L’ACANTAH, LE CHANT DES RIVAGES INFINIS

acantha

LEBRUITDUOFF.COM – 25 juillet 2015

« Concert entre deux valises » – L’Acantah – Théâtre Al Andalus – 14h20.

Drôle de dame. Cette Acantah-là – Natacha Jouët- est une jeune femme inventive et bien douée, qui nous emmène dans son univers à elle fait de langues oubliées et de langue inventée, pour un spectacle musical en bordée d’un monde fragile, menacé de disparition.

Seule avec sa guitare, l’Acantah tisse ses mots singuliers pour un voyage empreint d’émotion et d’empathie à l’égard de ces peuples et ces mondes fragilisés, ces cultures d’Amazonie ou d’Amérique centrale, d’Afrique ou d’Asie, riches d’histoires, de contes essentiels, de récits tribaux et de royaumes oubliés. L’Acantah avec sa langue à elle nous fait revivre ces richesses méconnues, sa musique est un vaisseau qui nous transporte dans une autre dimension, spirituelle et onirique.

Surtout, sa voix remarquable est le passeur parfait pour cette transmission. On rêve doucement en écoutant son beau chant, clair et profond, emmener son auditoire en douceur vers ces rivages infinis. Parfois, une incursion vers un fado lisboète ou un chant de La Havane nous indique que dans son voyage, L’Acantah a glané ci et là ces petites perles de vie qui palpitent derrière les murs de l’Alfama ou le long des plages pulpeuses de l’Atlantique.

Un bel hommage sensible à la vie qui coule dans un monde que l’on souhaiterait préserver tel quel, riche de ces cultures singulières et nécessaires.

MR

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