Festival : Les années se suivent et se ressemblent…

Une semaine que le Festival a ouvert ses portes, presque autant pour le Off. Alors, où en est-on de la fréquentation ? Il semble que le In ait fait le plein dès le début, comme l’an passé. Impossible de trouver des places pour le Richard II, par exemple… Et ce dès le 5 juillet ! La quasi-totalité des spectacles affiche complet, et c’est tant mieux pour le théâtre…

Dans le Off, c’est un peu plus nuancé. Certaines grosses salles tirent leur épingle du Jeu, comme le Chêne Noir, qui fait full ou presque chaque soir avec son Che. D’autres n’ont pas cette chance. Le Off est cruel pour les petites compagnies, qui n’ont ni tête d’affiche, ni attachée de presse parisienne pour s’imposer… Mais l’ambiance n’est pas à la morosité : les rues et les terrasses sont pleines, les festivaliers sont bel et bien arrivés. Le 14 juillet, qui, traditionnellement est le pic du Festival, s’annonce conforme aux prévisions. Bref, les années se suivent et se ressemblent forcément un peu.

Ce qui ne change guère, hélas non plus, sont les retours que nous avons, quotidiennement et comme chaque année, de certaines compagnies, qui se plaignent des mauvaises conditions d’accueil qui leur sont faîtes. Déjà sur-exploitées par les hébergeurs, véritables Ténardiers du Off, proposant leurs mauvais apparts à des tarifs dignes d’Avoriaz l’hiver, ces structures doivent subir de surcroît l’avarice et la mesquinerie de certains « programmateurs », qui n’ont d’autres objectifs que de rentabiliser coûte que coûte leurs créneaux, au mépris des règles élémentaires de savoir-vivre. Ceux-là, nous les connaîssons, ils sévissent depuis toujours sans que quiconque s’en émeuve, que ce soit la municipalité, la direction du Off ou même la presse qui n’en rend guère compte.

Il serait salutaire que l’on commence à moraliser un peu tout cela. Ces mauvaises pratiques nuisent grandement à l’image du Off, à sa santé, à sa sérénité. Il serait bon que la direction du Off se penche réellement là-dessus, et cesse de feindre d’ignorer le problème, comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais, certes, la confusion des genres, et celle des intérêts parfois, ne s’accorde guère avec une quelconque réforme du système…

E.Z. ce 14 juillet

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Comments
3 Responses to “Festival : Les années se suivent et se ressemblent…”
  1. saltimbanque dit :

    AF&C qu’est ce que c’est pour les Cie ??? Juste un catalogue pas plus…

  2. Effectivement. C’est du foutage de gueule. J’ai moi même vu le »mur » consacré aux compagnies, au sein du « Village », bien à l’abri des regards derrière le chapiteau. Merci AFC, beau respect du travail des compagnies qui vous font vivre…
    Un papier sur cette abération s’impose rapidement…

  3. C’était un commentaire d’ALAIN L. placé par erreur sur le visuel, et non en fin d’article comme prévu, nous le reportons à sa vraie place :

    « Que dire aussi de la place insuffisante accordée aux tracts des compagnies au village du off ?
    On ne peut pas se glorifier de mille spectacles et accueillir les compagnies aussi mal.
    Tout cela est improvisé, c’est du grand n’importe quoi. Il a fallu plusieurs jours pour qu’apparaissent enfin les lettres sur les bacs. Du coup les compagnies font comme elles peuvent car il n’y a pas une place pour chaque spectacle.
    Je comprends que cela soit difficile à organiser mais quand on veut gérer un grand événement il faut y travailler. Un peu de réflexion parait nécessaire. L’image donnée par cette montagne de tracts est très nocive pour le festival et pour les compagnies.

    Certes, on peut réclamer la suppression des tracts (et des affiches d’ailleurs). Mais comment cela se passera-t-il ?
    Qui va légiférer ? La mairie ne fait même pas respecter les règles d’affichage qu’elle annoncée (les arbres par exemple) »