AVIGNON OFF : NOTRE SELECTION DES SPECTACLES, AU 22 JUILLET

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LEBRUITDUOFF.COM / 22 juillet 2013

AVIGNON OFF 2013 : NOTRE SELECTION AU 22 JUILLET.

Au 22 juillet, voici notre sélection revue et corrigée, après avoir déambulé dans les méandres de cette édition 2013, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne restera pas dans les mémoires…

– Commençons tout d’abord par nos coups de coeur Off 2013 : La Compagnie Onstap, Mourad Bouhlali et Hassan Razak, pour My God ! aux Hivernales, Clément Thirion et Gwen Berrou, pour [weltanschauung] aux Hivernales, King Lear Fragments, au Théâtre des Halles, Ubu Kiraly d’Alain Timar, au Théâtre des Halles, Le Lien de Gérard Gelas au Théâtre du Chêne Noir, Le Discours à la nation, à la Manufacture, Italie-Brésil 3 à 2 de la Cie Tandaim à La Manufacture, Je Deviens Jimi Hendrix de Eric Da Silva à La Manufacture, Kok Batay, toujours à la Manu…

Au-delà, il y a également de très bons spectacles, qui s’ils n’ont pas été retenus par nos chroniqueurs comme « coups de coeur », sont toutefois de belle qualité… Il convient donc d’aller les voir, certains sont réellement excellents :

-Voici donc notre liste étendue des spectacles recommandés, toujours au 22 juillet : Sacco et Vanzetti, superbe, aux Béliers, End/igné très beau texte, à la Manufacture, War Pig, fort, à l’église Saint Martial, La Compagnie des Spectres, excellent, au Chêne Noir, Hamlet 60, surprenant, au Petit Louvre, Nés Poumon Noir, très bon, à la Manu, Stéréotopik et Silence encombrant, expérimentaux et intéressants, toujours à la Manu, J’ai tué Maurice Thorez, bon et classique, au Théâtre des Carmes,  Hôtel Paradiso, visuel, au Chêne Noir, Fuck America et Perf’, tous deux à la Caserne des Pompiers…

– Dans le détail, salle par salle :

– A la Manufacture,  les excellents Je deviens Jimi Hendrix d’Eric da Silva, le très bon Italie-Bresil 3 à 2 de la Cie Tandaim et le non moins excellent Discours à la Nation, de Ascanio Célestini, et Kock Batay, … On retient également End/Igné de l’écrivain algérien Mustapha Benfodil, très bien, ainsi que Silence encombrant, Nés Poumon noir, Stéréotopik…  Surtout, c’est très souvent dans les NIGHTSHOTS que l’on découvre des trucs sympas, créatifs, expérimentaux. Il fallait donc aller dans ces 8 soirées composites, avec un seul passage d’une oeuvre à chaque coup. Signalons une nouvelle initiative, les UNPLUGGED : soit des spectacles proposés « en acoustique » à la Librairie de la Manu, dont, entre autres, le Chocolat de la toujours très juste Isabelle Provendier… malheureusement, cette programmation est terminée.

– Au Théâtre des Halles, le metteur en scène Alain Timar présente deux créations dont une version remasterisée en hongrois du Ubu, qu’il donne avec le théâtre de Cluj : Übü Kiràly… Une vision ébouriffante du classique de Jarry, revisité par un Timar inspiré…  Les Halles reçoivent également Illumination(s), mis en scène par Ahmed Madani, que l’on ira voir certainement : un travail sur l’immigration, les banlieues, les origines, chorégraphié et très visuel… A découvrir. De même qu’on foncera voir le King Lear Fragments, mis en scène par Caroline Fay, qui est excellent, comme on vous le disait… et encore, peut-être,  Callas, mis en scène par Jean-Marc Avocat, autour de la célèbre cantatrice, à essayer…

– Au Chêne Noir, le théâtre historique d’Avignon dirigé depuis 1967 par Gérard Gelas, une création du maître des lieux cette année : Le Lien, une histoire qui nous conduit aux confins de la morale, écrite par Amanda Sthers… est excellent et recommandé. On ira sans souci  voir La Compagnie des Spectres de et avec Zabou Breitman… Ainsi que Hôtel Paradiso, un sans parole bien tenu, même si la première était en rôdage… Il y a beaucoup de « stars » cette année au Chêne, qui conduiront certainement le public à venir pour elles, dans une programmation copieuse à découvrir plus en détails sur le site du théâtre…

– Au CDC Les Hivernales, centre chorégraphique d’Avignon, la danse contemporaine est bien sûr à l’honneur, bien souvent avec d’excellentes productions : nous retiendrons de ce programme 2013 : la Cie Onstap pour My God, une pièce de 2011, Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot / Cie Ex Nihilo pour Trajet de Ville, et Clément Thirion et Gwen Berrou / Kosmocompany pour We Tanschauuning

– Au Théâtre des Carmes, autre lieu historique du OFF, créé et dirigé jusqu’en 2009 par le regretté André Benedetto, on ira découvrir le J’ai tué Maurice Thorez, mis en scène par Serge Valletti, et peut-être aussi Thermidor-Terminus, un texte de Benedetto donné par la Cie Calvero. Enfin, Philippe Caubère qui ne pourra donner son Memento Occitan de Benedetto tel qu’il l’aurait souhaité car blessé, en fera néanmoins lecture, à ne pas manquer.

– Au Théâtre des Doms, antenne du ministère de la Culture de Belgique-Wallonie, trois pièces avaient retenu notre attention dans un premier temps, mais après les avoir testées et peu goûtées,  plus rien ne nous retient dans la programmation…

– Au Chien qui Fume, scène permanente d’Avignon dirigée par Gérard Vantaggioli, deux spectacles que l’on retiendra : Tout d’abord, Et mon mal est délicieux, de Gérard Vantaggioli, une pièce sur l’âge d’or du Festival d’Avignon de Vilar et du TNP, traitée comme une fable… et, parce qu’on aime bien Alévêque et son humour engagé et toujours un peu décalé, 2000 ans de mensonge, avec Serena Reinadi…

Au Théâtre de L’Oulle, Place Crillon, programmé par Damien Gandolfo, une sélection qui fait la part belle à la commedia, notamment avec le Dindon, la dernière créa du Kronope, soit un Feydeau version commedia dell’arte, qui ne fait toutefois pas l’unanimité chez nos chroniqueurs qui l’ont vu.. Egalement, Des amours, de la Cie des Moutons noirs, pour un Tchekov revisité paraît-il avec brio… Enfin, on découvrira Le secret de la petite chambre, chorégraphié par la collectif Zone Libre, qui d’après nos chroniqueurs est très bien… Et bien sûr, on ira voir l’incontournable Luis de la Carrasca et son nouveau spectacle flamenco Revoleo, au plus près de la tradition pura, avec une formation resserrée.

–  Aux Hauts-Plateaux (la Manutention), une nouvelle salle dont le programme est en partie l’oeuvre de Jean-François Matignon,  on nous dit le plus grand bien de A Demain (Cie Les voisins du dessous) et de Molly, d’après Joyce… Qu’on vériefiera cette dernière semaine.

– Au Petit Louvre, nous avons relevé trois programmes : Hamlet 60, par la Cie Entre-deux, très bien,  La Pitié dangereuse, par la Cie Cariaae, très bien aussi, et le spectacle d’Angélique Ionatos, Et les rêves perdurent… un tour de chant donc, d’une chanteuse historique, qui nous divertira des mauvais « stand-up » et autres « one-man » qui pullulent dans ce Off.

– A la Caserne des pompiers :Fuck America de la cie Noob et Perf’, Cie Marinette Dozeville… Tout comme au Grenier à Sel, nous essaierons Copies, de la Cie Banquet d’Avril, Les règles du savoir-vivre, par la Cie Ici comme ailleurs ou encore Tarzan Boy, de la Cie La fidèle posée…

– Au Théâtre des Béliers, on ira les yeux fermés voir le très bon Sacco et Vanzetti de Dau et Cattela, que nous avons chroniqué en avant-première, déjà passé à Avignon au Chêne en 2009 : une valeur sûre. Et on découvrira à l’Adresse, Le Boxeur, du Troupuscule Théâtre…

La Condition des Soies est un bon théâtre, dont la programmation est souvent d’un niveau très correct. Même s’il a changé de direction, son fondateur étant malheureusement décédé il y a peu, la programmation perpétue la tradition : cette année, nous avons relevé : Absente, RDV avec Sophie Calle, de la Cie Shakespeare’s wild sisters, L’été, un programme danse, ainsi que Binari et Debout dans le vie, deux autres programmes dansés…

– A L »entrepôt, nous essaierons La Solitude du Coureur de Fond, par la cie La Lune et L’Océan, et à L’Etincelle, pourquoi pas le « Fuck Off » de Nicolas Maury, qui pour la seconde année, s’amuse des travers de ce Off décidément très critiqué…

– Au  Girasole Théâtre, deux trucs qui peuvent le faire, sait-on jamais ? Ali 74 de Nicolas Bonneau et Oleanna, de L’eau qui dort… On verra cette dernière semaine…

– On ira également évaluer le Big Sur de la Cie Raoul et Rita aux Trois Soleils… Enfin, il faut voir ce bon Doberman, à Utopia République

– Enfin, il y a aussi dans ce Off quelques productions musicales qui ont le mérite de nous délasser du mauvais théâtre et de la cohue festivalière : citons par exemple la programmation spéciale de l’AJMI, qui fête ses 35 ans avec un programme Jazz intéressant « Têtes de Jazz » donné chez eux et chez leurs voisins : Avec entre autres, Das Kapital, Monsieur Melies, Fred Pallem & Le Sacre du Tympan, Vincent Peirani Trio… Du 10 au 24 juillet à La Manutention, ainsi que Seb Lanz, qui donne son nouveau set, très visuel, « Gagner », toujours à la Manutention… Et pour finir, courez voir Antonio Negro maestro de la guitare flamenca, à l’Attila Théâtre

Voilà, That’s all folk’s… pour l’instant.

La rédaction

Visuel : Dau et Catella jouent « Sacco et Vanzetti » au Théâtre des Béliers…

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Comments
One Response to “AVIGNON OFF : NOTRE SELECTION DES SPECTACLES, AU 22 JUILLET”
  1. Moullan dit :

    Coup de cœur total pour isabelle Andreani dans « qui es tu Fritz Haber » qu’on retrouve aussi dans un très délicat Musset « il faut qu une porte.. »
    Un chapeau bas à Hôtel Parasido, tenir en haleine, sans dire un mot…
    Une énorme révérence à Nœud du grenier à sel pour cette partition dansée du couple et à la troupe coréenne de Binari, au Theatre Condition des Soies qui font oublier les bévues de Life, l amateurisme forcené et effronté de La’ad au theatre de L’ oulle et la supercherie de Ressemblance au théâtre des Barrique
    Enfin un grand bravo à Palatine et ses dessous versaillais au theatre des Corps Saints