AVIGNON OFF : ENCORE UN EFFORT : PLUS QUE DEUX JOURS A TIRER !

Le Bruit des gens autour

LEBRUITDUOFF.COM / 27 juillet 2013

AVIGNON OFF 2013 : L’HEURE DES BILANS

Alors que le Off s’achève dans la plupart des salles (la Manu ferme ce soir, par exemple) et que le Festival a clôturé hier soir, la ville s’est vidée de la grande partie de ses festivaliers, et les Avignonnais recommencent à respirer…

Il est un peu tôt bien sûr pour en dresser un bilan étayé, mais il semble que cette édition fut une des pires de ces dix dernières années, tant économiquement qu’artistiquement…

On en connaît les raisons, nous n’y reviendrons pas. Nous y avons consacré de nombreux billets et chroniques, inutile donc d’appuyer une fois encore où ça fait mal…

Pour en revenir au taux de fréquentation, si le « IN » peut se targuer d’un taux de remplissage de 95%, mérité d’ailleurs, car cette édition était excellente, il n’en est malheureusement pas de même pour le Off, à l’exception notable des grandes salles -Les Halles, La Manu, Le Chêne Noir, Les Hivernales…- qui, elles, ont fait carton plein.

Ce qu’on retiendra hélas de cette édition, donc, c’est plutôt cette migration du public averti -les véritables amateurs de théâtre- vers les valeurs sûres, telles les salles précédemment citées, au détriment des « petites » salles et des découvertes que -peut-être- il aurait pu y faire…

Dure réalité d’un Off, qui s’enkystant dans sa monstrueuse prolifération incontrôlable -et incontrôlée- s’auto-détruit d’année en année, victime de sa folle boulimie qui engloutit sans détail et les compagnies et les publics dans un maelström vertigineux.

Allez, plus que deux jours à souffrir, et bientôt tout cela ne sera plus qu’un mauvais rêve…

MR

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Comments
14 Responses to “AVIGNON OFF : ENCORE UN EFFORT : PLUS QUE DEUX JOURS A TIRER !”
  1. thé dit :

    Désolée car j’ai dû mal me faire comprendre.
    Quand je dis « Angelica est à la mode, on y va, on applaudit,
    ce n’est pas vous que je vise nécessairement, mais tous ceux que j’y croise, ont l’air de s’y ennuyer, certains sont partis avant les valses, d’autres sont restés pour quelques unes et ont lâché en cours ; et enfin, d’autres encore en ont profité pour consulter leur messagerie ou tout autre tâche similaire : c’est un public, ça ? A la fin, contents d’avoir tenu, sans trop d’effort, le portable vissé, ils applaudissent ; c’est pas un succès, ça ; c’est une convenance

    Je pense qu’il ne faut pas se cacher les choses. Bien plus de spectateurs sont partis de Shéda à l’entracte que de Par les villages

    Pourquoi ne rien dire de Faust qui a été acclamé ?

    Il est sûr que lorsqu’on va aux Halles, Chêne noir etc, on a peu de chances de se tromper ; je suis entièrement de votre avis

    Et dans les lieux honnis, il peut se trouver une perle : ainsi à Présence Pasteur, « Nanine » de Voltaire par les comédiennes dirigées par Gosselin dans Les particules élémentaires ; et fallait oser monter une pièce de Voltaire en vers (c’était du 14 au 28)

  2. Kiki dit :

    C’est votre opinion on ne la partage pas forcément. Pour moi et de nombreux autres le In a été très moyen. Désolation pour Par les Villages et Consternation avec Lear In Town. Et dans le Off ce n’est pour une fois pas à la Manufacture que j’ai trouvé mon bonheur mais au Girasole avec l’Or et Ali 74. Et ce soir au Pitchoun Theatre avec Anna Prucnal étonnante et flamboyante. Quant au public il était là pour nous, nous sommes peut être allé plus le chercher que les nababs des grands lieux qui ne tractent pas mais peu importe à Avignon tracter c’est déjà faire la moitié du chemin à la rencontre de son public.

  3. Duburc dit :

    Le festival fini le 31 pour la plupart des salles. Pourquoi rajouter des fausses infos à un festival déjà pas brillant niveau fréquentation ,

    • Ce ne sont absolument pas des fausses infos, mais la réalité : toutes les salles historiques du Off ferment le 28, notamment les Scènes d’Avignon, auxquelles tout plein d’autres salles (la majorité des vrais théâtres) se sont jointes.
      La date du 31 juillet a été décidée unilatéralement par Greg Germain pour faire plaisir à ses amis du bureau de l’association du Off (AF&C) qui louent des écoles : Collège de la salle, Pasteur etc… Et donc au détriment des compagnies, et malgré l’avis de la majorité des théâtres.

      Tant pis pour eux. Cette date du 31 juillet est une connerie, les cies vont souffrir, tant pis pour elles si elles ont payé des créneaux dans ces lieux exécrables.

      Le OFF finit bien le 28, dans 75 % des salles, et surtout les bonnes. N’en déplaise aux mauvais tauliers du Off et de leur gourou M. Germain. Et nous aussi, d’ailleurs, au BDO, on ferme demain.

      • Duburc dit :

        Ce ne sont pas forcément des mauvaises salles La Luna, Les béliers, Le Cabestan, La Tâche d’encre pour ne citer quelles finissent le 31. Cela coûte déjà assez cher alors si on doit raboter tous les ans quelques jours, à quoi sert de faire ce festival. E ce n’est çertainement pas pour faire plaisir à Greg Germain dont nous combattons sa politique de gérer le Off au quotidien !

      • C’est juste que pour n’importe quel festival au monde entier, les « OFF » commencent toujours et finissent en même temps que leur grand frère… Question de bon sens…

  4. Besanger dit :

    Et vous? Quelle curiosité avez vous eu pour les « petites » salles? Quelles découvertes avez vous faites hors des salles « valeurs sûres »que vous mettez tout le temps en avant?

    • Et bien nous, justement, on y va dans les « petites » salles… Et on n’y a pas découvert grand-chose (à l’exception de deux ou trois, comme War Pig à l’Espace St Martial, par exemple)… Et on ne met en avant que les bons spectacles -en tout cas ceux qui ont plû à nos chroniqueurs- , pas de notre faute si comme par hasard ils se produisent dans les « grandes » salles ! Interrogez-vous…

      • Kiki dit :

        Donc vous n’allez rien voir au Collège de la Salle… Dommage que votre querelle avec Greg Germain prive le public sur le bons spectacles de ce lieu..

      • Il n’y a pas de querelle. Et si ns n’allons pas au Collège de la Salle, c’ert que rien dans le « programme’ nous y a attiré.

  5. Pierre Mathues dit :

    Vous êtes d’un triste …

    • C’est la réalité qui est triste, hélas. Nous préférerions le contraire, figurez-vous, que ce Off soit jubilatoire, et non une corvée de chaque instant pour nos chroniqueurs… déprimés.

      • thé dit :

        J’ai l’impression, mais ce n’est qu’une impression que vous n’encensez que ce qui peut être encensé, que vous ne prenez aucun risque
        sur aucun plan
        Angelica est à la mode, on y va, on applaudit
        Par les villages
        demandait un peu plus d’effort pour les spectateurs
        on va pas le faire
        on est spectateur
        on va pas se fatiguer
        il fait déjà assez chaud
        Je ne sais pas si on va au théâtre pour que ce soit jubilatoire

      • Vous vous trompez, désolée. Liddell, nous avons été parmi les premiers à en parler, avant que le grand public la découvre dans l’édition 2010 du Festival, car on la connaissait comme performeuse. Et non, nous n’adulons ni détestons en fonction de je ne sais quel effet de mode. Nous allons au « In », nous, contrairement à tous ceux qui en parlent mais n’y mettent jamais les pieds. Et il se trouve que nous y trouvons -souvent- du plaisir à le faire, et éprouvons parfois bcp de déception ou de colère (Nordey). Bref, nous aimons ce Festival, car on y trouve ce qu’on ne trouve presque plus hélas dans le off : l’inventivité, la prise de risque, l’imagination et le talent.