AVIGNON OFF 2013 : « AVANT GREG GERMAIN AIMAIT LE IN…..MAIS CA C’ETAIT AVANT ! »

greg[1]

 

LEBRUITDUOFF / 20 juillet 2013

LE BILLET DU JOUR (2)

« Le mépris le plus affiché… ». Telle est la réponse du président du Off d’Avignon à l’endroit des codirecteurs du In (Hortense Archambaud et Vincent Baudriller) à la question : « que pensez-vous du bilan après 10 ans de codirection». Fichtre, diantre que tout cela est violent. On passera sur le fait que la déclaration est particulièrement courageuse : attendre la toute fin de la mission des codirecteurs pour se laisser aller à ce genre de commentaire fait preuve d’une audace et d’une bravoure sans égale…Mais bon, là n’est pas vraiment le sujet.

A bien y réfléchir, cette déclaration est tout à fait révélatrice du « bonhomme ». On sait Greg Germain suffisamment malin pour distribuer caresses et venin selon ses besoins ou intérêts. A ce titre, on se rappelle ses déclarations (en 2010 sur Radio Grenouille) concernant le In, je cite : « Le In est notre grand frère ». Deux solutions. Soit Greg Germain en était encore, en ces temps, à espérer un hypothétique « rapprochement » avec le Festival d’Avignon et il fallait alors caresser la bête ; soit il mentait ouvertement (comme si cela était son genre…) et distillait alors un venin bien caché. Une chose est certaine. Que l’on soit fan du tandem Archambault-Baudriller, qu’on les déteste, que l’on soit mitigé, que l’on aime le In dans son ensemble ou pas ; si le Off existe c’est, par définition et accessoirement par chronologie, grâce à l’existence du In. Moralité, sieur Greg Germain pourrait avoir, un tant soit peu, la reconnaissance du ventre ! Reconnaissez que concernant un grand frère c’est bien le moins. Mais non et le reste de ses déclarations envers le tandem le prouve. Pour Greg et grâce, je cite, « aux grandes avancées réalisées dans  le Off depuis 10 ans » (en gros depuis qu’il œuvre à la préparation de son coup d’état soit 2003 année du mouvement des intermittents NDLR) ; c’est le Off qui tire désormais le In…. le wagon s’est transformé en locomotive : c’est fort, c’est très fort !

Autre sujet qui aurait tendance à chatouiller le président du Off, les dates du(es) festival(s). Encore une fois, cette année, le Off aura donc officiellement démarré 2 jours après le In. On passera sur le fait que le 8 juillet (démarrage du Off) tombe un lundi, faisant ainsi perdre aux compagnies un public qui n’est pas forcément en vacances et qui aurait pu aller dans les salles obscures le week-end mais bon…. Rappelons que l’association AF&C est, selon Greg Germain, une association collégiale et paritaire composée de directeurs de lieux et de compagnies donc…On se bidonne ! Une chose est certaine, le Off n’aura pas bénéficié de la couverture médiatique MONDIALE du In qui, au passage, ne coûte pas un rond alors même que la fonction première d’AF&C est bien d’assurer la communication globale de l’évènement théâtral. Là, pour le coup, on se bidonne beaucoup moins devant une telle gabegie. Mais voilà, certains lieux sont dans l’impossibilité technique de démarrer un 6 juillet cause baccalauréat puisqu’en effet ces lieux sont des collèges et lycées. Tout homme normalement constitué pèserait alors le pour et le contre : démarrer en même temps que le In, bénéficier de son « plan com gratos », offrir une meilleure lisibilité au public et ne pas « bouffer » un week-end mais en l’absence de quelques lieux qui, ma foi, démarrent quand ils sont prêts ou, ou…décaler tout le monde, option retenue cette année encore. Il est bien évident que la présence des directeurs de ces lieux « à problèmes » dans le bureau d’AF&C n’a aucun rapport avec la choucroute avignonnaise ! Ce qui est assez drôle dans ce « merdier » des dates (ah oui, on vous a pas dit que les scènes d’Avignon, elles, décideront une fois les dates officielles connues de démarrer le 6…) c’est que Greg Germain est persuadé que le In démarre volontairement tôt début juillet pour l’emmerder : « m’sieur, y font rien qu’à m’embêter ! ». Cela fait à peu près 60 ans que le In démarre tôt début juillet, mais bon….

Enfin, dernière tentative d’explication au coup de sang du président du Off et de son « mépris  le plus affiché » : la gifle « Filippétienne ». Ainsi, la ministre de la culture a été encore une fois été très claire : « non, je ne subventionnerai pas le Off comme mon prédécesseur d’ailleurs… ». Aie ! Ça fait mal ! A ce titre il serait de bon ton de rappeler que, contrairement à ce Greg Germain laisse entendre, le ministère de la culture (ainsi que l’ADAMI, le Conseil Général, la région PACA….) a toujours subventionné le Off sauf depuis….2006 année de la création d’AF&C ! La position du ministre de l’époque et qui n’a donc pas bougé d’un iota était : « à partir du moment où le Off est dirigé par les directeurs de lieux, vous n’aurez pas un rond ! » (mot pour mot. NDLR). Réponse de Greg Germain : « mais enfin, notre association est collégiale et paritaire ! ». On se re-bidonne car personne n’y croit et surtout pas le(s) ministère(s). Moralité pécuniaire de la petite histoire : environ 140.000 € (totalité des subventions anciennement versées par le ministère, l’ADAMI, le CG 84 et PACA) envolés, excusez du peu…. On rejoint alors la position de ces différents partenaires institutionnels qui finalement se disent : « leur donner des sous mais pourquoi faire ? Pour décaler les dates de démarrage, pour ne pas donner le fichier des professionnels aux compagnies, pour organiser des causeries dans un village du Off –magic mirror qui coûte la peau des fesses, pour payer un chargé de mission ancien fondateur de l’association et directeur du plus gros lieu du Off…». Les institutions ont parfaitement raison, on n’aide pas une association pour ce qu’elle sait faire de mieux : vendre des cartes Off, activité relevant finalement du secteur privé.

Quoi qu’il en soit, ce « mépris le plus affiché » au-delà de son cruel manque de classe est aussi un message non subliminal à l’attention d’Olivier Py nouveau directeur du Festival d’Avignon. Une remarque monsieur Germain : commencer une nouvelle histoire d’amour en tirant à boulets rouges (la couleur du théâtre !) sur son ex est le meilleur moyen de faire foirer l’idylle. Trop tard, c’est fait….

Mimosa

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Comments
3 Responses to “AVIGNON OFF 2013 : « AVANT GREG GERMAIN AIMAIT LE IN…..MAIS CA C’ETAIT AVANT ! »”
  1. Mireille Laroche dit :

    Bonjour. Pouvez vous donner le montant des subventions touchées par le OFF ? Ça m’intéresse !

    • Il n’y en a pas (sauf en 2011) et fort heureusement, cela ne serait concevable pour une entreprise commmerciale…
      Et d’ailleurs, ça les arrange (l’assoc à « but non lucratif » AF&C), car sinon ils seraient obligés de publier leurs comptes… toujours très opaques, c’est le moins que l’on puisse dire !

  2. GC dit :

    Mimosa exprime tout haut ce que peu de gens peuvent dire.
    Greg Germain ne pense qu’à son image et au pouvoir. AFC c’est Avignon Festival des Commerçants.
    Quand les compagnies vont-elles se décider à réagir? A force de laisser faire, un jour ce sera trop tard !
    Allez le bruit du off !
    GC