AVIGNON OFF 2013 : NOTRE SELECTION AFFINEE, AU 8 JUILLET…

discours a la nation

FESTIVAL OFF d’AVIGNON 2013 : Notre sélection à la date du 8 juillet.

C’est officiel, le OFF a d’abord ouvert le 6, puis à nouveau aujourd’hui 8 juillet… En deux temps donc, ce qui est un tantinet obscur. Et ajoute à la confusion générale due à l’invraisemblable pléthore du « programme » de cette édition 2013… Le climat général n’est d’ailleurs pas au top, et visiblement le public pas encore totalement là… Voici notre pré-sélection, affinée, sur la base de ce que nous avons déjà vu et entendu…

– A la Manufacture, un lieu de confiance du OFF, beaucoup de choses, une programmation dense avec une spécificité, pas mal de compagnies belges… Normal, puisque l’association qui gère La Manu l’est elle-même également… Pour l’instant, nous retiendrons prioritairement trois spectacles déjà vus et chroniqués, les excellents Je deviens Jimi Hendrix d’Eric da Silva, le très bon Italie-Bresil 3 à 2 de la Cie Tandaim et le non moins excellent Discours à la Nation, de Ascanio Célestini… On retiendra également End/Igné de l’écrivain algérien Mustapha Benfodil, et le Hold On par Le Laboo, à essayer… Surtout, c’est très souvent dans les NIGHTSHOTS que l’on découvre des trucs sympas, créatifs, expérimentaux. Il faudra donc aller dans ces 8 soirées composites, avec un seul passage d’une oeuvre à chaque coup. Egalement, par curiosité, on pourra toujours aller voir Olivier Py, prochain directeur du Festival, et son Miss Knife chante Olivier Py, qu’il donne quelques soirées seulement et reprendra d’ailleurs cet hiver au Chêne Noir… Enfin, signalons une nouvelle initiative, les UNPLUGGED : soit des spectacles proposés « en acoustique » à la Librairie de la Manu, dont, entre autres, le Chocolat de la toujours très juste Isabelle Provendier…

– Au Théâtre des Halles, le metteur en scène Alain Timar présente deux créations dont une version remasterisée en hongrois du Ubu, qu’il donne avec le théâtre de Cluj : Übü Kiràly… Une vision ébouriffante du classique de Jarry, revisité par un Timar inspiré…  Les Halles reçoivent également Illumination(s), mis en scène par Ahmed Madani, que l’on ira voir certainement : un travail sur l’immigration, les banlieues, les origines, chorégraphié et très visuel… A découvrir. De même le King Lear Fragments, mis en scène par Caroline Fay, qui est excellent… et encore Callas, mis en scène par Jean-Marc Avocat, autour de la célèbre cantatrice, à essayer également.

– Au Chêne Noir, le théâtre historique d’Avignon dirigé depuis 1967 par Gérard Gelas, une création du maître des lieux cette année : Le Lien, une histoire qui nous conduit aux confins de la morale, écrite par Amanda Sthers… est excellent et recommandé. On essaiera également La Compagnie des Spectres de et avec Zabou Breitman… Ainsi que Hôtel Paradiso, un sans parole bien tenu, même si la première était en rôdage… Il y a beaucoup de « stars » cette année au Chêne, qui conduiront certainement le public à venir pour elles, dans une programmation copieuse à découvrir plus en détails sur le site du théâtre…

– Au CDC Les Hivernales, centre chorégraphique d’Avignon, la danse contemporaine est bien sûr à l’honneur, bien souvent avec d’excellentes productions : nous retiendrons de ce programme 2013 Éric Lamoureux et Thierry Thieû Niang pour Une douce imprudence, la Cie Onstap pour My God, une pièce de 2011, Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot / Cie Ex Nihilo pour Trajet de Ville, et Clément Thirion et Gwen Berrou / Kosmocompany pour We Tanschauuning

– Au Théâtre des Carmes, autre lieu historique du OFF, créé et dirigé jusqu’en 2009 par le regretté André Benedetto, on ira découvrir sans doute le J’ai tué Maurice Thorez, mis en scène par Serge Valetti, et peut-être aussi Thermidor-Terminus, un texte de Benedetto donné par la Cie Calvero. Enfin, Philippe Caubère qui ne pourra donner son Memento Occitan de Benedetto tel qu’il l’aurait souhaité car blessé, en fera néanmoins lecture, à ne pas manquer certainement.

– Au Théâtre des Doms, antenne du ministère de la Culture de Belgique-Wallonie, niché aux pieds du Rocher des Doms, trois pièces ont retenu notre attention dans ce premier temps : Smatch(1) tout d’abord, donné par la Cie Le Corridor, qui visiblement a soulevé l’enthousiasme ici ou là… On verra… La Vitrine, ensuite, un spectacle du collectif Rien de spécial, à découvrir sans doute… Enfin, Vision, de Pierre Megros et Mothership, dont on nous dit du bien… Nous verrons.

– Au Chien qui Fume, scène permanente d’Avignon dirigée par Gérard Vantaggioli, deux spectacles que l’on retiendra : Tout d’abord, Et mon mal est délicieux, de Gérard Vantaggioli, une pièce sur l’âge d’or du Festival d’Avignon de Vilar et du TNP, traitée comme une fable… et, parce qu’on aime bien Alévêque et son humour engagé et toujours un peu décalé, 2000 ans de mensonge, avec Serena Reinadi…

Au Théâtre de L’Oulle, Place Crillon, programmé par Damien Gandolfo, une sélection qui fait la part belle à la commedia, notamment avec le Dindon, la dernière créa du Kronope, soit un Feydeau version commedia dell’arte, qui ne fait toutefois pas l’unanimité chez nos chroniqueurs qui l’ont vu.. Egalement, peut-être,  Des amours, de la Cie des Moutons noirs, pour un Tchekov revisité paraît-il avec brio… Enfin, on découvrira Le secret de la petite chambre, chorégraphié par la collectif Zone Libre… Et bien sûr, on ira voir l’incontournable Luis de la Carrasca et son nouveau spectacle flamenco Revoleo, au plus près de la tradition pura, avec une formation resserrée.

– A la Fabrik Théâtre, on ira voir peut-être la version de l’Autre Scène du Rhinocéros… parmi une programmation très éclectique…

–  Aux Hauts-Plateaux (la Manutention), une nouvelle salle dont le programme est en partie l’oeuvre de Jean-François Matignon,  on nous dit le plus grand bien de A Demain (Cie Les voisins du dessous) et de Molly, d’après Joyce… A vérifier, donc.

– Au Petit Louvre, nous avons relevé trois programmes, à vérifier : Hamlet 60, par la Cie Entre-deux, La Pitié dangereuse, par la Cie Cariaae, et le spectacle d’Angélique Ionatos, Et les rêves perdurent… un tour de chant donc, d’une chanteuse historique, qui nous divertira des mauvais « stand-up » et autres « one-man » qui pullulent dans ce Off.

– A la Caserne des pompiers, nous verrons si Fuck America de la cie Noob correspond à nos attentes, tout comme au Grenier à Sel, si nous avons raison d’investir dans Copies, de la Cie Banquet d’Avril, Les règles du savoir-vivre, par la Cie Ici comme ailleurs ou encore Tarzan Boy, de la Cie La fidèle posée…

– Au Théâtre des Béliers, on ira les yeux fermés voir le très bon Sacco et Vanzetti de Dau et Cattela, que nous avons chroniqué en avant-première, déjà passé à Avignon au Chêne en 2009 : une valeur sûre. Au Golovine, on essaiera -sous réserves- Devadesi, une pièce dansée de Rajhmath Ballet, comme on découvrira à l’Adresse, Le Boxeur, du Troupuscule Théâtre…

La Condition des Soies est un bon théâtre, dont la programmation est souvent d’un niveau très correct. Même s’il a changé de direction, son fondateur étant malheureusement décédé il y a peu, la programmation perpétue la tradition : cette année, nous avons relevé : Absente, RDV avec Sophie Calle, de la Cie Shakespeare’s wild sisters, L’été, un programme danse, ainsi que Binari et Debout dans le vie, deux autres programmes dansés…

– A L »entrepôt, nous essaierons La Solitude du Coureur de Fond, par la cie La Lune et L’Océan, et à L’Etincelle, pourquoi pas le « Fuck Off » de Nicolas Maury, qui pour la seconde année, s’amuse des travers de ce Off décidément très critiqué…

– Au  Girasole Théâtre, deux trucs qui peuvent le faire, sait-on jamais ? Ali 74 de Nicolas Bonneau et Oleanna, de L’eau qui dort…

– On ira également évaluer le Big Sur de la Cie Raoul et Rita aux Trois Soleils, tout comme Doberman, à Utopia République

– Enfin, il y a aussi dans ce Off quelques productions musicales qui ont le mérite de nous délasser du mauvais théâtre et de la cohue festivalière : citons par exemple la programmation spéciale de l’AJMI, qui fête ses 35 ans avec un programme Jazz intéressant « Têtes de Jazz » donné chez eux et chez leurs voisins : Avec entre autres, Das Kapital, Monsieur Melies, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan, Vincent Peirani Trio… Du 10 au 24 juillet à La Manutention, ainsi que Seb Lanz, qui donne son nouveau set, très visuel, « Gagner », toujours à la Manutention…

Voilà pour cette pré-sélection affinée  de cette édition 2013, pour l’instant. A très vite pour la suite sur Le Bruit du Off… Et bon festival !

La rédaction

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Comments
3 Responses to “AVIGNON OFF 2013 : NOTRE SELECTION AFFINEE, AU 8 JUILLET…”
  1. Muriel dit :

    Je suis allée voir RHINOCEROS et aussi RECITS DE FEMMES, à la FABRIK THEATRE. C’est la même troupe mais pas les même comédiens qui jouent ces 2 pièces en alternance. J’ai beaucoup aimé les joutes verbales et le décor de RHINOCEROS qui au fur et à mesure de la pièce construit un rhinocéros grandeur nature.
    RECITS DE FEMMES est bouleversant, on n’en ressort pas indemne… c’est puissant et fort en émotions. J’ai beaucoup aimé.

  2. Pascal Malet dit :

    Reviens de Marie Tudor au theatre de l’Oulle. Bouleversant ! Magnifique !

  3. brissot geneviève dit :

    et au Bourg Neuf, le chemin des passes dangereuses
    et à l’Etincelle Beethoven ce manouche