LE BRUIT DE LA BOUCHE

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Votre nouvelle rubrique gastronomique ! Bonnes et mauvaises tables, commerces de bouche, nos lecteurs testent pour vous la réalité « gastronomique » d’Avignon festivalier*… Autant dire que cela ne manque pas de surprises ! Ces mini-chroniques sont réalisées par nos lecteurs** sur la foi de leur expérience, bonne ou mauvaise, et n’engagent évidemment qu’eux. Vous pouvez les enrichir de vos commentaires ou de vos remarques contradictoires. Une rubrique garantie « 100% BDO compatible », sans langue de bois ni copinage…  Bon appétit !

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JE FUIS :  SOS PIZZA  2 route de Montfavet 84000 Avignon / 04 90 85 23 80
Au secours !!! La plus mauvaise pizza à emporter d’Avignon ! Chapeau bas : faire aussi mauvais dans la pizza et être aussi médiocre dans la livraison, c’est digne du Guinness ! 1) leurs pizzas sont immangeables : pâte trop cuite et grossière, un étouffe-belle-mère digne des pires boulangeries (cf la photo)… du concentré de tomate en guise de garniture et du râpé industriel sur le dessus, soit de l’emmental contrefait avec de la poudre de lait… Ajoutez-y 3 mauvaises olives, 3 feuilles de salade de supermarché et 2 anchois qui se battent en duel et voilà la « pizza » maison de ces imposteurs…  2) Et en plus, tes pizze arrivent froides, 1 heure après que tu les aies commandées. Il faut vraiment être mort de faim pour commander chez ces guignols qui se sont improvisés pizzaïolli comme nous on est mécanicien d’Airbus ! « SOS Pizza », ou le pire de la pizza sur Avignon. A vraiment éviter… Si vous voulez de la bonne pizza servie correctement, voici 2 bons plans : « Vezzo Pizza », la meilleure, quoique plus chère que ses concurrents ( 69 rue Guillaume Puy84000, Avignon,  04 32 76 23 17) et « Chez Mimmo », à emporter sur place, (19 Rue du Chapeau Rouge, 84000 Avignon 04 90 82 42 73)… (Christian Barbier)

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BOF :  Italie Là-Bas 23 Rue Bancasse 84000 Avignon / – 04 86 81 62 27
Un resto italien sur Avignon dans une petite rue planquée derrière la rue de la République, l’artère commerçante historique de la cité éolienne. Carte évidemment italienne (mais pas que), tendance gastro, ambitieuse un tantinet, mais pas toujours à la hauteur de la prose affichée. Certes, il est au Michelin, mais on ne comprend pas vraiment pourquoi…
Néanmoins, il ya de bonnes idées derrière cette cuisine a priori imaginative, qui pourrait très bien fonctionner, en corrigeant certains défauts… A commencer par son positionnement : ni table chic vraiment -même si l’établissement joue un tantinet sur cette image, ni bistrot bobo sympa à l’italienne, car trop froid et trop peu… italien, justement, du point de vue de l’ambiance. Un truc un peu hybride, donc, qui fournit certes une belle carte aux produits frais, mais dont l’atmosphère trop feutrée et compassée casse la convivialité.
Question cuisine, la carte est courte -ce qui est bon signe- mais assez diversifiée pour ne pas être monomaniaque, puisque l’essentiel des plats tourne autour des pâtes, avec de jolies compositions et assez d’imagination. Pour notre part, nous avions pris les spaghetonni « C’è pepe », soit ces gros spaghettis servis avec noix de coquilles saint-jacques bardées de bacon, le tout arrosé de ce fromage italien râpé dont on a oublié le nom mais qui visiblement donne son nom à la recette. Problème : un, la ration était plutôt chiche, et deux, le tout était vraiment trop salé. Mais bon, peut-être un geste brusque du côté de la salière, faisons-en crédit à la cuisinière…
Le service, s’il est très courtois, ne pallie hélas guère le manque de chaleur et de convivialité du resto, telles que l’on s’attend à les goûter dans un italien… Mais bon, ceci peut toujours se corriger.
Le cadre, quant à lui, est un peu à l’image du service, et de la présentation : soigné -on sent qu’ils y ont mis les moyens, le (bon) goût et la passion-, professionnel, mais toujours réfrigérant. Il suffirait de peu -un peu plus d’ »âme »- pour le réchauffer… Et de plus, pas de terrasse !
Pour résumer, une cuisine milieu de gamme qui gagnerait à se techniciser (question assaisonnements et présentation), mais surclassée question tarifs : des prix qui eux, flirtent plutôt avec la gamme supérieure, ce qu’il n’est pas : pâtes à 16 euros, plats à 22, entrées à 12… addition moyenne / personne : environ 40 à 45 euros par personne, certes avec le vin, mais pour un seul plat, un dessert et un café… Carte des vins raisonnable en revanche.(M.A. Salins-Vacarès)

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JE FUIS :  La Vache à carreaux. 14 Rue Peyrollerie (en montant vers l’arrière du Palais depuis la place des Châtaignes)
Je fuis, et au galop (de taureau) encore ! Il fut un temps, il y a 6/7 ans, où ce resto était une vraie bonne adresse. Depuis, ça été vendu et repris par quelqu’un certainement pas de la profession, un cerbère aimable comme une porte de prison. La « cuisine », elle, n’est absolument pas à la hauteur de ce qui avait fait la renommée de ce resto, tombée depuis dans la médiocrité absolue. Quant au service, c’est un must : épouvantablement lent et inefficace, et de plus insultant si l’on a le malheur de dire que l’on est pressé (comme tout festivalier ou professionnel en juillet !)… Et en plus c’est cher. Vraiment à éviter… Prix moyen / personne : au moins 30€ avec le vin pour bouffer mal et être traité comme de la merde.  (Julie et Damien Vanderaeghe)

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JE FUIS :  La buvette du Théâtre des Halles. Jardins Pétramale, rue du Roi René, 84000 Avignon.
Autant on apprécie le TdH et sa programmation convaincante, autant sa buvette-resto est une imposture : on devrait conseiller à Timar de mettre autant d’attention à sélectionner ses prestataires de service que ses spectacles…
Franchement, le cadre est sympa, sous les frondaisons de cèdres centenaires.. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est cette soi-disant « restauration » au service du public, à l’étiquette en vogue « Bio » (et pourquoi pas vegan…) où l’on vous sert de mauvaises tartes « maison » végétariennes comme il se doit, mal cuites, des salades minimalistes et les boissons à tarifs prohibitifs (genre le mauvais gobelet de bière tiède à 3,50 et en plus il faut recycler leur putain de gobelet). Le tout avec un service désagréable, sans sourire ni attention… Et de plus, c’est non fumeur ! En plein air !!! Agréable en plein mois de juillet où l’on fait la queue pour le spectacle, sans pouvoir ne serait-ce que se reposer un peu dans l’attente. D’autant que c’est l’espace public… Allez comprendre ? Mais la palme, c’est que commme Timar a installé un chapiteau comme 3e salle sous les mêmes frondaisons du jardin public, on a interdiction de parler, sinon à voix basse !!! Ou comment le TdH se transforme en lieu liberticide et rigoriste… Le must ! Pour résumer, à éviter vraiment : service indigent, tarifs dignes de la Côte d’Azur l’été, bouffe dégueu et multiples interdictions… Un vrai paradis. Prix moyen / personne : on s’en fout, c’est trop cher pour ce que c’est, et surtout trop bobo mal digéré…  (Anne et Eric Taillandier)

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J’Y VAIS :  Les bons plans des chroniqueurs du BDO 
Il n’y a pas que nos lecteurs qui fréquentent (par obligation) les tables avignonnaises. Nos chroniqueurs mangent eux aussi ! Nous avons longtemps hésité à communiquer nos « bons plans », de peur qu’ils ne soient envahis par les festivaliers… Pur égoïsme, que nous avons décidé de corriger (un peu). Voici donc nos bonnes tables à nous, sans copinage ni complaisance, parmi d’autres… A la réserve près que l’on vous demande de les chercher un peu, on ne vous donne que leurs noms… Le bon plan, ça se mérite !
– « Chez Mimmo » : Une institution avignonnaise, ouverte toute l’année. Excellente pizzeria à prix très doux. Une pure maison napolitaine, son chef Mimmo étant né là-bas (ça s’entend !)… On vous conseille les pâtes servies à la poëlle, avec toutes sortes de préparations authentiques… Du coup il faut impérativement réserver (la veille si possible) ; surtout si on veut manger dehors sur la minuscule terrasse de 30 couverts… Prix moyen / Personne : 20 €, vin (au pichet) et café compris…
– « Le Barrio » : excellente table, avec à sa tête un vrai cuisinier (à Avignon c’est rare dans cette gamme de prix), imaginatif et doué. Que des produits frais, une carte particulièrement savoureuse, et une gentillesse et une efficacité de service remarquables pour le festival… Prix moyen / personne : environ 35 € pour 1 plat, 1 dessert, le vin (en bouteille, pas de pichet) et le café…
– « Le Jardin des gourmets » : une déjà institution du festival, avec son jardin unique, ses 200 couverts sous les arbres et une carte réduite mais où l’on se régale de pièces du boucher et de salades très copieuses… Et de Kamel, le prince du OFF depuis… des lustres ! Prix moyen / personne : environ 35 € pour l’apéro, 1 plat, 1 dessert, le vin (au pichet) et le café…
– « Mamma Corsica » : Une bonne table, corse donc, où l’on vous reçoit cordialement. Service parfois un peu longuet, mais la carte -corse- vaut le coup avec ses produits -corses forcément- très bien cuisinés… Salades, plats typiques (raviolis au Brucchio, etc.), fromages… Du frais, rien que du frais. Et des vins corses, certo !!!  Prix moyen / personne : environ 30 € pour 1 plat, 1 dessert, le vin et le café…
– « La buvette du Jardin des Doms » : On n’y pense jamais, à ce jardin, perché sur les hauts de la basilique du même nom, rendez-vous incontournable des amoureux et des jeunes parents, hâvre de fraîcheur en plein juillet…   Et pourtant quoi de plus agréable que de manger à côté des canards qui virevoltent sur l’eau du bassin ? Carte modeste, mais avec de bonnes salades et des glaces délicieuses. Service efficace et agréable…
Prix moyen / personne : environ 22 € pour 1 plat, 1 dessert, le vin au pichet et le café…
– « Le Chusca Calada » : Là-aussi, une carte modeste mais très correcte, avec ses bonnes salades du jour et ses plats du marché à prix doux… Un très bon rapport qualité/prix et un service impeccable et gentil… (surtout quand l’on sait où ils sont placés !). Prix moyen / personne : environ 23 € pour 1 plat, 1 dessert, le vin au pichet et le café…
– « Chez Antoine » : Une pizzeria-cuisine italienne du type bistrot-resto ouvrier, où hors-festival on y rencontre chaque jour à midi employés de la Poste ou des commerces alentours. Bonne petite cuisine authentique, familiale, à prix vraiment doux. On n’a pas goûté les pizzas, donc on ne peut rien vous en dire… Service efficace et rapide. Terrasse (30 couverts) et intérieur. Prix moyen / personne : environ 20 € pour 1 plat, 1 dessert, le vin au pichet et le café…
(La rédaction du BDO)

coin caché

J’Y VAIS :  « Le Coin caché » 5 Place Cloître Saint-Pierre (Place des Châtaignes, comme disent les locaux) – 84000 Avignon – 04 90 85 35 64
Excellente adresse que ce « Coin caché » : sous les platanes, une bonne petite table de cuisinier (« Cuisine de cuisinier » est-il annoncé et c’est vrai), avec une carte restreinte (bon signe) mais imaginative à tarifs doux : pour notre part nous y sommes allés un midi, et le plat du jour était un délicieux tartare de daurade à 14 euros, très bien servi avec ses accompagnements. De plus, ce qui change agréablement pour Avignon, le service est très gentil, aimable et attentionné (et rapide !). Du coup, on s’est régalés avec le plat mais aussi avec le dessert (un tiramisu maison aux fruits rouges) dans une excellente ambiance. Trois petites réserves cependant : leur carte de vins sur laquelle ne figure qu’un seul rosé, ce qui à Avignon l’été est surprenant, ils ne font pas le pichet (mais le vin au verre, oui) … Et ils ne prennent pas la CB, ce qui est vraiment handicapant. Sinon, un très bon plan, à réserver impérativement en juillet (peu de tables)… Prix moyen / personne : 25 euros environ à midi pour 1 plat, 1 dessert, 1 verre de vin et 1 café… – (Marc et Sophie Héliot)

le cul de poule

.JE FUIS : « Le Cul de poule »
2 Place des Carmes Avignon – 04 90 82 93 23
Ce pourrait être un « spot » sympa vu sa situation, si la cuisine était au moins correcte au vu des prix pratiqués et surtout le service un peu plus véloce. Mais la palme revient à « l’amabilité » des serveurs, qui se la pètent « je sors d’une école hôtelière et je sais tout faire dans les règles », vous regardant sans sourire et d’un air hautain. Quant à la Thénardière qui est censée orchestrer le ballet du service, elle remporte le prix de la mufflerie et de la vulgarité. Bref, on fuit vraiment. Et en plus c’est cher… Typique des restos-arnaques festivaliers. – (Pierre Céreste)

le-petit-comptoir

JE FUIS :  « LE PETIT COMPTOIR »
5 rue de Trémoulet – 84000 Avignon Tél : 04 90 88 35 10,  (par la Rue Bonnetterie)
Ce « Petit comptoir » au personnel vraiment infect et incompétent reçoit ses clients comme des chiens : sommation sans sourire ni empathie d’attendre à même la rue qu’une place se libère (sans préciser ni quand et ni comment), nourriture très approximative digne d’une cantine de lycée de banlieue (les réchauffés de surgelés en plus), service négligent, mou, mais hautain (genre « tu nous fais chier, je vaux mieux que ça que de te servir, pauvre festivalier de m… »), venant de saisonniers non qualifiés mais arrogants, attente insupportable… Très « petit » comptoir, en effet, à éviter absolument, un très mauvais snack déguisé en « restaurant ».  A éviter vraiment… Prix moyen / Personne : peu cher en effet, mais vu la « qualité », c’est déjà trop. Et en plus on s’en fiche, on n’y retournera plus.  -(Michel et Annie Landry)

* Avignon pendant le festival, qui reçoit excusez du peu quelque 750 000 festivaliers en juillet (sans compter les 1400 compagnies présentes ni les touristes lambdas du Palais des Papes et du Pont d’Avignon, et on ne parle pas des locaux/limitrophes venus « s’encanailler » le week-end en suçant des glaces (sans jamais mettre les pieds dans une salle) pour se vanter ensuite de « faire » le festival…), est sujette comme toutes les villes festivalières à une inflation d’ouvertures saisonnières et opportunistes de nouvelles « tables » plus ou moins « conviviales », ou simplement à un renchérissement conséquent de la carte de certains des  restaurants installés à l’année… Sans compter la multiplication des snacks et autres fast(bad)foods qui fleurissent comme par magie sur le pavé avignonnais en juillet, ni les commerces de bouche traditionnels qui en profitent pour « usiner » à la va-vite et réhausser de manière exhorbitante leurs tarifs habituels (aux halles notamment)… Bref, à l’image du OFF théâtral, c’est toute la ville qui se met à qui mieux mieux piéger le festivalier et le pousser à vider son porte-monnaie sans scrupule aucun… Cette rubrique vise à -très modestement- essayer de remettre un peu de sérénité dans le parcours déjà épuisant du festivalier, en lui permettant, on espère, au moins d’éviter de se faire truander un peu plus qu’il ne l’est hélas bien souvent dans les salles de spectacle…

** Nous ne sommes pas « Tripadvisor », nous ne distribuons pas des « étoiles » sans vérification, et nos lecteurs ne sont pas anonymes mais signent leurs chroniques…

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