LE FIL DU IN 2019

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La rubrique du 73e FESTIVAL D’AVIGNON, le « IN » : le fil critique du Festival d’Avignon, ce qu’il faut aller voir, ce qu’il faut éviter… En partenariat avec INFERNO Magazine, le magazine Art & Scènes contemporaines. Retrouvez la totalité des articles sur la 73e édition du Festival d’Avignon en cliquant  ICI

Décidément -et malgré l’auto-satisfecit d’Olivier Py sur son bilan 2019 (comme chaque année d’ailleurs), ce IN était vraiment très médiocre : sur les 3 dernières pièces que nous avons vues,  seule une mérite d’être reprise : le bon Place de  Tamara Al Saadi, un truc sur l’identité très bien mené lire la critique ici… Les 2 autres, Brèche et Ordinary People ne laissent rien filtrer, ni émotion, ni inventivité ni rien. Simplement ennuyeuses lisez les critiques ici, si vous y tenez.

-Cher Olivier Py, vous êtes impardonnable. Votre édition 2019 du Festival est non seulement une catastrophe, mais une faute de goût inadmissible. Quand on a l’honneur insigne de diriger le plus beau et le plus important festival de théâtre au monde, on ne peut pas se laisser aller à de tels errements, à de telles erreurs. Programmer dans ce festival d’excellence (enfin, ça c’était avant vous) des « artistes » de second ou de troisième ordre, sans talent, sans idées, inutiles et vains, sous le prétexte qu’ils sont vos potes et qu’ils représentent le « théâtre franco-français », en fait le pire du théâtre tout court, des Pascal Rambert, Macha Makeïeff, Roland Auzé, ou Daniel Jeanneteau, pour ne citer que les pires des metteurs en scène, mais aussi pour la Danse, que vous ne connaissez pas et qui vous le rend bien, des chorégraphes « people », certes, mais d’une esthétique d’un autre temps comme Akram khan ou Wayne McGregor, ou encore des comédiens aussi déplacés en ce festival que ce pauvre Jacques Weber ou sa misérable compagne d’infortune Emmanuelle Béartatteste de votre part d’un massacre délibéré de ce qu’est le Festival, de ce qu’il représente au yeux du monde.

Quand on a un tel outil en mains, que l’on vous fait un tel honneur que de vous confier ce qui représente aux yeux de tous l’excellence du théâtre, on ne se permet pas une telle médiocrité programmatique. On fait venir au contraire, et avec enthousiasme, les plus grands artistes de la planète. Le Festival en a les moyens. Avec vous, visiblement il n’en a pas l’envie. Ou le courage ? On fait venir des Castellucci, Warlikowski, Jan Fabre, des Simon McBurney, Marcus Öhrn, Claude Régy même (si vous aimez le théâââtre français), ... pour la Danse, des Alain Platel, Xavier Le Roy, Olivier Dubois, Alessandro Sciarroni, Marie Chouinard… Bref, vous auriez dû convier à cette fête de l’excellence les meilleurs d’entre les artistes, comme il se doit, et comme on l’attendait de vous.

Vous êtes impardonnable. Sacrifier ainsi à vos copinages de bas étage, à votre égo démesuré -et pire, à votre négligence artistique, la notoriété et l’avenir du plus grand festival de théâtre contemporain au monde ne vous sera pas pardonné. Cette 73e édition restera dans les annales comme la pire depuis 3 décennies, au moins. Vous êtes impardonnable et on ne vous le pardonnera jamais.

Encore raté ! Macha Makeiëff, comme nous nous y attendions, a encore raté l’occasion de s’illustrer dans cette 73e édition du Festival : normal, elle n’a jamais été à la hauteur d’un tel honneur et Olivier Py aurait dû le savoir. En fait il le sait très bien, mais le gros défaut de Py a toujours été le copinage... Avec ça, cette attitude plus que limite (et c’est bien pour cette raison, entre autres, qu’IL NE FAUT PAS QUE CE SOIT UN ARTISTE qui dirige le Festival), on ne construit pas la prog du premier festival de Théâtre au monde ! Du coup, en programmant cette metteuse de seconde zone, il ne pouvait que se planter : le Lewis versus Alice de Makeiëff n’est ni fait ni à faire. Un ratage complet, comme nous le prédisions, pire une faute… lire la critique ici   

Autant on déteste la programmation du Festival 2019 d’Oliver Py, une erreur, pire un monument d’ennui, rétrograde et anachronique, (d’ailleurs ce n’est pas vraiment lui qui programme (mais il cautionne) , c’est sa « chargée de programmation », qui a la culture d’une huître du Bassin de Thau , Agnès Troly (un Troll ?) : qu’il la vire, enfin !), autant on apprécie le metteur en scène Py (sauf quand il se laisse aller à ses frous-frous) qui est capable du meilleur (comme du pire, hélas). En l’occurrence, son « Macbeth Philosophe » est excellent. Et en plus, ce qu’on aime chez Py, c’est qu’avec son travail avec les détenus, il leur redonne fierté et goût de la vie… Et ça, c’est remarquable.  Le meilleur, ce Macbeth Philosophe était à voir jusqu’au 19 juillet, et franchement c’était un très beau moment de théâtre plein de grâce... lire l’article ici

-Faustin Linyekula abandonne la Danse ! au profit du « récit »… Que ne s’en est-il gardé : son  Histoire(s) du théâtre II , après le talentueux Milo Rau, n’est qu’une pâle évocation sans chair ni art. Bref, l’ennui gagne. Si vous y tenez, c’est dans la Cour minérale de l’Université jusqu’au 23 à 22h00. Mais on ne vous la conseille pas… lire la critique ici

Allez-voir cette Maison de thé, une jolie fenêtre sur des mondes que nous connaissons mal. Bien sûr décriée par toute la « presse  » réac -dont la PQR, Vaucluse-Matin en tête, qui ne supporte pas le théâtre contemporain, trop « extraverti » à  ses yeux et que du coup elle qualifie « d’hystérique » (entre parenthèses, jolie manifestation de sexisme ordinaire…). Non allez-y, et vous vous laisserez emporter. Attention, c’est jusqu’au 20 juillet seulement ! lire la critique ici

En revanche, les deux dernières séries de VIVE LE SUJET !, au Jardin de la Vierge du Lycée Saint-Joseph sont très bons ((à l’exception d’un spectacle parmi les 4 proposés)… A voir donc jusqu’au 23 juillet à 11h et 18hlire la critique ici

-Encore  une mauvaise pièce dans ce IN 2019, qui décidément, n’arrête pas de nous décevoir :  ce Outwitting the Devil , une pièce laborieuse, soi-disant écolo, en réalité complètement étriquée et vide de sens d’ Akram Khan donnée dans la Cour (jusqu’au 21 juillet), ce qui est vraiment gâcher ce lieu magique. Ou donner de la confiture aux cochons, pour être plus trivial. Ouf ! à éviter ! lire la critique ici

ENFIN ! Enfin un grand spectacle dans le IN ! Il était temps… Ne ratez pas cet excellent Outside du metteur en scène russe Kirril Serebrennikov, toujours en taule chez Poutine hélas.. A l’Autre scène à 15h jusqu’au 23 juillet… Courez-y ! lire la critique ici

-A une semaine de la fin du IN, un premier bilan : comme l’on s’y attendait, une 73e édition plutôt sage et étale, très classique et tournée vers un théâtre à l’ancienne… Certes, quelques bons spectacles (comme Le Présent qui déborde/Notre Odyssée II, l’Orestie, £¥€$…) et même de très bons (Sous d’autres cieux, Pelleas et Melissandre, Multiple-s..) émaillent cette édition, parmi des ratages mémorables (Architecture, Oskara…) mais rien de sublime, de vraiment exceptionnel… Attendons la dernière semaine pour peut être avoir quelques bonnes surprises…

– Un classique repris par Jean-Pierre Vincent, plutôt un bon spectacle, mais de facture très classique justement : « L’Orestie« , donné au Gymnase Saint Joseph pendant 5 heures et trois volets… Ce qui fait son originalité est que le metteur en scène la fait interpréter par une troupe d’élèves tout juste sortis du TNS… Un bel exercice pédagogique, à voir jusqu’au 16 juilletlire la critique ici

Dès le 18, il faudra aller voir absolument Granma. Les trombones de La Havane de Stefan Kaegi & Rimini Protokoll au Cloître des Carmes, les 18, 19, 20, 22, 23 juillet 2019 à 22h00… Lire la critique ici

Recommandés  : en tout cas, nous irons les voir ces prochains jours, La Maison de Thé à l’Opéra-Confluence, même si les avis sont controversés,  Outside à L’Autre Salle, de l’excellent Kirill Serebrennikov, toujours bloqué en Russie et donc absent physiquement du Festival, Macbeth Philosophe d’Olivier Py à La Chartreuse, les Vive le sujet ! 3 & 4 à St Joseph, Outwritting the Devil d’Akram khan dans la Cour, Histoire(s) du Théâtre de l’excellent Faustin Linyekula à la cour minérale (Université), Granma de Rimini Protokoll (déjà vu : très bon) au Cloître des Carmes, et le final d’Arnaud Rebotini le 23 à 22h dans la Cour…

Il fallait aller voir ce très bon Sous d’autres cieux de Maëlle Poésy au Cloître des Carmes, une pièce qui réveille le souffle des grandes épopées classiques… Hélas terminé ce 14 juillet… lire la critique ici

Excellente performance théâtrale, immersive et joyeuse que ce £¥€$, autour de la spéculation et les dérives capitalistiques de nos sociétés contemporaines… A la Charteuse de Villeneuve. A retenir ! lire la critique ici

-Un moment de théâtre festif, certes, que ce Nous l’Europe, banquet des peuples mis en scène par Roland Auzet… Mais qui nous laisse sur notre faim. Que faire quand la fête est finie ? jusqu’au 14 juillet au Lycée Saint Joseph… lire la critique ici

Excellent et drôlatique « Phèdre » de François Grémaud, un Phèdre pour les nuls à ne pas manquer à la Collection Lambert jusqu’au 21 juillet à 11h30… lire l’article ici

Version décapante et cabarétique des frères Grimm, cet Amour vainqueur, un Jeune Public très drôle d’Olivier Py, est à voir jusqu’à ce 13 juillet à 15h et 20h au Lycée Mistral… lire la critique ici

Il faut aller voir le très bon Christiane Jatahy Le Présent qui déborde/Notre Odyssée II, Gymnase du lycée Aubanel jusqu’au 12 juillet à 18h… lire la critique ici

-Des « Vive le sujet ! » pour l’instant, c’est le Série 1 qui est le plus probant, le Serie 2 étant à éviter… C’est jusqu’au 12 dans le Jardin de la Vierge du Lycée St Josephlire l’article ici

Il fallait aller voir ce très bon Pelleas et Melissandre par Julie Duclos, tout en maîtrise et pudeur, une mise en scène intériorisée, ce qui dénote des spectacles inutilement survoltés habituels au IN… Hélas terminé le 10 juillet ! lire l’article ici

-Ne ratez pas cet excellent Multiple-s de Salia Sanou, danse ouverte au monde et aux autres, chaleureuse et inspirée, avec 3 invités surprise sur le plateau dont Nancy Huston et l’immense danseuse et maîtresse de Danse Germaine Acogny… A la Cour minérale de l’Université jusqu’au 14 juillet à 22h. Magnifique et recommandé ! lisez la critique ici

-Allez voir ce très bon Dévotion, dernière offrande aux dieux morts d’un tout jeune metteur,  Clément Bondu,  au Gymnase du Lycée St Joseph jusqu’au 8 juillet seulement… lire la critique ici

Insupportable ce pensum de Pascal Rambert dans la Cour, un « Architecture » ampoulé, emphatique, hystérisé, mal joué par des comédiens perdus sur le plateau soumis à une très mauvaise direction d’acteurs, à tel point qu’on  dirait une mauvaise troupe de théâtre amateur qui s’évertue à qui mieux mieux à déclamer un texte inutile… Bref, à fuir, vraiment ! lire la critique ici 

Bon plan : la jolie pièce très politique d’Alexandra Badéa, qui sait dont elle parle, étant elle même immigrée roumaine depuis peu naturalisée française, Points de non-retour, qui se joue à Benoît XII… lire la critique ici

On évite cet « Oskara » de Kukai Dantza donné à L’Autre Scène de Vedène : beaucoup d’énergie pour une – mauvaise – reconstitution qui plombe pour longtemps notre amour de la danse basque ! Lire la critique ici

Pas de très bons retours d’ « Architecture », le spectacle IN de Pascal Rambert dans la Cour d’Honneur… On vous en reparle…

Premières impressions sur un programme IN 2019 qui manifestement est loin de faire l’unanimité, chez le public comme pour les commentateurs… Lire l’édito d’INFERNO ici.

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