AVIGNON 2011 : Le ballet indécent des politiques, une farce tragi-comique

LE BILLET DU JOUR

Avignon en quelques jours est devenu le spot favori des politiques. Comme toujours, ceux-ci se font un devoir de visiter leurs (futures) ouailles, afin de leur porter la bonne parole du vent frais de la Culture… Ah ! La Culture ! Voilà un bon sujet, mon cher, prompt à faire rêver les masses, et se réconcilier l’élite pensante de France…

Les Politiques adorent le Festival, car en bon comédiens qu’ils sont, ils comprennent que se joue-là dans ce théâtre gigantesque, tous les enjeux symboliques de la représentation, qu’ils transfèrent à leur propre univers étriqué.

Quelle scène ! Quel théâtre ! Quelle tribune pour ces prétendants à un trône fantasmé… Quel lieu propice à la tragédie qui s’annonce, une tragédie à la Shakespeare, farce énorme où l’on se trahit gaiement, l’on s’assassine en riant, où l’on baise sans compter, le bon peuple culturel comme ses ennemis en infamie, et où l’on finit par se baiser entre amis, dans l’outrance et la démesure… Bouffonnerie, tartufferie, Hamletterie…

Pauvres petits politiciens, qui, s’ils viennent ici avec leur carnet de chèque et des promesses que le mistral aura tôt fait d’emporter, repartiront bien vite vers d’autres scènes, certes plus petites, moins brillantes, oubliant aussitôt leurs discours enflammés, leurs déclarations énamourées à une Culture dont ils aimeraient bien qu’elle les serve, plutôt que de la servir, et qu’au fond ils méprisent profondément…

Une Culture qui le leur rend bien, elle qui par eux-mêmes se fait baiser depuis des décennies, dans l’indifférence générale…

Fin de représentation.

Eléonor Zastavia

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Comments
3 Responses to “AVIGNON 2011 : Le ballet indécent des politiques, une farce tragi-comique”
  1. doudou mariolo dit :

     » une culture ….qui par eux même se fait baiser depuis des décennies dans l’indifférence générale » et bien oui tout çà est un peu « simpliste  » mais rentrer dans le fond du sujet demanderait un travail de titan ! Cependant ce n’est pas en traitant le public de « Beauf nul à chier  » que vous allez renverser le courant , la démarches des vieilles compagnies des années 70 avec une idée « éducation populaire » et tournées en campagne , en usine , dans les quartier , s’est réduite à peau de chagrin dans les années 80 pour du Théâtre avec un grand « T » et de nombreuses compagnies de tout temps politique suivant les options ont été bénéficiaires de la manne du ministère de la culture ! moi même ai reçu un jour une lettre de Jack L . en 81 reconnaissant mon travail en bas Berry mais précisant que je n’entrais pas dans les lignes budgétaire , la seule et unique demande de subvention que j’aie tenté à la demande de mon conseil d’administration , et contre ma volonté sachant que nous étions loin des troupes et cirques en vogue à cette époque ! Alors qui sait ? certains de vos amis seront peut être les futurs protégés des ces élites qui vous visitent ! Mémé disait ne crache pas dans la main qui risque de te nourrir ! Moi en Bon saltimbanque ai souvent craché dans mes mains pour des boulots en intérim qui m’ont permis de tenir le Cap !

    • Pour tout dire, cher Doudou, cher lecteur avisé et commentateur régulier, nous ne sommes pas subventionnés et comptons peu d’amis qui le soient dans ce milieu théâtral, que nous essayons de chroniquer en toute objectivité.

      Et puis honnêtement, les « élites de la Culture ou de la Politique, ou les deux, on s’en b… un peu, pout tout vous dire.

      amitiés lectorales…

  2. DEMANGE dit :

    C’est un peu simpliste, je trouve…