AVIGNON OFF 2013 : LE MYSTERE DES CHIFFRES D’AF&C

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AVIGNON OFF 2013 : LES CHIFFRES DU OFF

Des chiffres du Off, devrait-on dire… AF&C étant la bienheureuse association « coordinatrice » du Off d’Avignon, présidée par le non-moins bienheureux Greg Germain, dont nous lisions ce matin 2 juillet dans « Vaucluse-matin », quotidien d’info d’Avignon (groupe Dauphiné libéré), la logistique mise en place pour le fameux catalogue du festival, surnommé par le quotidien « La Bible du Off »…

Des chiffres, donc, dont nous n’aurons visiblement toujours que des bribes, communiquées à escient par le service com (efficace) de ladite association : avec parcimonie, mais toujours non sans un sens réel de l’effet.

Que retenir de ces chiffres complaisamment divulgués -en partie, en partie seulement- à nos confrères de « Vaucluse-matin » ? Nous apprenons que ledit catalogue, autrement surnommé « La Bible », qui pèse ses 800 et quelques grammes (un scoop), coûterait à AF&C 320 000 euros, tout compris, pour 130 000 exemplaires tirés et distribués. Soit. Nous apprenons dans le même papier que, toujours selon les dires d’AF&C, les recettes pub dudit catalogue s’élèvent à 90 000 euros. Soit encore. Nous rajoutons donc -en nous basant sur les propres chiffres d’AF&C- les cotisations imposées pour la parution dans le catalogue, aux compagnies -par spectacle-, et aux théâtres. Soit 1258 spectacles -chiffres d’AF&C non vérifiés- et 125 « théâtres », qui cotisent chacun à hauteur de 250 euros environ et en moyenne… Et, avec nos petits calculs frustres et non spécialisés, très rapides et à la louche,  arrivons à un montant d’environ 320 000 euros, auxquels bien sûr il faut rajouter les recettes publicitaires…

Jusque là, on se dit : bon plan, AF&C sont d’excellents gestionnaires, et arrivent ainsi à rentabiliser l’édition du catalogue sans perdre un centime. Soit. Là où ça se complique, c’est -toujours selon les chiffres d’AF&C- le produit des fameuses 45 000 cartes OFF (chiffres de 2012)vendues cette année à 16 euros, dont pas un kopeck ne revient aux compagnies… Soit environ encore à peu près 700 000 euros, dont nous ne savons absolument pas à quel usage ils sont destinés…

Le mystère des chiffres du Off s’épaissit ainsi d’année en année, sans que personne ou presque n’y trouve à redire. Pourquoi donc cette association ne publie-t-elle pas ses comptes sincères et certifiés, pas même sur la demande expresse de ses adhérents (on peut les citer si vous nous le demandez) ? Pourquoi autant de brouillard dans la gestion d’AF&C ? Et quid de ces embauches pour le moins suspectes, comme celle cette année d’un ex membre du bureau au poste de communicant (pour plus de transparence, soi-disant), M. Le Corff pour ne pas le citer ?

Voilà, le challenge est lancé : arriver enfin à obtenir cette année en 2013, la publication de la comptabilité exacte et détaillée de l’association AF&C, certifiée conforme par un professionnel agréé (et pas uniquement les chiffres approximatifs et invérifiables que son « président » se plaît à communiquer dans ses interventions publiques). A vos mails et téléphones, chers adhérents d’AF&C, mais aussi collectivités, presse et autres parties intéressées par ce qui concerne tout un chacun, et qui, légalement, est obligatoire, s’agissant finalement d’une obscure association d’amis – d’aucuns diraient une « bande organisée » – dont on ne sait que très peu de choses, mais dont le chiffre d’affaires est considérable.

A. Héliot

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Comments
3 Responses to “AVIGNON OFF 2013 : LE MYSTERE DES CHIFFRES D’AF&C”
  1. Donat dit :

    Amis de la class action, réveillez-vous pour obtenir des comptes.

  2. F Jenny dit :

    Business as usual…

  3. Professionnel du spectacle je suis l’un des plus gros employeurs d’intermittents de ma région. Je suis en constante recherche de comédiens, metteurs en scène, auteurs. Je vais au théâtre 2 fois par semaine et chaque année en Avignon. Il y a deux ans, je pensais naturellement obtenir de cette association une carte professionnelle pour me faciliter l’accès aux spectacles et la relation avec les troupes. J’ai essuyé un refus sous prétexte que je n’étais pas programmateur. J’ai demandé des explications sur cette étonnante réponse qui ne tient pas compte de ceux qui réalisent les spectacles et ce qu’ils entendaient par « professionnel » aucune réponse ! Décidément cette association est devenue bien mystérieuse….
    Jean-Louis RAPINI ( Société Guichets Fermés)