FESTIVAL A-PART : DE L’ART ET DE L’AIR DANS LES ALPILLES

Festival a-part : Art contemporain dans les Alpilles / divers villages / Du 5 au 31 juillet 2012.

Initiative intéressante, le festival a-part a ouvert ses portes le 5 juillet dernier. Il propose une suite d’expositions et d’événements (une cinquantaine au total), investissant pour cela les villles et villages des Alpilles et alentour : Saint-rémy de provence, St Etienne du Grès, Maussane, Mouriès, Eygalières, Tarascon etc. Un festival d’art convivial et populaire, au coeur de ces Alpilles branchouilles façon bobos parisiens et vedettes du show-biz, qui tranche par sa décontraction et sa bonne humeur, mais qui néanmoins convie également ses « stars », comme Orlan ou Bertrand Lavier.

Après la performance de Kanos, Artiste Ouvrier et Leidylei sur une estafette devant le Skate Park et le succès fou fou fou – dans tous les sens du terme – de la soirée « Light & Soul » des Nuits a-part jeudi 12 juillet aux Carrières de lumières, place au Mexique ! Les festivités vont débuter à Tarascon ce vendredi 13 juillet, avec  l’inauguration de Mexico 2012, d’abord de 17h30 à 19h30 au Cloître des Cordeliers, puis de 19h30 à 21h30 à la Chapelle de la Persévérance, pour y découvrir une belle panoplie d’artistes, avec un sens de la matière première étonnant, qu’il s’agisse de tissu ou de pierre… Et en cerise sur le gâteau : un Hervé Di Rosa plus mexicain que nature ! Viva Yucatan ! Et si vous voulez rencontrer les artistes sous le soleil avec un verre et des chefs d’oeuvre gustatifs d’Amérique latine, notez le pique-nique « Cochita Pibil » à la Chapelle Saint-Gabriel, le dimanche 15 juillet de 11h30 à 15h30…

Le parcours de « Cinq propositions » au Château des Alpilles reste lui aussi à visiter, entre les nids créés par l’artiste vénézuélien Milton Becerra, les deux tentes et la bâche impressionnante de Clara Halter, îlots de paix à construire dans des mondes en guerre permanente, et puis les cervidés rouillés de Didier Marcel. Un « Dehors » à interpréter selon sa subjectivité, complété par le « Dedans » de l’espace d’expo du Château, où l’on retrouve une même tension entre les dures images signées Oda Jaune et les natures bien plus zen de Catherine Noury.

N’oubliez pas enfin les Céramiques contemporaines aux Baux de Provence, ainsi que celle du Street Art, encore d’actualité lui aussi avec ses oeuvres visibles à l’Open Galerie, Route du Rougadou, mais aussi  les fresques du Skate Park, ou encore ces drôles d’images ici et là au centre de Saint-Rémy, comme ces affiches interpellant les artistes ou les gargouilles signées Ender pas loin des fontaines. Enfin, à la mairie de Maussane, sont visibles depuis le mardi 10 juillet les stèles blanches, d’eau, de terre, d’air et de feu de Faz… Allez-y : cette visite pourrait éclairer votre lanterne intérieure…

Focus : Xavier Spatafora

Né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) en 1973. Diplômé des Beaux-Arts d’Avignon en 1997 sous la direction de Jean-Marc Ferrari. Artiste pluridisciplinaire, c’est toujours avec beaucoup de poésie qu’il aborde ses thèmes, sujets et médiums. Le temps qui passe, le territoire et la douceur sont quelques termes qui peuvent définir l’ensemble de son œuvre.

Son travail, souvent inclassable, déroute souvent par la façon dont il s’inscrit à contre courant de l’ensemble du monde de l’art. Ce qui pourrait être un inconvénient devient chez lui une qualité et souligne sa singularité. Ce qui le rend intéressant, c’est que cette originalité ne laisse rarement insensible le regardeur. Nous parlons bien de regardeur car sont travail fait en premier lieu appel au sens de la vue. Mais justement ce travail apparemment simple ou esthétisant possède toujours plusieurs degrés de lecture.

Depuis quelques années le dessin est au centre de son œuvre. Dans cette ligne de travail on peut observer que le support sur lequel il s’exprime, prend une place majeure. Plus qu’une base, la matière est considérée par ce qu’elle est ou représente et devient un acteur à par entière.

Dans le cadre du festival Apart, Xavier Spatafora investit le domaine de TRÉVALLON. « Investit » est sans doute le terme le plus approprié car il définit bien la manière dont Xavier Spatafora abordera son approche. De manière « In Situ » le travail présenté ici prendra en compte le lieu mais aussi ce qui fait le lieu : l’histoire, la cave, les bouteilles de vins, les caisses, les cuves, etc…

Exposition Xavier Spatafora au domaine de TRÉVALLON / du 17 au 31 juillet 2012 / Vernissage le 17.

a-part du 5 – 31 juillet 2012. http://www.festival-apart-2012.com/ 
Pour tout renseignement : 06 72 44 71 13

Egalement 4 visites guidées du mardi 17 juillet de 11h30 à 15h30.
Déroulement en quatre temps:
11h30/12h30
12h30/13h30
13h30/14h30
14h30/15h30

Au programme, visite guidée de l’installation, dégustation des vins du domaine et tartines « campagnardes ».

Visuels : Xavier Spatafora / Courtesy et Copyright l’artiste.

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