Le buzz du Festival

gif buzz festival

LE BUZZ DU FESTIVAL : Le fil quotidien du IN et du OFF, ses dessous de cartes, ses coups fourrés… Bref, la rumeur d’un festival !  Suivez-en le buzz au jour le jour : en une ligne, tout  CE QU’IL FAUT SAVOIR du festival, de sa vie souterraine, de ses pros et du « marché », de ses spectacles et de ce que le public en pense, de ce que nos lecteurs nous en disent …

– Et voici notre TOP 20 du OFF 2021, 20 spectacles que nos chroniqueurs ont réussi à placer en tête de leur « best off », malgré l’offre plus que décevante des spectacles de cette édition 2021… A LIRE ICI : NOTRE « TOP 20  DU OFF 2021 

– Avis à nos lecteurs : le BDO ferme ses portes demain soir 27 juillet. C’est déjà bien assez, le IN étant clôturé, le OFF en voie d’extinction… Comme toute la presse nationale, nous fermons boutique et allons enfin respirer un air plus pur loin des miasmes avignonnais… Excellent été à tous et toutes, et à l’année prochaine, pour une saison 22 que nous espérons plus propice à  l’épanouissement de la culture vivante… Et au nôtre, accessoirement.

– Morts de rire : ces salles qui friment sur leur soi-disant fréquentation, mais qui dans la réalité sont obligées de prétexter un truc tordu pour annuler les représentations d’un de leurs spectacles, pour cause de désertion des spectateurs : c’est le cas du « Petit chaperon rouge » de Julien Gelas, dont l’épouse fut paraît-il victime d’une « entorse du bassin », un truc tout à fait improbable dont nous n’avions jusqu’ici jamais entendu parler, y compris dans la littérature médicale, mais qui fut prétexte à annuler les représentations du spectacle sus-nommé. En réalité, pour celui-ci, les derniers jours juste avant l’opportun incident qui affecta l’épouse du brillant metteur en scène, les réservations étaient tombées à 6 spectateurs (sur une salle de 120) ! Effectivement de quoi stopper ce naufrage, même si une communication brillamment menée dans « La Provence » sous forme d’une interview de ladite comédienne tenta de sauver le spectacle…

– Fréquentation en berne pour ce OFF 21, comme il fallait s’y attendre… Entre 40 et 50 % de public en moins dans les salles, -40 % de « cartes off » vendues par AF&C par rapport à 2019 (ce sont leurs chiffres), à tel point qu’ils les proposent à 10 euros au lieu de 16… Cette édition 21 fut tout sauf festive et bien remplie. Ajoutez à cela la faible qualité des spectacles proposés, à l’exception d’une poignée d’entre eux, plutôt bons mais en tout cas pas inoubliables. Bref, c’est raté, comme on l’avait tous subodoré. 

– Allez ce soir c’est la quille ! Le IN ferme ce 25 juillet avec un spectacle dans la Cour très dispensable, ce « Sonoma » pompier et kitch… 130 000 spectateurs, 300 représentations pour 45 spectacles, cette 75e édition a fait plutôt bien… C’était pas gagné ! Pour le OFF en revanche, ça sent déjà le sapin, avec cette dernière semaine qui s’annonce longue et triste comme un jour sans pain…

– Il falait s’ y attendre : jolie baisse de fréquentation depuis quelques jours... En salles mais aussi dans la rue et sur les terrasses. on se croirait à Avignon au mois de mai… et pourtant, beaucoup de théâtres ne prennent même pas la peine de demander le pass ! Ou est-ce pour éviter de faire fuir la clientèle ? De toutes manières, comme chaque année, le OFF voit sa fréquentation chuter dès lors que le IN se termine, et c’est bien logique. Dimanche le IN ferme ses portes, et le OFF va entamer une dernière semaine éprouvante et inutile… Comme d’hab, quoi.

Visiblement, l’interdiction de « raccourcir » les jauges  à 50 places pour les salles qui les dépassaient largement semble être reléguée aux oubliettes, le Préfet a l’air de s’y être assis dessus … Pourtant, nous avions bien lu la semaine dernière cette interdiction de réduire les jauges initiales… C’est le problème avec ce gouvernement, qui change de pied chaque jour et se contredit en permanence. Certaines de ces salles nous ont bien confirmé qu’elles avaient décidé d’amputer leurs jauges pour les ramener à la barrière fatidique des 50 places, c’est le cas de Golovine ou d’Artéphile entre autres… Dont acte.

– Et ce qui devait arriver arriva : quasiment plus que des « seniors« , comme on dit pudiquement, dans les files d’attente ce 21 juillet. Il fallait s’y attendre : si vous êtes plutôt dans la catégorie des moins de 50 balais, vous avez envie vous, de passer par la pharmacie avant d’aller voir une merdouille du Roi René ou du Notre Dame ? Du coup ne restent que les bons citoyens de plus de 50 ans, qui évidemment, se sont empressés de se faire vacciner bien avant que Macron en fasse une obligation incontournable, prudence de senior faisant loi… Donc, les petits jeunes qui auraient bien aimé se faire un « IN » ou même un mauvais spectacle du OFF dans les salles de plus de 50 sièges en sont pour leurs frais… A ce sujet d’ailleurs, nous lisions ce matin dans « La Provence », toujours bien informée, l’interview d’un des directeurs de salles du OFF qui avait passé sa jauge à 50 places au lieu des 146 initiales…

– Tiens, un truc qui peut vous intéresser : à ce 21 juillet le taux d’incidence dans le vaucluse est de 67 pour 100 000 habitants. Il était de 25 la semaine dernière… A Perpignan et sur la côte catalane, il est à plus de 350… Alors, vous les mettez ces masques ? 

Des lecteurs assidus visiblement, nous font la réclame pour trois spectacles qu’ils ont aimés, paraît-il : il s’agit de « Telle est la question » à la Factory (salle Tomasi), de  « Jours sans faim » à Présence Pasteur et de « Dépôt de bilan » au théâtre de la Reine Blanche… Les deux premiers on essaiera d’aller vérifier. Le 3e était déjà prévu sur nos agendas, c’est une pièce de Geoffrey Rouge-Carrassat dont on a apprécié les deux précédents opus…

Tiens une bonne nouvelle, pour ceux que ça intéresse : la grande chorégraphe Kaori Ito créera un spectacle avec l’Opéra d’Avignon en mai 2022, une commande  de l’Opéra dans laquelle elle incorperera des danseurs amateurs avignonnais aux côtés des professionnels du Ballet de l’Opéra du Grand Avignon.  Une première pour la chorégraphe et danseuse dont on avait pu admirer l’an passé « Le Tambour de soie » à la Semaine d’Art du Festival.

– D DAY. Aujourd’hui 21 juillet, épreuve de vérité. Beaucoup d’interrogations, quelques réponses dès ce matin. Iront-ils ? N’iront-ils pas ? On parle des spectateurs, bien sûr, petits êtres délicats et terriblemernt influençables… que la pandémie n’a guère confortés. Quant aux autres, les gens des compagnies, des durs à cuire souvent pourtant, ils sont comme nous tous dans l’expectative, se demandant à quelle sauce ils vont être croqués. Ou pas. Allez Nous verrons très rapidement ce qu’il en est… Bon courage à toutes et tous ! Et que les dieux du OFF soient avec vous !

– DE LA NOTION GALVAUDEE « D’ARTISTE ». C’est devenu, singulièrement depuis une dizaine d’années, un terme utilisé à toutes les sauces…Y compris celles des cuisiniers de « Top Chef ». Certains en rêvent, d’autres plus pragmatiques, et surtout doués pour leur communication, en usent et en abusent. Chacun en ces années 2020 est devenu par la grâce d’un coup de baguette magique un « artiste » : comédien, danseur ou metteur en scène des obscurs garages du Off, musicien de baletti, chanteur de variétés, potier, styliste, décorateur, aquarelliste… Même les cuisiniers -et les pâtissiers- se prennent pour des « artistes »… Quant au OFF à proprement parler , il y a autant « d’artistes » véritables là dedans qu’il n’y en a chez les cyclistes du Tour de France ou les footeux de l’Euro.

En réalité les « artistes » demeurent une denrée fort rare, et l’horizon pour la plupart d’entre ceux qui le revendiquent, inatteignable. Soyons sérieux : Artiste est un qualificatif qui dans l’histoire de l’Art -des Arts, y compris scéniques, donc –  ne peut désigner que quelques rares -très rares- « figures » qui auront bouleversé le cours du Monde. Voici la première définition « d’être artiste » : quelqu’un-une capable de transfigurer le Monde par la puissance de sa vision singulière, de sa clairvoyance, qui prend les armes intellectuelles et esthétiques pour en changer le cours. Quelqu’un-une dont la parfaite adéquation de sa pratique et sa pensée avec l’avancée du Monde révolutionne celui-ci et nous confronte à un vertige tel que nous ne nous en sortons pas indemne.

Voici ce qu’est un artiste véritable. Quelqu’un d’absolument puissant dont les oeuvres expriment une pensée radicale, une attitude intransigeante. Ceux-là sont exceptionnels dans la grande Histoire de l’Art : les Da Vinci, Shakespeare, Cézanne, Duchamp, Artaud, Céline, Picasso, Jim Morisson, Warhol… jusqu’à l’immense Christian Boltanski qui vient de s’éclipser voici quelques jours… Et plus proches de nous, ici à Avignon et de nos préoccupations terriblement autocentrées, des Angélica Liddell, Jan Fabre, Castellucci, Ostermeier, Emma Dante, Jan Martens..  Voici des artistes, des vrais, capables de vous transformer un vulgaire caillou en diamant. Voici nos alchimistes du grand Art.

Autant dire que la pathétique tentative de ces trop communs metteurs en scènes ou comédiens du OFF et du IN à s’autoproclamer « artistes », alors que ce ne sont -et dans le meilleur des cas- que de simples artisans, et pas souvent au top de leur artisanat, nous fait bondir au quotidien. Et nous attriste, car leur public, en bonnes bêtes abreuvées des étables des shows télévisuels et des magazines »culturels » à deux balles les conforte dans leur forfaiture et leur égotisme. Soyons clairs : il y a très très peu d’artistes dans le monde, et certainement encore moins dans ce festival. Que ceux qui s’en revendiquent fassent preuve d’un peu d’humilité et surtout de lucidité. Il y a aussi peu d’artistes véritables à Avignon qu’il n’y en a dans « Top Chef » ou autres saletés de la télé réalité ou des scènes du théâtre privé parisien (un peu plus tout de même). Dans le meilleur des cas, quelques excellents artisans, tant mieux pour eux, on les en félicite.

Nous tous, spectateurs, critiques, sommes responsables de cet état de fait qui ne cessons d’adouber de superlatifs ces artisans du théâtre off avignonnais, qui rêvent de pouvoir un jour fouler de leurs godillots les planches vertueuses de la Cour, ce qui évidemment ne leur arrivera pas. Sauf exception. Et ça les aigrit, les creuse, les rend rageurs, revanchars et imbuvables, à l’instar de certains de ces metteurs en scène de la coterie avignonnaise, hors festival, qui finiront leur vie « artistique » dans les oubliettes de l’histoire et qui le savent.

Rassurez-vous, nous ne nous exemptons pas non plus de cette cruelle mais réaliste crucifixion : que croyons-nous, nous,  besogneux de la critique théâtrale, que nous sommes au-dessus de la mêlée ? Non, nous aussi ne sommes que des artisans laborieux, tous autant que nous sommes, où que nous exercions, et quelque soit le titre de presse plus ou moins prestigieux dans lequel nous nous répandons, dont nous squattons les colonnes de nos avis péremptoires de « sachants » insupportables de suffisance.. . Bien sûr, nous essayons chaque jour de remettre l’ouvrage sur le métier, mais hélas pas toujours avec l’humilité et la distance nécessaires à l’exercice de notre job.  Alors que même si nous visons l’excellence de notre artisanat, ce qui est légitime et fort honorable, nous savons pertinemment qu’un peu de hauteur d’esprit et de légèreté, un peu d’éloignement des contingences égotiques voire purement économiques, nous offriraient l’occasion d’un rapport au monde plus authentique et libéré. Plus serein.

Vous avez remarqué le nombre de salles « célèbres » qui manquent à ce OFF 2021 ? Commençons avec le désastreux « Collège de la Salle », animé par le sulfureux Le Corff, jadis protégé du président d’AF&C Greg Germain : soit une cinquantaine de -très- mauvais spectacles habituellement donnés dans des salles de classes surchauffées, sans clim, au collège catho du même nom. Outre ses ennuis judiciaires multiples -notamment pour non restitution de recettes- ce lamentable personnage a préféré cette année jeter l’éponge… Tant mieux, on ne le regrette pas. Autres plaies du OFF, le « Rouge-Gorge » est absent lui aussi, avec son cortège de « spectacles » trouduc plus proches du Moulin Rouge que de du théâtre tout court. Mais aussi l’inénarrable Raymond Yana qui a opté cette année pour la non ouverture de « sa » chapelle « Le Chapeau d’Ebène« , succursale de son « Espace Alya » de fort mauvaise réputation… Encore un que nous ne regretterons pas.  Une salle fermée dont en revanche nous regrettons vraiment qu’elle le soit c’est le « Petit Louvre » qui avait habituellement de bons programmes… Tant pis. De toutes manières, ce OFF 21 atypique est visiblement le dernier d’une très longue série de OFF dits « normaux », mais qui ne nous convenaient guère. Espérons qu’il soit le premier d’un renouveau, et que le petit ménage fait à l’occasion de cette crise sanitaire permettra de remettre le OFF à sa juste place pour 2022.

– Pour qui sonne le glas ? Grâce au délire sanito-sécuritaire de M. Macron, mercredi 21 juillet va voir le OFF virtuellement amputé d’un bon tiers de son déroulement normal, et compliquer sérieusement les 5 derniers jours de représdentations du IN. Dans le OFF, les premières à en subir les conséquences seront les compagnies, dont la trésorerie va sérieusement en prendre un coup… Et on attend de voir avec impatience comment les patrons de salles vont pouvoir réguler sanitairement le flux de leur spectatorat. Celui-ci d’ailleurs, va forcément s’amenuiser, certains renonçant à leur présence au Off, d’autres devant s’adapter avec résignation et beaucoup de patience, pour ne pas dire d’abnégation : aller au spectacle va vite devenir un chemin de croix… 

– DE L’ANACHRONISME DES DATES DU OFF : Encore une fois, et comme d’hab, le OFF n’a pas voulu faire coïncider ses dates officielles avec celles du Festival d’Avignon, le IN, qui devrait pourtant mener la danse. Nulle part dans le monde, on voit un festival OFF outrepasser d’une semaine les dates de son IN.  Nulle part sauf à Avignon, une sale habitude instaurée par le détestable ex-président du OFF pendant trop d’années, Greg Germain. Mais que visiblement l’immense majorité du bureau d’AF&C, l’association coordinatrice du OFF désire perpétuer. Un pur suicide pour les compagnies de la dernière semaine -mais ça elles devraient être au courant, depuis le temps- mais un commerce juteux pour les loueurs de créneaux qui eux, ont réussi à vendre cette pure arnaque aux compagnies. Une pure arnaque également pour les festivaliers du OFF de dernière semaine, qui vont se retrouver devant des portes closes, les meilleurs spectacles de la saison s’étant purement évanouis. La preuve, la totalité des vrais et bons théâtres du OFF ferment leurs portes cette année dès le 25 juillet, date à laquelle conclut le IN  : Manufacture, Train Bleu, le 11,  les Doms, Théâtre des Halles, Golovine, Factory… On en passe. Même le Théâtre des Carmes, dont on vous rappelle que le directeur Sébastien Benedetto est aussi le président du OFF, ferme ses portes le 26 juillet ! Tout comme d’ailleurs le théâtre des 3 soleils qui ferme le 26, dont le directeur Pierre Beffeyte fut le dernier président du OFF jusqu’en 2020… On le dit et le redit, ces dates hallucinantes non seulement sacrifient la trésorerie et les possibilités des compagnies à promouvoir leurs spectacles, mais en plus délibérément amputent les plannings des spectateurs du OFF de dernière semaine du meilleur des spectacles. Ils en seront reconnaissants aux « décideurs » d’AF&C, dont même le président se désolidarise, avec ses propres dates, cohérentes, mises en place dans son propre théâtre. Situation ubuesque juste due à l’appétit des loueurs de créneaux qui tiennent à rentabiliser leur pauvre « théâtre » jusqu’au bout, quitte à léser et compagnies et spectateurs…

On nous reproche souvent d’être trop « cash », intransigeants, « mauvais esprit », voire « méchants »… Ben oui, le BDO est né justement en 2010 -voici 11 saisons déjà- de cette volonté de rompre avec « l’artistiquement correct » en vogue dans 99 % des rédactions. Car, on vous le demande, à quoi cela servirait-il de s’évertuer à abonder un journal de critiques sympas sur l’immense majorité des spectacles que nous voyons -par amitié ? par copinage ou intérêt commercial ? par souci de ne pas froisser les compagnies ? ou notre lectorat ? Notre raison d’être est au contraire de dire ce que nous pensons vraiment de ce que nous voyons. Et peu nous importe ce qu’en disent les professionnels que nous chroniquons, et encore moins ceux du bourbier de l’entre-soi bien pensant du OFF (comme du IN d’ailleurs). Qu’ils s’indignent ! Qu’ils vitupèrent ! Cela au contraire nous ravit.. C’est notre ligne depuis toujours et nous nous y tenons : dire la vérité, ne pas être faux-cul et arrêter de prendre les lecteurs pour des belettes. Bref, rien d’aimable et c’est ce qui nous fait détester d’une partie des professionnels du OFF, mais nous fait aimer également des 800 000 lecteurs uniques qui nous suivent chaque mois de juillet -certainement un peu moins en ce OFF 2021- qui apprécient notre ton unique dans l’univers de la critique de spectacles. Lecteurs, mais aussi prescripteurs du OFF -programmateurs, producteurs, attachés de presse- qui ne ratent pas une journée sans consulter le BDO et ses rubriques Culte dont le fameux « J’y vais / Je fuis », notre marque « signature » depuis 2010. Surtout, notre engagement, que ce soit à travers nos compte-rendus de spectacles, nos billets ou notre « buzz » quotidiens, est l’hommage assumé aux premiers critiques de théâtre de la fin du XIXe et du début du XXe qui eux, ne manquaient pas de cojones pour dire ce qu’ils avaient à dire de ce qu’ils voyaient. Sans se soucier d’être ou pas politiquement corrects. Ainsi soit-il.

Pôvre Philippe Caubère, passé de la Cour d’Honneur et d’Ariane Mnouchkine à… La Condition des Soies.  Et pour quelle sublime création, on vous le donne en mille :  » Les Lettres de mon moulin  » (!!!), soit le pire de la « littérature » provençaliste…  Comment en arriver là ? On veut bien entendre que l’âge affecte le jugement mais tout de même… Alphonse Daudet ! Le mec qui se prenait pour un écrivain et contait des histoires stupides mais qu’il voulait édifiantes, philosophiques même, un Jean de La Fontaine en mode « provençaou », pensait-il de lui. Quelle mouche a piqué notre Caubère, à l’antichambre de sa retraite de comédien -qu’il fut, et plutôt bon- ? Est-ce la fréquentation assidue d’un de ses « amis » metteur en scène -très- local qui n’a eu de cesse de monter Mistral ou Pagnol, entre deux Feydeau ? Ou juste un pur suicide artistique performatif, une « action » -comme en rêvaient les performers du Living Theatre en 1969, qu’il a côtoyés- mais en mode régionaliste ? Un retour à sa source, dans les bras de sa maman ou dans la grotte de Marie Madeleine sur la Sainte Baume, avant de quitter définitivement les plateaux sur ce pied-de-nez au « bon goût » ? Mystère…

– à propos de « vieux », vous avez remarqué comment chaque édition est hantée par les mêmes revenants, inamovibles ? Ceux-là ont confondu le OFF avec un EHPAD  et n’ont toujours pas réalisé que le 20e siècle s’est achevé… Ainsi ces ancêtres, que même le Covid n’a pas réussi à faire taire, comme mamie Pierrette Dupoyet, qui se targue d’arpenter les planches du Off d’Avignon depuis 1918, proposant le même genre de salade théâtrale chaque année aux gentils spectateurs de La Luna, qui ont bien du courage… Autre « doyen » assumé du OFF, l’abominable Jean-Paul Farré, (un sale type entre parenthèses : on a vu de nos yeux vu comment il se comporte envers le « petit personnel » des théâtres qui le reçoivent : une abjection) qui a toujours fait de la m…… mais qui depuis qu’il frôle la camarde est encore plus insupportable et inutile…  Enfin, il y a d’autres indéboulonnables, plus jeunes certes, et plus sympathiques, mais tout aussi collants, comme l’arapède Clémentine Célarié, habituellement cocoonée au Chien qui Fume mais qui cette année a préféré voir ailleurs si l’herbe était plus verte… En l’occurrence dans un obscur festival vauclusien dont on a oublié le nom… Mais qui reste tout de même une bonne cliente des pipelettes de notre PQR, qui ne manquent jamais, chaque année que le dieu du OFF fait, de répercuter ses meeeerveilleuses créations. Et ne parlons pas de Caubère -si, on va en parler plus haut- autre starlette du OFF passée de la lumière d’Avignon à l’ombre suave des Alpilles... 

– C’est quand même une tendance lourde, depuis au moins une dizaine d’années : le vieillissement de la population des spectateurs du OFF. Un public à 70 % de retraités* -des plus de 55 ans, donc, avec un certain déterminisme socio-professionnel : beaucoup d’ex-cadres de la fonction publique, et parmi eux un gros contingent d’ex de l’Education nationale… dont le pouvoir d’achat – génération béate des « baby boomers »-  n’a rien eu à subir de ce que le pays a traversé à de multiples reprises, et qui sont bien plus aisés que leurs petits-enfants. Et bien plus oisifs et insouciants. Et du coup, un public qui s’oriente plutôt vers ce qu’il connaît, c’est à dire les « auteurs », seul critère pour la plupart -pas tous, fort heureusement- pour organiser leur planning de spectacles… Critère absurde et révélateur de leur scolarité mal digérée et de leur parfaite méconnaissance du Théâtre… Peu leur chaut la compagnie, le metteur en scène : ils ne connaissent pas de toutes façons, s’en fichent éperdument et surtout ne sont pas habitués à sélectionner sur ces critères-là, beaucoup plus pertinents.  Ce qu’ont bien compris les mauvaises compagnies, souvent limite amateurs à peine dégrossis ou dans le meilleur des cas « professionnels » roués et bien au « jus », qui se produisent dans les plus racoleurs des « théâtres » du OFF, spécialistes en la matière : les Roi René, Notre Dame, Luna, Alya, Chien qui Fume, Roseau, Gémeaux, Présence Pasteur… pour n’en citer que quelques uns, on en passe et de plus « célèbres » encore. Notez, c’est logique, la plupart des salles que nous venons de citer sont dirigées par des gens issus de la même génération que leur public. Ce qui est remarquable, c’est cette confrontation d’un public de « vieux » à de tout -trop- jeunes comédiens qui font très souvent leur premier Off d’Avignon, histoire de s’aguerrir. A méditer…

* Nos confrères de « La Provence » ne donnent pas les mêmes chiffres, mais ils se basent sur deux enquêtes, l’une émanant du Cofees (Collectif des Festivals Eco-responsables et Solidaires en région Sud), autant dire ni un institut de sondage véritable, ni un organisme fiable mais un collectif émanant des festivals eux-mêmes dont le OFF… L’autre « enquête » a été réalisée par le « Laboratoire » de l’Université d’Avignon, soit les étudiants en master de communication culturelle qui dans l’année ne mettent jamais un pied dans un théâtre de la ville, même avec des places à 5 euros ! De surcroît, ces deux « enquêtes » n’ont rien de scientifique, car basées sur les réponses volontaires d’un échantillon limité du spectatorat du Off. La réalité est tout autre : il suffit de se déplacer dans les files d’attente des théâtres pour constater de visu que ce sont près de deux spectateurs sur trois qui représentent cette tranche d’âge des plus de 55 ans. Quant aux « jeunes », les 20-30 ans, ils ne représentent qu’une part limitée du public, la plupart de cette tranche qui plus est étant détentrice d’invitations de leurs copains comédiens ou des compagnies…

– Au sujet de l’édition 2019, qui était plutôt un très bon cru, un des meilleurs de ces dix dernières années : cette édition 2021 est plutôt mollassonne, artistiquement parlant, avec peu de spectacles qui sortent du lot, en tout cas aucune révélation, aucun ébouissement A ce jour, rien d’absolument inoubliable qui illuminerait cette édition morose et étale…

– C’est indéniable, l’ambiance de ce OFF est plutôt étrange Morose. Même si les bonnes salles font le plein -c’est le cas du 11, du Train Bleu, des Halles, notamment- le climat général, dans les rues, sur les terrasses, n’est pas vraiment à la fête… Rien à voir avec l’édition 2019, plutôt un sentiment de retenue, sinon de fatalisme de la part des festivaliers et des artistes.. Drôle de OFF 2021, et il est certain que les nouvelles mesures sanitaires dès le 21 ne vont pas arranger les choses…

– SALE COUP AUSSI POUR LE BRUITDUOFF. Et par ricochet pour les compagnies dont nous chroniquons les spectacles… Les nouvelles règles sanitaires qui s’imposeront dès le 21 juillet amputent virtuellement l’équipe rédactionnelle du BDO (si ces règles sont strictement appliquées par les théâtres) de 4 à 5 collaborateurs qui ne disposent pas du fameux « pass sanitaire » et ne pourront donc plus entrer dans les salles pour faire leur job jusqu’au 31 juillet, à l’exception des toutes petites dont on sait que bien souvent ce ne sont pas les meilleures… Soit au bas mot au moins une bonne cinquantaine de spectacles que nous ne pourrons chroniquer…

– MAUVAIS COUP POUR LA JEUNESSE. Soyons clair. L’injonction sanitaire macronienne du 12 juillet signe un arrêt brutal de la fréquentation des spectacles du IN comme du OFF pour une partie non négligeable de la population des spectateurs : les moins de 40 ans qui pour la plupart n’ont pas rempli leur « schéma vaccinaire » dans la totalité. Rappelons qu’il faut pour disposer du pass sanitaire 5 semaines entre la première injection et l’obtention du pass (21 jours après la 1er injection, 14 jours après la seconde injonction pour valider le pass). Ce qui rend impossible pour beaucoup de se rendre dans les salles du Off comme du In… Un sale coup fait à l’endroit de la culture et singulièrement de la jeunesse, pour la plupart non vaccinée. Il ne leur restera plus que le pauvre choix de se rabattre sur les « garages » de 49 places qui pour la plupart ne proposent que des seuls en scène et le plus souvent les plus mauvais des spectacles du OFF…

Il s’agit d’une entorse grave à l’égalité et plus grave encore, c’est priver une grande partie des spectateurs de l’accès à la Culture en les stigmatisant. comme « mauvais » citoyens car non vaccinés.  N’oublions pas d’ailleurs les musées qui sont eux aussi concernés, mais également bien sûr tous les festivals dont les dates d’ouverture sont postérieures au 21 juillet. Et ils sont nombreux, particulièrement les festivals musicaux de l’été…

Enfin, pour en revenir strictement au OFF d’Avignon, certains directeurs de salles songent déjà à des parades, dont celle consistant à réduire leurs jauges à 50 personnes… D’où des embouteillages monstrueux qui ne manqueront pas de survenir pour l’obtention de places, avec les conséquences que cela va engendrer : frustrations des spectateurs déjà présents et effet refouloir pour ceux qui avaient prévu d’arriver le week-end prochain et qui envisageront purement et simplement d’annuler leur OFF 2021. Un sale coup que vous faîtes aux festivals d’Avignon et pas qu’à eux, M. Macron !

Catastrophe ! L’annonce du Président ce 12 juillet au soir est une véritable condamnation des lieux et festivals de Culture et des lieux de loisirs. A Avignon, concrètement, le Pass sanitaire obligatoire à partir du 21 juillet (mercredi en 8)  pour les salles de plus de 50 places est une fermeture déguisée des lieux du IN et du OFF, à l’exception des mauvaises salles de 49 places qui doivent se frotter les mains… Idem pour les restos et bistrots : pass obligatoire au 1er août si on a bien compris… Autant tout fermer tout de suite et le dire franchement. Quoiqu’Avignon est un peu spécial, puisqu’un public de « vieux » à 70 % donc tous plus ou moins détenteurs du pass. Mais bon, quid des festivals -car il n’y a pas qu’Avignon qu’on sache- du mois d’août, de nos vacances ? Macron flingue la Culture une fois de plus. 

– En fait, si vous ne voulez pas perdre de temps à vous égarer dans les mauvaises salles, qui ne vous proposent que du frelaté, du réchauffé et du surfait, quand ce n’est pas du pur théâtre amateur, digne des MJC- et dieu sait que le festivalier lambda n’en a pas beaucoup, de temps : moyenne 5 jours de séjour par festivalier, chiffres émanant d’AF&C elle-même-  si vous voulez donc éviter de vous noyer dans ce OFF illisible, suivez notre sélection des 12 salles incontournables du OFF. Celles-ci sont les meilleures du OFF, proposant les meilleurs spectacles, et il y en a pour tous les goûts. Fiez-vous à notre liste, cela fait 11 saisons que notre quinzaine de journalistes arpentent le OFF : ils savent de quoi ils parlent ! JETEZ UN OEIL A NOTRE SELECTION DE SALLES : AVIGNON OFF 2021 : LES 12 LIEUX INCONTOURNABLES DU OFF 2021 |

– A propos de sentiers battus, évitez soigneusement TOUS les théâtres de la rue des Teinturiers, tous mauvais, comme TOUS ceux des rues Carnot et Carreterie, d’ailleurs, ainsi que ceux de la Place des Corps Saints…  Et bien sûr, mais ça vous le savez déjà, TOUS ceux de la rue de la Ré et des ruelles adjacentes, qui ont le « privilège » de constituer le pire des salles du OFF d’Avignon, la lie nauséabonde du festival.

– Soyez curieux et sortez des sentiers battus : il y a d’excellents festivals dans le festival, extra-muros, comme Contre-courant, par exemple, à la Barthelasse, Villeneuve en Scène dans le village en plein air et sur le site magnifique de la Plaine de l’Abbaye, ou encore le festival Le Totem à la Maison du Théâtre pour enfants de Monclar… Allez-y, vous y ferez de jolies découvertes.

– Un lecteur nous fait part de son coup de coeur pour « Moi, vivante » de et avec Marie Hélène Goudet à la Chapelle des Antonins (La Factory) à 18h10 avec paraît-il une actrice excellente… On essaiera d’aller voir.

On évite ces soi-disant  « théâtres » qui se croient obligés de proposer le plus lisse du prêt à porter du théâtre privé parisien dans ce qu’il a de plus éxécrable et « bankable »… Il y en a pléthore, car c’est devenu hélas une pratique courante depuis quelques années et a transformé les théâtres avignonnais en officines serviles des  boîtes capitalistiques de production parisiennes dans de qu’elles ont de plus détestable, avec leurs attachées de presse en talon haut rue des Teinturiers (!), proposant leur soupe de spectacles « moliérisables » (Les « Molière », tout le monde sait bien que c’est de l’entre-soi puant, une « récompense » fantôche qui n’a aucune valeur, si ce n’est sur leur « marché »), mais sans l’once d’une idée de Théâtre au vrai sens du terme. On vous en cite quelques uns, pour exemple, histoire de ne pas vous tromper d’adresses : Théâtre Actuel, Roi René, La Condition des Soies, Alya, La Luna, Buffon, Gémeaux, Girasole, Scierie, Présence Pasteur… La liste n’est pas exhaustive, hélas. Chacun reconnaîtra les autres…

– On nous dit beaucoup du bien de « De la sexualié des Orchidées » au Train Bleu. C’est à 18h05. Attention, jusqu’au 12 seulement. On vous en reparle.

Bon c’est encore très mou dans ce OFF, en ce 9 juillet, aussi bien au niveau des terrasses et de la rue, que des files d’attente. Certains spectacles ne font guère plus qu’une vingtaine d’entrées, invits comprises. Certes, ce n’est que le début… En tout cas, faites gaffe, le virus delta progresse inexorablement : couvrez-vous et vaccinez-vous avant qu’on nous ferme ce festival 2021, ce qui n’est pas impossible…

S‘il y a un seul spectacle à ne pas rater dans le IN, c’est celui-ci : l’hyperpuissant « Liebestod » de l’incroyable Angélica Liddell, magnifique. C’est à l’Opéra Confluence jusqu’au 14 juillet à 17h.

– SITUATION SANITAIRE. Désolés de faire les rabat-joie, chers lecteurs et spectateurs ou artistes du Festival, mais la situation épidémiologique n’est pas bonne : en Espagne, au Royaume Uni, au Portugal et en France maintenant, notamment à Paris, dans les Landes ou dans le Gers, on assiste à une flambée de reprise de la pandémie, avec le variant Delta, beaucoup plus contagieux et virulent. Même les jeunes enfants sont touchés. SVP respectez les gestes barrières, METTEZ VOTRE MASQUE (même si on sait que ce n’est pas cool par 30° à l’ombre) dans la rue et dans les files d’attente, et surtout VACCINEZ-VOUS pour ceux qui ne l’ont pas fait encore… Une seule injection protège déjà des formes graves du Covid. Ce sont les seules façons de nous protéger tous et de ne pas STOPPER brutalement ce-s festival-s d’Avignon qui viennent à peine d’ouvrir. Ne déconnez pas avec les règles sanitaires. Merci.

– Bon, en ce mercredi 7 juillet, jour d’ouverture du OFF, c’est un peu mou, flagada. Partout, pas seulement dans les files d’attente des théâtres (même s’ils vous disent tous que « les résas marchent à fond »), mais en ville de façon générale : terrasses des cafés et restos, boutiques etc. Cela dit, cela n’a rien d’inhabituel : c’est comme ça chaque année en début de festival, surtout depuis 4/5 ans… Rien d’affolant, même si tout de même, il semble qu’il faille noter une certaine désaffection, en tout cas un flux moindre dans les rues d’Avignon-sur-Scène (comme se plaisent à la nommer dans « La Provence » nos confrères Fabien Bonnieux et Chantal Malaure)… Espérons que tout cela va se réveiller dans les jours à venir…

– Comme on le pressentait, cette « Cerisaie » dans la Cour n’est pas une réussite. Tiago Rodrigues en livre une version déroutante, quant à Isabelle Huppert, elle n’est pas vraiment à sa place… C’est ce qui arrive quand on veut à tout prix utiliser une comédienne bankable histoire d’être sûr de remplir la cour, vieille obsession d’Olivier Py, mais qui est d’abord une actrice de cinéma… On avait déjà vu le truc avec « Architecture ». Chaque fois, même cause, même effet… LIRE L’ARTICLE : FESTIVAL D’AVIGNON. « LA CERISAIE , RENDEZ-VOUS MANQUÉ | 

– Vous voulez connaître le titre de notre papier à venir sur « La Cerisaie » dans la Cour que notre chroniqueur qui en a vu la première, la nuit dernière, a décidé de placer en manchette ?  » Rendez-vous manqué  »  … Cela n’augure rien de fameux pour ce dernier opus de Tiago Rodrigues, futur directeur du IN… Attendons tout de même de recevoir l’article définitif de notre critique sur place pour s’en faire une idée…

Franchement, le MASQUE n’a pas beaucoup de succès, à ce jour : les 3/4 se baladent sans dans les rues, contrairement aux injonctions sanitaires. Faites gaffe les amis, le variant delta et son variant delta+ sont là qui guettent. Ne faites pas refermer le festival à peine démarré ! On le rappelle, c’est obligatoire DANS LES RUES de midi à 2h.

-Ils se sont tiré la bourre, ou quoi, le IN et le OFF ? A qui réalisera la plus moche affiche 2021 ! Allez, on préfère quand même celle du IN, tant qu’à faire, celle du OFF est franchement ignoble !

Tiago Rodrigues, qui donne actuellement La Cerisaie dans la Cour d’Honneur, sera donc bel et bien le prochain directeur du Festival IN. Il prendra ses fonctions en septembre 2022.

– BRAVO LES CHAÎNES PUBLIQUES ! On hallucine : ce 5 juillet, ouverture du IN d’Avignon, PAS UN MOT de l’ouverture du Festival d’Avignon sur les 2 chaînes TV publiques dans leur journal de mi-journée ! Rien, nada ! Alors qu’ils nous ont évoqué l’ouverture du Festival de Cannes, qui n’a lieu que le lendemain 6 juillet, rien sur Avignon… En revanche, on nous cause de la Patrouille de France, des fromages AOC et autres stupidités. Mais qui dirige la télévision publique ? Qui sont les rédac-chefs de ces deux chaînes les plus vues à cette heure de grande diffusion ? Bachelot, il faut que tu sévisses grave. C’est insupportable. En revanche France Inter, autre chaîne publique (radio cette fois) a fait le job, dès la matinale de 8 heures, pour les autres -France Info, Culture- on ne sait pas, on ne les a pas écoutées… Bref, bonjour le service public solidaire du théâtre, et bravo pour notre ministre de la Culture qui n’y trouve rien à redire.

– OCCUPATION des Théâtres : Décidément les « occupants » des théâtres et leurs syndicats, CGT spectacles en tête, sont impayables. Outre le fait qu’ils virent manu-militari tout ce qui ressemble à un journaliste (donc un « vendu » des « médias aux ordres », selon leur subtile terminologie) venu enquêter sur leurs occupations de lieux culturels (cf notre reportage : https://lebruitduofftribune.com/2021/03/29/occupons-occupons-bien-dormir/), voici un aperçu de leurs revendications surréalistes, au nom de la fameuse « convergence des luttes » : Jugez par vous-même…

« Nous demandons: – L’abandon pur et simple de la réforme de l’Assurance CHÔMAGE : Avec cette réforme, c’est 840 000 intermittent.e.s de l’EMPLOI qui perdront, en moyenne, 24% de leurs revenus.
· Plus de moyens pour les hôpitaux : moins de fermetures, plus d’ouvertures de lits.
· La revalorisation des salaires du personnel soignant.
· L’élargissement du numerus clausus : admission aux études de santé françaises.
· La réouverture des universités : On ne sacrifie pas la jeunesse !
A savoir, un plan d’accompagnement des élèves, étudiants et étudiantes pour leur permettre d’accéder à l’emploi.
· L’ouverture de la protection sociale à toute personne de moins de 25 ans privée d’emploi.
· La prolongation de « l’année blanche » d’une année à partir de la fin de la période d’impossibilité de travailler pour les intermittents du spectacle.
· Un plan massif de soutien à l’emploi, en concertation avec les organisations représentatives et les salarié.e.s. y compris dans les secteurs de la culture, du tourisme et de l’évènementiel.
· Une baisse du seuil d’accès à l’indemnisation chômage pour les primo-entrant.e.s (celles et ceux qui n’ont encore jamais été indemnisés) ou pour les intermittents et intermittentes en rupture de droits. Aujourd’hui, certaines personnes dites « primo arrivant.e.s » ayant des droits à l’indemnisation, vivent, en dessous du seuil de pauvreté.
· Des mesures d’urgence pour garantir l’accès aux congés maternité, paternité et maladie pour tous les travailleur.euse.s en emploi discontinu.
· Le renforcement Égalité Femmes/Hommes, particulièrement en cette période où les femmes sont les premières victimes de la crise.
· Des moyens pour garantir tous les droits sociaux : formation, retraite, médecine du travail, congés payés, dont les caisses sont en péril du fait de l’arrêt des cotisations.
· Une véritable politique culturelle du service public de la culture, accompagnée de véritables moyens financiers, par un plan massif de soutien à l’emploi en concertation avec les organisations représentatives.
· La réouverture de tous nos outils de travail : théâtres, cinémas, musées, établissements d’enseignement artistique, salles de sport, restaurants, hôtellerie, tourisme, salons, saisonniers et tout l’espace public….
· L’assouplissement de l’état d’urgence sanitaire.
· Le retrait de la loi sécurité globale.
· L’application des propositions de la convention citoyenne pour le climat. »

Et pourquoi ne pas y ajouter « le droit des renards à coucher avec les jeunes poules pré-pubères », « le droit de vomir sur les moquettes des lieux de réception officiels », « le droit de se masturber dans les officines capitalistiques de la Culture de masse que sont les FNAC et autres temples de la consommation culturelle »… Bref, un inventaire à la Prévert, indigeste et surréaliste, digne des « luttes » du PC des années 70. Comment peuvent-ils s’imaginer être crédibles, alors que la seule revendication qui compte -et nous intéresse tous- est bel et bien la réouverture des lieux de spectacles ?

Prolongez toute l’année le goût des Festivals d’Avignon, IN et OFF, en cliquant chaque jour sur notre quotidien théâtral LE BRUITDUOFF TRIBUNE ! Toute l’actu du spectacle vivant de Paris à Bruxelles ou Lausanne, sans oublier les Régions et leurs métropoles… Rejoignez nos 65 000 lecteurs mensuels sur un quotidien 100% « BDO compatible », qui traite l’info et la critique théâtrales sans tabou ni trompettes !

  • J’Y VAIS / JE FUIS

  • LE BRUIT DE LA BOUCHE

  • mots-clefs / tags

  • Chercher par artiste ou catégorie