LA VIE DU OFF : Une édition sans pics, qui ronronne d’une douce torpeur

LE BILLET de SOPHIE

Effectivement, c’est plutôt mou, dans ce Off 2011… Rien ne vient sortir le spectateur de sa torpeur estivale, pas plus l’ambiance qui cette année, est plutôt calme et sage, trop sage, comme si le spectateur lambda n’avait plus vraiment envie de faire la fête, que du côté des spectacles de ce Off, convenus, sans réelles surprises…

A l’exception de quatre ou cinq vraies et bonnes créations, dont on vous a déjà entretenu, pas de pics dans cette édition, pas ou très peu de ces spectacles qui font le buzz rapidement, et que l’on s’empresse de relayer dans la rue.

Une édition plutôt morne donc, comme si la joie festivalière n’était plus vraiment au rendez-vous. A l’exception de ces troupeaux qui se bousculent devant les plus mauvaises salles du Off, qui elles cartonnent avec le pire « théâtre » privé, genre « Faites l’amour avec un Belge » ou « Ma femme s’appelle Maurice »…

La lie de ce Off qui peu à peu gagne du terrain, un peu plus chaque année, et finira par tout absorber, et faire fuir le festivalier, le vrai, amateur de Théâtre et nostalgique d’une certaine magie avignonnaise… Qui hélas, à l’image du Théâtre, disparaît doucement.

Sophie Héliot

Publicités
Comments
2 Responses to “LA VIE DU OFF : Une édition sans pics, qui ronronne d’une douce torpeur”
  1. Justement ! Personne ne programme ce Off, et c’est bien le problème, à notre avis… porte ouverte aux pires saloperies, au mercantilisme absolu, sous le prétexte de suivre la belle idée qui a présidé à la naissance du Off : à savoir l’absolue liberté. En réalité, il s’agissait selon Benedetto et Gelas, les fondateurs, de laisser un espace de liberté, où le courage de l’expérimental et l’envie d’une l’alternative crédible au Festival primaient sur le business ou les jeux de pouvoir alors en oeuvre en 1967 au Festival d’Avignon..

    Une pensée hélas dévoyée par ceux qui devraient en assurer la pérennité et qui s’en contrefichent éperdument, leurs intérêts de fric et de pouvoir ayant pris le dessus…

    Je parle des Greg Germain et autres marchands de soupe du off, qui dirigent l’association AF&C, (les Le Corff, Danielle vantagiolli..), tous eux-mêmes loueurs de salles au prix fort, et qui ont pris le pouvoir de manière plutôt douteuse -pour ne pas dire illégale- sur ce Off et ses artistes véritables, et qui se foutent du Théâtre comme de leur premier slip..;,

    E.Z.

  2. doudou mariolo dit :

    Je ne voudrais pas jouer de nouveau les « Père grognons » mais vous ne vous posez pas la question « est ce que en ce moment la vie en France donne l’envie d’être Youp la boum j’suis le Roi du tagada comme était le Prospère des années 70 ?  » non une certaine morosité plane au dessus des t^tes des citoyen « Lambada » qui n’ont guère envie de Danser ! enfin pas la peine d’insulter à tout vent le public qui va se gorger de grivoiseries pantalonnades diverses ils vont peut être noyer dans ce style leur tristesse ! et puis ce type de spectacle ne me gêne pas il a tout le temps exister , vous devriez vous en prendre à ceux qui le programme au Festival ! et n’oubliez pas que certains auteurs encensés par vous étaient en leur époque considéré comme « la Lie »
    bon voilà c’est dit !
    doudou mariolo « Nomade de la tribu des Saltimbanques  »
    Latcho drom