AVIGNON 2013 : UN « OFF » DESESPERANT DE MEDIOCRITE

FRANCE-MUSIC-WAGNER

LEBRUITDUOFF.COM / 17 juillet 2013

AVIGNON OFF 2013 : Désespérant !

Désespérant, c’est en effet le mot qui revient de manière récurrente dans la bouche de tous nos chroniqueurs qui arpentent depuis 10 jours -avec courage et abnégation, et sans rien trouver ou presque à se mettre sous la plume-  les dédales de cette édition 2013, singulièrement médiocre.

Marre de ces énièmes versions appauvries de ces marronniers du -mauvais- théâtre que sont les « oeuvres » des Valletti, Lars Noren et autres Bond, Sarah Kane, ou même ces pauvres Lagarce et Koltès mis à toutes les sauces…

Marre de ces exécrables bouffonneries soi-disant Commedia, ou simplement paraît-il « comiques ». Marre de ces mauvaises comédies, de ces Molière ou autres poncifs repris pour la 35e fois dans le Off d’Avignon par la même compagnie sans imagination qui revient inlassablement chaque année quémander des diffuseurs…

Marre du manque d’imagination des compagnies, de la pauvreté détestable de moyens, marre de ces « seul en scène »  (une commodité à la mode du Off pour désigner ce qui tient juste de l’absence de fric, et ne relève pas d’un choix affirmé)  et autres misérables « créations » sans âme et sans talent. Marre de cette misère artistique qui s’exhibe sans honte.

Marre de ce manque de talent, d’idées, de force et de rage, de vrai sens du théâtre enfin, qui caractérise l’immense majorité des productions de ce Off 2013, déjà ranci et obsolète.

Marre de ce cirque et de ces mauvaises parades pornographiques, au sens premier du terme. Marre de cette indigence intellectuelle caractérisée, de ces soi-disant « artistes » qui ne se respectent pas, qui respectent encore moins le théâtre.

Marre de ces bouffons qui polluent définitivement l’image du Off, ces très exécrables « professionnels » qui cachetonnent la misère, souvent moins bons que la pire troupe amateur d’atelier…

Marre de ces mauvais comédiens, de ces détestables « metteurs en scène » qui ne sont que des assembleurs de seconde zone, de ces « productions » qui ne sont que  boîtes à fric, sans vergogne ni idées.

Marre de ces « prods » parisiennes prétentieuses et friquées, qui toutes tentent de vendre leurs pauvres produits à un panel de ‘diffuseurs » de province qu’elles méprisent, et pour lesquelles Avignon Off est un second marché juteux pour fourguer leurs invendus et autres fonds de tiroir…

Marre de ces mauvaises salles qui ne « programment » rien, mais vendent leurs créneaux à n’importe qui pour faire n’importe quoi. Marre de ce très mauvais « théâtre » qui encombre le Off à 98 % et le fait sombrer inéluctablement un peu plus chaque année.

Marre de cette « direction » du Off qui n’en est pas une, et permet à toute cette puanteur d’exister, par pur intérêt de « pouvoir » et de reconnaissance…

Marre de toute cette foire répugnante qui dévoie les fondamentaux du Off et l’idéal de ses inventeurs, en particulier le pauvre André Benedetto, poète solaire et rebelle qui en 1967, avait imaginé autre chose, bien autre chose, que cette soupe infâme qui s’est transformée en un vulgaire marché de dupes.

Marc Roudier

Visuel : Pour vous requinquer, allez plutôt voir Le Vaisseau Fantôme aux Chorégies d’Orange / Photo DR

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Comments
64 Responses to “AVIGNON 2013 : UN « OFF » DESESPERANT DE MEDIOCRITE”
  1. Pas d’accord avec vous S »il y a de « mauvais « spectacles dans le Off, ça n’atteint pas 98% J’en ai vu pour ma part d’admirables, faits avec passion par des gens qui aiment leur métier et arrivent à le faire malgré des conditions déplorables (là je vous rejoins)
    Juste une question: sur les 1250 spectacles proposés, combien en avez-vous vus pour être aussi catégorique ?

    • Très exactement 177. Et c’est déjà beaucoup trop… et inutile. Et c’est pourquoi nous ne chroniquons que ceux qui le méritent (articles ou « J’y vais Je Fuis »), ou ceux qu’il faut vraiment déconseiller, par civisme festivalier !

  2. Azema dit :

    C’est votre droit de détester 98% du off, mais par pitié utilisez votre énergie et votre tribune a défendre les 2% que vous aimez!!!
    Merci de votre attention

  3. Miki dit :

    besoin de vacances ?

  4. Davenio dit :

    En ce qui concerne les fondamentaux de 1967, je trouve sur le net – on ne me répond, alors je cherche – la trace d’un manifeste écrit en 1966 qui dirait : »les classiques au poteau » et « la culture à l’égout ».
    Y a-t-il un moyen de lire l’intégralité de ce manifeste? J’imagine qu’il contient les fameux fondamentaux.
    Sinon, j’insiste encore un peu : que sont ces fondamentaux?
    Merci.

    • et bien vous venez d’en donner qques uns,
      les autres : liberté, expérience, création, imagination… sans limite, sans tabou, et surtout sans fric ni préoccupation marchande… C’était cela le théâtre dans les années 70, celui de Benedetto comme du Living,
      Libeerté, Imagination

      • Davenio dit :

        Aaaaah voilà. Le bon vieux temps de ce bon vieux Living.
        Tout le reste, oui, comment faire du théâtre, vouloir faire du théâtre autrement?
        Mais, dans le même temps, dire aujourd’hui « les classiques au poteau » et se réclamer du Living, dire c’est comme ça qu’on faisait du théâtre dans les années 70 et prôner une certaine contemporéanité me semble un chouïa paradoxal.
        Je suis un peu trop jeune pour avoir VU le Living. Les images qu’il en reste font comprendre et la révolution qu’il a pu provoquer, et que le théâtre ne peut être que de son temps, car, très honnêtement, tout cela est daté.
        Et savez-vous où je peux trouver ce manifeste?
        Je vais essayer aux Carmes, mais peut-être, donc, l’avez-vous lu?
        Nous sommes d’accord sur l’essentiel, je crois. Qui peut être contre ce que vous dites dans cette réponse?
        C’est juste – comment dire? – le « ton » employé qui me semble inutilement violent et généralisateur.
        Bien à vous.

    • Jean-Yves Lissonnet dit :

      pas inintéressant cet article coup de gueule qui rappelle à juste titre et avec beaucoup d’excès qu’Avignon OFF est un marché de dupes. c’est avant tout un marché dans une économie de marché sous perfusion. sans doute y a-t’il de la médiocrité dans les spectacles auto-promotionnés comme dans les regards usés de certains spectateurs pro. c’est la loi du marché mon bonhomme il faut arrêter de se voiler la face collectivement ! les coups de gueules épistolaires peuvent avoir du bon parfois ! C’est dans les plus petits festivals que s’épanouissent les créations inventives et non formatées dans un esprit plus artisanal très différent de l’hyper marché avignoneux !

  5. Agnès Yver dit :

    Quelle prétention, cher Jean-Marie ! Je ne sais pas quel est votre profession… Mais quel mépris pour les artistes …. Non, les » intermittents » ne sont pas plus soucieux de leur statut que de la création…. Mais si ce statut n’existait pas… Il n’y aurai plus de création…. C’est peut être cela, tout simplement, qui les préoccupe.
    Détendez-vous, lorsque vous allez voir un spectacle !… Profitez des bonnes choses qui vous sont offertes par les artistes qui « donnent tout » à leur public…
    Vous verrez… vous découvrirez autre chose… Peut-être un début de sentation d’être HEU-REUX.

    Une artiste… ayant la chance d’avoir accédé au statut d’Intermittent

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Si le but est de me faire la morale individuellement, j’espère que ça vous rend HEU-REUX comme vous dites, ou pour faire encore plus poncif vieille France « que du bonheur »!.
      Je défends le régime intermittent mais j’accuse ceux qui en profitent. Oui le régime permet la création mais le OFF nous prouve que non la création n’est pas dans le off. 3 exceptions près.
      Effectivement on ne va pas vous demander d’égaler Tadeusz Kantor, Bob Wilson, Peter Brook, Pina Bausch,… mais il y a une limite à la médiocrité. Si vous ne la voyez pas c’est que vous êtes aveuglé à chercher l’orgueil chez les autres.
      Sans intermittence il n’y aurait plus de création… là est le problème. La création n’ a pas attendu ce statut. Il aide effectivement certains artistes, mais quand on voit combien ne vivent qu’en faisant des ateliers (enseigner aux autres!), en faisant du théâtre social- de l’opprimé que n’importe quel éducateur non intermittent fait aussi bien que ce qu’ils font, quand on voit ces textes massacrés par des interprètes qui ne se sont jamais posé le problème de « l’acteur », quand on voit ces « créations » qui jouent de la sensiblerie et qui dénoncent – car le théâtre s’encanaille!- ou qui font rire dans la réplique facile et racoleuse qui rassure nombre de (télé)spectateurs du off… on se dit que malheureusement ces personnes-là font du mal au statut, vont couler ceux à qui il devrait vraiment profiter.
      Je suis bien placé pour faire ce constat et je ne mets pas tous les « intermittents » dans le même sac.
      Mais nous ne parlons pas de la même « création », nous ne défendons pas le même théâtre.
      Je sais, pour vous il n’y a qu’un théâtre. Celui qui rend HEU-REUX.
      Même pas peur!

  6. Davenio dit :

    Bing. Vous êtes passé du côté obscur : vous voilà errant sur le territoire aride du mépris.
    Non, je ne suis pas un de ces administratifs que vous ne semblez pas estimer beaucoup, mais bel et bien un acteur, depuis presque trente ans, qui tiens à votre disposition son CV, pour que vous puissiez bien être sûr que j’ai quelques droits à faire valoir une opinion aussi légitime que la vôtre. Nous comparerons ainsi les parcours de l’un et de l’autre.
    Le plus idiot dans cette affaire, c’est que j’aime la dispute, et confronter mon point de vue, et argumenter et même, MÊME me laisser convaincre.
    Bon, Tant pis. Ce sera avec quelqu’un d’autre.
    Bien tristement à vous,
    Laurent Montel.

  7. Cécile dit :

    Je partage certains points de cet article : les prods hyper-friquées qui ne se soucient guère de la qualité tout comme certains théâtre qui n’ont aucune ligne directrice dans leur programmation, les parades hystériques et qui puent la machine à fric et les grosses ficelles du mauvais comique, du mauvais théâtre pour enfants.
    Ceci dit, il y a vraiment de bonnes choses dans le off et de la complaisance dans le In. J’en ai marre aussi de voir les mêmes revenir d’année en année, j’en ai marre de ce qui s’apparente parfois à de la masturbation intellectuelle, j’en ai marre de cette surabondance de moyens publics. Facile de faire une bonne lumière quand on a une centaine de projos à sa disposition par exemple.
    De l’autre côté, oui, il y a des productions avec de petits moyens. Oui, il y en a beaucoup. Oui, certaines ressemblent à des spectacles de fin d’année ou de fin d’études. Simplement il y en a d’autres, qui malgré la petitesse des moyens, ont une âme, montrent des textes nouveaux, des comédiens habités.
    Les comédiens plus soucieux de leur statut que de la création ne se trouvent pas forcément là non plus. Beaucoup d’entre eux ne l’ont pas, le sacro-saint statut. Et beaucoup sont là parce qu’ils ont un rêve, parce qu’ils défendent quelque chose. Ils ont travaillé, eux aussi. Ils n’ont simplement pas la chance d’avoir un nom connu ou de faire partie d’une troupe subventionnée.
    Et justement, ces théâtres nationaux (où l’on voit de siiiiiii bonnes choses, avec de siiiiii bons acteurs), ne sont-ils pas gérés par une clique qui ne veut surtout pas céder sa place ? Par une clique de copains qui se serrent les coudes et rendent quasiment impossibles l’émergence de nouveaux talents ? Lisez à ce propos ce qu’en a dit Patrice Chéreau il y a quelques jours.
    Il en va de même pour les diffuseurs et les agents. Beaucoup de ces décisionnaires sont blasés, vont toujours voir les mêmes, ne se laissent pas tenter, ne sont plus curieux.
    Avez-vous vu Orphelins ? Médée (celle qui se joue au Roi René) ? Microfictions ? Je veux voir mon chat ? Closer ? J’ai vu un spectacle de la Manu (qui a mon goût ressemble un peu trop au In ces derniers temps : beaucoup de fric public, pas de place pour des projets innovants venant de structures qui se battent pour être reconnues et aidées ; car ne nous leurrons pas, l’art a toujours du et doit encore être aidé pour exister et subsister) : Hold on. Virtuose, bien chorégraphié, d’une précision exemplaire, mais souvent trop désincarné et passant ainsi à côté du petit plus qui fait les chefs-d’œuvre.
    Spectacles pauvres… Spectacles non vus, snobés, boudés… Schubert était extrêmement pauvre. Il en est mort. Et pourtant, quelle musique !

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Merci pour vos propos que je partage vraiment. Je ne rentrerai pas dans la critique de certains spectacles.

  8. Norene dit :

    Enfin que quelqu’un le dise. Je me suis déjà pris pour un super snob …
    Ma sélection des pièces les pires serait -Simone de beavoir, Jacques le fataliste. – À fuir!
    Le publique au contraire me semblait bien sage et brave. Personne ne voulait s’en aller; moi meme, je suis restée par piété. À Paris ou à Berlin, j’aurais quitté la salle en donnant mon avis en un seul mot: « Buuhhh!! »
    Je me demandée ce que les autres spectateurs cherchent dans le Off puisqu’ils ne veulent meme pas s’en fuir quand c’est insupportable. Pourquoi personne ne donne ouvertement son avis? Il serait bien normal de le faire. 10 ou 12€ de gastipillé, bref, c’est agaçant de voir ce qu’on fait des textes.

  9. Pascal Malet dit :

    Mais qu’allez vous voir pour ne voir que de mauvais spectacles?
    Buffon : « Victor Hugo mon amour »
    Luciolles : « Les rois vagabonds »
    L’Oulle : « Marie Tudor »

    Personnellement, je suis tres satisfait de mon festival cette année

  10. Davenio dit :

    Aaaah, mais ça y est, j’ai compris : vous voulez la peau de Greg Germain. Alors c’est de bonne guerre – je ne connais pas ce monsieur, mais ce que vous en dites, effectivement, ça ne donne pas très envie.
    Une chose m’échappe cependant : en quoi est-il responsable du faible niveau du Off? Vous voulez vraiment un directeur du Off qui fasse le tri des spectacles? Mais ça s’appelle le In, cela, non?
    Pour le reste, la gestion, les comptes, tout cela semble assez obscur, en effet. Et les dates, oh pétard de sort! Les dates, alors là…

    • Nous ne voulons la « peau » de personne, et d’ailleurs n’avons absolument rien contre M. Germain en tant que personne, qui après tout, a le droit d’avoir des ambitions et tout faire pour les voir éclore…
      En revanche, nous souhaiterions en effet -à l’instar de nombreux opérateurs de ce Off (directeurs de théâtres et de compagnies, artistes…) et d’une grande proportion de son public aguerri et véritablement amateur de théâtre- un toilettage complet de son « organisation », avec un retour à ses fondamentaux de 1967, entre autres…
      Et pour cela, il faut bien évidemment remettre à plat beaucoup de choses, à commencer par la gestion intéressée et très partiale de l’association AF&C (l’éditrice du catalogue et des cartes du Off), qui est dirigée par un « collège » de loueurs de salles (parmi les pires du off) et de prods parisiennes, au service de leur seul intérêt.

      • Davenio dit :

        Oui, j’avais bien compris que vous ne vouliez pas la mort de Greg Germain, mais qu’il ne soit plus directeur de ce truc absurde, une direction du Off.
        Je serais interressé par la liste exhaustive des fondamentaux de 1967, et tiens tout de même à vous dire que – sous des dehors un peu polémiques – ma pensée n’est pas si éloignée de la vôtre. La forme employée me semble facile, mais mon opinion sur les salles que vous dénoncez -et notamment certain Collège – est proche celle que vous professez.
        Me choque un chouïa aussi la pensée « d’un berger cévenol », ou « si vous n’êtes pas d’accord avec nous ne venez pas sur notre site » ( de mémoire) qui me semblent être des façons de dire pour le moins maladroites, sinon idiotes. Mais à part ça…

  11. Davenio dit :

    Et ceci encore : on peut demander, sous le pretexte que « 98% des spectacles sont mauvais », la fin du Off – voire la fin du Festival d’Avignon.
    Et puis attaquons-nous aussi à la saison théâtrale parisienne – supprimons-la, puisqu’elle offre, en majorité, des spectacles ratés ou mauvais. Et en province, fermons les théâtres où l’on ne nous offre pas que des choses géniales. Y en a marre de ces théâtres où on prend le risque d’être déçu. Que les spectateurs et les critiques puissent être sûrs d’être enchantés. Plus de risque. Non. Ça suffit. Supprimons le Théâtre.

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Je regrette que votre propos soit aussi simpliste en caricaturant le mien. Quand je dis qu’il faudrait peut-être supprimer Avignon, ce n’est pas à cause du OFF spécialement, ce serait lui donner une force qu’il n’a pas. J’ai bien précisé que le principe institutionnel était par essence même un début de destruction de la création. Ces derniers mois, vous n’avez à priori pas lu les nombreux propos de metteurs en scènes reconnus qui parlait (presse relayée par fb ) d’une certaine nécessité d’arrêter Avignon. Je ne voudrais pas redonner ici -mal sûrement- les réflexions intelligentes qu’on pouvait lire. Vous pouvez relire sur fb entre autre.
      Cordialement

      • Davenio dit :

        Je crois, moi, que les institutions ne sont que ce que les hommes en font. Je ne vois pas enquoi la disparition du Festival aiderait en quoi que ce soit le Théâtre. Le festival est un endroit de liberté double : dans le In se montent des spectacles qui ne se montent nulle part ailleurs, le théâtre de recherche y trouve son expression pleine. Le Off, c’est la liberté de faire du théâtre n’importe où, n’importe comment. Que des artistes de pacotille trouvent de la place dans l’un, et des loueurs de salles, des incompétents et des escrocs dans l’autre, ne peut justifier la perte de liberté que signifierait la fin du Festival.
        Je ne cherchais pas à caricaturer quoi que ce soit. Quant aux grands metteurs en scène, j’ai la chance de les connaitre, d’avoir travaillé avec certains d’entre eux, de leur parler parfois. Effectivement je ne les lis pas sur Fb.
        Bien à vous.

      • LEROY Jean-Marie dit :

        C’est bien ce qui me gêne…c’est qu’on dise « n’importe comment ».
        Quant au IN, il ne se résume pas à un simple théâtre de recherche.
        Peu importe ce que font les hommes des institutions, c’est le principe des institutions qui détruit la création.
        Je ne vois pas l’utilité d’avoir un lieu où des troupes font du théâtre n’importe comment. Pas l’utilité d’avoir des galeries ou des rencontres où les peintres peignent n’importe comment.
        J’espère que vous souhaitez mieux pour votre vie que du n’importe comment.
        Je pense être clair dans mon idée de l’art où le n’importe comment est donc du n’importe quoi.
        RIDEAU
        Cordialement

      • Davenio dit :

        Il me semble clair que l’idée d’endroit où la liberté est reine – y compris d’y faire n’importe comment du théâtre ( et d’ailleurs, mon n’importe comment à moi n’est pas forcément le vôtre) – est une idée capitale.
        Comprenons-nous bien : j’ai fréquenté longtemps l’institution, j’en connais intimement les dangers de sclérose et de confort excessif. Je travaille régulièrement encore dans ces institutions de la culture que sont les CDN, ou les scènes nationales.
        Mais leurs bienfaits l’emportent largement sur leurs défauts.
        La suppression des institutions laisserait derrière elle le néant.
        La suppression du Festival laisserait derrière elle le néant.
        Laissons les margoulins et les fabricants et les gens qui font n’importe quoi vivre : ils sont le prix à payer pour l’existence du reste. Et si le Off devient un jour un temple à la célébration exclusive du divertissement ( ah! Ne pas se prendre la tête!) il disparaîtra de lui-même.
        Et si le In devient la célébration exclusive de la performance et de la désincarnation, s’en sera aussi fini de lui.
        Alors battons-nous, râlons, grognons, faisons du Théâtre. Mais détruire le Fedtival?
        Oh, non.
        Bien àvous.

      • LEROY Jean-Marie dit :

        Sincèrement je doute, vu la tournure et la teneur de vos propos, que vous ayez travaillé dans les CDN…ou alors administratif.
        Je n’insisterai pas sur ce débat et vous laisse dans vos bulles de savon merveilleuses comme la fin de kabaravan (!…), ce théâtre du n’importe comment.
        Bon vent à vous!

  12. PAJ dit :

    Bonjour à tous,
    Je dois avoir de la chance, j’ai vu beaucoup beaucoup de très bon spectacles au OFF, grâce au bouche oreille justement… Je ne ferai pas la pub mon spectacle, déjà il est rempli et en plus c’est de l’impro ça doit pas particulièrement vous plaire 🙂 mais il y a des perles magnifiques que j’ai vu ne serait ce qu’hier!
    Dans la Peau de Cyrano , Rien ou Cabaravan par exemple m’ont franchement ému et comblé
    Au delà de ça, il est évident que les grosses salles ont une responsabilité particulière : que du One Man ou presque, 100% ONDAR au Paris, c’est à la fois fatiguant et mauvais… Je me pose plus la question du comment le public choisi ses spectacles et quand les têtes de pont du OFF programment de la daube industrielle, ceux qui n’ont pas de bouche à oreille se retrouvent bien marris. Et puis je suis d’accord avec Jean-Marie : quel bouche à oreille ?…
    Ceci dit un peu d’honnêteté aussi chers programmateurs : beaucoup d’entre vous ne cherchent pas forcément la qualité mais ce qui va remplir vos salles, pour vous avoir tracté et discuté avec vous, ça transparaît assez souvent
    Bonne fin de festival à tous

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Tant mieux si vous trouvez votre satisfaction. Par exemple quand vous êtes ému par cabaravan, moi je suis stupéfait de voir un public s’enthousiasmer pour un spectacle racoleur (jusqu’à argumenter en fin d spectacle immigration /pitié/achetez affiches. C’est un détail j’en conviens.
      Ce spectacle n’a aucune ligne de conduite, même s’il dégage une petite fraîcheur qui ne fait pas de mal. Au début nous avons un fil clownesque un peu facile à mon goût, puis une partie chantée assez agréable j’avoue même si certaines comme « merci patron » m’apparaissent désuètes et simplistes. Puis dans une 3ème vision un montage off mêlant pub, télé, actualités. .. Racoleur tant ça ravit les spectateurs qui peuvent un peu s’encanailler contre les médias, les patrons, etc… Très facile à mon goût. Dommage qu’il y ait tous ces mélanges, que la mise en scène soit finalement très inégale et pas maîtrisée. Dommage que le principe de la recherche de la terre inconnue, de l’espoir, du fatalisme, de la dénonciation d’une société ou d’un monde passent par plein de chemins sans véritable unité. Théâtralement c’est du mauvais travail à mon goût. Sur Avignon on y prend un petit peu de fraîcheur; pour ces spectateurs touristes peu importe la démarche,eux qui croient que tout ce qui est maîtrisée est intello.
      Cordialement

  13. Davenio dit :

    2% de bons spectacles… Moui… Nous sommes bien d’accord que cet argument ne tient qu’en tant qu’argument dans une discussion de comptoir, personne n’a calculé précisément ce pourcentage.
    Disons plus raisonnablement qu’une majorité des spectacles du Off sont mauvais. Enfin… une majorité des spectacles du Off QUE NOUS AURIONS VUS les uns ou les autres, pas forcément les mêmes. Sont mauvais. Qui prétend les avoir tous vus?
    Le fait est qu’au théâtre la proportion des spectacles ratés est grande, et, moi qui par goût et par necessité ai vu et ai participé à énormément de spectacles, je compte sur les doigts d’une main ceux qui m’ont vraiment marqué.
    Alors le pamphlet au petit pied, la sainte colère pour sauver le théâtre, le coup de gueule vertueux, au-delà d’être injustes, sont particulièrement hors de propos.

  14. Pinto dit :

    Heureusement qu’il y a du spectacle pour tout le monde…le but est de se divertir et non de voir absolument de la performance…
    au lieu de cracher sur ce qui est fait peut être pourriez vous inonder le festival de vos supras créations!
    Merci à tous ces gens qui existent et qui de leurs petits moyens divertissent, font rêver et vous transportent ailleurs un instant, vous décrochent un sourire un rire un moment de joie tout simplement.

    • On ne « crache » sur quiconque, on fait juste notre job (très) critique… Et aucune ambition « créative » de notre part, laissons cela à ceux qui en ont vraiment le talent (et il y en a peu dans le Off, hélas…)

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Se divertir. Parlons foot. Ceux qui vont voir un match pour se divertir apprécient le bon football et n’on pas envie d’un match avec de mauvais joueurs.
      Là c’est pareil.
      Réponse au niveau de votre réflexion.
      Et Royal de Luxe (si vous connaissez) pourrait mieux vous en parler que moi.
      Cordialement

  15. Stéphanie dit :

    Cher Monsieur Roudier, merci! je déserte Avignon pour toutes ces raisons depuis 4 ans et ai découvert depuis moult productions dans des tout petits festivals inconnus! le theatre n’est pas mort, il s’exprime ailleurs!

    • LEROY Jean-Marie dit :

      J’aime ce « Ailleurs ».
      Ce qui manque à ce festival. Ce qui manque à Kabaravan par exemple.
      Je ne défends pas un « autrement » je défends un « ailleurs ».
      Je vous donne ma sensation même si votre message ne m’est pas adressé.
      Cordialement

  16. friszman dit :

    et sinon une solution…ne venez plus…

    • Une autre solution : évitez de nous polluer avec vos commentaires déplacés : si vous aimez le off tel qu’il est, effectivement, ne venez plus vous non plus sur notre site

  17. SEYER dit :

    et que dire du « Mardi à Monoprix », de « Ubu » , des « Rois vagabonds » ,de « Yvonne Princesse de Bourgogne », de « Risk » etc etc etc…

    • Vous devez mal lire le BDO : Ubu Kiraly est dans nos coups de coeur… Par contre, des autres, ce qu’on en dit ? Rien… (il vaut mieux, parfois ;))

      • Quel théâtre « élitiste » « médiocre » ? De quoi parlez-vous ?
        Si vous vous satisfaites de la nullité de ce Off et refusez d’aller dans le In, pour je ne sais quelle raison fondée sur des a priori de berger cévenol, libre à vous… Mais force est de constater que le Théâtre, dans son immense majorité, est bien là, dans le « IN », et pas -ou si peu- ailleurs…

  18. Morgane dit :

    Allez voir le journal de ma nouvelle oreille au chêne noir. Ou stabat mater furiosa ( je ne sais plus où) ou anitya . Du bonheur!

    • on a vu le premier… Bof…

      • emmanuel jeantet dit :

        malgré tout ce qui ait dit ! on sent beaucoup de frustration chez certain !
        ça fait des années qu’on sait qu’un énorme pourcentage de spectacles s’éffondrent au bout d’une semaine faute de qualité, qu’un gros pourcentage de « directeurs de théâtres » s’en foutent pleins les poches, que les directions succesives du off se crêpent le chignon pour le pouvoir, le pouvoir de quoi ? on se demande bien ! je l’ai fait 6 fois et c’est comme ça ! c’est le off . c’est pas mal le in, mais alors des fois on se demande ce que font les financeurs, a couvrir d’or par leurs subventions, des trous du cul qui n’ont rien à dire et qu’en il pense avoir quelques choses à dire, ne savent pas l’exprimer et j’en ai vu, croyais moi !
        ah la culture ! ce qui est bien c’est que ça fait causer

  19. SEYER dit :

    On a pas été au même festival assurément.. Vu de magnifiques spectacles, des acteurs excellents avec de beaux textes. Oui il y a aussi des grosses M…. Pourquoi en parler ? Perte de temps. Des compagnies se démènent pour montrer leur spectacle et je ne comprends pas trop où votre article veut aller !

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Oui c’est le problème dans ce festival OFF (je précise bien OFF) le public n’a majoritairement pas de références, ne voit que des bons acteurs, des mises en scènes géniales, des textes qu’ils découvrent soudain…à en acclamer ce que je trouve être de piètres prestations.
      Mais au milieu de ça, je ne nie pas qu’il y a quelques bons comédiens, quelques spectacles aboutis, quelques mises en scènes créatives et un ou deux textes nouveaux à écouter pour découvrir aussi d’autres choses.
      Pourquoi croyez-vous que le public qui a des références ne va quasiment plus dans le OFF et se plaît dans le IN?
      Cordialement

      • SEYER dit :

        le public a aussi ses références. Comme pour les salles obscures un public pour les multiplex un autre pour les salles d’art et essai.. Tirons vers le haut, parlons de ce qui est beau et bon. Le public qui a des références ne va pas que dans le Inn, pas d’accord. Discuter avec les uns, les autres à la sortie des salles, échangeons sur un théâtre de pensées qui nous émeut, nous bouscule, nous trouble… Cessons de véhiculer l’image d’un théâtre élitiste médiocre. « De petites références en petites références » .. fera son chemin.
        Oui cordialement.

  20. Thierry L dit :

    Le problème est profond, des pièces raccourcies à l’extrême pour entrer dans les créneaux, des mauvaises salles (j’ai vu une excellente pièce aux Ateliers d’Amphoux sensé se passer dans le bunker d’Hitler et qui a été polluée par « besoin de rien envie de toi » de la chaine Hi Fi du voisin d’en face !) et puis surtout ce manque de création, ce catalogue qu’on peut copier-coller à 70 % d’une année sur l’autre…

  21. Lisette dit :

    Merci pour cet article ! Quel soulagement de lire ce que nombre d’artistes et techniciens pensent depuis longtemps déjà.

  22. Stéphanie dit :

    Moi, comme je n’avais les moyens de rester qu’une seule après midi, j’ai décidé d’aller voir un spectacle de merde, au moins on sait à quoi s’attendre et y a pas de prétention… Didier Super aux Corps Saints.
    Une jeune fille me tend un tract du Palace, je lui dis non merci, ça ne m’intéresse pas.
    – Vous n’aimez pas rire?
    – Si mais au Palace c’est quand même un humour de merde.
    -Ah bon c’est bien la première fois qu’on me dit ça. »

    Non mais faudrait que tout le monde soit plus franc, hurle quand il s’ennuie, jette des tomates comme dans le bon vieux temps, le tri serait vite fait. Et c’est une comédienne qui parle.

    Et puis à 16 euros la moindre pièce d’une troupe inconnue, on referme vite le big catalogue du off.

    Sinon « en » Avignon, il y a Ludor Citrik pour ceux qui aiment le clown et la transgression.

    Et il y a bientôt Châlon dans la Rue, avec une vraie direction qui sélectionne ses spectacles et ne ruine pas les compagnies.

    😉

    • LEROY Jean-Marie dit :

      C’est vrai qu’on ne trouve pas l’esprit du spectacle vivant qu’on retrouve dans le IN. Le public ne siffle pas, ne hue pas, ne sort pas dans le OFF…ou alors très rarement. Dommage. Il y a aussi ces spectacles où le public-touriste est debout, acclame…votre sifflet n’a alors aucun impact. Ce que je fais, j’envoie un mail expliquant pourquoi je n’ai pas sifflé et pourquoi je trouve le spectacle mauvais. Ca me fait du bien et l’idée de spectacle reste vivante pour moi…
      Je suis d’accord aussi sur les tarifs: c’est ou de l’ arnaque ou de la prétention. Les 2! Le prix essaie d’affirmer la qualité d’un lieu ou d’un spectacle.
      Alors on s’interroge sur ce théâtre. On divague. Alors qu’on aimerait s’interroger plus longtemps sur le théâtre.
      Avignon meurt.
      Achevons-le!
      Cordialement

  23. Francois dit :

    Le mieux pour vous tous c est de ne pas aller à Avignon…

    • Mais si, au contraire ! d’abord, il y a fort heureusement le « In », et puis dans ce Off, quelques belles choses qu’il s’agit d’apprécier… Au contraire, il faut y être et critiquer ce qui ne va pas…

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Le mieux peut-être serait de supprimer ce festival. Tout le monde se cache désormais derrière cette institution où on DOIT créer pour, où le OFFF n’est qu’un marché, où les spectateurs se donnent bonne conscience dans la culture en diluant les spectacles dans leurs vacances.
      Le Festival existant j’y viens…il y a le IN. Même si je n’aime pas certains spectacles IN, la majorité des acteurs montrent que leur métier découle d’un travail et non d’un don tombé du ciel comme sur tous les acteurs du OFF,…
      Tout a ses limites bien sûr. Je reconnais volontiers qu’Emmanuelle Béart est une bien piètre comédienne.Cordialement.

      • stella dit :

        j’étais si d’accord avec l’article et je suis si atterrée par vos propos partiaux et caricaturaux. D’autant plus que certains comédiens passent du IN au OFF d’années en années et ce, avec la même ardeur. (cette année elizabeth Mazev pour ne citer qu’elle) . Le fait est que le off est aussi le terrain de nombreuses compagnies artistiquement ambitieuses , d’artistes en développement etc…, le fait est aussi qu’Avignon Off donne l’occasion de se faire remarquer par les institutions, la presse, les diffuseurs, plus difficiles à déplacer sur Paris par exemple; et sans tout cela, malheureusement, notre pied dans le in, nous ne sommes pas près de le voir. Alors oui, il faut fouiller, chercher, c’est excessif (nous ne fixons pas les prix), il y a beaucoup de déchet et un coup de pied dans la fourmilière ne serait pas de trop, mais laissez nous travailler (car ca ne nous tombe pas du ciel) et tapez plutôt sur les bonnes cibles car en critiquant tout le monde votre crédit n’en est que tout petit petit.

  24. Guerrin dit :

    Bon, c’est un billet d(e mauvaise)’ humeur. Mais encore…
    « Désespérant », le travail de Timar et de ses formidables interprètes hongrois (Ubu) aux Halles ?
    « Médiocres », les deux spectacles des « Grandes Gueules » (« Poéziques » et « Ouah ouah », purement vocal) au Notre-Dame ?
    Et les « Exercices de style » de la troupe Abecassis, certes une reprise ?
    Et « pourquoi j’ai mangé mon père » (idem) ?
    Le problème du Off n’est pas sa pauvreté mais son abondance, et la difficulté de bien choisir parmi tant des mauvais spectacles (« La pitié dangereuse », massacrée au petit Louvre, par ex.) et de vrais trésors – qui souvent valent tellement mieux que l’officiel « In ».
    Mais vous n’avez pas tort d’être, pourtant, d’humeur… critique.

    • Pas du tout, Ubu est excellent… En fait, il fait partie des quelque 2% à la louche de bonnes choses dans ce Off 2013…

    • LEROY Jean-Marie dit :

      Personnellement je ne dis pas qu’il n’y a pas de bons spectacles…je me lamente surtout qu’il y en ait autant de mauvais.

  25. Marie Jeanne dit :

    Sur 1080 compagnies faut peut être arrêter y a des trucs vraiment bien parmi tout ça! Alors c’est sûr qu’il faut peut être arrêter d’aller voir les spectacles de la manufacture et partir voir les petites salles. Ou écouter le bouche à oreille de monsieur et madame tout le monde plutôt que celui des « professionnels » qui n’aiment pas dès que ce n’est pas subventionné par la DRAC!

    • Mais c’est exactement ce que l’on fait AUSSI : aller voir les « petites » salles… Malheureusement, sans grand succès. Et par ailleurs, dans les « grandes » salles, il y a aussi beaucoup de spectacles approximatifs, sinon nuls, et nous le disons aussi. Il suffit de lire attentivement le BDO pour le constater, chère Jeanne…

    • LEROY Jean-Marie dit :

      La sensation qu’on a…sans aller aux limites de hors la Manu point de salut… c’est que dans une très grande majorité de salles…dont les petites… les spectacles ne sont pas aboutis, les comédiens
      ne savent pas ce qu’est « le problème de l’acteur » et les mises en scène adaptées à un délai de temps imparti pour laisser la place aux suivants. De surcroît le public ne doit aller au spectacle qu’à Avignon car son enthousiasme montre qu’il se contente de peu. Tant mieux pour lui. Mais heureusement que le théâtre a ses références qui permet l’esprit critique. Les professionnels, la presse, les programmateurs n’ont que faire du bouche à oreille qui n’a pas valeur de qualité. On voit des spectacles vraiment pas aboutis remplis par le  » bouche à oreille ». Encore tant mieux pour ceux qui y trouvent leur contentement…mais cette vision du théâtre de la rue aux salles est malheureusement triste et déplorable pour une majorité d' »habitués ». Cordialement.

  26. LEROY Jean-Marie dit :

    Les années avant ce n’était pas mieux et nous n’avons là que le reflet de ces nombreux spectacles en France, pas aboutis, sans moyen, avec des intermittents plus soucieux de leur statut que de la création