Le buzz du Festival

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LE BUZZ DU FESTIVAL : Le fil quotidien du IN et du OFF, ses dessous de cartes, ses coups fourrés… Bref, la rumeur d’un festival !  Suivez-en le buzz au jour le jour : en une ligne, tout  CE QU’IL FAUT SAVOIR du festival , de sa vie souterraine, de ses pros et du « marché », de ses spectacles et de ce que le public en pense, de ce que nos lecteurs nous en disent …

– LE BRUITDUOFF TRIBUNE parle 3 langues ! français, wallon et romand. Retrouvez notre édition trilingue quotidienne dès le 10 septembre sur www.lebruitduofftribune.com !

Ce soir on ferme ! Ouf ! c’est fini… Mais vous pouvez prolonger le goût du festival dès la rentrée sur notre nouvelle édition nationale quotidienne du BDO, LE BRUITDUOFF TRIBUNE, qui couvre chaque jour toute l’année l’actualité et la critique théâtrale en France, Paris et Régions, mais aussi en Belgique et Suisse francophone  ! Cliquez ICI pour voir !

_ Et voici nos 5 Tops classés premiers parmi les 30 spectacles de notre TOP 30 du OFF 2018 (lire ICI) :
Under Ice (La Manufacture)
Convulsions (Théâtre des Halles)
Le Maître et Marguerite (11-Gilgamesh)
Letz Love Portrait Foucault (La Manufacture)
Heroe(s) (La Manufacture)

– Lu ce matin 28 dans l’autre « grand » quotidien local, « Vaucluse-Matin », à propos de cette édition 2018 du OFF, un « bilan en demi-teintes » dû, selon eux, au Mondial de foot et à la chaleur… N’importe quoi, le festivalier, le foot il s’en fiche comme de son premier slip de bain, quant à la chaleur, rien de vraiment nouveau sous le ciel d’Avignon depuis Jean Vilar ! La vérité est plutôt que le festivalier est écoeuré, comme nous le disions déjà, par la déferlante de (mauvaises) propositions chaque année plus grotesque, une expansion sauvage qui vire au mauvais carnaval, pour une moyenne artistique de plus en plus médiocre… Et qu’en plus, il a plus de thunes, le festivalier, et marre de se faire presser comme un citron à chaque coin de terrasse ou d’hébergement. Les voilà, les raisons de la désaffection de ce OFF 2018. Pas besoin d’être grand reporter au « Vaucluse-Matin » pour le comprendre… Même Pierre Beffeyte le reconnaît à demi-mots, alors…

– Allez, en attendant notre TOP 30 définitif du OFF, que nous publierons dans l’après-midi de ce 28 juillet, voici notre TOP TEN du « IN » (et oui, nos chroniqueurs vont au IN aussi, il faut s’ouvrir !) :
Il pourra toujours dire que c’est pour l’amour du Prophète (Gurshad Shaheman)
Canzone per Ornella (Raimund Hoghe)
Saison Sèche (Phia Ménard)
La Reprise (Milo Rau)
Grito Pelao (Rocio Molina)
Summerless (Amir Reza Koohestani)
Pur Présent (Olivier Py)
Antigone (Olivier Py)
Thyeste (Thomas Jolly)
Mesdames, Messieurs et le reste du Monde (David Bobée)

– Allez, ça sent le sapin. Le OFF est bien mort et enterré… Nous, ce 27 juillet,  on vous conseille d’aller piquer plutôt une tête à Collias, vers le Pont du Gard, histoire de retrouver un peu de fraîcheur…

MDR. Lu ce matin dans le « grand » quotidien local (très local) « La Provence« , qui se pique désormais « d’enquêtes » culturelles (ils se tirent la bourre avec « Zibeline » ?), leur papier sur le « business » du OFF (et en Une, siouplaît !) : ils découvrent ou quoi ? Z’ont jamais lu leBruitduOff, ces journalistes émérites ? Bref, un papier vide d’infos, zéro truc que tout le monde ne sache déjà. Beau travail journalistique…  Avec des « scoops » comme ça, on est tranquille, « La Provence » est en train de regagner des lecteurs !

– Et dire qu’on pourrait être au bord de la mer, plutôt que sous cette p… de canicule ! A se baigner dans la mer entre deux spectacles, à boire un coup de rosé frais en matant les joutes sur le Canal royal et la course à la « Daurade d’or »… Putain, Jean, Sétois d’origine et de coeur, il était pas bien le Théâtre de la Mer, plutôt que la Cour d’honneur, pour créer ton festival en 1947 ? Franchement, on se baladerait au bord des canaux, sous la brise marine, plutôt que cuire sous le cagnard. Certes, nul n’est prophète en son pays, mais de là à écouter les conseils « avisés » de ton pote René Char et nous pondre ce festival ici, à Avignon…. Pauvres de nous !

– En tout cas, la fréquentation du « IN » cette année fut excellente, à en croire les chiffres, avec plus de 95% de taux d’occupation des places… Ce qu’on connaît d’ores et déjà également, est le fil rouge de l’édition 2019 du Festival : « Odyssées », un thème éminemment politique en ces temps de migrations en tous genres…

– Dernière saison pour Olivier Py ? La rumeur bruisse qu’Olivier Py, actuel directeur du « IN »,  -et son équipe- auraient été approchés pour diriger une prestigieuse institution théâtrale… Son mandat qui court jusqu’en 2021 se verra t-il écourté ? Rendez-vous à la rentrée pour en savoir plus…

Allez déjà quelques théâtres ferment ce soir 26 (La Manu) ou demain (Le 11)… C’est  l’heure des bilans pour les compagnies, financiers notamment… Compagnies, vérifiez  bien vos restitutions de recettes, certains théâtres ont la spécialité « d’oublier » 2 ou 3 jours de recettes… comme le Collège de la Salle, par exemple, mais pas que….

– Une dernière précision concernant « L’Affaire 11-Gilgamesh » : Pierre Beffeyte, président d’AF&C, coordinatrice du OFF, nous précise qu’il a proposé au 11-Gilgamesh une salle de substitution au 11-gilgamesh, en remplacement de sa Salle 1 interdite d’ouvrir. Proposition qui lui a été refusée. Dont acte… Il semble que le 11-Gilgamesh se complaise dans le non-droit plutôt que de se soumettre aux injonctions d’interdiction le visant, et préfère tenir sa position délirante plutôt que d’accepter une proposition constructive et raisonnable qui aurait bénéficié à ses compagnies…

De toutes manières, les festivaliers ne suivent plus. Leur séjour est de plus en plus court (ce qui explique l’absence de buzz) et eux aussi sont écoeurés et perdus devant la surabondance de propositions. Les fréquentations des salles s’en ressentent, complètement en dents de scie et chaotiques. Y compris les grandes salles, dont on connaît les chiffres, et qui ont fait un OFF bien moins bon que l’an passé… Autre signal qui ne trompe pas : les restaurateurs, plutôt mécontents de leur saison. AF&C pourra encore une fois pérorer dans la presse sur ses chiffres bidonnés, la réalité est que ce OFF 2018 n’est pas un bon cru en terme de fréquentation….

– Un sentiment qui prédomine dans ce OFF 2018, c’est l’écoeurement, et la lassitude. Encore plus que les années précédentes… De la part des festivaliers habitués du OFF, mais plus encore et plus inquiétant, de la bouche même des programmateurs et autres professionnels… écoeurés comme devant une pâtisserie dégoulinante de crème anglaise et de chantilly… Trop, c’est trop.  Beaucoup de ces professionnels parlent même de ne plus revenir au OFF l’an prochain… De quoi méditer, tout de même non, M. Beffeyte ?

– Allez le OFF c’est fini aussi ce soir, inutile de se voiler la face… Seuls restent les suceurs de glace et autres bofs qui courent les spectacles de la rue de la Ré. Les autres, les vrais festivaliers,  mais aussi les diffuseurs et les tourneurs, partent ou sont sur le point… Merci AF&C de s’obstiner à décaler les dates du OFF par rapport à celles du IN ! 23 jours au lieu de 18, c’est pour pouvoir justifier le coût exhorbitant des créneaux ?

Le IN clôture ce soir 24 juillet. Une édition équilibrée, avec quelques très bons spectacles, mais aussi quelques déconvenues… Mais bon, l’ensemble reste de très bonne tenue. Vivement le prochain !

– Ceux qui ont fait « pshitt » aussi, ce sont ces fameux « les intermittent.es du désordre » qui nous promettaient la pagaïe dans le IN et pourquoi pas dans le OFF. Des zadistes de la culture énervés comme des collégiens qui de fait, n’ont trouvé personne pour relayer sur place leur « message » et s’en sont retrouvés la queue basse à tourner en rond… Comme quoi pour faire les matamores, il ne suffit pas d’ouvrir sa gueule… Mais nos punks à chiens de la culture ont pris trop de mauvaises habitudes d’embourgeoisés de Pôle-Emploi pour réellement passer des paroles aux actes.

Le IN clôture dans 2 jours, et du coup le OFF ne va pas réellement tarder à faire de même, après le 24. Un OFF qui aura fait un peu « pshitt », après des débuts prometteurs et quelques très bons spectacles, nos chroniqueurs désormais ont du mal à remplir leur gibecière, malgré leur chasse incessante, y compris dans des endroits improbables… Un OFF en demi-teinte, donc, déjà fini à peine commencé, les fréquentations en dents de scie et très peu de découvertes… Ainsi va le OFF, d’année en année. Et y rajouter de la « matière » un peu plus chaque année n’y change rien : le niveau reste le même depuis plusieurs saisons, très moyen, laissant le festivalier (et le chroniqueur) sur sa faim…

– « L’Affaire » du 11- Gilgamesh, suite et fin. Il arrive que la réalité dépasse la fiction. Ce que nous anticipions dans notre billet est un fait déjà à l’oeuvre : Le 11-Gilgamesh s’est bel et bien assis sur l’avis de la commission de sécurité, l’injonction de la Maire et celle du Préfet pour ouvrir sa salle 1 de manière illégale, et ce depuis le 6 juillet. Outre le fait que ce comportement est parfaitement irresponsable, indigne d’une grande salle du OFF, il s’agit d’un calcul financier à court terme qui risque de lui coûter fort cher à la sortie : on connaît le cas d’un théâtre qui a agi exactement de la même façon en 2017 et depuis est fermé définitivement. Enfin, signalons aux spectateurs (mais aussi aux artistes et techniciens) que personne dans la salle 1 du Gilgamesh ne sera couvert par les assurances en cas d’accident... Le 11-Gilgamesh est hors la Loi, et cela peut avoir de funestes conséquences… Et que dit dans tout ça AF&C ? Ce comportement est-il raccord avec sa fameuse « Charte du Off » ???  (Lire La réponse du Préfet ICI)

– Files d’attente : le coup de gueule d’un festivalier : « À trois reprises, nous avons pu constater la même anomalie, qui finit par pourrir l’ambiance festivalière… Nous sommes fidèles festivaliers depuis douze ans, et cette année avons constaté qu’il serait désormais inutile d’arriver bien avant la représentation pour faire la queue, puisque, certains ( nombreux…) s’en moquent,  et que personne ne fait la « police ». Trouvez vous normal de faire 40 minutes de queue, d’être la deuxième et troisième personne de la file d’attente, et de trouver à l’entrée en salle plus des trois premiers rangs pleins ? Sachez futurs festivaliers du Théâtre Actuel  ( valable également pour Le Buffon ), qu’il suffit d’arriver  5 minutes avant la pièce , d’aller directement dans la cour pour consommer une boisson fraîche, et hop, en tête de queue dans la cour, ni vu ni connu. J’ai à deux reprises, signalé la chose au personnel, mais qui n’en a que faire…de toutes façons la salle est comble, et en plus,  on vend des boissons en bonus, que du bénéfice pour le théâtre…  Quant au respect du spectateur qui attend sagement dans la file, je devine ce qu’en pense le Théâtre Actuel…« 

Il est d’ailleurs plutôt décourageant que cela advienne à l’une des salles les plus sérieuses et « propres » du OFF, alors que d’autres bien plus commerciales passent à travers les gouttes… Et on ne parle même pas de ces boîtes à 49 places sous équipées et pas du tout sécures…  Mais on ne peut non plus passer outre les recommandations des services de sécurité, il n’y a ni « complot » ni entrave à l’expression artistique. Juste la loi.

Cela dit, ce qui arrive au 11- Gilgamesh (un excellent théâtre au demeurant) est regrettable, surtout pour les compagnies, mais est symptomatique d’un laisser-aller propre au OFF, dû à AF&C en premier lieu, mais aussi à La Ville, La Préfecture, les services fiscaux, l’Urssaf et autres institutions qui ferment les yeux depuis trop longtemps sur le fonctionnement de ce marché juteux : comédiens non payés ou non déclarés à 80 % (de l’aveu même des dirigeants d’AF&C), conditions de sécurité non remplies, privatisation illégale du domaine public sans droit ni titre (comme le théâtre Notre Dame par exemple, qui a annexé complètement à son seul profit la rue au mépris de ses riverains et usagers normaux, tous les « théâtres » Alizés, Alibi, de l’Ange de la rue des Teinturiers qui font de même), recettes non déclarées intégralement, fraudes à la TVA etc. etc. A quand une vraie réglementation qui permettra à tous (professionnels, spectateurs, mais aussi et surtout Avignonnais) de retrouver un peu de sérénité dans le respect de la loi ? et au OFF de se débarrasser -enfin- de ses brebis galeuses ?

–  Le 11-Gilgamesh perd une salle ! Ce 19 juillet, vers 12h45, un message du 11 : « Suite à la décision de la commission de sécurité ce matin, le 11 est contraint de fermer et d’annuler tous les spectacles de la salle 1, ce jour. (10H15 Faust, 12H40 Plaire, 14H40 Qui suis-je ?, 16h10 Si loin si proche, 18H Nous voir nous, 19H40 Le Maître et Marguerite, 22H O toi que j’aime…). Les spectacles en salle 2 et 3 sont maintenus jusqu’à la fin du festival  le 27 juillet.

Les artistes du OFF sont incroyables ! Les metteurs en scène, mais surtout et d’abord les comédiens : ils veulent des papiers, font des pieds et des mains pour que l’on chronique leur spectacle, mais surtout, il ne faut rien en dire, ne rien critiquer de leur jeu ou de leur présence sur scène, sinon ils piquent une crise… Manque d’assurance, de métier, de distance ? Ou déjà grosse tête avant l’heure ? Ceux du IN, au moins, savent ce qu’ils valent, et acceptent de se faire descendre, sachant que c’est leur métier qui veut ça. Mais, bien sûr, s’ils tournent dans les plus grosses compagnies internationales ce n’est pas pour rien. Il y a longtemps qu’ils ont appris à remiser leur ego à sa juste place, et à se blinder. Métier, expérience, intelligence et lucidité obligent. (et on ne parle pas du talent…)

– L »Appli » du OFF : catastrophique, un pur raté techno (lire notre article). A nettoyer d’urgence de votre smartphone, selon même un de nos lecteurs : « Je passe sur les bugs, lenteur, disparitions de fonction, proposition permanente de charger l’application alors qu’elle y est déjà, le pire ce sont les fausses infos du genre telle pièce au théâtre Truc, vous y allez, mais la pièce est dans un autre théâtre cette année… Detail baroque : c’est quand l’application me répond en anglais qu’elle est le plus fiable. OK, no problem ! Bref à éviter le plus possible. Pas toujours facile, vous vous connectez sur votre navigateur, il vous renvoie sur l’application… Non seulement à éviter mais à nettoyer de votre smartphone ! »

Toujours à propos du « programme » et de la « com » d’AF&C : c’est quoi ce slogan en bois « Mille spectacles, mille émotions » ? Vous avez embauché une agence de com pour dispenser une telle niaiserie (on espère que non) ? Qui plus est, vous le savez mieux que quiconque, ce sont 1500 spectacles et pas mille… Mille, ça c’était en 2010… Vous avez un peu de retard, non ? On se demande qui chez vous a eu cette idée de génie ?

Feuilleté la « bible » du OFF 2018… Le programme d’AF&C, quoi. Outre le fait qu’il ressemble comme 2 gouttes d’eau à un bottin de France-Télécom, ses 448 pages indigestes mises en pages -fort mal- (et on parle pas de la cover, une horreur, on se croirait chez Casino) par les incontournables (on se demande bien pourquoi) « Saluces », sont toujours aussi illisibles et pas du tout informatives. On sait M. Beyffete que ce truc est votre fond de commerce, chez AF&C (à raison de 300 balles environ la parution fois 1538 spectacles, ça fait un joli pactole), mais franchement, vous qui vous revendiquez « éco-responsable » (c’est une plaisanterie pour le OFF, depuis des décennies avec les tonnes de papier polluant les rues), arrêtez de « publier » ce « monument » de papier coûteux et inutile, que vous n’arrivez même pas à maîtriser, ni dans la maquette ni dans les délais…

– Notre grand prix « Guillaume Bertrand » du pire du OFF 2018 recrute à grand pas… Il est abondé quotidiennement de propositions de nos lecteurs, et elles sont nombreuses et souvent judicieuses ! On en reparle le 27 juillet !

– Traditionnellement, le 14 juillet est un pic pour la fréquentation des salles du OFF. Curieusement, il semble que ce ne soit pas le cas cette année, retours de « grandes » salles le confirmant, nous-mêmes le constatant sur nos fréquentations du site… Mystère… On essaie d’éclaircir ça et on en reparle.

– Pas de retours du « spectacle » du cher Jean-François Césarini, député LREM d’Avignon… Quelqu’un est-il allé voir cet ovni ? En tout cas, nous sommes plusieurs (et pas qu’ici, ses collègues élus aussi) à se demander comment un député de la République trouve t-il le temps de faire le zouave dans un théâtre, plutôt que de s’occuper de ses concitoyens et voter la loi à l’assemblée…

– Peu de buzz, mais tout de même pas mal de remontées de nos lecteurs qui nous signalent leurs coups de coeur, corroborant souvent notre première pré-sélection, 90 spectacles commentés dont une trentaine vivement conseillés… Liste que nous allons très vite réactualiser ce 12 juillet…

Peu de buzz, dans les files d’attente ou sur les terrasses. et pour cause, trop de spectacles et trop peu de temps pour aller les voir, les festivaliers ne restant plus que quelques jours tout au plus dorénavant, contrairement à il y a quelques années où il n’était pas rare que certains « dopés » du OFF y passent 15 jours d’affilée ! mais ça c’était avant…

Piqure de rappel : « la bataille d’Hernani ». Le 25 février 1830 se déroule à Paris la plus fameuse bataille qu’aient jamais livrée des hommes de lettres. Elle reste connue sous le nom de « bataille d’Hernani », du nom d’une pièce de Victor Hugo que l’on jouait ce soir-là pour la première fois. Hugo, alors âgé de 27 ans, est déjà un écrivain à succès. Le 30 septembre 1829 le Cénacle romantique se réunit pour assister à la lecture d’Hernani. On s’enthousiasme pour cette pièce qui brise les canons du théâtre classique et notamment les trois unités de temps, de lieu et d’action énoncées par Boileau sous le règne lointain de… Louis XIV. Arrive le jour de la première, à la Comédie-Française. Le spectacle est dans la salle davantage que sur la scène. Remontés à bloc, échauffés par de longues discussions préliminaires, les romantiques du parterre, parmi lesquels se signalent Gérard de Nerval et Théophile Gautier revêtu de son gilet rouge flamboyant, insultent copieusement les « perruques » des tribunes qui restent fidèles aux règles classiques. On en vient même aux mains… Et oui, déjà,  la critique de théâtre soulevait les passions !

– Chers lecteurs-trices et fidèles du BDO : certains pas aussi initiés et familiers que vous de notre « esprit » BDO, nous reprochent notre propension à dire ce que l’on pense quand on le pense… Que voulez-vous, on ne se refait pas ! Notre ligne éditoriale et le ton libre et un poil frondeur que l’on utilise, proche de « Charlie » ou du « Canard« , que l’on « kiffe » vous vous en doutez, nous empêchent nullement de faire le « job » avec sérieux et conscience. Tant pis pour les grincheux. Et c’est d’ailleurs pour cela que vous nous adorez, non ? Merci à vous, en tout cas, de nous suivre avec autant de constance et de plaisir depuis 2010.

Quant au OFF, lui aussi ouvert depuis 5 jours à peine, se dessine une édition 2018 très correcte, même si ce n’est pas encore à se taper le cul contre une bassine, avec tout de même d’agréables surprises : au BDO, nos chroniqueurs ont à ce jour 11 juillet vu près de 70 spectacles ces 5 premiers jours, et en ont retiré d’ores et déjà quelques jolies perles… Comme vous le savez, nous chroniquons (ou pas du tout d’ailleurs, lorsque ce n’est ni fait ni à faire, que ça ne mérite ni louanges ni opprobe) les spectacles vus de deux façons, soit en compte-rendus classiques, soit par notre délicieux et expéditif « J’Y VAIS / JE FUIS », qui a l’avantage, chers lecteurs festivaliers, de vous faire gagner du temps !

A peine 5 jours que le « IN » a ouvert et déjà on peut prédire une excellente cuvée 2018, ne serait-ce que par les premiers spectacles, exceptionnels, que nous avons vus : un superbe « Thyeste » dans la Cour de Thomas Jolly, un sublime « Romances Inciertos » de François Chaignaud, un magistral Milo Rau à Aubanel, « La Reprise« , un magnifique et touchant « Grito Pelao » de Rocio Molina à Saint Joseph,… Mais aussi d’excellents Sujets à Vif, drôles et créatifs, le très bon « Le Grand Théâtre d’Oklahama » de Madeleine Louarn, le très fort « Summerless » de Koohestani à la Chartreuse, le puissant « Pur Présent » d’Olivier Py… En revanche, quelques spectacles très décevants ou carrément insupportables, à éviter soigneusement comme ce mauvais « Iphigénie » de Chloée Dabert, l’insupportable « Joueurs » de Julien Gosselin, l’insignifiant « OVNI(S) de Jérôme Game, ou encore le très esthétique mais très chiant et froid « Kreatur » de Sasha Waltz…

– Tiens d’ailleurs, ça nous donne l’idée de créer un prix, pour les pires spectacles du OFF 2018 : Le Prix Guillaume Bertrand, du nom des 412 483 personnes portant ce patronyme en France répertoriées par « Google », un peu comme les « Jean Martin » ou, en Espagne les « Rodrigo Garcia » (désolé Rodrigo, on t’aime bien, mais c’est vrai que ton patronyme hélas est fort commun, pas de chance !). Un prix récompensant les pires daubes du OFF, dont on subodore que les productions* représentées par  Bertrand SUPERAGENT, ont toutes leurs chances… (* comme « A la Casserole », « François Martinez menteur », « Coiffure confidences »… par exemple, les titres sont assez parlants, non ?)

On vous conseille ce Super Agent de spectacle, qui refuse l’accès à nos chroniqueurs (de quel droit ?) à une pièce qu’il « représente » sous le prétexte fallacieux que l’on aurait dit de ses « spectacles » (comme si c’étaient les « siens ») qu’ls étaient de la daube…Ce qui est hélas vrai à 90 % de son « écurie », mais peut-être pas celui-ci justement -enfin on présume : « Ces mots pour sépulture » qui passe à La Factory… La classe ! et au passage, bravo le service rendu à vos « poulains », M. Guillaume Bertrand, de « l’agence » Coupe-File productions, la Cie doit être enchantée de votre « travail »….

– Allez sur notre nouvelle rubrique « Ma vie de directeur » (de Théâtre du OFF, of course), ou le OFF vu du dedans de la machine, avec humour et distance… Cliquez ICI

Bon ben ça commence mollement, comme d’ailleurs toutes les années pour le premier week-end et les premiers jours : public étique errant au hasard des rues ensoleillées, terrasses pas encore bondées, salles non plus d’ailleurs, à l’exception de quelques « grands » théâtres… Le OFF, quoi ! On le dit aux compagnies : cessez de prendre la totalité des 3 semaines : 10 jours bien placés, en milieu de festival, suffisent amplement !

Avis aux amateurs de l’extraordinaire Rocio Molina, le festival « IN » ce 7 juillet nous communique : « des places se sont libérées pour « Grito Pelao » de https://www.facebook.com/RocioMolinaOficial/ et https://www.facebook.com/silviaperezcruz/ du 6 au 10 JUILLET cour du Lycée Saint-Joseph https://www.facebook.com/festival.avignon/videos/2086448548050628/ A partir de 25 personnes, vous pouvez bénéficier du tarif groupe à 26 euros ou bien entendu venir en individuel . + d’info http://www.festival-avignon.com/fr/spectacles/2018/grito-pelao

– D’ailleurs, puisqu’on en parle : Festivaliers, ne ratez pas votre OFF 2018 : Suivez nos recommandations, notamment celles de notre dossier « Ce que nous irons voir en priorité » . L’an passé (mais c’est quasi la même chose chaque année), en 2017, notre taux de fiabilité a été de 97,4 % : spectacles que nous avions pré-sélectionnés et qui ont été plébiscités par le public et par la presse !

– Nos recommandations sont suivies (et nous en commes ravis) : un de nos chroniqueurs ayant rencontré par hasard des programmateurs venus sur le OFF dans un bon théâtre du OFF (mais que nous ne citerons pas), qui nous disent faire leur « marché » (17 spectacles achetés déjà !) en suivant les recommandations du BruitduOff… Bien vu !

–  Spectateurs et Compagnies, refusez « La Carte du Off » :  l’association « Avignon Festival et Compagnies » (AF&C) qui n’est autre n’est que le « coordinateur » auto-proclamé du OFF, en aucun cas sa direction et son programmateur, édite chaque année cette fameuse carte, soi-disant au bénéfice des festivaliers… en tout cas pas à celui des compagnies ! Refusez de prendre la « Carte du Off », cette carte est un pur scandale, on ne le dira jamais assez, elle engraisse AF&C sur le dos des compagnies (et elles seules, pas sur celui des théâtres, puisque eux louent leurs créneaux) qui payent de leur poche cette remise accordée généreusement (!!!) par AF&C aux détenteurs de cette carte, dont la recette, plus de 750 000 euros va directement dans les poches d’AF&C et enrichit cette « association » très lucrative, sans que l’on sache ce qu’ils font de ce pactole (ils ne publient pas leurs comptes)… En tout cas, ils n’en reversent rien aux compagnies (ou si peu, de manière cosmétique) !

– J’y vais ! Sur notre nouvelle édition nationale quotidienne du BDO, LE BRUITDUOFF TRIBUNE, qui couvre chaque jour toute l’année l’actualité et la critique théâtrale en France, Paris et Régions, mais aussi en Belgique et Suisse francophone  ! Cliquez ICI pour voir !

– Lu sur « La Provence », le grand quotidien (très) local d’Avignon, la colère des bistrotiers : ces braves gens, qui se gavent tout le festival en multipliant par 10 leur chiffre d’affaire, sont mécontents de la soi-disant « concurrence » des théâtres qui ouvrent leurs buvettes en juillet, et parfois y prennent terrasses. Ces vendeurs de bibine oublient que c’est grâce aux théâtres qu’ils se font gras depuis des générations, et seraient bien avisés plutôt que de râler de les louer pour tant d’abondance dans leur tiroir-caisse. Mais bien sûr, eux qui n’ont jamais mis les pieds dans un théâtre, leur demander un peu de jugeotte et de reconnaissance du ventre est trop exiger. Commerçant, c’est juste le seul métier que l’on peut faire quand l’on ne sait rien faire d’autre…

– Les « Avant-premières » du OFF : ça, c’est un truc que personne ne sait faire. Ou plutôt, ceux qui s’y essaient les font tous la veille de l’ouverture du OFF, soit cette année le 5 juillet… Autant dire, zéro audience pro assurée. Il faudrait leur dire, à ceux-là, ces 133 salles de « théâtre », que ça ne sert strictement à rien de les faire aussi tardivement, leurs « avant-premières ». Car s’ils veulent avoir un minimum de presse au moins locale, sinon spécialisée- du papier, quoi, c’est bien en amont qu’ils faut qu’ils les organisent. Certains plus malins que d’autres (Artéphile, Les Doms, certaines « Scènes d’Avignon ») l’ont bien compris qui les font dès le mois de juin.. Au moins sont-ils assurés d’avoir un minimum d’articles avant la cohue : lorsqu’il y a 1538 spectacles à couvrir, aucune rédaction ne peut suivre. Cela dit, ce serait d’ailleurs plutôt à AF&C, l’association « coordinatrice » du OFF d’organiser cela bien en amont : après tout, vu le chiffre d’affaire qu’ils engrangent, ils pourraient au minimum en consacrer une infime partie à organiser eux-mêmes une semaine de « premières » dès début juin, avec genre 1 spectacle par salle du OFF. En voilà une idée, M. Beffeyte, puisque visiblement vous en manquez pour soi-disant « transformer la gestion du OFF durablement et l’enrichir de nouvelles initiatives »…

Compagnies, prods, théâtres, SVP, arrêtez d’inonder les médias avec vos mails intempestifs. Vos attaché(e)s de presse ne vous servent à rien et même vous desservent. Epargnez-vous des dépenses inutiles et fort coûteuses pour votre présence au OFF d’Avignon 2018…
Arrêtez de prendre les journalistes culturels pour des crétins lobotomisés. Nous n’avons pas besoin de vos relances incessantes de soi-disant agences d’attachés de presse ou de com, qui sont compétentes en la matière comme nous le sommes en pilotage d’Airbus A447, et qui ne prennent même pas la peine de se renseigner sur la spécificité des médias auxquels ils-elles s’adressent sans distinction par vagues massives et indifférenciées de mails intrusifs et irritants, pour nous faire une idée précise de ce que vous proposez et sélectionner votre spectacle.
C’est non seulement inutile mais parfaitement contre-productif. Dans le OFF 2018 où 1538 spectacles se produisent, ce n’est pas votre attaché(e) de presse au rabais qui nous convaincra de venir voir votre spectacle. Bien au contraire.

–  La quincaillerie du OFF : morts de rire !  Non contente d’amasser son joli pactole annuel (plus de 1,5 millions tout de même !), « l’association à but non lucratif » AF&C a aussi, comme tout bon commerce qui se respecte, sa quincaillerie en ligne intitulée « la boutique du Off »… Véritable fourre-tout digne du « Troc de L’île », on y trouve les pires gadgets -fort laids en plus- et du tout et du n’importe quoi, bien sûr aux « couleurs » du OFF : mugs ringards, chapeaux en papier, carnets de notes en carton, pins et lunettes de soleil en plastoc criard… Bref un vrai bazar de pacotille, à l’image de ce qu’est devenu ce OFF présidé par M. Beffeyte…

Touchante et belle histoire d’amitié que la reprise par Jean-Marc Catella du « Sacco & Vanzetti » initialement montée avec son alter-ego Jacques Dau, hélas décédé brutalement l’an passé. Le rôle de Jacques sera tenu par le metteur en scène François Bourcier, pour cette belle pièce jouée cette année au Théâtre Notre-Dame. Les deux amis s’étaient juré de continuer de la jouer au cas où l’un deux disparaîtrait, tant ils y tenaient. Un bel hommage des amis de Jacques qui honorent ainsi joliment sa mémoire et ses convictions d’homme engagé.

– Comme chaque année, la direction d’AF&C se vante dans la presse locale -qui bien servilement s’extasie devant tout ce qui brille- de l’inflation galopante des spectacles du OFF d’Avignon (1538 cette année !) et Pierre Beffeyte ne fait hélas pas exception, dans les pas de son illustre prédecesseur Greg Germain qui a fait de ce OFF une monstrueuse foire indigeste et illisible… Franchement,  il n’y a  pas de quoi pavoiser, c’est tout simplement une aberration pour tous ceux qui aiment le théâtre (le vrai)… Une défaite, M. Beffeyte.

Les meilleurs d’entre eux ! On s’est longtemps interrogés sur l’opportunité de relayer (pas envie de faire du buzz autour de ces gens-là) l’initiative surréaliste de cette nouvelle « association » du OFF, créée il y a à peine deux mois, opportunément intitulée AF&T (mdr…), ouverte dans le but affiché de  « contrecarrer » AF&C, l’association « historique » du OFF depuis 12 ans, (et surtout pour essayer de récupérer son abondant pactole annuel),  par les meilleurs d’entre eux, à savoir : le superbe mais déchu Greg Germain, responsable de la dérive mercantiliste et putassière du OFF depuis son accession à la présidence de l’association qui le « gère » et son acolyte depuis toujours l’inénarrable Bernard Le Corff, patron du Collège de la Salle et margoulin notoire, plusieurs fois envoyé au tribunal pour détournement de biens sociaux, non paiement d’Urssaf, non restitution de recettes des compagnies etc., associés au bon neuneu de service, l’improbable Raymond Yana, lui aussi ex-président (très éphémère) d’AF&C, surtout réputé pour sa gestion plus qu’approximative de ses divers lieux de théâtre, les trois  s’acoquinant avec, cerise sur le gâteau, l’incomparable  Sylvain Cano-Clémente…, directeur du micro-théâtre du Rempart (!),  connu pour sa propension à traiter les compagnies et le public qu’il accueille comme de la merde…  Bref, ces braves gens, « élite » du OFF avignonnais, tous virés d’AF&C, prétendent désormais « assainir » le OFF avec leur « méthode » on l’a vu très personnelle de « saine » gestion du OFF avec leur association « dissidente » … Si ce n’était vraiment risible, ce serait à pleurer. D’autant qu’ils ont déjà trouvé le moyen de s’embrouiller entre eux publiquement (via la presse locale)  alors que leur assoc n’était même pas encore déposée !

– Repéré dans « Zibeline », après en avoir été  informé par hasard, le commentaire acerbe de madame Freschel, directrice dudit journal au sous-titre osé de « mensuel culturel « engagé » (sic) du Sud-Est », concernant le BDO, que visiblement elle ne kiffe guère, et alors que nous trouvions effectivement curieux que ce magazine marseillais subitement découvre le bourbier du OFF avignonnais et se targue d’en « moraliser » le fonctionnement avec leur puéril « #BalanceTonOff » : « (…) Calomniez calomniez, il en restera toujours quelque chose ? Il paraît étrange d’imaginer qu’un « ex gratuit » puisse, une fois payant, voir ses ventes « au plus bas »… Que le Bruit du Off se rassure : Zibeline se porte plutôt bien, paye ses journalistes, améliore son impression, augmente sa pagination et ses ventes. Est-il si dangereux d’enquêter sur les pratiques du Off que nous dussions subir calomnies et approximations plus ou moins malveillantes ? De quoi nos collègues ont-ils peur ? », assertion plutôt fébrile et un poil guerrière, à laquelle nous répondrons placidement que le BDO est bien le dernier à avoir peur de quoi que ce soit, comme chacun le sait depuis 2010, mais qu’effectivement nous réitérons notre inquiétude au sujet du modèle économique aberrant du nouveau « Zibeline » qui passant de gratuit (et donc jadis plutôt bien diffusé dans tous les lieux culturels) à payant (en kiosques) nuit forcément à sa visibilité et donc à son attractivité auprès des annonceurs. Quant aux ventes, on connaît l’état de la presse magazine en France (dont la moyenne des ventes effectives se situe autour de 20% du total d’exemplaires diffusés), qui voit chaque jour ou presque un titre s’effondrer et disparaître… Mais après tout, cela les concerne, non ?

– Spectateurs et Compagnies, refusez « La Carte du Off » :  l’association « Avignon Festival et Compagnies » (AF&C) qui n’est autre n’est que le « coordinateur » auto-proclamé du OFF, en aucun cas sa direction et son programmateur, édite chaque année cette fameuse carte, soi-disant au bénéfice des festivaliers… en tout cas pas à celui des compagnies ! Refusez de prendre la « Carte du Off », cette carte est un pur scandale, on ne le dira jamais assez, elle engraisse AF&C sur le dos des compagnies (et elles seules, pas sur celui des théâtres, puisque eux louent leurs créneaux) qui payent de leur poche cette remise accordée généreusement (!!!) par AF&C aux détenteurs de cette carte, dont la recette, plus de 750 000 euros va directement dans les poches d’AF&C et enrichit cette « association » très lucrative, sans que l’on sache ce qu’ils font de ce pactole (ils ne publient pas leurs comptes)… En tout cas, ils n’en reversent rien aux compagnies (ou si peu, de manière cosmétique) !

– Quand l’on veut prendre rendez-vous avec Jean-François Césarini, député LRM d’Avignon, c’est mission impossible. M. le Député est à Paris… ou alors il répète ! Car, on ne le savait pas, mais Jean-François Cesarini est un artiste aussi ! Et dans le droit fil démago à 200% de La République en Marche et dans les pas de son auguste patron, Césarini ne fait pas dans la demi-mesure : quand il ne tourne pas dans un clip de son ami rappeur N-Jay, il répète son prochain « seul en scène » au OFF d’Avignon, dans une mise en scène de Marie Pagès… En effet très occupé par ses concitoyens, notre député !

Autre ouverture remarquée, même si peu remarquable, c’est le lieu théâtral de l’Hôtel d’Europe, 4 étoiles célèbre pour avoir accueilli à la grande époque du festival toute l’élite des acteurs et autres metteurs en scène de renom (qui préfèrent -et on les comprend- maintenant « La Mirande » notamment)… mais excellente table au demeurant de la place Crillon. Hélas, vu l’équipe douteuse (c’est le moins qu’on puisse dire, quand l’on sait qu’en faisant partie, il y a notamment le patron de « l’Esclave Bar »… houps ! On craint le pire !) dont s’entoure la directrice de l’Hôtel (qui se rêve en « acteur culturel » d’Avignon) pour « programmer » son lieu, on peut nourrir de sérieuses réserves quant à la qualité dudit « programme »… On en reparle.

Le OFF 2018,en pleine saison des ouvertures ! Outre le jeu normal d’ouverture-reprise de nombreuses salles comme chaque année sur le OFF d’Avignon (de nouveaux investisseurs plus attirés par le goût de l’argent facile que par celui du théâtre), remarquons 3 théâtres (des vrais) qui cette année s’agrandissent, et pas des moindres : en tout bien tout honneur La Manufacture qui ouvre non pas 1 mais 2 lieux supplémentaires ! L’un à Saint-Chamand, charmante banlieue avignonnaise, regorgeant de ces non moins charmants bâtiments des années 60 où la vie de quartier « typique » a de quoi faire saliver nos néo-bobos… Et l’autre au sein même de l’école d’Art, située elle-aussi (pauvres étudiants) dans une des plus pittoresques banlieues de la cité éolienne… Outre La Manu, Le 11-Gilgamesh, qui depuis deux ans qu’il a été repris fait montre depuis d’une très bonne programmation et est en passe de devenir l’un des lieux « phare » du OFF, même si pas très bien situé (l’abominable boulevard Raspail, quartier sans vie ni commerce, et son architecture Haussmannienne sans âme), le Gilgamesh donc qui ouvre sa 3e salle. Enfin, le Théâtre de L’Oulle qui devient « La Factory » et crée une 2e salle consacrée aux jeunes compagnies, la Salle Tomasi, à 2 pas d’Utop et du Chêne Noir, tout en conservant sa salle historique dans le quartier de la Place Crillon…

– Désertion inquiétante : Depuis déjà deux ou trois ans, et cela n’est pas isolé et s’amplifie d’année en année, le nombre de spectateurs d’Avignon dont on entend qu’ils ont décidé de ne plus remettre les pieds dans ce festival, pour cause d’ambiance OFF vulgaire et délétère… « Si c’est pour entendre à longueur de journée la retape pour « mon voisin ne suce pas que des glaçons » ou « mon cochon est une gouine », voir leurs affiches racolleuses envahir la ville, franchement, on ira voir du théâtre -du vrai- ailleurs l’été prochain… » disent-ils en substance dans les files du OFF et sur les terrasses… Et ils sont de plus en plus nombreux… A méditer, M. Beffeyte, non ?

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