à attraper leur public comme des mouches fascinées par leur affichage « d’auteurs » reconnus du grand public -les classiques comme les « contemporains » ringards à la Lars Noren, Lagarce ou Visniec sur-joués (et par n’importe qui) – dans des simulacres de re-créations qui n’en sont pas. Ceux-là sont peut-être pires que les premiers cités, car encore plus toxiques pour le théâtre de création : ces Roi René, Collège de La Salle, Espace Alya, Théâtre Notre Dame, Alibi, Alysée, Théâtre du Chapeau d’ébène… on en passe et des « meilleurs ». Ceux-là sont les vrais putassiers du OFF, instillant leur venin au sein de cette population culturellement paupérisée, ces »Gilets jaunes » en puissance, ces petits profs fascinés par le texte mais qui n’oseront jamais aller dans le IN ou les grandes salles, ces suceurs de glace de Châteaurenard qui s’imaginent se « cultiver » en fréquentant ces salles où la création a abdiqué, où les plus mauvaises « compagnies » se produisent, où la retape et la contrefaçon intellectuelle et artistique sont la règle.. Pauvre OFF qui se suicide année après année un peu plus.

-Vous avez sans doute remarqué que pour l’instant, on a peu  ou pas de « Je fuis » dans notre rubrique éponyme : c’est qu’en réalité, nous prenons soin de nos premières pré-sélections et allons vérifier en priorité nos premières impressions analysées dans nos 90 pré-sélections de notre dossier  « Demandez le programme«  ou de nos 50 recommandations de notre « 50/50« . Dont nous sommes assez fiers, pour tout dire, car à ce 9 juillet, nous ne nous sommes guère plantés, visiblement… En revanche, nous avons découvert nombre de petites perles que nous n’avions pas pressenties au prime abord, et qui sont absolument inratables : elles sont dans notre onglet « Le spectacle du jour« , comme par exemple, Une Goutte d’eau dans un nuage, au Transversal, Vendetta au Golovine, INGING au Théâtre de l’Oulle, pour ne citer qu’eux… Vive le OFF et ses découvertes !

-Et puis, puisqu’on parle météo, un petit conseil : dans la PQR, fiez-vous plutôt aux prédictions du Vaucluse-Matin qu’à celles loufoques du grand quotidien d’Avignon et des bistrots vauclusiens, La Provence : celui-ci donnait ce matin « un temps lourd et chaud » (sans avis d’orages donc), alors que son confrère annonçait bien pluies et orages sur Avignon aujourd’hui. Et c’est assez fréquent. On ne sait pas où La Provence pêche ses infos météo, mais va falloir réviser vos sources, les gars !

Il pleut ce 9 juillet… C’est super, ça rafraîchit ! Mais on en connaît qui doivent faire la gueule dans le OFF,  tous ces « théâtres » qui squattent l’espace public avec leur billetterie et leur file d’attente à même la rue (Mais que fait la mairie ?) comme le détestable Théâtre Notre Dame ou encore ceux de la Rue des Teinturiers… Et oui, les gens, le OFF est lui aussi soumis aux aléas du climat ! Va falloir recoller vos affiches, les gars ! Et dans le IN, aller se taper l’insupportable Rambert dans la Cour pendant près de 4h (!) sous le déluge ou dans l’humidité au mieux,  a des chances de parachever le flop historique programmé par Olivier Py… 

-Dire que France 5 a osé diffuser en direct la captation de ce désastreux « Architecture » dans la Cour samedi dernier… Pas pire contre-publicité, qui a dû en décourager plus d’un à aller s’asseoir sur les gradins du Palais… La chaîne, qui s’y était engagée, s’en mord encore les doigts…

Une lectrice assidue nous recommande Je vole et le reste je le dirai aux ombres de la compagnie fouic  au Théâtre des Gémeaux à 10h: « C’est époustouflant, tant niveau mise en scène que jeu des comédiens, et histoire … celle de Richard Durn, tueur du conseil municipal de Nanterre« …. On essaiera d’aller vérifier…

-Hier 8 juillet, 2e jour sans toilette au 11-Gilgamesh (très pratique en cas d’urgence) ! aujourd’hui 9 juillet, l’une d’entre elles a été réparée, enfin… Mais il ne faudra pas avoir de gastro inopinée 😉

-D’ailleurs à ce sujet,visionnez notre interview fort instructive du président d’AF&C, Pierre Beffeyte, notamment quand il évoque la jauge totale du OFF qui serait de 3 millions de places disponibles, alors que selon ses propres dires en 2018, seuls 1 million de billets ont été vendus… Ce qui est l’aveu clair d’un OFF qui rame : si nous savons compter, c’est seulement 33% des places payantes dispo qui partent… Certes les théâtres remplissent un peu avec des invits, mais bon. Les chiffres sont éloquents !

-Démarrage laborieux pour ce OFF 19, déjà essoufflé avant d’avoir vraiment décollé… A l’exception de quelques dizaines de spectacles qui cartonnent et des grands théâtres du OFF (Manu, Halles, Chêne…) qui font le quasi plein, beaucoup de fauteuils vides au 9 juillet… Habituellement, ça démarre vraiment dès le 3e ou 4e jour… On verra.

– Et pour en finir avec cette chose sans nom, il suffit de savoir qu’à l’origine Py avait prévu de mettre « Architecture » à la Fabrica. Mais un désistement du spectacle initialement prévu dans la cour a catapulté ce pauvre  Rambert dans la Cour sous les sunlights. Que n’aurait-il du s’abstenir : se faire démolir unanimement et par la presse et par le public est difficile à assumer, à Avignon en particulier. Et que dire des comédiens qu’il a embarqués dans cette galère : ils doivent être ravis de « l’aubaine » ! 😉

Architecture dans le IN est tellement mauvais et imbuvable que chaque soir la Cour se vide d’un tiers de ses spectateurs en cours de route… Un échec cuisant pour Olivier Py qui a programmé ce truc imbitable… On adore les titres de la presse, comme celui cinglant du Figaro.fr : « Une Architecture de carton-pâte« …

Un scoop : l’association AF&C, qui est présumée orchestrer ce foutoir magistral qu’est le OFF, renonce à sa « Charte du OFF »,  que de toutes façons, personne, mais personne ne respecte : censée règlementer les « bonnes conduites » des compagnies du OFF, créée par le regretté 😉 Greg Germain, ce truc improbable, impossible à contrôler, n’a jamais fonctionné – une « Arlésienne » comme le dit joliment Pierre Beffeyte. Chacun fait comme il veut, affiche à la sauvage, ne paye ni ne déclare ses comédiens, ne respecte aucune consigne de sécurité (voir le 11-Gilgamesh l’an passé), prend ses spectateurs pour des citrons et les compagnies pour des porte-monnaie… Bref, c’est le foutoir total.  Du coup, AF&C renonce… Vous en saurez plus en visionnant l’interview ici de son président Pierre Beffeyte…

Bon déjà ça commence mal pour le IN : comme on s’y attendait « Architecture » de Pascal Rambert, malgré ses vedettes (mal) reliftées et over-médiatisées (on se demande bien pourquoi, pas grâce à leur « talent » en tout cas), est un pensum indigeste et insupportable de faux lyrisme et de pédantisme théâââââtral. Mais c’est ce qu’aime Olivier Py, hélas, et du coup il l’inflige à ses spectateurs sans férir. Même « La Provence », le grand quotidien d’Avignon et des bistrots vauclusiens, trouve ça mauvais, c’est tout dire !

C’est parti ! Le OFF ouvre ce 5 juillet avec près de 1600 spectacles ! Pas que des perles hélas. Du coup, on vous a conconcté une pré-sélection de 90 spectacles, « Demandez le programme » + un 50/50 qui répertorie nos 50 recommandations : les spectacles à ne pas rater !

Pas de très bons retours d’ « Architecture », le spectacle IN de Pascal Rambert dans la Cour d’Honneur… On vous en reparle…

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