« HCHOUMA BLUES », DANSE DE MORT, DANSE DE LIBERTE

lebruitduoff.com – 5 juillet 2026.
HCHOUMA BLUES – Texte et mise en scène de Hicham Boutahar – Cie Les Dipllomates – Théâtre des Carmes André Benedetto – Du 4 au 25 juillet à 11h55 – Relâche les 8,15,22..
Nanterre. Juillet 2023. Mahel Merzouk est tué par balle. À bout portant. Bavure policière.
« Écrire une pièce qui n’insulterait personne et présenterait la réalité avec nuances. » Parti pris brillamment tenu par Hicham Boutahar.
Réalité. Fiction. Un récit empreint d’une difficile violente et injuste réalité. Hélas terriblement contemporaine. Ici. Ailleurs. Georges Floyd. Adama Traoré. Bien d’autres encore qui seront évoqués au cours du spectacle.
La fiction c’est l’histoire de Moha. Mohamed « sans le med »du club » ! Un jeune étudiant venu de la Cité qui « n’a plus que sa madre » et « qui rêve droit ». Objectif réussir des études d’histoire et sciences politiques. Échapper à la honte (Hchouma en arabe) est tout l’enjeu de cette presque double vie. La fac. La cité. Deux espaces différents qui se rencontreront dans la violence. Contre la violence. Aydan tué par les policiers. Incompréhension. Révolte. Cité fac même combat. Peuple en colère contre une mort douloureuse. Insupportable. Souveraineté du peuple dont parle Jean-Jacques Rousseau. Violence des états. L’ordre et la loi. Violence légitime. Comment s’arranger avec ça ? Est-ce vraiment « la faute à Rousseau » comme le tague Moha ?
Et puis cette prof de philo politique. Enjouée. Vive. À l’écoute. Et qui nous enseigne à nous public quelques repères historiques. Et puis le pote de cité devenu flic depuis peu. Et puis la rebelle de l’université. Elle aussi prête à combattre.
Quatre figures. Deux actrices et deux acteurs parfaits de justesse et de crédibilité. Convaincus de leur propos. Pour dire avec simplicité, justesse, humour et distance, tendresse retenue aussi quelques vérités toujours bonnes à conter.
Trois jours comme trois actes d’une tragédie déguisée par la légèreté de l’écriture. La marche de la révolte aura bien lieu. La force policière tuera. Aveugle.
Alors comme une danse de mort. Une danse de liberté.
Arthur Lefebvre





























