Baudelaire en une dernière escale un peu précipitée

VU : Baudelaire dernière escale / théâtre Au bout là-bas / 12h / par et avec Fabrice Merlo

« Baudelaire dernière escale » est le voyage du poète de l’enfance à la mort, avec pour seule compagnie sa malle, qui peut faire office de bureau, de bateau ou d’abri. À partir de ses poèmes en prose et en vers et de sa correspondance, Fabrice Merlo retrace le parcours du poète le plus connu du XIXème siècle.

L’artiste solitaire, outre les lettres qu’il adresse à ses proches ou à ses éditeurs, cherche sa voix à travers la poésie. Son parcours se dessine peu à peu, et les poèmes des Fleurs du mal deviennent les jalons d’un itinéraire mouvementé et instable.

Mais la géniale poésie de Baudelaire souffre de ce que ces vers sont moins déclamés que racontés. Peu d’entre eux parviennent clairement jusqu’au public qui cherche un guide, une orientation, et ne les prend pas pour eux-mêmes. On n’a ni le temps de les écouter, ni celui d’entendre leur musicalité, et les plus célèbres sont devancés par les petites dames, trop contentes de les connaître.

Ce que l’on voudrait, c’est déguster à nouveau ceux que l’on connaît mal, prendre le temps de savourer plutôt que de se laisser balloter par la mise en scène – très inventive au demeurant.

Floriane Toussaint

Photo : portrait du poète par Nadar

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Comments
5 Responses to “Baudelaire en une dernière escale un peu précipitée”
  1. Damien dit :

    Hallucinante remarque de M. Merlo. On croit rêver ! Pourquoi ne pas envoyer des critiques de ses cousins ou de sa tante sur son propre travail ? il peut tout aussi bien encadrer la pseudo critique du pseudo journal Avignews en face de son lit afin de s’en délecter au fil des journées de farniente.

    Je suis persuadé que sa pièce est ce qu’elle est et qu’il a fait de son mieux en conscience mais je pense qu’il en va de même pour les critiques, indispensables dans la jungle du festival.

    La qualité d’analyse et de jugement de F.Toussaint que l’on peut voir ici et ailleurs ne soulève pour ma part aucun doute. Tentez plutôt d’en tirer profit, diantre ! gardez le bon et épurez, aiguisez le plus contestable.

  2. Fabrice Merlo dit :

    Vous avez vu la même représentation que ce critique

    AVI CITY LOCAL NEWS LE 10 juillet 2011

    Baudelaire, cet écrivain maudit, est mis magistralement en paroles par Fabrice Merlo.

    Dans la pénombre d’une scène, nue et noire, une malle ancienne, et lui, Baudelaire. Au seuil de sa vie, il se souvient, déclame, nous conte son destin, ses errances, ses doutes, ses certitudes, ses joies et ses peines au travers de ses lettres, de ses poèmes. Des textes qui sont pris à bras-le-corps et avec une intensité fiévreuse par l’acteur, qui, tel un funambule, nous entraîne sur le fil de l’abîme avec une voix aux couleurs des éblouissements des cieux. Un hommage vibrant et intense est rendu au poète visionnaire qui écrivit : « J’ai pétri de la boue, j’en ai fait de l’or ». Dont acte !…

    http://www.citylocalnews.com/festival-avignon/2011/07/10/baudelaire-derniere-escale

    • En effet. Mais nous ne sommes pas Avignews : autrement dit, nous sommes vraiment critiques… Désolés

      • Fabrice Merlo dit :

        Pourriez vous validez mon commentaire sur votre critique . Merci

      • Désolés une nouvelle fois, mais nous n’avons pas à nous justifier. Notre jugement est ce qu’il est, et votre boulot est ce qu’il est. Si vous n’appréciez pas la critique, n’invitez pas de journalistes à vos spectacles…
        Quant à votre « commentaire », c’est un mauvais roman, et nous ne sommes pas une tribune d’expression libre. Merci