« DANS L’ENGRENAGE » : VU D’EN HAUT

LEBRUITDUOFF.COM – 17 juillet 2018.

AVIGNON OFF 2018 : « Dans l’engrenage » – Mehdi Meghari – La Manufacture 17h45 – Du 15 au 24 juillet – relâche le 19

Après la présentation de Le cri, chorégraphié par Souhail Marchiche à la Manufacture et qui a su trouver son public en ouverture du OFF, autre opus de la Compagnie Diptyk Dans l’engrenage, cette fois-ci chorégraphié d’une main de maitre par Mehdi Meghari, l’autre tête dansante et pensante de cette compagnie Stéphanoise qui, décidemment, marque des points à Avignon…

Là où Souhail Marchiche laissait de côté le langage Hip-Hop au profit d’une écriture plus tournée vers la danse contemporaine, Mehdi Meghari fait le pari du hip-hop et réussi à créer une ambiance qui happe dès les premières minutes.

Sans aucun doute, il doit aimer les séries noires, les films à suspens, les univers de pègre, de tripots des années 30, la prohibition…. Tout ce dont il tire une ambiance haletante pour Dans l’engrenage.

Immobile devant une immense table, une jeune femme apparaît au fur et à mesure que les lumières la révèlent. Figée, immobile, tendue, s’appuyant sur des mouvements de pop in, elle est rejointe par six autres danseurs qui semblent s’unir comme les chevaliers de la table ronde – celle-ci est rectangulaire mais bon ! – Jeu de mains, tours de table, vont laisser place à un un contre six la laissant bien à part…

Cette table devient une troisième dimension où le chorégraphe n’a pas hésité à placer la danse. Les figures de hip-hop qui s’y passent sont parfaitement exécutées, le mouvement est très souple, la gestuelle féline… Une voix off exprime ce qui est sans doute au cœur du projet et cela fait mouche. On comprend de quoi elle parle mais c’est aussi universel… dans une approche entre danse traditionnelle, on reconnait des pas de danse du Maghreb, du proche et du moyen orient, même, pourquoi pas, un sirtaki ou encore du flamenco avec ces frappes des mains qui reviennent comme une base du mouvement de cette pièce.

Les actions sont tout à fait rythmées, pas un instant de trop, pas un instant ne manque, c’est une mécanique redoutable qui rase tout sur son passage laissant loin derrière toute la danse qu’on a pu voir, ici ou là, dans le OFF.

Avec cette première pièce livrée de façon inconsciente et audacieuse à Avignon, Medhi Meghari, déjà magnifique danseur de la compagnie Diptyk, se fait remarquer ici avec une œuvre à la fois riche, originale qui va faire parler d’elle longtemps, du moins c’est ce qu’on lui souhaite…

Emmanuel Serafini

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