AVANT-PREMIERE OFF 22 : « DETOURS ET AUTRES DIGRESSIONS »

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AVANT-PREMIERE OFF 22 : Détours et autres digressions – La Fabrique Imaginaire – à la Fabrik Théâtre du 7 au 30 juillet à 20h.

Eve Bonfanti et Yves Hunstad, l’aventure de créer ensemble

La dernière création de La Fabrique Imaginaire nous plonge dans l’exploration du mystère d’une écriture à deux mains, à deux esprits, à deux regards, à deux voix. Etonnant et renversant !

C’est avec un plaisir non dissimulé que le public trépigne devant les portes du théâtre Varia à Bruxelles. Les tournées francophones et la crise sanitaire auront écarté nos deux comparses pendant quelques temps de la scène et des plateaux belges. Une épreuve pour les nombreux fidèles et les curieux qui ont un jour entendu parler d’eux et dont on leur a dit « qu’il fallait un jour les voir en vrai ! ». Mais cette fois-ci, le public peut enfin espérer entrer dans le vif du sujet. Avec lui, nous ne serons pas déçus. Bien au contraire.

Un fauteuil rouge, un chou-fleur ou bien un cerveau. Deux acteurs ou bien deux auteurs. Qui sait. Certainement deux artistes qui conversent avec le public. Avec Eve Bonfanti et Yves Hunstad , c’est La Fabrique Imaginaire en toute liberté que l’on retrouve avec leur dernière création « Détours et autres digressions ». Le voyage sera surprenant, passionnant, exaltant.

Un exposé théâtral et imaginaire

Depuis quelques années, une actrice et un acteur, Eve Bonfanti et Yves Hunstad (ils jouent leurs propres rôles) travaillent à la création d’un spectacle dont ils ont déjà présenté de multiples versions mais aucune d’elles ne leur a donné la conviction qu’ils avaient trouvé ce qu’ils cherchaient. Or, dans quelques jours à peine, ils se sont engagés à donner la version définitive de leur spectacle en ouverture d’un important festival de théâtre contemporain à l’étranger. L’enjeu est de taille et le temps passe trop vite… Ce soir, devant un public qu’ils considèrent comme étant leurs complices artistiques, ils font imaginer aux spectateurs ce qu’ils ont prévu de jouer au Festival, tout en exprimant leurs doutes et leurs espoirs sur l’écriture, le théâtre, le temps. C’est ainsi qu’ils nous entrainent dans l’espace imprévisible de la création.

La liberté en mouvement

Ce qu’il y a d’extraordinaire avec ces deux artistes iconoclastes, et depuis leur aventure théâtrale commencée avec la Trilogie sur le théâtre : La Tragédie comique, Du vent des fantômes et Au bord de l’eau, succès auprès des spectateurs et des professionnels, c’est que le public a toujours été leur moteur et leur partenaire de création. Jouant des codes de la représentation, abattant le quatrième mur, ils cassent les cadres et les conventions pour chercher. Chercher encore et toujours. Accueillir l’inattendu, saisir l’accident qui fait parti de la vie pour sublimer le réel. C’est l’essence même de leur entreprise de recherche sur le sens du théâtre aujourd’hui et les mécanismes de la création.

Une aventure artistique exemplaire  qui dure depuis plus de trente ans autour du monde. Une aventure toujours teintée d’humour et de poésie pure. « Construire le réel avec l’imaginaire et construire l’imaginaire avec le réel » c’est ce qu’ils font à chacun de leur spectacle. Et chacun de leur spectacle, joué des centaines de fois depuis leur création, s’apparente à un périple dans l’imaginaire, sans limite, qui bouscule et éveille notre sensibilité au monde et nos désirs les plus enfouis.

Avec « Détours et autres digressions », ils jouent ce qu’ils sont en train d’écrire et qu’ils vont jouer aujourd’hui et demain sur une autre scène devant un autre public aussi complice qu’émerveillé à l’idée d’être ensemble et de construire quelque chose avec eux et nous, Le public. Tous et ensemble. Rester fragile toujours à l’écoute de ses pensées et de ses intuitions, c’est une partie de la mécanique très bien rodée de leur écriture.

C’est qu’à tenter de montrer de manière drôle et émouvante, dans son film documentaire « Le Plaisir du désordre », Christian Rouaud* pendant les trois premières années de recherches et d’écriture du dernier spectacle de la Fabrique Imaginaire, explore pendant 1h40 le mystère de la naissance d’une création en cours.

Ce diptyque inédit (le spectacle et le film pouvant être vu ensemble ou indépendamment l’un de l’autre) sur la pensée créative, le libre arbitre, le doute qui montrent l’invisible avec un humour malicieux et une poésie sincère, démontre, s’il le fallait encore à nos contemporains, que l’Art est un anti-destin !

« On ne va pas continuer pendant des années à jouer des choses qu’on ne comprend pas ! », et pourquoi pas ? Car nous on adore !

Olivier Saint-Gilles

*Réalisateur de « Tous au Larzac », César du meilleur documentaire en 2012

photo Hubert Amiel – La Fabrique Imaginaire

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