AVIGNON OFF 2011 : Notre sélection actualisée au 26 juillet


DERNIERE SELECTION DANS LE OFF 2011

En ce jour de clôture du 65e Festival d’Avignon, voici la liste resserrée de ce que nous avons retenu du Off 2011, non définitive, actualisée au 26 juillet :

Au Théâtre des Halles (Attention ! terminent le 29) : Rhinocéros (Alain Timar) un excellent Ionesco en Coréen surtitré : surprenant !, La Mastication des morts (La Vaste entreprise) sur un texte puissant, un travail intéressant, Pansori Brecht (Pansori project) fort et déroutant, Discours de la servitude volontaire (Cie avec vue sur la mer), avec l’excellent François Clavier, Que d’espoir ! (Du jour au lendemain), Vernissage (Le Tamanoir)…

A La Manufacture (attention ! spectacles terminant le 28) : Alaska Forever (Cie artefact) très bon, La Fête (collectif De Quark), forme courte réjouissante, Grammaire des mammifères (Locus Solus) excellent, Un homme debout (Jean-Marc Mahy), autobiographique et émouvant, La dernière berceuse (Louis Arene), plutôt enlevé…

Au Théâtre du Chêne Noir (clôturent le 29) : Si Siang Ki (Gérard Gelas) un beau Gelas très visuel, très Opéra, Hand Stories (Théâtre Vidy-Lausanne) remarquable, Eclats de vie (Jacques Weber) du bon Weber, Pagagnini (Yllana/Ara Malikian), théâtre musical d’excellente facture…

A La Condition des Soies : The Keyman (Scarecrow Dance Cie) superbe…

A la Caserne des Pompiers : Valses en trois temps (C. & F. Ben Aïm), élégant…

A La Luna : Les Lois de la gravité (Jean Teulé), classique mais efficace, Nosferatu (Musicarteatro), ciné-concert déjanté et esthétique, La Fille du Général (La Troupe du Levant) …

Au Théâtre des Carmes/André Benedetto : Urgent Crier (Philippe Caubère) du bon Caubère, Sarvil (Les Carboni) comédie foraine à la Marseillaise , et Lear et son fou (J.C. Drouot), belle prestation…

Au Grenier à Sel : On ne paie pas ! On ne paie pas ! (Icare), un Dario Fo enlevé et réjouissant…

Au Théâtre de l’Oulle : la Pitié dangereuse (Cie carinae) belle restitution du texte de Zweig, Flamenco y puro (Luis de la Carrasca) le nouveau spectacle de la Cie, très Flamenco…

Au Théâtre du Bourg-neuf : Horowitz (mis) en pièces (les Aléas)…

Villeneuve en Scène (terminent le 27) : La seconde surprise de l’amour (Cie Tandaim), un Marivaux réactualisé de belle manière, en clin d’oeil à Sophie Calle, Les demeurées (Begat Theater) fort et intimiste…

On ne rate pas : Songe d’une nuit d’été (Kronope / Fabrik Théâtre) très Commedia, une belle performance d’acteurs, Premier Amour (Alain Macé – 3 soleils) excellent…

Et aussi : Faust (Cartoon Sardines / Collège de la Salle) Quand Cartoon sardines s’y met, ça cartonne !, Médée (Diana Dobreva / Petit Louvre) bel objet esthétique, Antonio Negro, pour les amateurs de Flamenco, de vrai, un superbe guitariste de la grande tradition, dont on vous avez déjà parlé l’an passé (La Parenthèse) Sortir de sa mère (Pierre Notte – Les Déchargeurs / Les 3 Soleils), Belle du Seigneur (Présence Pasteur), Electre (Présence Pasteur) Métallos (l’Entrepôt)…

Plus que quelques jours… Bonne fin de festival !

Sophie Héliot, ce 26 juillet 2011

Photo : Seconde surprise de l’amour / Compagnie Tandaim / Villeneuve-en-scène (DR)

Publicités
Comments
5 Responses to “AVIGNON OFF 2011 : Notre sélection actualisée au 26 juillet”
  1. Y.P. dit :

    J’adhère 🙂 ! Je confirme : mes amis et moi avons été bluffés par cette femme qui nous a fait plonger avec elle dans L’orée du monde. Sensible, poétique, humoristique, vif, incisif, mouvant, émouvant courant de sensations dans le grand bain de ses émotions… Ressource… Rivière… Nature… Ni mousse, ni vent… Un sujet brûlant, mis à l’index… traitement par plan d’illusions… Heureusement que le théâtre opère… Dans un champ de fiction, les mines sont à blanc et têtes, personnages: rien d’anti-personnel. Une mise en abime de perspectives dans une autre dimension… Plus sensible que le sensible, elle passe, nous dépasse, porte, l’emporte… Une fois touché, son fond profond coule la lie de nos anciens plafonds… Ô vieillesse… Du vrai théâtre, amis… Ô, jouvence… Du grain, le cru : quand la liberté est débouché, il faut le boire, et reboire…Mmm… cela faisait longtemps

  2. GUERRIN dit :

    Une sélection est forcément subjective, d’accord.
    Mais oublier quelques petits bijoux comme « Pourquoi j’ai mangé mon père » de Roy Lewis, magnifiquement joué par Damien Ricour (Condition des Soies) ; les deux spectacles d’Alain Macé, « Premier amour » de Beckett et « L’apprentissage » de Lagarce (aux Trois Soleils) ; les pages du Journal de Jules Renard dites par Patrice Fay (Albatros), ou le « Cosi fan tutte » par l’Envolée lyrique, au Palais Royal, c’est passer à côté.
    J’approuve bien sûr l’éloge adressé au « Rhinocéros » coréen de Timar, aux Halles. J’aurais, au titre des reprises (heureuses), aimé que soit signalé l’éblouissant spectacle Oulipo, « Pièces détachées », au Chien qui fume, d’Abecassis. A eux seuls, ces deux-là valent dix fois tout le « In » !
    Une mention des spectacles de musique contemporaine (Kagel, Berio, etc.) au Palais Royal à 23 heures aurait été méritée. Certes, ces concerts sont un peu farcesques, mais n’est-ce pas judicieux à Avignon, au milieu de tant de médiocrités se prenant au sérieux ?

  3. Le club des incorruptibles théâtreux dit :

    À voir++++ Un bijou dans l’huitre du Off. Grain de sable, et sablier, oubliette ou billet… Peu importe les bruits cloches, les aboiements vaches, les boycotts sauvages et les côtes-moutons, le club des incorruptibles théâtreux n’a pas besoin d’autre doigt que le sien pour pointer une étoile. Il est aujourd’hui certains cieux bannis. Et les compagnies niées, passées sous silence, moulinette du Off. Pour que demain, des astres se lèvent malgré des mains oeillères, pour que le festival reste univers et hors des murs, nous nous sommes défendus d’écouter les rumeurs. Bien nous en a pris. Sans cela, nous n’aurions pas été transporté à l’orée du monde… Un voyage magnifique, émouvant, émerveillement… D’un aller sans détour. Bravissimo+++, pour tout: et le thème, et le courage de le défendre ainsi. Pour la liberté d’être âgé, sans s’en cacher, à voir et entendre par toute jeunesse, tout soignant. Comment panser l’impensable sans lui prêter même un regard, une écoute… Non des mots, des maux qui y sourdent. Liberté, oui : LA clef pour nous qui redoutons tant la dépendance. Ici, elle est : en chair, vraie comme la liberté de cette comédienne fantastique qui la transpire, la liberté d’un public qui la respire, la liberté d’un personnage qui y aspire… Comme la liberté qui n’a jamais été donnée mais toujours gagnée… pas à pas d’hommes, de femmes, d’enfants, jeunes, moins jeunes…. Au même devenir: vieux…. Pourquoi, aujourd’hui, ceux qui ont su nous l’ offrir, cette vie liberté, sont-ils les oubliés de leur donne ? … Liberté… Son permis est légalement reconnu à la majorité mais… l’âge venu, pff, péremption… âge ‘trop’ avancé… voilà, la déraison, du recul, et point. Quoi ? Déraison ? Du recul ? Sur quel point ? Dans quel sens ? De maïeutique en révolution, la roue tourne et flèche l’âge en circonvolution… Régression ou progression… Direction en question… . Poursuivre la démarche. Un cap, une péninsule, un sonnet, sous un drap, peau de chagrin : avoir enfin la liberté. Raymonde chemine, découvre pour nous les virages qui paraissent drôles ; son regard se montre si prévenant qu’il soulève enfin le voile. Aborde le monde que sa croisière dépasse . Pour nous remuer, c’est très efficace : tout y est clair, limpide, lucide, émouvant. Vraiment, sincèrement, et du fond du coeur, nous avons tous adoré cet inoubliable transport.. Un grand merci. L’essentiel à nos yeux est maintenant là, nettement moins invisible que prévisible. Bienvenue au club des bientôt Raymonde.

  4. benoit gregory dit :

    Des 9 spectacles deja vus :
    1. Chroniques du 20e siecle au theatre laurette
    2. Abilifaie
    3. Rien ne sert dexister de cusset
    4. Pagagnini

    a eviter : road movie cabaret et victor hugo mon amour