Le Voyage d’Alice : Une (suisse) idée un peu figée

VU : Le voyage d’Alice en Suisse (Scènes de la vie de l’euthanasiste Gustav Strom) / Yvon Lapous / Grenier à Sel /15h25 (Relâche le 18 juillet)

L’euthanasie. Sujet polémique s’il en est et exercice périlleux que le traitement de celui-ci. Lukas Bärfuss, l’auteur, prend le parti de l’humour et créé le décalage par petites touches successives, soulevant les paradoxes et abordant les craintes de tout un chacun face à la fin de vie avec légèreté et douceur.

Pour autant, tous les aspects de la « mort assistée » sont évoqués. L’incompréhension ou plutôt le refus de comprendre de l’entourage, la liberté de choix, le droit à la dignité ou la souffrance sont autant de thèmes habilement caressés par l’auteur qui, enchainant de courtes séquences, rythme son propos de réflexions cyniques et de comportements absurdes.

La scénographie minimaliste laisse la part belle à ce texte mais laisse peut-être aussi trop d’espace à certains des interprètes que l’on sent empruntés, comme en manque d’intention.

Parti pris du metteur en scène, Yvon Lapous, qui interprète aussi l’euthanasiste (de façon convaincante, lui)? Balançant entre la qualité du texte, la voix apaisante de l’acteur et l’inégalité des jeux, on s’interroge sur l’opportunité d’une simple lecture.

Franck Glatigny

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Comments
One Response to “Le Voyage d’Alice : Une (suisse) idée un peu figée”
  1. doudou mariolo dit :

    peut être que ce sujet interpelle trop en intérieur certains jeunes acteurs pour être joué de façon intense , mais peu importe un sujet à jouer et rejouer pour que enfin il y ait des décisions de prise ! « je ne veux pas crever légume  »
    doudou Mariolo