« UN RAPPORT SUR LA BANALITE DE L’AMOUR », ARENDT VS HEIDEGGER

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LEBRUITDUOFF.COM – 20 juillet 2018.

AVIGNON OFF : « Un rapport sur la banalité de l’amour » -de Mario Diament, mise en scéne et texte français de André Nerman, – Théatre La Luna 18h50

Allemagne, 1925 la jeune Hannah Arendt est fascinée et séduite par le brillant Martin Heidegger. Jusqu’en 1950 nous assistons aux rencontres entre les deux amants, parallelement à la tragédie historique qui se joue. L’interêt grandissant de Hiedegger pour le nazisme, ses compromissions, s’opposent à l’horreur que ce nouveau régime inspire à Arendt, de plus en plus en danger.

Les acteurs évoluent dans un décors inspiré du Bauhaus, avec une mise en scéne minimaliste, qui aurait gagnée à être enrichie en terme de mise en lumière, tant sa simplicité nuit parfois à l’atmosphère.

Emmanuelle Wion et André Nerman expriment un jeu subtil (avec cependant au début un Heidegger qui colle un peu trop au cliché du professeur de philosophie bourru), qui gagne en nuance et en intensité alors que les évènements deviennent de plus en plus tragiques, jusqu’à une scène finale époustouflante d’intensité.

Bastien Rouvier

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