« GARÇON FIÈVRE », LE PRÉCIEUX TRAVAIL DE L’AMOUR 

lebruitduoff.com – 8 juillet 2026

GARÇON FIÈVRE – mes Jeanne Lazar – Théâtre du Train Bleu – Du 5 au 23 juillet jours impairs  – 15h45. 1h.

Appartement d’un couple hétéro. Jeanne et Thimothée. Et le chat Grokosto. Lui viendra se balader plus tard. On ne sait pas si c’est une fiction ou le témoignage d’une réalité. La frontière est incertaine. Un flou peut-être nécessaire. Réel. Fictionnel. Où trouver la réponse à la question de la passion amoureuse ? Le couple s’interroge.
C’est l’histoire de Tim. La cinquantaine. Racontée par le duo dans une forme parfois troublante du qui est qui ? Quand la parole circule de l’un à l’autre. De l’un pour l’autre. D’un monde à l’autre.
Tim Madesclaire. Ancien journaliste. Et Philippe Joanny. Écrivain. Leur passion amoureuse. 

Paris gay des années héroïques. Les années 80 et 90. Délires. Clubbing. Drogues. Nuits folles et plaisir de vivre. Et puis la maladie. L’ombre de la mort aussi. Loin des clichés. Près des réalités.

L’histoire de Tim. Son arrivée à Paris. Ses amours. Les nuits. Les désirs. Même les plus fous. Les plus trashes. Les grands lieux de la vie gay. Devenus mythiques. Et puis le sida. Inévitable propos mais « Qui n’est pas un sujet » avait déclaré l’auteur dramatique Jean-Luc Lagarce.

Le sida qui plombera tout néanmoins. Avant et après traitement. Vies bousillées. Ou pas. Survivance. Et puis tout ça comme un flot insensé duquel surgirait l’amour. Comme une entité indestructible. Hors champ. Hors tout. L’amour et la maladie. Comme un travail. Rolf. Chris. Philippe. Les passions amoureuses de Tim. Passionné ou passionnel ? Les mots ont leur importance. Surtout quand l’amour n’est pas forcément porteur de sexe. Sur l’écran un lexique signé Guillaume Dustan, écrivain gay. Plein d’humour parfois dérisoire. Instructif pour les néophytes et bienfaisant pour tous.

Le chat est passé. Signe de liberté. Et d’un insondable mystère. Celui peut-être de la passion amoureuse. En général ! 

Arthur Lefebvre

Avec Jeanne Lazar et Thimothée Lerolle 

Photo Arthur Crestani

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