PROFESSEUR LITTLETOP : UNE BELLE IDEE MAIS UN TRAITEMENT DECEVANT

cadol

LEBRUITDUOFF – 23 juillet 2016

Professeur Littletop – Théâtre La Luna – Du 7 au 31 juillet 2016 – 12h45 – Durée : 1h20

TROIS ETRES EN SOUFFRANCE
Elle est pétillante dans sa robe rouge, et impatiente de se rendre à l’invitation du Professeur Littletop. En route elle rencontre un garçon réservé mais extrêmement pointilleux et un homme perdu dans les étoiles. Le professeur, brillant neurophysicien, les a convoqués pour une conférence sur le cerveau, à moins qu’il ne leur propose d’être les cobayes d’une expérience pour trouver le bonheur. Quel point commun de ces trois solitaires ? Le premier, autiste, ne supporte pas le contact physique. Le second, ex-spationaute, n’est plus ému par rien depuis qu’il est revenu sur terre. La dernière n’a plus été prise dans les bras par quelqu’un depuis trop longtemps. Toucher. Etre touché.

« Depuis combien de temps ne vous êtes vous pas attardé au vent ? » Lâcher prise et écouter ses émotions pour toucher l’autre dans ses propres émotions. Un message d’optimisme et de bienveillance pour accueillir l’autre dans sa différence, retrouver ou créer du lien, s’accepter et trouver le bonheur.

BONNE IDÉE, MAIS…
L’idée de la Compagnie Françoise CADOL est séduisante. Les expériences menées par le professeur font naître des instants touchants lorsque les barrières mentales tombent et que le lien se crée entre l’autiste, l’homme perdu dans son passé et la femme en manque d’affection. Françoise CADOL, Sébastien RAJON et Cédric REVOLLON créent trois personnalités attachantes, crédibles dans leur mal-être et qui sont bouleversés par les émotions libérées.

Malheureusement ces passages empreints de poésie et de douceur s’inscrivent dans un ensemble rendu inégal par le personnage du professeur. Très (trop) didactique dans la mise en place de l’histoire il nous perd dans son exposé universitaire du fonctionnement du cerveau. Il gagnerait à être plus farfelu, un peu plus Professeur Tournesol. Quand il quitte la scène ou qu’il se met en retrait pour observer ses trois cobayes l’émotion nous gagne. De plus on ne comprend pas bien comment il est censé donner sens aux différences entre le cerveau gauche et le cerveau droit.

Dommage car un petit grain de folie donnée au professeur pour illustrer les deux pôles du cerveau sans tomber dans une pseudo-schizophrénie ferait de ce beau sujet et de la belle composition de Françoise CADOL, Sébastien RAJON et Cédric REVOLLON un très beau spectacle.

Christine Eouzan

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