Le buzz des spectacles

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LE BUZZ DES SPECTACLES : Le fil quotidien du IN et du OFF : Retrouvez-vous dans la folie du Festival et de son Off et suivez-en le buzz au jour le jour !!! En une ligne, tout  CE QU’IL FAUT SAVOIR des spectacles, ce que le public en pense, ce que les pros en disent !

– LES BIDASSES SE REBIFFENT : Depuis 2 jours, la « presse » écrite et les chaînes d’info nous bassinent en continu de la déconvenue desdits bidasses, qui se sont vus retoqués vertement par le véritable « chef » des armées, le président de la République, qui comme dans toute réelle démocratie, doit avoir lesdits bidasses à sa botte : dans l’armée, on obéit et on ferme sa gueule, sinon on change de métier..
Nous qui sommes très loin d’être « Macronistes », franchement on applaudit à 2 mains : on est en démocratie bordel, et dans une démocratie, ce sont les ELUS, représentant le peuple, qui décident au nom du peuple de ce qui est bon ou pas pour le pays. Et ce ne sont pas d’obscurs gradés de la « grande muette », la normalement bien nommée, un quarteron de généraux étoilés et scandaleusement rétribués (15 000 balles), toujours prêts à rêver d’une démocrature militaire – et même fomenter un possible putch comme ils en ont le secret, (en 1961 sous De Gaulle)- qui ont pour modèles des chefs d’Etat selon eux « éclairés » : Pinochet, Videla, Mussolini, Franco, Salazar… et Erdogan maintenant…- qui vont décider pour nous de ce qui est bon ou pas pour le pays. Rappelons que ces mêmes généraux « étoilés » et leurs armées sur-gavées financièrement, bénéficient d’un budget hallucinant de 32 MILLARDS d’euros, soit 16 FOIS LE BUDGET DE LA CULTURE ! Tout ça pour faire mumuse et mener leurs petites guéguerres inutiles et dangereuses, gaver les industriels de l’armement comme Dassault (et ainsi piquer au passage de juteuses commissions occultes), pour brûler des milliers de litres de carburant dans leurs défilés comiques et leur « Patrouille de France » ridicule. Dans la culture, nous, pour à peine 2 milliards, on essaime la paix et la tolérance dans le monde entier, et la France, grâce aux « cultureux » sous-payés et déconsidérés, resplendit de mille feux… Qu’on les vire tous, ces bidasses, qu’on éradique les armées (et la Religion aussi par la même occasion) et le Monde se portera infiniment mieux… Et nous coûtera beaucoup moins cher (dans tous les sens du terme). Vous allez trouver que tout ceci a peu à voir avec ce OFF d’Avignon ? Détrompez-vous, nous subissons tous les lubies paranoïaques et les velléités belliqueuses de nos armées : regardez les rues d’Avignon Off, pleines de ces bidasses désoeuvrés qui ne servent à rien, sinon l’affichage d’une soi-disant « sécurisation » publicitaire et surtout dérisoire et vaine du festival…

– Toujours à la pointe du progrès ! : Non contents de se gaver pendant le OFF avec leur mauvaise daube, voici que deux théâtres privés avignonnais ont signé pour diffuser de la pub en 2018 dans leurs salles, juste avant les représentations ! Evidemment, il s’agit des meilleurs d’entre-eux, les théâtres Le Palace et Le Rouge-Gorge, modèles de la création théâtrale à Avignon : Philippe Delmas, directeur du Palace dit de ce juteux contrat que « Pour lui, c’est un marché gagnant ». «Il y aura deux bandes-annonces pour promouvoir d’autres spectacles. Comme nous avons plusieurs salles, on y gagne», confie-t-il au Figaro. «Nous proposons surtout du one-man-show et du stand-up. Notre public est principalement jeune. Il est habitué aux publicités sur les réseaux sociaux. C’est le même principe qu’au cinéma, mais en plus court » poursuivant : «Je ne trouve pas que la publicité au théâtre soit choquante. Cela a déjà existé par le passé, et puis il s’agit de petits théâtres. Ce n’est pas comme si l’on diffusait des publicités avant du Molière à la Comédie-Française», estime celui qui est également directeur de la salle Le Rouge Gorge à Avignon. «Cela fait partie de la grande modernisation des salles», poursuit-il. Avant de conclure: «En octobre prochain, nous diffuserons les spectacles en direct via des streamings. Nous serons les premiers en France à le faire». Bravo ! Quand AF&C se décidera t-elle de les virer du OFF ? En tout cas, nous, nous le réclamons, leur comportement mercantiliste à l’extrême le justifie amplement.

– Pas facile d’improviser : A l’Albatros, « Les chevaliers de l’improvisation« … « Vous ne savez pas ce que vous allez voir…! « , disent-il. Ils ne savent donc pas ce qu’ils vont jouer. Et ça se voit !Improvisation ? L’idée est bonne, mais encore faut-il tenir une heure « non stop ». Résultat, ce n’est pas tant la comédie qui fait rire mais l’absurde de l’histoire pour le moins mal cousue. Jouer entre copains, oui, d’accord, mais devant un public, un peu plus de maîtrise aurait été de mise. (Julia Garlito Y Romo)

– Nouvelles de la fachosphère : En région Rhône-Alpes, le boss Laurent Wauquiez tire allégrément sur tout ce qui est Culture… Même déjà à terre. ARTICLE ICI

– Un jardin extraordinaire. Au « TdH » (théâtre des Halles pour les nouveaux venus), excellent théâtre au demeurant, voici un jardin en tous points extraordinaire, où on ne peut ni causer, ni fumer, ni même se désaltérer sans risquer une embolie : Totalement surréaliste, la « gestion » de ce jardin, dans lequel la clope est rigoureusement interdite (alors que le jardin est municipal, rappelons-le et, qu’on le sache, aucun des jardins de la ville ne prohibe la cigarette), où les conversations doivent être réduites à leur plus simple expression, en chuchotant svp (chapiteau avoisinant oblige !) et où pour finir, si vous avez le malheur de vous installer sous l’un des 2 ou 3 cèdres municipaux pour consommer, il vous faudra un porte-monnaie bien garni, tant les tarifs sont prohibitifs ! On se demande vraiment à ces conditions qui peut bien fréquenter ce jardin pourtant a priori bien accueillant… Et qui peut bien vouloir y stationner plus d’1/4 d’heure sous ses frondaisons ? La clope, d’abord : qui a eu l’idée saugrenue d’interdire son usage, et au nom de quoi ? Le TdH a t-il pensé à ses spectateurs, déjà cuisant sous le soleil, qui avant de se farcir 1h30 de spectacle, dans la queue incendiée n’ont même pas droit de fumer (en plein air, rappelons-le) ? Et à ses propres technos, que nous avons vus les malheureux tirer sur leur cigarette au-dehors de la cour du théâtre, assis à même le trottoir dans la rue du Roi René ? Le bruit, secondo : lorsqu’on installe un chapiteau comme 3e salle dans un jardin-buvette, il faut choisir : soit le théâtre, soit la buvette. Les 2 ne sont pas compatibles. Les prix enfin : comment dans ces conditions peut-on en plus avoir envie de surpayer ses consos ? A quand la bouffe « vegan », puisqu’ils y sont… Il faut vraiment être masos pour avoir envie de ne serait-ce que boire un verre dans ce -pourtant beau- jardin extraordinaire… Résultat, on a filé fissa au BdH (Bar des Halles), où là, aucun interdit ne nous était imposé…

– Toujours I/O : D’ailleurs à y regarder de près, hormis les stagiaires corvéables à merci, beaucoup des « chroniqueurs » de la gazette de Madame Coucou, à commencer par elle-même ont une double casquette : rédacteur du I/O et diffuseur, producteur ou programmateur de spectacle… Bel exemple de déontologie !

– Dans le registre « Pousse-toi que je m’y mette« , la feuille de chou « I/O, la Gazette » dirigée par « Madame Coucou« , la bien nommée Marie Sorbier fait fort : non contente de squatter les files du IN avec son fanzine (mal) rédigé par des stagiaires de HEC (ou pire, provenant du département « Médiation culturelle » de la Fac d’Avignon, Merci Mr Malinas), ou les présentoirs de La Terrasse et autres suppléments gratuits, Madame Coucou voudrait rivaliser avec le grand pourvoyeur de pub et publi-rédactionnels Dan Abitbol, autre coucou du OFF : Distribution invasive par d’obscurs « stagiaires » (fort mal) rémunérés à la tâche, partout où son 16 pages imprimé gratos par « Le Progrès de Lyon » (après l’avoir été par Bernard Tapie himself) peut se caser, concurrence sauvage de pubs bradées -fais gaffe Dan, tu vas te faire bouffer- le tout servi par un vernis « intello » usurpé qui voudrait nous faire croire que la « gazette » de Madame Coucou est le must d’Avignon en matière d' »analyse » et de « commentaires » des propositions avignonnaises… Usurpatrice un jour, usurpatrice toujours.

– Toujours Raymond Yana, qui décidément ne digère pas de s’être fait évincer de la présidence du « OFF » (AF&C, en fait), à 1 voix près (qui ?), et qui depuis ne cesse de dire à qui veut l’entendre tout le bien qu’il pense du nouveau président d’AF&C, son « ami » Pierre Beffeyte… Quand on a des amis comme ça, mieux vaut avoir un solide ennemi, claro, no ?

– Chez Raymond Yana, ex éphémère président d’AF&C (Le OFF) l’an passé, on soigne les compagnies… Exemple, au « Chapeau d’ébène« , obscure chapelle vite fait reconvertie en « théâtre », située au fin fond du Bd Raspail (à 2km de la place de l’Horloge, voyez la fréquentation !!!), on loue à prix d’or ses créneaux, mais pour ce qui est du service… Une compagnie qui joue là-bas a eu la désagréable surprise de se retrouver quasi-nue techniquement, pour un créneau à 18 000 balles, tout de même : 2 projos à disposition en tout et pour tout, et le reste à l’avenant. Sans compter l’extraordinaire affluence du public chaque jour : quand la salle plafonne à 30 personnes, c’est qu’elle cartonne ! Bon plan pour les compagnies, donc, à conseiller pour 2018… 😉

– La « caution » littéraire d’un Wajdi Mouawad ne présage pas toujours du meilleur : la preuve, cette mauvaise adaptation de « Littoral« ,donnée à St Martial : la retape d’un texte connu peut pièger le spectateur certes, mais ne suffira jamais à sauver du naufrage. (article)

– T’ES JOURNALISTE TOI ? (2) : Décidément FRANCE 2 excelle dans ses retours du festival OFF. Certainement le fruit de la compétence du rédac-chef conjointement à celle de sa chroniqueuse « culture » préférée, la brillante Pascale Deschamps… (cf notre papier ci-dessous). Donc, pour ce JT de 13h ce 17 juillet, on a eu droit à un « reportage » fort bien troussé sur 2 spectateurs égarés au milieu de 1480 spectacles et qui ne savent pas choisir… Du coup, ils se retrouvent « par hasard » (dixit) au « Paris » (on a reconnu), le meilleur d’entre eux (des théâtres), à ingurgiter un spectacle minable sous les vivats d’un public fourni de 9 spectateurs (c’est France 2 qui le dit). Bonjour le succès, et pour « Le Paris », merci pour la pub ! Faire 9 spectateurs (dont au moins la moitié d’invités) dans une salle de 200 c’est un succès ! Le 2e volet du reportage de la chaîne publique interrogeait un illustre inconnu, dont le one-man est selon lui une réussite : Pensez, faire « plein » avec une salle de 39 places (c’est à La Tache d’encre, on a reconnu), relève de la prouesse ! D’autant quand le même, un obscur « humoriste » bien content de se retrouver sur le JT se vante d’avoir eu 10 professionnels la veille. Ah, oui, mais ça c’était la veille… N’est-ce pas ?
Vraiment, France 2, cessez de vouloir vous la jouer Culture alors que vous êtes aussi nazes. Franchement. Laissez tomber. De toutes façons, ça n’intéressera jamais votre public, Tout occupé à mater le Tour de France.

– Enfin pour se consoler, il reste ce magnifique « Ibsen Huis » de Simon Stone, vu dans le « IN » et très recommandé…

– Décidément, La Condition des soies reçoit aussi bien les journalistes que son public ! (cf ci-dessous). Voilà qu’elle a décidé de les faire payer (!) pour qu’ils puissent faire leur job, à savoir chroniquer les spectacles de la même Condition… Un truc que les compagnies apprécieront sans doute !

– Parmi les nombreux trucs à éviter dans ce OFF cette année (cf notre rubrique « J’y vais/Je fuis » mise à jour quotidiennement), un « Esperanza » au TdH au bord du naufrage… (article)

Beaucoup de salles pleines dans ce OFF 2017, sutout les « grands » théâtres (TdH, La Manu, Le Chêne). On est contents pour eux 😉 … Et surtout pour les compagnies qui ont su aller où il fallait ! Bref un OFF plutôt bien parti côté salles, pas toujours côté rue hélas…

– VUS : dans le « IN », 3 spectacles diversement appréciés :
– l’excellent -quoique certainement pas du goût de tous- « La Fiesta » du génial Israel Galvan. très recommandé.
– Le très soporifique et pompeux « Princesse Maleine« , exténuant…
– d’Olivier Py, le très controversé « Les Parisiens » pourtant bien foutraque et jubilatoire, au final

– T’es journaliste, toi ? On a halluciné sur le JT de France 2, ce samedi 15 juillet. La « specialiste culture » dudit JT, Pascale Deschamps, les yeux ennamourés plantés dans ceux de Laurent Delahousse, discourt doctement du OFF d’Avignon et de sa difficulté à trouver un spectacle parmi les « milliers » (sic) proposés dans l’édition 2017 : Déjà, chère « professionnelle » bien informée, un peu de rigueur journalistique, ne te ferait pas de mal. Ce ne sont pas des « milliers » mais 1480 spectacles. Soyons factuel. Mais le pire est à venir. Voilà que cette compétence incarnée n’a rien trouvé de mieux à diffuser pour illustrer le OFF 2017 -sur le JT en prime-time d’une chaîne publique, rappelons-le- que de proposer un spectacle de chansons (!), que nous ne citerons pas (soyons décents) -dans un festival de théâtre, soulignons l’aberration- de plus programmé dans un des pires théâtres d’Avignon Off (Les Remparts, pour ne pas le nommer), une pauvre salle de 49 places sous-équipée, notoirement connue pour arnaquer les compagnies et accueillir le public (et les compagnies) dans des conditions déplorables : accueil dans la rue sous le cagnard, amabilité au rabais etc. doublé d’arnaques récurrentes des compagnies « hébergées ». Bref, notre « journaliste » Pascale Deschamps, « spécialiste culturelle » et sa chaîne publique France 2 déshonorent gravement la profession et le service public et de plus insultent la Culture tout entière et le OFF. Madame la Ministre, qu’attendez-vous pour virer cette nuisible, purement et simplement ? L’incompétence et la bêtise ont des limites, surtout sur le service public !

– Sur les 2 Birgit Ensemble, « Memories of Sarajevo » et « Dans les ruines d’Athènes », d’autres ont plutôt aimé :
« Le Birgit Ensemble cristallise des éléments d’actualités géo-politiques pour les dramatiser de manière explosive sur le plateau. Si « art vivant » prend sens, c’est bien avec cette troupe débordant d’énergie qui – sans que l’on s’ennuie un seul instant – en variant les plans et les ressources, nous donne à « réfléchir » notre Europe en écho avec celle de la mythologie, séduite par Zeus, qui s’invite dans les deux volets. Un théâtre passionnant et fort décapant. » (C’est ça l’intérêt d’un théâtre ouvert, c’est que les avis divergent) !

– Tu es attachée de presse, toi ? Déconvenue du BDO devant l’inexpérience, la bêtise et le non-professionnalisme d’une soi-disant « attachée de presse » (Murielle Richard, pour ne pas la nommer) de la compagnie (en l’occurence la Cie Asciano Celestini),  et de la Manufacture aussi, si on a bien compris, qui est attachée de presse comme nous mêmes sommes pilote de ligne, qui a donc signifié à notre chroniqueur, venu pourtant faire son job journalistique pour « Laïka « , que ses « quotas » presse étant « épuisés », elle ne le ferait pas entrer, et que de toutes façons « la presse elle n’en avait pas besoin, la salle étant pleine »… Du coup, bien sûr, on ne chroniquera pas ce spectacle (dommage pour la Cie) et on conseille vivement à ladite compagnie – et à La Manufacture- de changer urgemment d' »attachée de presse » : mieux vaut ne pas en avoir du tout. C’est bien plus efficace (et moins contre-productif).

– Dans le « IN » : On a vu, hélas, l’inutile exercice de fin de cycle d’atelier-théâtre que ce « Roberto Zucco » parfaitement dispensable.

Dans le « IN » : On s’est farci les 2 opus fatigants du Birgit Ensemble... et franchement, on le regrette.

– Polémique autour du spectacle de Yohan Manca, « Moi, la mort, je l’aime comme vous aimez la vie« , donné à la Manufacture. Retraçant les derniers instants de Mohamed Merah, cette pièce soulève une horde de « bien-pensants », qui jugent le théâtre tout à fait déplacé lorsque ce dernier se « mêle » de sujets de société très sensibles comme le terrorisme. Un théâtre documentaire et politique pourtant nécessaire, mis à mal par une poignée d’ennemis de la liberté de la création, ceux-là mêmes qu’on voit régulièrement réémerger depuis leurs ténèbres à intervalles réguliers, manifestant contre une expo d’Andrès Serrano ou une pièce de Rodrigo Garcia. Résultat, une pétition qui demande le retrait de la pièce (!), une soi-disant plainte déposée à Avignon (ce que nie le procureur de la République), et les mêmes commentaires haineux sur le Figaro (ça n’étonnera personne) et autres médias de la fachosphère déguisée en droite politiquement correcte. Allez voir cette pièce si elle passe ailleurs qu’à Avignon (elle n’était programmée que jusqu’au 11 juillet à la Manu), ne serait-ce que pour dire merde à ces empêcheurs de créer en rond, qui voudraient imposer leur « morale » post « manif pour tous » à l’ensemble des créateurs et de la société. LIRE L’ARTICLE

-Surbooking : En revanche, un qui ne remportera pas la palme de la rectitude, c’est bien « La condition des soies« , qui non seulement pratique le surbooking, mais de surcroît refuse de rembourser : ainsi ce 11 juillet, pour le spectacle « Dorian Gray », des spectateurs, alors qu’ils avaient acheté leur place sur le net, se sont vus refuser l’accès au spectacle, plein comme un oeuf. Ce qui est déjà en soi scandaleux. De plus, demandant le remboursement des places, ils se sont vus répondre qu’on les rembourserait plus tard, ou qu’on leur ferait un avoir ! résultat : grosse fronde des spectateurs dans la rue de La Croix, parfaitement justifiée.

– Pour l’instant en ce OFF 2017, 3 « palmes » pour, dans l’ordre, les Théâtres La Manufacture (quasi rien à jeter), Le Chêne Noir (au moins 6 bons spectacles), le TdH (2 ou 3 pépites)…

– Dans les files d’attente et sur les terrasses, on parle beaucoup de « Cap au Pire » et du Koltès de Timar au Tdh, de beaucoup de spectacles de La Manu, de « Migraaants » ainsi que de « Radieuse Vermine« , « Mon ange« , « Je change de File » ,au Chêne Noir…

– Confirmé : 2 excellents spectacles au Chêne à ne pas rater : « Radieuse Vermine » et « ADA/AVA » (articles)

– De l’avis de certains, dans le IN, « Le Sec et L’Humide« , au Jardin Ceccano aurait été bien suffisant. Un documentaire ne fait pas forcément théâtre….

– On nous dit que « Radieuse Vermine » au Chêne Noir est vraiment trash, mais excellent. Très conseillé.

– Toujours dans le « IN » : ne ratez pas les délicieux « Sujets à Vif » à St Joseph, qui fêtent leurs 20 ans cette année. Formes courtes souvent expérimentales mais percutantes. A découvrir si ce n’st déjà fait !

-dans le « IN » : D’Olivier Py « Les Parisiens » : Des fulgurances poétiques au milieu du chaos…

-dans le »IN » : Extraordinaire Tiago Rodrigues, « Sopro » (Souffle), vraiment top.

– Dans le IN, Christiane Taubira est la rock-star de ce festival avec son feuilleton « On aura tout« , donné à Ceccano tous les midis en entrée libre. Très recommandé. ARTICLE ICI

– au Théâtre des Amants, toujours : on va voir avec grand plaisir la raffinée adaptation de La Confession d’un enfant du siècle de Musset réalisée par Marie-Claude Morland. Là, dans une facture classique éclairée par la subtile distance liée à une approche sensible du théâtre, le comédien Bertrand Farge donne à voir et à entendre, avec un engagement total quoique parfaitement maîtrisé, les tourments et bonheurs du sentiment amoureux à l’œuvre chez le jeune Alfred de Musset (article à venir).

– au Théâtre des Amants, on fuit à toute pompe les scandaleux détournements de texte de Stefan Zweig opérés par Joseph Morana – faiseur de fric parisien qui écume sans aucun scrupule l’été venu les théâtres d’Avignon les après les autres avec des tarifs prohibitifs (22 €). Depuis des années, ses adaptations fossilisées aux costumes suintant la naphtaline sont un crime de lèse-théâtre, une véritable insulte à la corporation. Echec et mat groupé pour ce Joueur d’échec et ces 24 heures de la vie d’une femme.

– au Théâtre 11-Gilgamesh-Belleville : on se précipite pour me délecter du Prison Possession de François Cervantes (programmé aussi dans le IN avec Claire, Anton et eux). A partir d’une correspondance avec Erik Ferdinand, détenu, il crée un texte d’une beauté poétique envoûtante où sa propre histoire d’enfant refusant les mots trouve, au-delà du temps écoulé, une résonnance profonde. Récit d’une résilience en miroir opérée grâce à un passeur – détenu qui s’évade par les mots confiés à un autre, permettant à ce dernier de s’affranchir lui-même d’un emprisonnement intérieur (article à venir).

– La Manufacture, de l’avis de tous, a vraiment un excellent programme cette année. Pas moins d’une dizaine de petites pépites repérées, dont on nous dit -déjà- le plus grand bien…

– A voir : Toujours à La Manu, il faudra aller voir la loufoque Claire Diterzi et son « Je garde le chien« …

– VU : A la Manufacture, ne pas rater « Les déclinaisons de la Navarre » de François Chaignaud, et « mémoires d’Eléphant man » de Fantazio. (articles)

– VU : 2 pièces à ne pas rater au Tdh : « Dans la solitude…« , le Koltès de Timar et « Cap au Pire » avec l’immense Denis Lavant… (articles)

– « Dans les Yeux du ciel« , au Gilgamesh : une pièce courageuse et joliement montée… (article)

– On commence ce OFF avec un très bon Olinski « Cap au Pire« , interprété par le sublime Denis Lavant, au Théâtre des halles. On y va ! (article)

NOTRE PREMIERE PRE-SELECTION AU 1er juillet (par ordre alphabétique des Salles) :
Pompiers – Serge Barbuscia – Le Balcon – (13h45)
Les règles du savoir-vivre – Agnès Regolo – Le Balcon – (15h30)
L’auteur avec un acteur dans le corps – Théâtre des Carmes – (23h)
Ada/Ava – Manuel Cinema – Chêne Noir – (10h30)
Clytemnestr@pocalypse – Dan Jemmet – Chêne Noir – (12h45)
Migraaaants – Gérard Gelas – Chêne Noir – (17h15)
Carmen Flamenco – Luis de La Carrasca – Chêne Noir – (22h)
Les Ailes du désir – Gérard Vantaggioli – Chien qui Fume – (17h30)
Fausse note – Didier Caron – Chien qui Fume – (14h05)
La Religieuse – Collectif 8 – La Condition des soies – (17h15)
It’s there life on Mars ? – Cie What’s up – Théâtre des Doms – (15h)
Nativos – Ayelen Parolin – Théâtre des Doms – (17h45)
Tabula Rasa – Cie Table Rase – Théâtre des Doms – (19h35)
Meet me halfway – Cie Beaver Dam – Théâtre Golovine – (18h30)
Dans la solitude des champs de coton – Alain Timar – TdH – (17h)
Toys – Gabor Tompa – TdH – (17h)
Cap au Pire – Jacques Osinski – TdH – (22h)
Le Récital des Postures – Yasmine Hugonnet – Les Hivernales – (10h)
The Hole – Hsiao-Tzu Tien – Les Hivernales – (21h45)
3 Hommes dans un bateau… – de Facto – La Luna – (21h)
Je garde le chien – Claire Diterzi – La Manufacture – (11h30)
Laïka – Asciano Celestini – La Manufacture – (17h20)
Opium – La Zampa – la Manufacture – (20h40)
Still in paradise – Yan Duyvendak – La Manufacture – (22h30)
Halfbreadtechnique – Martin Schick – La Manufacture – (23h)
Réversible – Bouziane Bouteldja – La Manufacture – (23h)
Néant – Dave Saint Pierre – Théâtre de L’Oulle – (10h30)
Hommage à Charb – Théâtre de L’Oulle – (23h30)
Visite de groupe – La vaste entreprise – Villeneuve en scène – (11h)