AVIGNON OFF 2012 : CE QUE NOUS IRONS VOIR (PART ONE)

Nos avant-choix du FESTIVAL OFF 2012 d’AVIGNON (Première partie).

Et hop ! c’est reparti. Ou presque… A j-7, l’effervescence n’est pas encore à son comble mais Avignon déjà bruisse de fébrilité. Comme d’habitude, on attendra avec impatience le fameux programme de 750 grs édité par AF&C qui nous dit-on devrait sortir le 2 juillet. On verra bien. En attendant, une première petite revue des (bonnes) salles d’Avignon, et de leurs programmations :

– Au Théâtre des Halles, beau théâtre au coeur du vieil Avignon dirigé par le metteur en scène Alain Timar, deux créations du maître des lieux cette année, dont une, superbe, que nous avons vue en avant-première : Bonheur titre provisoire*, avec l’époustouflante Pauline Méreuze (lire notre article). A voir absolument. Ma Marseillaise, est une co-création de Darinal Al Joundi et Alain Timar, un duo qui nous a déjà donné le très beau « Le jour où Nina Simone… » il y a quelques années. A aller découvrir sans souci. Egalement dans nos pré-choix, à surveiller donc, Faire bouillir le chevreau dans le lait sa mère, un truc entre Marcel Proust et LF Céline par la Compagnie Ivan Morane, Occident, une pièce noire de Rémi De Vos par la Compagnie In Situ, et Sainte dans l’incendie de Laurent Fréchuret et le Théâtre de Sartrouville, une vision de la Jeanne de légende… donnée dans la chapelle sainte-Claire du Théâtre.

– A la Manufacture, autre spot réputé pour ses très bons choix, une programmation très dense cette année, avec une quantité de jeunes artistes à découvrir. Relevons particulièrement les deux pièces de Renaud Cojo, Suite empire et Et puis j’ai demandé à Christian de jouer l’intro de Ziggy Stardust, deux oeuvres hybrides à la frontière de la performance et du théâtre. Egalement dans le même esprit contemporain, Je deviens Jimi Hendrix  de Eric Da Silva et Le Melkior Théâtre. A voir aussi sans doute En travaux de Pauline Sales et Le Préau. Plus classique un Baal donné par le Théâtre Antigone de Courtrai et le Théâtre National de Bruxelles. Peut-être également Le signal du promeneur du Raoul Collectif et La Conférence de Christophe Pellet et la Cie du Veilleur. Enfin, deux curiosités : Wonder Mart un « Parcours IPOD pour deux personnes dans un supermarché d’Avignon » de Silvia Mercuriali et Ant Hampton, ainsi que Si ce monde vous déplaît… d’après une conférence de Philip K. Dick, du collectif Le T.O.C.

– Au CDC Les Hivernales, centre chorégraphique incontournable d’Avignon, la danse contemporaine est à son meilleur : nous retiendrons particulièrement le Notebook de Malgven Gerbes & David Brandstätter conçue sur le principe du carnet. « Collectionneurs de gestes et de mouvements », les deux danseurs produisent une oeuvre zen, en suspension. Trois oeuvres de John Scott, Actions / The Bowing Dance / Eternal seront également au programme, à découvrir. Ainsi que le Collectif 2 Temps 3 Mouvements, que tout le monde connait déjà ici, et qui nous présentent leur création Et des poussières… Enfin la belge Karine Ponties montre trois pièces dont Benedetto Pacifico et Babil qu’il faudra aller rencontrer.

– Au Chêne Noir, théâtre historique d’Avignon et superbe salle installée dans une chapelle du XIIIe, dirigé par le metteur en scène Gérard Gelas, deux créations maison cette année : Bibi, ou les mémoires d’un singe savant, un solo politico-caustique interprété de main de maître par Damien Rémy, et Riviera, une pièce mélancolique sur les dernières heures de la chanteuse Fréhel, interprétée par Myriam Boyer, toutes deux mises en scène par Gérard Gelas, qu’il faudra aller goûter. A voir aussi, sans aucun doute, Invisibles de et par Nasser Djemaï, et André, une curiosité décalée explorant l’univers du tennisman André Agassi, par Marie Rémond et ses complices du TNS, dont on nous dit le plus grand bien. A découvrir.

– Au Théâtre des Doms, lieu sympathique financé par le gouvernement belge, niché aux pieds du Rocher des Doms, trois pièces ont retenu notre attention : It’s so nice par la Cie Oh my god / Lula Béry & Barbara Sylvain, Une Société de services par le Zoo Théâtre / Françoise Bloch et La nostalgie de l’avenir, d’après La Mouette d’Anton Tchekhov par la Cie Défilé / Myriam Saduis. Trois oeuvres théâtrales qu’il faudra certainement visiter. Egalement deux oeuvres chorégraphiques de Karine Ponties, chorégraphe belge, programmées en collaboration avec les Hivernales, Lamali Lokta et Babil + Benedetto Pacifico.

– Au CCAS sur l’Ile de la Barthelasse, dans le cadre du festival Contre-courant, le superbe La Peau Dure de Jean-François Matignon, par ailleurs programmé dans le In cette année avec W/GB84, se jouera sous le chapiteau. A ne pas rater, notamment pour la très grande comédienne qu’est Sophie Vaude (Cf notre article éponyme publié en 2010).

– A la Fabrik Théâtre, on ne ratera pas non plus deux oeuvres exceptionnelles : le magnifique Explication des oiseaux*, de Thierry Alcaraz et sa Compagnie des Ouvriers, une oeuvre très forte d’après Antonio Lobo Antunes, que nous avons eu la chance de voir en avant-première au printemps (voir notre article) ; et l’étrange et poétique Quoi dire de plus du coq ?*, avec et par l’excellente Isabelle Provendier et le groupe Mina May (lire également notre article). Et puis, pour les amateurs de (bonne) commedia, les deux créations maisons du Kronope, un Scapin enlevé et Le Carnaval des animaux, une farce dans l’esprit du travail ébouriffant de cette compagnie.

– Enfin, au Théâtre de L’Oulle, installé sur la jolie Place Crillon et programmé par Damien Gandolfo, cinq pièces de danse à découvrir en matinée : Au plus près du monde (Cie 47.49), Au delà de (Cie Colette Priou), une oeuvre particulière avec des interprètes surprenants, Projet DI par la Cie éponyme, suivi de 1573 cm3 par Les Os posés, et Point de vue, par la Cie Scalène. Egalement peut-être Laurel et Hardy vont au paradis, théâtre, d’après Paul Auster, ainsi que certainement l’indévissable Luis de la Carrasca et son flamenco de la plus belle eau qui cette année a créé Flamenco pa mi grana, un hommage aux grandes figuras de sa terre natale, Granada et l’Andalousie.

Voilà pour un avant-goût très incomplet de cette édition, sur laquelle nous reviendrons tout le mois de juillet. La suite de notre revue des programmes de ce OFF 2012 très bientôt donc.

Bon festival à tous !

M.R.

* Spectacles déjà chroniqués dans notre rubrique Avant-premières 2012.

Visuel : Explication des oiseaux, de Thierry Alcaraz.

Publicités
Comments
3 Responses to “AVIGNON OFF 2012 : CE QUE NOUS IRONS VOIR (PART ONE)”
  1. Sicard Josyane dit :

    invisibles au chêne noir, excellent, chargé d’émotion. a voir

  2. S. Valence dit :

    J’attire votre attention sur Piscine (pas d’eau) de Mark Ravenhill au théâtre de l’entrepôt !

  3. Valérie EVRARD dit :

    Sainte dans l’incendie de Laurent Fréchuret , avec Laurence Vielle comédienne, poétesse , femme exceptionnelle … à ne manquer sous aucun prétexte !!
    On en sort bouleversé , des moments rares.

%d blogueurs aiment cette page :