LE PALMARES DES SALLES DU OFF 2014

poumon-noir

LEBRUITDUOFF.COM / 9 juillet 2014.

Voici notre palmarès des salles du Off 2014, établi sur les bases de l’édition 2013 et des précédentes. Malheureusement, il semblerait que cela n’ait pas beaucoup bougé en 2014, pour les retours que nous en avons… Bien entendu, ce palmarès n’est ni exhaustif ni exclusif, de tous nouveaux théâtres ayant ouvert cette année, que nous ne connaissons pas encore.

Les meilleures salles du Off :

Voici la liste des meilleures salles en termes d’image, de programmation, d’accueil du public comme des compagnies, de qualité des équipements (technique, confort, sécurité…), de professionnalisme des équipes et de bon état d’esprit, soit un sain rapport à l’économique doublé d’une certaine idée de ce que doit être le théâtre :

Théâtre des Halles, Théâtre des Doms, Théâtre du Chêne Noir, Théâtre du Chien qui Fume, la Manufacture, le Petit Louvre, Théâtre de L’Oulle, Le Petit Chien, Les Hauts Plateaux, Théâtre actuel,  Le Balcon, L’Entrepôt, La Luna, Les Hivernales, La Condition des soies, L’Etincelle théâtre

Ce sont réellement les salles les plus professionnelles du Off, de vraies maisons de théâtre permanentes  ou des lieux ponctuels, dont les conditions d’accueil, les équipes et les équipements sont également les plus performants. Certaines d’entre elles pratiquent la co-réalisation (la vraie co-ré -soit le partage des recettes- sans plancher garanti) comme Le Chêne Noir ou Les Halles…

On remarquera que beaucoup sont labellisées « Scènes d’Avignon ». Ce n’est pas un fait du hasard : simplement l’expression d’un professionnalisme patent, d’une permanence à l’année et d’une véritable programmation, même lorsqu’elles louent leurs créneaux. Et ça, ça change tout !

Les pires salles du Off :

Comme en 2013, elles sont légion et dans notre palmarès resserré il n’y a que des premiers ex-aequo ! Cette liste est établie à partir des trop nombreux retours négatifs des compagnies, des professionnels et du public qui d’années en années subissent qui de pures arnaques, qui des conditions lamentables de loges, de sanitaires, d’équipement plateau, de clim, d’amateurisme du personnel, de je-m’en-foutisme des loueurs, de mauvais accueil du public, d’absence de personnel technique qualifié… On en passe et des meilleures. Bref, des conditions tout simplement lamentables associées à une image « artistique » déplorable. En voici la liste, non-exhaustive elle aussi malheureusement :

Le Collège de la Salle, Théâtre de l’Ange, Espace Roseau, Théâtre des Remparts, Laurette Théâtre, Alibi Théâtre, Vieux Balancier, Essaïon Théâtre, Pitchoun Théâtre, le Paris, Le Palace, Présence Pasteur… (et on en oublie certainement !).

Ce « Top  » des pires salles du Off est à fuir absolument ! Espérons qu’un jour, la  « direction » du Off prenne en compte enfin cette réalité et qu’en lieu et place de la soi-disant « Charte du Off » de l’actuelle direction -un écran de fumée- elle instaure un vrai nettoyage en profondeur de ces lamentables lieux, qui prolifèrent comme une peste maligne.

La rédaction.

Visuel « Nés poumon noir », joué en 2013 à La Manufacture.

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Comments
10 Responses to “LE PALMARES DES SALLES DU OFF 2014”
  1. BERRY dit :

    Bonjour, vous dézinguez tous azimut, de façon justifiée très certainement, la plupart du temps et sous vos commentaires acerbes on décèle un amour du théâtre. Amour du théâtre qu’on perçoit bien également dans vos (nombreux) jugements positifs.
    J’ai découvert votre site l’an dernier alors que je me produisais dans une petite salle de la rue des Teinturiers (!)… buvez un grand verre d’eau, ça va passer… avec un spectacle (sur la Guerre Guerre) dont je suis fier et sais ce qu’il vaut, vu que je le joue depuis 2006 et avec succès.
    J’avoue avoir été blessé à l’époque par vos commentaires généraux (je ne pense pas – j’en suis même sûr – que vous ayez vu mon spectacle, ni que vous connaissiez l’existence même du lieu où je me produisais)
    Je ne suis pas en Avignon cet été, même pas en touriste, j’ai encore la tourista. Un an après, je conserve des stigmates (affectives comme financières), la nausée, la « violence » de ce que j’ai vécu l’an dernier. Car quoi faire, à part se cogner la tête contre les murs, quand jour après jour, que vous tractiez ou pas, que vous ayiez mis des affiches ou pas, du fric pas mal mais sans doute pas assez et j’irai même jusqu’à dire que votre spectacle soit bon ou pas, vous jouez devant six, huit, douze (ouais !) spectateurs ?
    A vous lire, seule une minorité de salles mérite le respect. Ok, mais comment fait-on ?
    Pardon, je vais vous délivrer un peu de mon intime, mais l’année dernière, je me suis senti être vraiment une m…, un moins que rien se vautrant dans un cloaque informe et j’ai terminé le festival malade comme rarement.
    Vous mettez dans un même sac bon à jeter tous les spectacles d’un même lieu ou bien tous les théâtres d’une zone (prenons la bien connue rue des Teinturiers, par exemple). Merci, l’année dernière ça a donné un véritable coup de pouce…à mon pessimisme et peut-être découragé des spectateurs potentiels.
    Vous proposez un palmarès des salles, (c’est de là qu’est partie mon intention de vous écrire, en fait.) Super idée. Mais pourquoi, plutôt que de s’en tenir à un si petit nombre de bonnes comme de pires, ne pas aller au bout de l’intention et en réaliser un véritable et complet ? Ca doit être possible. Ca aiderait sûrement. Ca contribuerait peut-être à commencer un assainissement de cette grande foire aux affaires. Ne rêvons pas, tout ça n’est pas près de changer.
    Inutile de vous dire que quel qu’en pourrait être le résultat, pour moi les choses sont claires, Avignon plus jamais. Je suis venu tard à ce métier et j’ai toujours considéré se produire sur scène comme un privilège, mais c’est aussi un métier trop difficile pour aller se faire mal davantage .
    Enfin, pour conclure, je ne mets pas en doute à priori votre sincèrité mais je ne peux m’empêcher de sourire quand j’entends ou lis, depuis le commencement de la saison des festivals, les nombreux commentaires de soutien aux intemittents. On est à fond avec vous les gars, mais soyez responsables, soyez… heu… enfin, faites pas ch… avec vos grèves, quoi .
    Bien à vous.
    Gilles Berry.

  2. Didier Falleur dit :

    Votre visuel fait hommage à « Nés poumons noirs » une pépite de 2013 en effet. C’est le genre de spectacle qui fait terriblement défaut en 2014. Il manque l’étincelle cette année.

  3. Bonjour. A ne pas oublier le Festival Villeneuve en scène sous les arbres un lieu très agréable, une équipe disponible qui se plie en quatre pour que tout fonctionne et une belle programmation avec 13 compagnies invitées par le Festival. Merci !

  4. Belmond dit :

    Que dire aussi des salles a qui vous téléphonez, qui vous mettent en attente car surbookées surement, qui vous oublient et qui ne répondent plus après… of course…

  5. LEPINE Henri dit :

    Je vois, encore une fois, que vous n’avez pas mentionné le Théâtre des Carmes, de plus lieu fondateur du Off… Bien équipé et confortable… Il me semble bien que, décidément, vous ne portez pas particulièrement dans votre estime ce théâtre. En outre, je trouve que vos appréciations ne manquent pas de sectarisme ainsi que dans d’autres domaines… N’y-aurait-t-il pas une part de « copinage » dans vos propos ?…

    • 1) nous ne mentionnons pas Les Carmes -vous qui sous-entendez « copinage » dans nos choix, vous semblez très attaché à ce théâtre -en toute objectivité, bien sûr- car, depuis les retours pros que nous en avons, ils ne sont pas visiblement au top, selon nos propres critères. Et Benedetto est mort, cher Henri : il semblerait que l’esprit originel de son théâtre ne se soit guère transmis, ou alors à la marge…- 2/ le « sectarisme », en tout cas, le parti-pris exigeant, plus justement, nous l’assumons pleinement, comme vous devriez le savoir. C’est même une de nos principales « qualités ».
      amicalement…

      • LEPINE Henri dit :

        André Benedetto n’est pas mort ! Voyez donc L’ACTEUR LOUP, texte fondateur sur la vraie fonction de l’acteur !

  6. Geneviève dit :

    bonjour
    festivalière depuis très longtemps, j’aimerai apporter un sentiment personnel sur l’accueil des salles, et au fil des années, je peux vous dire que le balcon n’est pas spécialement bien accueillant surtout quand on a des renseignements à demander. Je pense que cela vient des stagiaires embauchés à l’accueil et à la caisse. Du coup je n’y vais plus.
    Vous ne parlez pas du théâtre Notre Dame, et dimanche ils m’ont accueillie comme une reine, peut-être parcequ’il n’y avait pas grand monde, mais ce fut top pour moi.
    pour le reste je suis d’accord à peu près avec vos choix.

    • Merci Geneviève. mais l’accueil des publics, s’il est important, ne fait pas tout, loin de là… Celui des compagnies est primordial, le professionnalisme et la qualité des programmations aussi. Et un sain rapport à l’économique également.

      • Muriel Anastaze dit :

        Merci de souligner que l’accueil du public ne fait pas tout !
        Nous aussi comédiens aimerions être pris en considération et non considérés comme de bonnes vaches à lait. S’offrir une belle salle reste parfois impossible compte tenu des prix pratiqués par les amoureux de l’art vivant que sont les propriétaires … si ça leur rapporte assez. Oui il y a des conditions à la limite du respect et j’ai personnellemnt renoncé à faire partager ma passion pour des textes exigeants faute de salles abordables et professionneles quand même. Clim qui s’arrête au milieu de la représentation dans une salle qui devient fournaise, 4 projos sur 6 qui sautent sans préavis, passants qui ouvrent la porte … puisque la scène donne presque sur la rue …
        Rien donc désormais pour nous plutôt que ces garages ou vieilles échoppes insalubres.
        Merci de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
        Il y a d’autres très jolis festivals et une compagnie a peu de chance de rencontrer de bons programmateurs dans ces salles que vous dénoncez comme les pires. Alors n’y allons plus.
        Merci aussi pour ce bruit qui donne de buzz en rumeur des nouvelles du off, car même en ayant renoncé à y participer nous laisse une certaine nostalgie.