« LE RÊVE D’UN HOMME RIDICULE », LA BELLE ADAPTATION DE DOSTOÏEVSKI DE JEAN-PAUL SERMADIRAS

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LEBRUITDUOFF.COM – 13 juillet 2019

AVIGNON OFF 19. « Le rêve d’un homme ridicule » – de Fiodor Dostoïesvski – Adaptation et interprétation de Jean-Paul Sermadiras – Théâtre de l’Etincelle – Du 5 au 16 juillet à 17h25.

« Je suis un homme ridicule. Maintenant on me traite de fou. Ce serait une promotion, si on ne me trouvait pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant, je ne vous en veux plus, maintenant je vous aime tous, et même quand vous vous moquez de moi ».

Un homme marche dans la nuit. Il soliloque. Il dit être triste et désespéré :  » je suis un homme ridicule« . Pour lui tout est égal. Cette peine est donc une condition de l’adaptation, sa réponse aux prises avec ce qu’il vit. Cette douleur psychique révèle, dans l’instant, sa fragilité, sa vulnérabilité, l’idée permanente de destruction auquel l’homme est soumis. Las d’avoir à affronter cette image qui lui colle à la peau, il décide, ce soir, après avoir vu une petite étoile dans le ciel de se suicider.

Une rencontre inattendue avec une petite fille, qui l’implore de lui venir en aide, le détourne de son funeste projet.

Il rentre chez lui et s’interroge sur son attitude. Le cri du cœur de la conscience, culpabilisé, il décide de surseoir à se donner la mort. Il s’endort, et fait un rêve qui va modifier profondément ses pensées : il est dans une sorte de paradis, l’amour est un sentiment qui règne sans partage et tout ce nouvel univers est d’une beauté irradiante.

Dans ce rêve, il se rend compte qu’il pervertit les habitants de cette nouvelle terre, en quelque sorte il sème les germes du péché: la jalousie, la cruauté, la sensualite, la jalousie… etc.

Que va lui apporter son rêve ? Va t’il changer profondément dans sa perception nouvelle de la vie ? Ou alors, tel un pèlerin, va-t-il professer sa vision d’un monde plus fraternel ? Est-ce que l’adage, pour trouver son salut, n’est pas : « il faut prendre à sa charge tous les péchés du monde« , (même si on se moque de lui).

Jean-Paul Sermadiras, figure christique de Fiodor Dostoievski, soliloque sur un thème cher à l’auteur : « Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre ». « Aimer un être , c’est le voir comme Dieu a voulu qu’il soit ». « Plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus ».

Jean-Paul Sermadiras sert avec justesse de ton un texte difficile. Le propos est sous l’empreinte de la veine mystique, qu’entretenait l’auteur.

André Michel Pouly

Fiodor Dostoievski avait peur de mourrir dans son sommeil. Tous les soirs il disposait une feuille de papier sur son lit. Il était persuadé qu’il aurait quelque chose à écrire au moment du passage de sa vie à la mort.

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