AVIGNON : LES RADICAUX DE L’INTERMITTENCE FERMENT LE FESTIVAL

LEBRUITDUOFF.COM / 21 juin 2014.

avec-le-preavis-de-greve-de-la-cgt-spectacle-le-festival_1891867_800x400

On s’y attendait. La CGT -bien connue pour la subtilité de ses positions- l’a fait.  Ainsi les intermittents cégétistes ont-ils décidé hier soir (20 juin) de poursuivre leur mouvement tout le mois de juillet, condamnant sans ciller la saison des festivals. Au nom d’une guerre inter-syndicale qui ne dit pas son nom, les intermittents CGT et Sud courent sans état d’âme vers la débâcle, pensant entraîner derrière eux l’ensemble des intermittents et des professionnels vers un 2003 bis.

Une menace à prendre très au sérieux, qui aura des conséquences catastrophiques sur un secteur déjà gravement touché. Aix, Orange, Marseille, Vaison… et Avignon donc sont dans le collimateur des radicaux, mais aussi toute une série de petits festivals qui ne s’en relèveront pas. Peu leur importe, visiblement. Leur affichage revendicatif passe avant l’art et la liberté de créer, leur « détermination », qui n’est autre qu’agitation têtue et jusqu’au-boutiste, destinée à saper l’ensemble du secteur, a pour visée ultime la reconquête de « parts de marché » syndicalistes. Avec, in fine, la chute du gouvernement socialiste.

On voit bien que pour ceux-là le statut de l’intermittence sert de prétexte. D’ailleurs, l’immense majorité des artistes et des professionnels du spectacle -intermittents compris- ne s’y trompe pas. Et le public non plus. Pour tous, le Festival doit jouer. On ne ferme pas les théâtres, on n’annule pas les spectacles. On joue, quoiqu’il arrive. C’est la beauté et la liberté  du spectacle vivant. Jouer, quoiqu’il advienne, ouvrir les salles, investir le plateau. Servir l’art, envers et contre tous, jusqu’au bout. Quitte à profiter des spectacles et de leur public comme d’une formidable tribune, quitte à utiliser les théâtres comme autant de vitrines de la cause intermittente.

Le Off jouera donc. La quasi-totalité des mille compagnies présentes sur l’événement en a décidé ainsi. La position des directeurs de théâtres des Scènes d’Avignon est claire. La position d’AF&C et de son président l’est aussi, sans ambigüité. Le Off doit jouer. Et il jouera.

Mais bien sûr le mal est déjà fait. L’amalgame excités CGTistes et intermittents a pris dans les médias, friands de raccourcis spectaculaires. Il faut le dire et le répéter : tous les intermittents ne sont pas à mettre dans le même panier que la poignée de jusqu’au-boutistes qui se fichent de l’art comme de leur première chemise : la plupart de ces derniers sont des salariés syndicaux, pas des intermittents. Ou des militants professionnels, dont les objectifs inavoués vont bien au-delà de la simple cause intermittente…

Hélas pour tous, grand public comme professionnels, le Festival d’Avignon 2014 est déjà mort, en tout cas gravement touché, et même s’il advenait par miracle que le In puisse tout de même ouvrir et jouer dans des conditions normales, dans la tête des festivaliers comme du large public, Avignon est condamné. Il faut donc s’attendre à une chute drastique de la fréquentation -des festivaliers comme des programmateurs-, qui conduira inévitablement à la faillite de petites compagnies et -ironiquement- à la mise au chômage sans indemnités du tout de centaines d’intermittents. Bravo la CGT. Beau boulot !

Marc Roudier

Publicités
Comments
35 Responses to “AVIGNON : LES RADICAUX DE L’INTERMITTENCE FERMENT LE FESTIVAL”
  1. Bon basta. Nous n’allons pas épiloguer ad vitae sur ce qui visiblement, nous sépare. Nous ne sommes pas d’accord avec les méthodes intolérables d’une poignée d’excités qui conduisent tout le monde dans le mur et nous le disons. C’est notre droit. Nous n’avons aucune raison de ne pas le faire : nous ne travaillons pas dans le spectacle vivant, ne recevons pas de subventions publiques, ne sommes pas encartés, ni achetés. Nous ne servons les intérêts de personne sinon de nos lecteurs. Point. Nous sommes libres de penser et d’écrire et continuerons à l’être. Ceux qui nous suivent depuis cinq ans savent de quoi je parle. Nous fermons donc cette page de commentaires. La « discussion » s’éternise et devient stérile. Vous ne nous convaincrez pas, et certainement nous non plus. Donc, on arrête là. Merci pour votre réactivité.

  2. Alexka dit :

    Bonjour,
    Sachez qu’aujourd’hui, en particulier sur Avignon, la CGT est tout à fait minoritaire dans ce mouvement. Le 20/06 après midi, place de l’horloge et du palais des papes, une action à rassemblé des intermittents du In regroupés en collectif HORS syndicats, des personnes du CIP, coordination des intermittents et précaires, qui n’est PAS un syndicat (même si certains qui sont à l’origine du CIP Avignon sont également syndiqués, ils sont aujourd’hui minoritaires dans ce mouvement) et des directeurs de lieux des Scènes d’avignon. Vous dites qu’il ne faut pas amalgamer tous les intermittents, c’est vrai, mai n’amalgamez donc pas tout ceux qui luttent ! Ce ne sont pas ,et de loin, des suiveurs de la CGT qui n’est pas et n’a jamais été un syndicat représentatif de la profession.
    Jouer est notre raison de vivre. Avant d’en arriver à la grève des centaines d’actions on été tentées : textes, vidéos, forums, interviews etc. mais la seule action dont on parle est la grève. Que faire alors ? Vous savez pertinemment que nous pourrons lire toutes les tribunes du monde avant, pendant, après un spectacles, elles ne seront entendues que par le petit milieu de ceux qui fréquentent les salles de théâtre. Seule la grève fait parler du mouvement au plus grand nombre.
    C’est parce que ceux qui luttent, ont l’art en haute estime, qu’ils se battent pour que ceux qui font l’art, puissent VIVRE, tout simplement.
    Les propositions de M. Vals sont inacceptables. La seule chose à faire, c’est de ne pas signer les accords de l’UNEDIC qui doivent être validés par le gouvernement et qui ont été négociés au mépris des propositions réfléchies depuis 10 ans, économes et chiffrées, faites par les intermittents.
    De plus, il ne faut pas oublier que ces accords ne touchent pas que les intermittents mais tous les chômeurs et précaires (en particulier les intérimaires) et que les intermittents étant les seuls précaires fédérés, c’est eux qui portent la voix de tous.
    CE QUE NOUS DÉFENDONS, NOUS LE DÉFENDONS POUR TOUS !
    Libre à chacun ensuite de décider, selon son intime conviction, quel mode d’action il veut mettre en place. Une grève est votée à la majorité. Un préavis de grève peut être suivi ou non. Ceux qui veulent jouer dans le OFF pourront le faire, mais personne ne doit juger ceux qui, face à un gouvernement sourd, n’ont que la grève pour se faire entendre.

    • Arrêtez de nous faire croire que vous vous battez pour les précaires. c’est un enfumage, du même type que celui de Vals. Le problème dans cette partie, c’est qu’aucun d’entre les protagonistes n’est sincère : pas plus Vals & le gouvernement que les syndicats et le Medef ou vous les intermittents « en lutte »…

      • alexiavidal dit :

        Madame,
        De quel droit doutez vous de la sincérité de notre engagement ? Que nous apporterait de  »prétendre » défendre tous les précaires ?
        Beaucoup d’artistes ne sont pas intermittents et sont simplement précaires. Ils font des petits boulots et se rendent bien compte que les autres précaires sont bien moins informés qu’eux de ce que leur prépare ces accords UNEDIC.
        Si nous n’étions pas sincères nous aurions accepté sans sourcilier les propositions de M.Vals qui sont sensées calmer les plus visibles des précaires, les intermittents.
        La situation est extrêmement douloureuse pour tous. Ceux qui participent aux AG, aux actions et aux manifestations, sont des personnes qui font leur métier avec passion, souvent dans des conditions très difficiles et qui se battent pour que le seul régime qui peut leur apporter un peu de stabilité en faisant leur métier cesse d’être rogné de toute part. Ils se battent aussi pour une vision de la société plus solidaire.
        Avec le mépris de vos réponses, protégée derrière votre clavier, alors qu’on vous parle poliment avec une argumentation construite, on voit bien que vous ne suivez pas réellement le mouvement et que vous n’allez pas plus loin que votre frustration de voir votre été gâché par la grève.
        Cette situation n’est agréable pour personne et nous nous questionnons nous même sur la marche à suivre.
        Merci de ne pas croire que tout ceux qui ne sont pas en accord avec votre position hautaine sont forcément des écervelés insincères à la botte de la CGT.
        Merci de ne pas vous poser en seuls détenteurs de la sincérité et de l’amour de l’art.

  3. Passant dit :

    je suis épouvanté qu’on ose écrire un article pareil. De la part de quelqu’un qui semble pourtant connaitre le métier. La manifestation qui a eu lieu la semaine dernière, regroupait essentiellement des non syndiqués. Et leur sentiment de n’être pas entendu est évident. Alors faire de la CGT les responsables d’un refus de tous les intermittents qui galèrent, est au mieux de l’aveuglement, au pire de la mauvaise foi. Je rappelle que malheureusement la grève est à peu près le seul outil de défense qui reste à ceux qu’on écrase. Et pour vous qui semblez avoir un souci avec les synidcats, je vous signale que le MEDEF aussi est un syndicat. Mais avec un autre projet pour nous comme pour vous : Le silence dans le misère.

    • La CGT (comme Sud aussi d’ailleurs) fait la guerre à FO et à la CFDT. Cela n’a rien à voir avec le statut intermittent. Juste un prétexte pour reconquérir des parts de marché, dont ils ont bien besoin les pauvres… C’est quoi le taux de syndiqués chez les intermittents ? 12-13 % au mieux. Et les centrales se voudraient « représentatives » ? Quant au fait que lorsque l’on est pas d’accord avec ces méthoses fascisantes, on se fasse insulter, traiter de Medef ou de « jaune », franchement, c’est le degré zéro de la pensée et ça atteste du peu d’idées et de réflexion pour nourrir votre « pensée ». Déplorable. Comme le sont ces actions suicidaires. Le droit de grève est inaliénable, mais ce que préconise les intermittents va bien au-delà, puisqu’il s’agit d’empêcher par la force et/ou la pression les créations de jouer et les artistes de s’exprimer devant leur public. ça s’appelle du terrorisme, au mieux du chantage par la peur, et ce n’est pas très joli. Surtout, ça n’a rien à voir avec l’art et la création, dont finalement vous vous fichez, juste la défense d’intérêts corporatistes, dans le meilleur des cas, du lobbying politicien en tout état de cause.

      • captainfifou dit :

        heureusement que la sgt et la coordination font la guerre à FO et à la CFDT qui ont signé l’accord proposé par le MEDEF! au fait, intermittent, ce n’est pas une statut, notre statut est celui des salariés. et notre régime d’assurance chômage, l’intermittence..renseigne toi!

      • Tu es qui pour me tutoyer ?

  4. Laurianne dit :

    Je comprends que les compagnies du off ne puissent pas faire la grève mais alors dire que : « la quasi-totalité des mille compagnies présentes sur l’événement en a décidé ainsi. La position des directeurs de théâtres des Scènes d’Avignon est claire. La position d’AF&C et de son président l’est aussi, sans ambigüité. Le Off doit jouer. Et il jouera. » c’est vraiment ultra cynique!!! Ils me font bien marrer les directeurs de théâtre des scènes d’Avignon, ils se font leur beurre sur le dos des petites compagnies, la plupart ne sélectionne pas les pièces qu’ils « programment », seul leur portefeuille dicte la loi! Il faut en finir avec ces Thénardier du théâtre! Jean Vilar doit se retourner dans sa tombe…
    La seule manière de retrouver l’esprit du Off ce serait d’encadrer et réguler une bonne fois pour toute la location des « théâtres ». Nombre de compagnies s’endettent pour aller jouer, alors se faire des cachets avec ces dates-là, il ne doit pas y en avoir beaucoup…

    • Vous n’avez pas l’air beaucoup au courant de ce que sont les Scènes d’Avignon, qui au contraire des salles uniquement ouvertes en juillet, programment, elles, justement. et toute l’année qui plus est. et la plupart ne louent pas non plus, mais ont opté pour des co-réalisations, au contraire des thénardiers du Off, que nous pourfendons nous-mêmes depuis cinq saisons. Renseignez-vous un peu et cessez de confondre les théâtres avec le patronat Medef. Un peu de subtilité et de raisonnement ne sauraient nuire à vos neurones saturés par les mots d’ordre idiots qui émanent de vos « coordinations ».

      • DELVO dit :

        Eh bien c’est vous qui n’êtes pas renseignée!!!!! Des théâtres à Avignon qui pratiquent la co-réalisation c’est RARISSIME!!! Tout le monde le sait, et il faut vraiment avoir envie de désinformer les gens pour mentir aussi éhontément!

      • C’est vous qui n’êtes pas renseigné : exemple, le Chêne Noir : uniquement des co-ré…

      • Laurianne dit :

        Je connais très bien, je vous remercie, je suis avignonnaise et je trouve vos réactions extrêmement agressives. Je ne vous permets pas de me répondre sur ce ton, vous ne savez pas quel métier je fais et de plus je n ai besoin du mot d ordre de personne pour signaler les abus au sein du off. Je connais les théâtres à l année d Avignon et je connais leurs prix pour jouer pendant le festival (même si eux font une sélection pour préserver leur image), ils demandent minimum 10000 euros pour un créneau. Après si vous trouvez ça normal, je ne sais pas quoi vous dire. En tout cas ce serait sympa de nous laisser nous exprimer sans se faire traiter d abrutis parce qu’ on a une opinion différente de la vôtre…

      • Sauf que ce que vous racontez est faux. D’où sortez-vous vos chiffres fantaisistes ? Le problème, c’est qu’avignonnaise, vous ne devez pas beaucoup travailler ici. Ni circuler beaucoup, aller au spectacle par exemple, ici… Et puis arrêtez de cracher sur les théâtres qui vous font vivre. Ou changez de métier. Un peu de cohérence : vous faites la guerre à ceux qui vous emploient et vous soutiennent, vous vous trompez lourdement de cible. Et vous allez finir par lasser vos seuls soutiens, les directeurs de théâtre et de festivals, à force d’incohérence et d’inconséquence.

  5. Leroy dit :

    Cet article est un torchon défaitiste. Valls n’a absolument rien cédé. La prise en compte PROVISOIRE du délai de carence des plus fragiles sur le budget de l’État n’a pour but que de permettre le déroulement normal des festivals d’été. Après la saison, il pourra annuler cette supposée « concession » au prétexte d’une remise à plat illusoire du statut d’intermittent. C’est un jeu de dupes avec lequel certains semblent être bernés (consciemment ?). Non, je n’aime pas !

    • Valls -que nous n’aimons pas- n’y est pour rien. L’UNEDIC est une caisse privée. un peu moins d’aveuglement vous aurait permis de le comprendre.

      • jojo dit :

        Valls a fait des annonces en conférence de presse le jeudi 19 juin 2014. A priori toute personne intéressée par le sujet est au courant.

        Extrait de l’article du Monde :
        « Une fois l’accord du 22 mars agréé, les intermittents auront le même différé qu’auparavant […] Par conséquent, l’Etat va « reverser » à l’Unedic le manque-à-gagner lié à la non-application de cette mesure, soit « environ 40 millions d’euros » pour la période allant de juillet à fin décembre 2014. »

        Le commentaire de Leroy est donc pertinent, contrairement à votre réponse, Eleonorzastavia. Vous êtes sure de maitriser le sujet ou vous écrivez au doigt mouillé ?

      • La vérité est que vous ne savez pas ce que vous voulez : soit être au même régime que les autres salariés, ce dont vous (la cgt et ses suiveurs) ne voulez pas, soit sortir de l’unedic, ce dont vous ne voulez pas non plus… Cherchez l’erreur. La vérité c’est que la fameuse carence dont vous ne voulez pas -à juste titre- ne concerne qu’une petite partie des intermittents, ceux dont les revenus sont les plus hauts. La vérité enfin, c’est que vous flinguez les petites structures et les festivals de théâtre et de danse, alors que vous ne touchez pas à TF1, la retransmission de la coupe du Monde, Roland Garros ou le tour de France. Ou même le Hellfest d’ailleurs, que vous ne vous risquez pas à toucher, courageusement (c’est curieux, vous avez peur des 250 bénévoles et des 150 000 métalleux ???) La vérité c’est que vous vous flinguez vous mêmes en entraînant avec vous tous les professionnels, par pur opportunisme syndicaliste, au mépris de la culture, des artistes et du public.

      • Laurianne dit :

        Ah parce que les intermittents concernés ne sont pas les professionnels? Haha sans eux il n y a pas de spectacle, pas de culture… mon dieu que de mépris des artistes… et non la carence ne touche pas que les plus riches d où la colère… Des propositions sont faites depuis des années et soutenues par des députés, économistes pour justement réformer le système et protéger les plus pauvres d entre nous. Bref vous mordez les gens qui vous font vivre, et qui au contraire tiennent à la culture plus que tout puisse qu’ il y dévouent leur vie malgré les galères diverses que cette vie peut engendrer. Mais l amour du théâtre, de la musique, de l art, est plus fort que tout heureusement. Seulement il faut bien manger, payer son loyer, ses factures comme tout le monde. Et quand on veut avoir des enfants ça se complique… surtout pour les intermittentes…

      • L’amour du théâtre c’est de notre côté qu’il faut le chercher, comme du côté du public et des artistes, des vrais. Les artistes qui montent leur pièce pendant des mois, s’investissent corps et âme dans le In comme dans le off… Et dont vous voulez saboter le travail et l’engagement. Des artistes qui ne sont pas des mercenaires qui cachetonnent pour leur 507 heures, s’offrant à qui veut bien les payer.

      • jojo dit :

        bah non, toujours pareil, aucune maîtrise du sujet : la fameuse carence concernAIT une petite partie des intermittents, ceux dont les revenus sont les plus hauts. la fameuse carence concernERA la majorité des intermittents avec les nouvelles règles. Vous êtes vraiment journaliste ?

        Sinon plutôt que de chercher des erreurs, posez vous des questions : pourquoi les partenaires sociaux (les responsables hein, ceux de bon sens, ceux qui sont attaqués par la diabolique CGT) ont ils créé plusieurs annexes au régime unedic ? Et pourquoi ne pas passer tout le monde aux règles des annexes VIII et X ? Savez vous qui y gagnerait, qui y perdrait (cherchez bien, le calcul a été fait) ?

        Quant aux actions envers TF1 et consorts, elles ont existé et existeront encore (cf envahissement Star Academy et manifs devant les télés par exemple) mais ces cibles disposent de protections particulièrement dures à contourner, directs sous protection policière et léger différé de retransmission par sécurité, intermittents internes encadrés et peu enclins à faire des vagues, sécurité intérieure digne d’une agence gouvernementale (cartes d’accès, régies sécurisées, etc). Pour autant plusieurs actions ont eu lieu sur des plateaux ou lieux retransmis (vous lisez les journaux, regardez la télé, consultez internet ?), et nombreux sont ceux au sein de la coordination qui ruminent quotidiennement ces cibles là. Et pareil encore, cet argument est inlassablement ressassé depuis plus de 10 ans comme une vérité de cour d’école : va lui casser la gueule là au grand de terminale, toi qu’es si malin. Et ?

      • On ne vous a guère vu embourber l’émission de France 2 à montpellier hier soir, préférant négocier une prise de parole… Alors que justement, c’était cette émission là qu’il fallait empêcher… Petits bras.

      • jojo dit :

        Eleonorzastavia on se demande dans quelle mesure ce n’est pas le genre d’organe dans lequel vous écrivez qu’il faut perturber, vu le niveau de désinformation : dans vos rafales de réponses ici, pléthore de bétises relevées sur l’accord dénoncé, ses conséquences et les mesures de Valls (remarques sur lesquelles vous ne revenez jamais, évidemment), Vous n’avez visiblement rien suivi de cette réforme sinon votre conviction A PRIORI, ce qui donne de vilains moulinets dans le vents qu’on croirait sortis des détracteurs de 2003. Plutôt médiocre comme spectacle.

      • Toujours les mêmes réponses avec ceux qui ne vous approuvent pas : intolérantes, agressives, partiales… Et stupides. Bravo, vous faites avancer votre « cause » de bien belle façon. Quant aux « détracteurs » de 2003, vous allez vous prendre les mêmes sur le dos, pour les mêmes raisons… Vous êtes indéfendables. Quand on aime le théâtre, l’art, on n’annule pas les spectacles. Point. Soyez un peu imaginatifs, cherchez d’autres moyens d’action que ceux fascizoïdes que vous utilisez, comme en 2003 où les compagnies qui jouaient se voyaient empêchées et traitées de « jaunes ». Soyez plus conséquents et on vous soutiendra. Sinon, effectivement, on vous oubliera.

  6. jojo dit :

    Voir une guerre inter-syndicale dans ce mouvement, c’est n’avoir jamais assisté à la moindre assemblée de la coordination des intermittents, n’avoir jamais rien vu, rien lu, rien voulu savoir ? Pour une synthèse claire des revendications, voir par exemple ici : http://www.yvanrichard.com/culture/intermittence.htm
    Quant à faire la leçon à ceux qui revendiquent leur droits sociaux, Marc Roudier peut trouver des causes de malaise par exemple dans la pages « recrutement » du site ici même, le bruitduoff :
    – 2 recrutements en indépendant et 1 en CDD, tout deux éventuellement « transformable en CDI ». Cette mention est pourtant interdite car elle entretient le flou sur le type de contrat
    – 3 recrutements (2 « journalistes », un responsable de communication) sous forme de stages non rémunérés
    Quelle liberté revendique t-il dans tout ça, celle de se faire exploiter jusqu’au bout ?

    • Quelle clairvoyance ! Quel bel état d’esprit. Tous ceux qui ne sont pas d’accord avec la poignée de revendicateurs professionnels qui coulent toute une profession sont des jaunes ! Le truc, c’est que nous au BDO, on ne travaille pas dans le spectacle vivant et que personne ne nous impressionne : nous, nous n’avons rien à gagner ou perdre. Juste à dire la vérité.

      • jojo dit :

        Relisez, aucune mention dans mon commentaire de « jaunes » ou de briseurs de grève quelconques. Je m’y interroge en revanche sur votre appellation « guerre inter-syndicale », alors que ce mouvement est porté depuis l’origine par une coordination en marge des syndicats (CIP-IDF) qui a depuis participé à la création du « comité de suivi » composé de parlementaires de droite et de gauche, de coordinations, associations, et d’organisations professionnelles, soit un éclectisme qui semble aller au delà de la simple CGT-spectacle.

  7. Lefranc dit :

    Arrête de chialer, puisque le Off va jouer ses merdes habituelles…

  8. Lefranc dit :

    C’est qui ce jaune de Marc Roudier, d’où parle t-il ???

  9. Vincent dit :


    voilà un commentaire modéré nettement plus intelligent que votre article…. amicalement.

  10. Vincent dit :

    « ATTENTION, NOS COMMENTAIRES SONT MODÉRÉS : PAS D’AUTO-PROMO OU DE PUB DÉGUISÉE, ÇA NE PASSERA PAS. PAS PLUS BIEN SÛR QUE LES INSULTES. MERCI. » comment réagir de façon « modérée » à un article qui est très loin de l’être….