UN « DOM JUAN  » TRES ROCK N’ROLL AU CHÊNE NOIR !

DJ4

LEBRUITDUOFF.COM – 9 juillet 2019

AVIGNON OFF 19. « Dom Juan » de Molière – Mise en scène : Jean-Charles Raymond – Cie La Naïve – au théâtre du Chêne Noir à 12h30.

Molière Rock’n’Roll au Chêne Noir ! C’est tout de cuir vêtu façon années 60 qu’apparaît ce Dom Juan mis en scène par Jean-Charles Raymond. Parti pris plein et total dans lequel, outre le fait de transposer la pièce de Molière, le metteur en scène a su aller au bout de son idée en juxtaposant le texte classique à la vie tumultueuse de Jim Morrison.

Inutile de faire durer le suspense plus longtemps ! La transposition fonctionne à merveille tant la folie et le romantisme d’un Morrison valent bien celle d’un Dom Juan. Remplacez quelques visions mystiques par deux ou trois pilules multicolores et le tour est joué.

Le comédien Charles-Eric Petit, parfait en défroqué jusqu’auboutiste du Rock’n’Roll, flanqué d’un Sganarelle ‘Hervé Peziere’ à la limite du porte-flingue, excellent tous deux dans ces rôles de transposition. Tout y est si bien interprété que l’on oublie la forme du texte de Molière dans la bouche d’une légende des années 60.

Sachant intelligemment mêler un imaginaire de ce que pouvait être la folie de ces années Rock’n’Roll et l’image de ce Dom Juan de de Molière, la troupe apporte un autre regard sur la fin tragique de cette figure essentielle du Rock, même si le parti pris oblige à faire de Jim Morrisson un salaud.

Un excellent moment de théâtre durant lequel chacun peut imaginer le travail de réflexion du metteur en scène et de ses comédiens qui ont su proposer une lecture différente, maligne et intelligente du « Dom Juan » de Molière. On peut par ailleurs remarquer cette année dans le Off plusieurs interprétations de cette pièce permettant à chacun de découvrir en quoi le théâtre peut être intemporel.

Pierre Salles

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Comments
One Response to “UN « DOM JUAN  » TRES ROCK N’ROLL AU CHÊNE NOIR !”
  1. Gaudy dit :

    Mise en scène très efficace de cette immense pièce de Molière : justesse du jeu des acteurs particulièrement engagé ; rythme endiablé jusqu’à la fin ; manière subtile de traiter certaines scènes difficiles comme celles de la statue du Commandeur, la rencontre avec le pauvre, le dernier souper ; modernisation très réussie qui transpose l’histoire dans l’Amérique du milieu des années 60… et donne à la mère le rôle de censeure des égarements de son fils… bref, un pur moment de bonheur théâtral !

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