LE FIL DU IN 2026

La rubrique du 80e FESTIVAL D’AVIGNON, le « IN » : le fil critique du Festival d’Avignon, ce qu’il faut aller voir, ce qu’il faut éviter… En partenariat avec INFERNO Magazine, le magazine Art & Scènes contemporaines. Retrouvez la totalité des articles sur la 80e édition du Festival d’Avignon en cliquant ICI
–80e FESTIVAL D’AVIGNON : UN BILAN AFFLIGEANT : Tiago Rodrigues est certes un très bon metteur en scène, un artiste tout à fait respectable et respecté, mais cette édition 2026 a confirmé de manière éclatante ce que nous pensions tous : Cet artiste solide, inventif, une belle personne par ailleurs, profondément humaine, n’est pas vraiment fait pour diriger l’un des plus grands festivals de spectacle vivant au monde… Et cette année en particulier, il s’est révélé hélas un bien piètre programmateur. D’ailleurs lui-même le sait parfaitement… La programmation 2026, justement, parlons-en. Un patchwork disparate de personnalités et d’esthétiques éclectiques, sans aucun fil conducteur, parfois même antagonistes, un méli-mélo incohérent qui nuit à la lisibilité de cette 80e édition qui restera comme l’une des plus mauvaises depuis de longues années. A l’exception de quelques valeurs sûres -Boris Charmatz, Gwenaël Morin, tg STAN, Jeanne Candel, Christiane Jatahy et même Julien Gosselin (pour ceux qui aiment) – peu, trop peu d’heureuses surprises, comme Andrea Jimenéz ou Ben Duke…En revanche d‘énormes erreurs de casting, comme Forced Entertainment, Carolina Bianchi ou le détestable Trajal Harrell… Surtout, la présence incongrue de ces Coréens qui sont venus parasiter le Festival avec leurs objets passéistes et folkloristes sans queue ni tête, ancrés dans la « tradition coréenne », qui nous causent de « gastronomie » et autres futilités de leur culture dont on se tape éperdument, qui ne nous disent rien, n’ont pas d’écho chez nous : il existe de nombreux festivals de folklore dans le monde, pourquoi venir à Avignon ? Un fiasco total… Et nous passerons sur la Cour d’honneur occupée incongrûment par des circassiens : Vilar doit s’en retourner dans sa tombe… L’année prochaine, ce sera du patinage ‘artistique’ sur le plateau iconique du Festival ? Bref, Tiago Rodrigues avec cette programmation affligeante a commis là un loupé mémorable, qui restera dans les annales du Festival… De toutes manières, il s’en fiche en réalité, son esprit est tendu ailleurs : il se murmure qu’il aimerait bien passer l’éponge sur la direction du Festival et qu’il vise une grande scène de l’autre côté du lac Léman… Effectivement, là bas, l’herbe est plus verte et l’air plus frais…
–NOTRE TOP TEN DU IN EST SORTI ! : L’équipe d’INFERNO, Art & Scènes contemporaines, qui a vu et couvert 90% des spectacles de cette 80e édition a eu beaucoup de mal à en extraire 10 de belle tenue, certains mêmes excellents… C’est peu, au vu des 47 spectacles programmés pour cette édition d’une médiocrité indiscutable, certainement la pire depuis 10 ans… Allez vite le consulter : Lire l’article : https://lebruitduoff.com/2026/07/25/festival-davignon-le-top-10-du-meilleur-du-in-2026/
–ON A VU : Casting Lear d’Andrea Jimenéz : la rencontre parfaite entre une idée de mise en scène d’une rare intelligence, une écriture qui refuse les facilités et un immense acteur capable de faire de son propre déséquilibre une force dramatique. Casting Lear est incontestablement l’un des grands moments de cette édition du Festival. Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/26/festival-davignon-casting-lear-andrea-jimenez-signe-un-spectacle-dune-intelligence-rare/
–ON A VU : The Last Hamlet de Ben Duke : Voilà un excellent spectacle de théâtre, exigeant, cultivé, intelligent, ce qui ne l’empêche pas d’être accessible et très ludique. Ben Duke éclaire son Hamlet d’une ironie et d’une distance tout à fait rafraîchissantes. Très conseillé ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/24/festival-davignon-avec-the-last-hamlet-ben-duke-produit-un-theatre-exigeant-mais-qui-sait-rester-profondement-ludique-et-populaire/
–ON A VU : CAPRA de Jeanne Candel : Imaginatif, festif, joyeux, voilà un vrai bon spectacle de IN, enfin ! Chaudement recommandé. Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/22/festival-davignon-capra-de-lexcellent-theatre-festif-et-imaginatif/
–ON A VU (hélas !) : Music, Music de Trajal Harell : Ce type, on se demande pourquoi, est adulé par les programmateurs des scènes européennes. Alors que c’est juste un imposteur : il ne danse pas (il ne sait pas), il ne sait pas occuper un plateau sinon en minaudant avec ses changements de tenues en live, il ne sait rien faire, en fait. Juste un usurpateur et une énorme erreur de casting de la part des programmateurs. N’y allez SURTOUT PAS ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/23/festival-davignon-music-music-trajal-harrell-une-imposture/
–ON A VU : Bunker de Marion Siéfert : Marion Siéfert, très mal conseillée, s’attaque depuis quelques années à des thèmes et esthétiques qui la dépassent, et pour lesquels elle n’a pas le talent nécessaire pour les traiter de façon convaincante… Qu’elle retourne à ses premières formes, et qu’elle rabaisse ses ambitions démesurées… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/21/festival-davignon-bunker-un-sujet-ambitieux-et-necessaire-que-marion-siefert-peine-a-sublimer/
–ON A VU : 1,2,3 Poquelin de tg STAN : Sans surprise, de l’excellent théâtre de tréteaux du collectif flamand. Certes, avec du Molière, c’est toujours plus accessble, mais ici c’est remarquablement joué dans le cadre magique de la Carrière de Boulbon. Allez-y ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/21/festival-davignon-123-poquelin-theatre-revigorant-et-rafraichissant/
–ON A VU : MUETTE de BORIS CHARMATZ : Encore une fois, le grand chorégraphe nous surprend avec sa nouvelle créa, très étrange mais très puissante. Décidément un des plus grands artistes européens de la Danse contemporaine. A voir absolument ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/18/festival-davignon-boris-charmatz-muette-sans-contrefacon/
–ON A VU (hélas) : Everything must go de Forced Entertainment : Un truc vraiment éprouvant, statique, brouillon et bordélique pour rien, dont la seule astuce réside dans le décalage des acteurs qui miment le texte dit par intelligence artificielle. C’est même le « sujet » de la pièce, l’IA et « ce qui subsiste du désir humain » face au langage artificiel généré par les machines. C’est mince. Le tout dans un décor qui évoque un bar ou une salle des fêtes où s’agitent sans raison de pauvres personnages. Un seul tableau frontal, inamovible, pendant 1h40… On se croirait dans un spectacle de MJC : c’est sans doute voulu, mais parfaitement indigeste. Certes on peut apprécier le théâtre de l’absurde de Tim Etchells, mais il devrait plutôt se mettre à l’Art contemporain, ce serait plus adapté que son « théâtre » inerte et ennuyeux. A éviter absolument ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/17/festival-davignon-everything-must-go-la-fin-du-monde-non-lennui-abyssal/
–ON A VU : Haribo Kimchi de Jaha Koo : encore un spectacle coréen nostalgique des traditions de la Corée. Ici c’est de tradition culinaire dont il s’agit : Décor adapté d’une gargote de rue coréenne, le maître de cérémonie trônant derrière sa cuisine invitant le spectateur à goûter ses spécialités. Bref, c’est sympathique, délicat et effectivement change un peu des injonctions du théâtre européen, toujours donneur de leçons. Sauf que M. Koo, s’il est effectivement coréen d’origine, s’est vite expatrié en Europe (comme beaucoup de ses confrères invités au Festival) et a étudié dans les écoles d’art européennes, et ça se sent.. Mais bon, certains aiment… Ne leur gâchons pas leur plaisir ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/16/festival-davignon-haribo-kimchi-le-gout-du-monde/
–ON A VU : Che dolore terribile è l’amore : Daria Deflorian donne un spectacle chargé d’émotion qui rend hommage aux disparus et qui exhume une mémoire trop longtemps refoulée, celle d’une guerre occultée, qui a fait des ravages et son lot d’horreurs. C’est sobre, émouvant, peut-être un peu trop retenu, mais cela reste un beau moment de théâtre… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/16/festival-davignon-che-dolore-terribile-e-lamore-la-cruaute-dune-guerre-oubliee-tout-en-subtilite-narrative/
–ON A VU : Vive le sujet ! Série #2 : De jolies découvertes à faire, comme dab. Décidément, on aime bien ce programme dans le IN, un peu de fraîcheur et d’inventivité dans ces « tentatives » souvent passionnantes… Recommandé ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/16/festival-davignon-vive-le-sujet-une-serie-2-bien-dans-lesprit-de-ce-programme-decouvertes/
–ON A VU : How romantic de Katerina Andreou : Bon, c’est solide et bien roulé, de la danse énergique, très physique et survitaminée… Pour le reste, la créativité, l’invention, on repassera… Mais ça plaît au public, visiblement… Que demande le peuple ? Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/14/festival-davignon-how-romantic-katerina-andreou-impose-sa-danse-physique-et-surpuissante/
–ON A VU : Un procès de Christiane Jatahy : Qui fait du Jatahy. On aime ou pas sa « patte ». C’est plutôt bien foutu, mais très attendu. Le truc, c’est que passer après Ostermeier sur le même Ibsen, c’est un tantinet présomptueux... Mais bon, on s’en remettra… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/14/festival-davignon-un-proces-la-verite-foudroyante/
–ON A VU : Salma, mon amour : Une belle incursion sensible dans une riche famille cairote, après les événements du 7 octobre. Ou comment l’universel pénètre l’intime au point d’en perturber les certitudes… Ahmed El Attar joue en virtuose de ce champ / contre-champ, comme à son habitude. Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/10/festival-davignon-salma-mon-amour-tous-les-bouleversements-du-monde-dans-lintime-dune-bourgeoisie-cairote/
–ON A VU : Le deuil sied à Electre : Un autre très bon spectacle, dans la tradition théâtre de tréteaux qu’affectionne Gwenaël Morin comme chaque année au Festival, au Jardin de Mons. Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/10/festival-davignon-le-deuil-sied-a-electre-une-brillante-celebration-du-mythe/
–ON A VU (hélas !) : Uma luz cordial : Se frapper deux heures et demi durant ce pensum prétentieux et l’égotisme démultiplié de son « autrice », Carolina Bianchi, une épreuve… Tout ça pour en réalité un truc daté, ringard, et provoc pour rien. Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/09/festival-davignon-uma-luz-cordial-de-carolina-bianchi-nest-pas-angelica-liddell-qui-veut/
–ON A VU : Silence de Mathilde Monnier et Lucie Antunes : Enfin un bon spectacle (à l’exception du Gosselin survolté, peut-être, si on aime) dans cette édition, 80e du nom, un peu exsangue hélas… Une soirée à Boulbon qui plus est, lieu magique s’il en est ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/09/festival-davignon-silence-lucie-antunes-mathilde-monnier-pas-pres-de-se-taire/
–ON A VU : Vive le sujet ! Série 1 : Enfin un peu de fraîcheur dans ce festival un peu… fané, déjà…De jeunes artistes à découvrir, et ils ne sont pas les moins bons de la programmation générale. suivez les séries, vous ne serez pas décus. Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/09/festival-davignon-vive-le-sujet-une-serie-1-rejouissante/
–ON A VU : History of korean western theatre : « L’une des lignes de force de cette trilogie (dont fait partie ce volet-ci) est de mesurer le poids tragique du passé sur le présent, de remonter le fil des événements pour saisir l’origine de la situation actuelle », nous dit son créateur Jaha Koo. Ou le théâtre coréen qui se regarde en miroir. Pour amateurs du genre… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/08/festival-davignon-the-history-of-korean-western-theatre-un-passionnant-origami-du-souvenir/
–ON A VU : Nous ou le paradoxe du hérisson. Une jolie métaphore sur le « faire famille » : les hérissons dovent veillr à faire bloc, tout en évitant de trop se rapprocher les uns les autres, de peur de se blesser… On peut y aller si on veut… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/08/festival-davignon-nous-ou-le-paradoxe-du-herisson-faire-famille-ou-essayer/
–ON A VU : 1 Degree Celsius de Sung Im Her : La danse coréenne au degré zéro. Aucune inventivité, aucune imagination, juste de la technique (occidentale) très froide et désincarnée… Sans intérêt. Décidément l’invitation de la Corée au festival est une réussite ! Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/07/festival-davignon-1-degree-celsius-une-temperature-qui-exprime-bien-lambiance-ressentie/
–ON A VU : Maldoror de Julien Gosselin, dans la Cour : Comme on s’y attendait, un grand show à la Gosselin, avec ses longueurs, ses lourdeurs, ses excès inutiles et parfois quelques fulgurances et beautés visuelles… Bref Gosselin qui fait du Gosselin, en hyper égotique qui s’impose en force… Pour ceux que la mégalomanie et l’égocentrisme absolu de l’artiste ne hérissent pas… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/07/festival-davignon-maldoror-le-monde-selon-gosselin/
–ON A VU : Island story de Kyung-Sung Lee : du théâtre documentaire sur l’histoire contemporaine de la Corée… Pour ceux que la Corée intéresse… Plutôt bien fait, certes, mais plutôt limite au Festival d’Avignon… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/07/festival-davignon-island-story-la-memoire-en-murmure/
ON A VU : L’Hors-présence de Tiphaine Raffier : un bon spectacle sur la fin de vie, concernant et plutôt bien construit… Lire l’article : https://inferno-magazine.com/2026/07/06/festival-davignon-lhors-presence-ou-la-fin-de-vie-sans-fardni-concession/
–ON A VU : Uma Luz Cordial de Carolina Bianchi : un pensum verbeux et prétentieux, inutilement porno, juste par provoc. Bref, pénible et ennuyeux. N’est pas Angélica Liddell qui veut... (Article suit)
–VOICI NOTRE SELECTION DES 15 SPECTACLES DU IN 2026 QUE NOUS RECOMMANDONS PARTICULIEREMENT (Liste établie avec nos confrères d’INFERNO, Art & Scènes contemporaines) : NOTA : cette liste avait été établie AVANT le début du Festival. Depuis, on en regrette lourdement certaines des recommandations !
– Everything must go – Forced Entertainment – Cour du Lycée St Joseph
– Uma Luz Cordial – Carolina Bianchi – Opéra
– La parabole du Seum – Rebecca Chaillon – Cloître des Célestins
– Muette – Boris Charmatz – Chartreuse de Villeneuve
– Maldoror – Julien Gosselin – Cour d’Honneur
– The last Hamlet – Ben Duke – Cloîtredes Célestins
– Bunker – Marion Siéfert – La FabricA
– Silence – Lucie Antunes / MathildeMonnier – Carrière Boulbon
– Vive le Sujet ! – Séries 1,2 et 3 – Jardins de la Vierge – St Joseph
– CAPRA (La chèvre) – Jeanne Candel – Gymnase Mistral
– 1,2,3 Poquelin – TG Stan – Carrière Boulbon
– Salma mon amour – Ahmed El Attar – L’Autre Scène
– Casting Lear – Andréa Jimenez – Opéra
– Le deuil sied à Electre – Gwenaël Morin – Jardin de Mons
– How romantic – Katerina Andreou – La FabricA
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