AVIGNON OFF 2013 : CES PETITS RIENS QUI NOUS DESESPERENT LA VIE EN ROSE…

la-ministre-de-la-culture-aurelie-filippetti /  le bdo /

LEBRUITDUOFF.COM / 20 juillet 2013

LE BILLET DU JOUR

Même si cette édition est loin d’être aussi fréquentée que les précédentes, il semblerait que cette semaine fut celle -enfin !- d’une affluence inespérée…

Donc, les troupes reviennent et du coup, le moral des compagnies remonte. Il faut dire que les salles sont loin de faire le plein, à l’exception des grandes salles historiques dont certaines ont les résas complètes jusqu’au 28 -c’est à dire jusqu’à la fin du Off-, comme les Halles ou le Chêne Noir… Tant mieux pour elles.

Bien sûr, il y a les petites qui elles crient haut et fort qu’elles remplissent : certes, avec des jauges de 49 places, c’est bien plus aisé qu’avec des salles de 300 !

Et puis, il y a cette petite vie du off, qui comme chaque année, attise les commentaires. Cette semaine, nous avons ainsi eu l’insigne honneur de recevoir la ministre, pour son tour de com de l’été. Hier 19 juillet, elle était à la maison Jean Vilar, où elle exposait ses intentions en matière de politique culturelle…

Du coup, il nous est revenu un truc qui ne manque pas de piquant, et en dit long sur la place qu’occupe le théâtre dans les préoccupations du ministère… Ainsi ce qui arrive aux patrons des Scènes Nationales, fort marris en ce Festival 2013 : le ministère ne leur ayant toujours pas donné les lettres de cadrage budgétaire, les directeurs desdites structures ne savent toujours pas si leurs lignes de crédit seront renouvelées, et dans quelles proportions ou avec quels ajustements. Résultat : ils ne sont pas descendus au Festival, n’ayant rien à acheter, puisque pas la moindre idée de ce dont ils disposent en crédits… Bien vu, madame Filippetti !

Ceci, entre autres petites contrariétés qui agitent les professionnels, et tous les amateurs de culture en général : à savoir ces coupes sombres dans les budgets, et surtout un manque flagrant d’ambition et d’idées, qui font du ministère de madame Filippetti l’un des moins actifs du gouvernement : c’est vous dire…

Bref, de petites misères ordinaires, qui ne nous font plus voir la vie en rose…

M.R.

Publicités

Les commentaires sont fermés.