Le buzz du Festival

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LE BUZZ DU FESTIVAL : Le fil quotidien du IN et du OFF, ses dessous de cartes, ses coups fourrés… Bref, la rumeur d’un festival !  Retrouvez-vous dans la folie du Festival et suivez-en le buzz au jour le jour !!! En une ligne, tout  CE QU’IL FAUT SAVOIR du festival , de sa vie souterraine, de ses pros et du « marché », de ses spectacles et de ce que le public en pense, de ce que nos lecteurs nous en disent …

– J’y vais ! Sur notre nouvelle édition nationale quotidienne du BDO, LE BRUITDUOFF TRIBUNE, qui couvre chaque jour toute l’année l’actualité et la critique théâtrale en France, Paris et Régions, mais aussi en Belgique et Suisse francophone  ! Cliquez ICI pour voir !

– Comme chaque année, la direction d’AF&C se vante dans la presse locale -qui bien servilement s’extasie devant tout ce qui brille- de l’inflation galopante des spectacles du OFF d’Avignon (1538 cette année !) et Pierre Beffeyte ne fait hélas pas exception, dans les pas de son illustre prédecesseur Greg Germain qui a fait de ce OFF une monstrueuse foire indigeste et illisible… Franchement,  il n’y a  pas de quoi pavoiser, c’est tout simplement une aberration pour tous ceux qui aiment le théâtre (le vrai)… Une défaite, M. Beffeyte.

Les meilleurs d’entre eux ! On s’est longtemps interrogés sur l’opportunité de relayer (pas envie de faire du buzz autour de ces gens-là) l’initiative surréaliste de cette nouvelle « association » du OFF, créée il y a à peine deux mois, opportunément intitulée AF&T (mdr…), ouverte dans le but affiché de  « contrecarrer » AF&C, l’association « historique » du OFF depuis 15 ans, (et surtout pour essayer de récupérer son abondant pactole annuel),  par les meilleurs d’entre eux, à savoir : le superbe mais déchu Greg Germain, responsable de la dérive mercantiliste et putassière du OFF depuis son accession à la présidence de l’association qui le « gère » et son acolyte depuis toujours l’inénarrable Bernard Le Corff, patron du Collège de la Salle et margoulin notoire, plusieurs fois envoyé au tribunal pour détournement de biens sociaux, non paiement d’Urssaf, non restitution de recettes des compagnies etc., associés au bon neuneu de service, l’improbable Raymond Yana, lui aussi ex-président (très éphémère) d’AF&C, surtout réputé pour sa gestion plus qu’approximative de ses divers lieux de théâtre, les trois  s’acoquinant avec, cerise sur le gâteau, l’incomparable  Sylvain Cano-Clémente…, directeur du micro-théâtre du Rempart (!),  connu pour sa propension à traiter les compagnies et le public qu’il accueille comme de la merde…  Bref, ces braves gens, « élite » du OFF avignonnais, tous virés d’AF&C, prétendent désormais « assainir » le OFF avec leur « méthode » on l’a vu très personnelle de « saine » gestion du OFF avec leur association « dissidente » … Si ce n’était vraiment risible, ce serait à pleurer. D’autant qu’ils ont déjà trouvé le moyen de s’embrouiller entre eux publiquement (via la presse locale)  alors que leur assoc n’était même pas encore déposée !

– Repéré dans « Zibeline », après en avoir été  informé par hasard, le commentaire acerbe de madame Freschel, directrice dudit journal au sous-titre osé de « mensuel culturel « engagé » (sic) du Sud-Est », concernant le BDO, que visiblement elle ne kiffe guère, et alors que nous trouvions effectivement curieux que ce magazine marseillais subitement découvre le bourbier du OFF avignonnais et se targue d’en « moraliser » le fonctionnement avec leur puéril « #BalanceTonOff » : « (…) Calomniez calomniez, il en restera toujours quelque chose ? Il paraît étrange d’imaginer qu’un « ex gratuit » puisse, une fois payant, voir ses ventes « au plus bas »… Que le Bruit du Off se rassure : Zibeline se porte plutôt bien, paye ses journalistes, améliore son impression, augmente sa pagination et ses ventes. Est-il si dangereux d’enquêter sur les pratiques du Off que nous dussions subir calomnies et approximations plus ou moins malveillantes ? De quoi nos collègues ont-ils peur ? », assertion plutôt fébrile et un poil guerrière, à laquelle nous répondrons placidement que le BDO est bien le dernier à avoir peur de quoi que ce soit, comme chacun le sait depuis 2010, mais qu’effectivement nous réitérons notre inquiétude au sujet du modèle économique aberrant du nouveau « Zibeline » qui passant de gratuit (et donc jadis plutôt bien diffusé dans tous les lieux culturels) à payant (en kiosques) nuit forcément à sa visibilité et donc à son attractivité auprès des annonceurs. Quant aux ventes, on connaît l’état de la presse magazine en France (dont la moyenne des ventes effectives se situe autour de 20% du total d’exemplaires diffusés), qui voit chaque jour ou presque un titre s’effondrer et disparaître… Mais après tout, cela les concerne, non ?

– Spectateurs et Compagnies, refusez « La Carte du Off » :  l’association « Avignon Festival et Compagnies » (AF&C) qui n’est autre n’est que le « coordinateur » auto-proclamé du OFF, en aucun cas sa direction et son programmateur, édite chaque année cette fameuse carte, soi-disant au bénéfice des festivaliers… en tout cas pas à celui des compagnies ! Refusez de prendre la « Carte du Off », cette carte est un pur scandale, on ne le dira jamais assez, elle engraisse AF&C sur le dos des compagnies (et elles seules, pas sur celui des théâtres, puisque eux louent leurs créneaux) qui payent de leur poche cette remise accordée généreusement (!!!) par AF&C aux détenteurs de cette carte, dont la recette, plus de 750 000 euros va directement dans les poches d’AF&C et enrichit cette « association » très lucrative, sans que l’on sache ce qu’ils font de ce pactole (ils ne publient pas leurs comptes)… En tout cas, ils n’en reversent rien aux compagnies (ou si peu, de manière cosmétique) !

– Quand l’on veut prendre rendez-vous avec Jean-François Césarini, député LRM d’Avignon, c’est mission impossible. M. le Député est à Paris… ou alors il répète ! Car, on ne le savait pas, mais Jean-François Cesarini est un artiste aussi ! Et dans le droit fil démago à 200% de La République en Marche et dans les pas de son auguste patron, Césarini ne fait pas dans la demi-mesure : quand il ne tourne pas dans un clip de son ami rappeur N-Jay, il répète son prochain « seul en scène » au OFF d’Avignon, dans une mise en scène de Marie Pagès… En effet très occupé par ses concitoyens, notre député !

Autre ouverture remarquée, même si peu remarquable, c’est le lieu théâtral de l’Hôtel d’Europe, 4 étoiles célèbre pour avoir accueilli à la grande époque du festival toute l’élite des acteurs et autres metteurs en scène de renom (qui préfèrent -et on les comprend- maintenant « La Mirande » notamment)… mais excellente table au demeurant de la place Crillon. Hélas, vu l’équipe douteuse (c’est le moins qu’on puisse dire, quand l’on sait qu’en faisant partie, il y a notamment le patron de « l’Esclave Bar »… houps ! On craint le pire !) dont s’entoure la directrice de l’Hôtel (qui se rêve en « acteur culturel » d’Avignon) pour « programmer » son lieu, on peut nourrir de sérieuses réserves quant à la qualité dudit « programme »… On en reparle.

Le OFF 2018,en pleine saison des ouvertures ! Outre le jeu normal d’ouverture-reprise de nombreuses salles comme chaque année sur le OFF d’Avignon (de nouveaux investisseurs plus attirés par le goût de l’argent facile que par celui du théâtre), remarquons 3 théâtres (des vrais) qui cette année s’agrandissent, et pas des moindres : en tout bien tout honneur La Manufacture qui ouvre non pas 1 mais 2 lieux supplémentaires ! L’un à Saint-Chamand, charmante banlieue avignonnaise, regorgeant de ces non moins charmants bâtiments des années 60 où la vie de quartier « typique » a de quoi faire saliver nos néo-bobos… Et l’autre au sein même de l’école d’Art, située elle-aussi (pauvres étudiants) dans une des plus pittoresques banlieues de la cité éolienne… Outre La Manu, Le 11-Gilgamesh, qui depuis deux ans qu’il a été repris fait montre depuis d’une très bonne programmation et est en passe de devenir l’un des lieux « phare » du OFF, même si pas très bien situé (l’abominable boulevard Raspail, quartier sans vie ni commerce, et son architecture Haussmannienne sans âme), le Gilgamesh donc qui ouvre sa 3e salle. Enfin, le Théâtre de L’Oulle qui devient « La Factory » et crée une 2e salle consacrée aux jeunes compagnies, la Salle Tomasi, à 2 pas d’Utop et du Chêne Noir, tout en conservant sa salle historique dans le quartier de la Place Crillon…

– Désertion inquiétante : Depuis déjà deux ou trois ans, et cela n’est pas isolé et s’amplifie d’année en année, le nombre de spectateurs d’Avignon dont on entend qu’ils ont décidé de ne plus remettre les pieds dans ce festival, pour cause d’ambiance OFF vulgaire et délétère… « Si c’est pour entendre à longueur de journée la retape pour « mon voisin ne suce pas que des glaçons » ou « mon cochon est une gouine », voir leurs affiches racolleuses envahir la ville, franchement, on ira voir du théâtre -du vrai- ailleurs l’été prochain… » disent-ils en substance dans les files du OFF et sur les terrasses… Et ils sont de plus en plus nombreux… A méditer, M. Beffeyte, non ?

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